Je ne supporte pas les vieux
Pas les infirmes grabataires
Oreilles sourdes et faibles yeux
Qui ont déjà un pied sous terre…
Non ! Mais ces anciens velléitaires
Dans le dépit de n’avoir osé
Pusillanimes, sous poses altières,
Leurs fantasmes réaliser
Confits jusqu’à la sécheresse
En des prières répétées
Ils oublient d’aimer la pauvresse
Pour eux en l’autre tout est péché
Ils remâchent leur amertume
L’éructent comme un pieux poison
Comme une morve de rhume
Persuadés d’avoir raison.
Les jeunes à leurs yeux sont débiles
Sont des voyous ou des putains
Faut les mettre à l’ombre ou à l’asile
Ah ! eux savaient se lever matin !
Je laisse à ceux qui n’ont pas du
Supporter du matin au soir
Ces ressassements de devoir
Le plaisir de ces défendus
Plutôt que leurs cacardages
Que leurs râles entendus
Je préfèrerais au faîtage
Etre PENDU !!