Maison interdite

23 octobre 2012

 

La petite maison

Se défend des curieux

Contre toute intrusion

Un piège malicieux

Les volets aux fenêtres

Aux  battants clignotants

Semblent vous dire « pénètre »

Ah ! oui, mais comment ?

La porte de service

Bardée de barbelés

Protège les délices

A veinards réservés

La porte du jardin

Aux odeurs enivrantes

A des scellés malins

Crime pour qui la tente

Et pour prendre l’indu

Qui tente l’oculus

Un collet bien tendu

Se serre mordicus

Sur son cou de voleur

Sur son col de violeur

 

Reste avec moi petite fille

19 octobre 2012

Viens dans mes bras, petite fille

Pour qu’un sommeil réparateur

Descende sur tes pupilles

Et te redonne de l’ardeur.

Les semeurs d’idées frivoles

Qui t’ont fait virevolter

Comme une feuille qui s’envole

Dans leurs trips se sont vautrés.

Tu as évité les alcools

Les poudres de perlinpinpin

Ils voulaient t’entrainer au vol

Dans les enfers du lendemain.

Tu naviguais sur la crête

D’une vague incertaine

Mais tu avais gardé en tête

Ta volonté pour la semaine.

Reste avec moi, tout est possible

Les paradis artificiels

N’apportent que des jours horribles

Ne sont qu’orages dans le ciel.

Un jour de plus, un jour encore

La victoire est pour demain

Un pas de plus, un pas encore

Pour des jours cleans et sereins.

 

A B C d’R

14 octobre 2012

Ah ! bandez les yeux de vos ânes

Afin que jamais ils ne lisent

Dans un recoin de leur cabane

Un mot global et l’analysent !

A B c’est un curé

A C  c’est déjà trop

A G  c’est le fait de pépé

A I  c’est le cri du bobo

A vos enfants faites de même

Ils sauront ainsi qui les aime

Ce n’est pas à tous qu’est donné

Le don de savoir ânonner.

Dis-moi jolie déesse

11 octobre 2012

Ah ! dis-moi donc, jolie déesse,

Ce qu’il faut faire pour obtenir

De tes mains quelques caresses

Dans ton œil lueur de désir.

Faudrait-il que je me vante

D’être le vainqueur de Némée

Que le sanglier d’Erymanthe

Je le dépose devant tes pieds ?

Faut-il,  arborant une lyre

Que je te chante sérénade

Afin de lire dans ton sourire

Invitation pour l’aubade ?

J’ai beau fouiller dans ma grammaire

Pour faire surgir un beau quatrain

Il semble que mon vocabulaire

Se dérobe en propos vains.

Je ne sais pas jouer d’archet

Je ne sais pas du médiator

Faire surgir joyeux sonnet

Exhaler de joyeux accords.

Ah ! dis-moi donc quelle est la clé

Qui, du trésor peut ouvrir le coffret,

L’océan de félicité

Dont toi seule a le secret.

Impatience

9 octobre 2012

Comme le 24 décembre

L’enfant qui veille au plus tard

 Le vieux qui entre dans la chambre

Père noël ou père fouettard ?

Je regarde avec inquiétude

 Les commentaires sur la toile

 Sera-ce sucre en plénitude

 Sera-ce : « à jeter dans le poêle »?

 Une goutte d’infinie douceur

Un tonneau de bile amère ?

Ou le silence qui fait peur

 Celui de la boite sous terre ?

Chante guitare

7 octobre 2012

Chante, chante, guitare

Les imprévues rencontres

Echanges de regards

Entre gens prêts à fondre.

Les moments impromptus

Comme volés aux cieux

Où rien n’étant voulu

Se retrouvent en un lieu

Fortuitement à tous égards

Des êtres que jamais

Autre que le hasard

Face à face mettrait

 

Comme trois notes de musique

7 octobre 2012

Comme trois cordes de guitare

Grattées par de jolis doigts

Trois lettres chantent en ma mémoire

Un instant de doux émoi :

La jeunesse en son essence

Belle et pleine de questions

La douceur d’une présence

Fortuit moment d’exaltation.

Un sourire, une fossette

Quelques mots à la volée

Petit bonheur à la sauvette

Divin nectar à la bolée.

Comme trois notes de musique

Qui dansent en rond dans la pensée

Trois lettres se donnent la réplique

Dans mon esprit bouleversé

 

Soleil de la journée!

6 octobre 2012

Entre les rangées de chaussures

Elle cherchait peut-être bien

Un soulier à sa mesure

Une sandale de satin.

A son pater qui la couvait

D’un regard de complicité

Je fis salut : je connaissais :

Il avait soigné ma moitié.

Elle approcha, moi oubliant

Autant mes rides que ma canne

Je déclamai en la voyant

Mon hymne et puis que Dieu me damne !

Il émanait de tout son être

Une aura d’infinie douceur

Comme l’agneau qui vient de naître

Qu’on voudrait couvrir de chaleur,

Entourer de mille caresses

Par delà les lois des prévôts…

Bien sûr , pour moi, finies prouesses :

Je ne caresse que de mots.

Que mon poème lui parvienne

Par le web et dare-dare

Que mon poème lui parvienne

Et fasse chanter sa guitare !!

 

Comme des souris!

3 octobre 2012

Comme des souris de laboratoire,

A l’étroit par le surpeuplement

Cessent de manger et de boire

Arrêtent les accouchements

La race humaine trouve toujours

Le moyen de diminuer

Parfois dans déviants amours

Par sport d’extrême danger

Par rixes, par accidents  

Le nombre des habitants

Que l’épidémie naguère

Résorbait bien proprement

Qu’elle limitait par des guerres

Dans les périodes d’antan

 

Les camelots

1 octobre 2012

 

J’ai toujours aimé, dans les foires, écouter les camelots, les bonimenteurs.

J’aime suivre leur façon de tenir l’attention de leur auditoire, les variations de ton, de rythme de phrase, les excentricités ou les provocations parfois. J’ai toujours admiré ce talent de faire apparaitre exceptionnel ce qui n’est que banal.

J’aime surtout penser que ces gens ont l’honnêteté par leur comportement particulier de signaler qu’il faut « en prendre et en laisser »…Les politiques en font-ils autant ?

 

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