Souvenirs d’enfance

10 avril 2012

Pour qui veut avoir une idée de la vie des enfants dans le Vercors il ya plus de soixante ans: récapitulations des souvenirs d’enfance ici contés:

 

6 juin : le cheval

7 juin : les voitures de mon père

8 juin : précautions de belle-mère

            Les vévées

10 juin :« chanter le mai »

11 juin : mes premiers skis

              Aller à l’école autrefois, en hiver

12 juin : les foires d’antan

              Les galoches

La chichôle    29 juin

Travaux ancestraux    10 juil

Avant mariage     10 juillet

Apprentissages d’hier 15 juillet

Meule de foin    15 JUILLET

Le vent    12 août

Au terreau de notre enfance…   31 août

Mon père 31 août

Précisez ! 8 septembre

A être trop près 8 septembre

La porcelaine 14 septembre

Mon grand-père  14 septembre

La honte de mon père 3 oct

Une pelle et une pioche  3 oct

Vase 8 octobre

Pour solliciter de mon père 8 octobre

 

Les chevaux 13 nov

La Polka 13 nov

La Jouille 14 nov

La mère  Brenier 14 nov

La mère Reymond 14 nov

La Mirette 15 nov. 11

Caroline 15 nov. 11

Killer le caïon 15 nov. 11

Caroline 15 nov

Le panier pour le veau 20 nov

 

Jeux d’autrefois 26 nov

Vêlages dans la ferme de mon enfance 4 déc

Le frêne au taureau  4 déc

Les étraits  4 déc

La Charmante 6 déc

La Chalaise 6 déc

La Marquise 6 déc

L’avortement épizootique 6 déc

Leçon d’écologie 6 déc

La Piloune 7 déc

Le bouillon gras 8 déc

Les pieds de porc 10 déc

Pas notre heure ! 17 déc

L’orme de mon arrière grand père 1er déc

Le tilleul de mon grand père 1 er déc

Les groseilliers 5 déc

Le rosier de ma mère 5 déc

Nos animaux 7 déc

 

La messe de minuit 21/20 déc

Les chèvres 21 déc

Le cochon, la brebis, les agneaux 22déc

Anecdote 24 déc

Quelle maniaque 29 déc

Le pain de la semaine1er janv

La vieille maison au four à pain 1 er janvier

La cave aux fromages1er janv

Terrement 2 janv

Toit de chaume 2 janv

Café ?2 janvier

Argent de poche 10 janv

Souvenir incertain 12 janv

Mon grand-père Amédée 12 janv

Retour de guerre 12 janv

On ne va pas contre les cieux 13 janv

Le nid de corbeaux 13 janv

La lessive 18 janv

La marmite noire 18 janv

Ma grand-mère maternelle 19 janv.

 Le jardin des orties 19 janv

Les chars 20/21 janvier

Aller au bal ? 25 janv

Vêtements      25 Janv

Comment s’en débarrasser 25 janv

Fourche ou trident 28 janv

Les  faux 29 jan

Râteler 30janv

L’étable 1er fév.

 

Les trappons 2 fév.

Les bachasses 2 fév.

Les bidons 3 fév

La cave 4 fév

La seconde cave 4 fév

Par temps de grands froids 7 fév

En montagne 13 fév

Eguer les peilles 24 mars

Donder les bauilles 31 mars

Interdiction de tirer du nez 31 mars

Attraper la caille 7 avril

Attraper la caille

7 avril 2012
 

Quand on avait presque fini de faucher une pièce de blé, il était coutume, avec un clin d’œil entre adultes de dire aux gamins : « Mettez-vous au bout du dernier andain, la caille va s’envoler »

Bien entendu, la caille en question était la cousine du dahu chassé par les naïfs…

Au dernier coup de faux, on faisait semblant de gronder : « Quel maladroit ! elle est passée tout près de toi »

Et pour bien montrer que c’était possible, on vous montrait la caille en cage que le père (l’oncle, le voisin) avait capturé dans son enfance…

Laisser la sagesse aux morts-vivants

7 avril 2012

Certains disent qu’à soixante dix ans

J’aurais du trouver depuis longtemps

La paix du cœur et arrêter

A chaque beauté de m’enflammer

Je laisse tous ces morts-vivants

Mijoter dans leur eau bénite

Tant que mon cœur bondissant

Sursautera à moindre invite

M’entrainera dans les nues

La vie vaudra d’être vécue

Les édiles ont tout compris!

7 avril 2012
Autour de Vinay, pour la régie

Les édiles ont tout compris

Ils ont installé à la caisse

Une splendide déesse

Son visage gracieux

D’un teint de neige immaculée

Est encadré de noirs cheveux.

Lorsque comme une volée

Ses cils se lèvent vers l’arrivant

Il se sent comme soulevé,

Porté aux nues sur l’instant

Comme si tout le ciel bleu

Etait concentré dans ses yeux.

Payer alors devient bonheur

On en oublie la rigueur !

Colère

3 avril 2012

Petit marquis de pacotille

Les yeux brillants comme un enfant

Tu méprises la valetaille

Tu ne regardes que les grands

Les salariés, tu les méprises

Tu n’aimes pas leur odeur

Leur relent de sueur te défrise :

Celle des fours, des travailleurs

Celle du cambouis, de la terre

Celle des nuits sous les cartons

De ceux qui sont dans la galère

De ceux qui n’ont plus de maison.

La seule suée que tu connaisses

C’est celle bien inutile

Qui te coule entre les fesses

Lors de tes courses imbéciles

Dans les sous-bois de ton palais

Les syndicats, tu les détestes

Tu calomnies ce qu’ils voulaient

Pour ceux à qui rien ne reste

Te rencontrer n’est pas urgent

Il faut pour toi incessamment

Charmer les salons où l’argent

Sert à gruger les épargnants.

Que diable allait-elle faire dans cette galère?

2 avril 2012
Si j’étais écolo…

Je me demanderais ce que la personne sur qui je compte pour défendre mes idées à la campagne présidentielle pouvait bien faire dans un cinéma au lieu d’être à la rencontre des électeurs.

A trois semaines des élections, aurait-elle tellement honte du niveau où elle a ramené les intentions de vote qu’elle se cache dans le noir ?

Présidentielles

1 avril 2012
Le débat est appauvri selon M. Le Président du CSA…
Ah ! que voilà un démocrate !
Si les pauvres se mettent à parler, cela rend pauvre la parole des chevaliers du « taisez-vous » des gens qui font oui quand le peuple consulté légalement a crié non !!!
Que ce disciple de Staline? de Ceausescu? ou de Franco? aille planter des patates au fin fond de son jardin ou qu’il applique sans maudire le rôle pour lequel il est nommé : c’est ainsi dans la REPUBLIQUE les exécutants obéissent sans discuter ou démissionnent.

Interdiction de tirer du nez

31 mars 2012
Après avoir habitué une génisse au joug, on l’entraînait à travailler. Le premier travail demandé était de traîner un tombereau, vide d’abord, puis chargé.On veillait à ce que, au moment de l’effort, la bête ne « tire pas du nez » : qu’elle n’allonge pas son nez vers l’avant : cette position néfaste lui interdirait pour les gros efforts de donner son plein rendement (en plus d’être vraiment inesthétique)

On se débarrassait de la bête qui aurait gardé malgré tous les efforts cette mauvaise habitude.

Donder les bauilles

31 mars 2012

 Vers l’âge de deux ans, on « dondait les bauilles » entendez par là qu’on habituait les génisses au joug. Il y avait toujours un peu de suspens au moment de cette opération délicate. Certes, nos bêtes étaient dociles : de bonnes villardes, mais fières. Plus que les forcer, il fallait les convaincre. Le joug était posé en travers des portes de l’étable. On détachait une des vaches de premier joug qui venait se placer sans rechigner devant. Une personne entourait les cornes de la génisse d’un petit lien, la détachait de la crèche et l’amenait juste à côté de la vieille, devant le joug. On attendait un petit moment pour laisser le calme s’établir, puis, dans un mouvement d’ensemble, on élevait le joug qu’on liait d’abord d’un tour provisoire aux cornes de la grosse vache. C’est alors que, doucement, sans cesser de lui caresser le nez, on posait l’autre partie du joug sur le cou de la génisse, et qu’on entourait la première corne avec la joucle, puis la deuxième… Cela se faisait généralement sans trop de mal. On finissait la ligature pour les deux bêtes, on se reculait…La vache dressée suivait. Il n’en était pas toujours de même pour la génisse : certaines se tortillaient dans tous les sens, bondissaient comme dans un rodéo, ou, pire, se couchaient et refusaient de bouger. Cela durait parfois un grand moment, puis, en désespoir de cause, la jeune recrue se décidait à avancer. On lui faisait faire un petit tour, puis on ramenait l’attelage. On distribuait une poignée de sel à chacune, avant de, délicatement, délier d’abord la génisse qu’on laissait courir pour se détendre. Le lendemain, la même opération devait avoir lieu, mais cette fois, on faisait sauter un timon de char, et reculer(épreuve difficile !) Chaque jour, on ajoutait une nouvelle épreuve jusqu’à ce qu’enfin, sans besoin de lien préalable la génisse vienne s’arrêter devant le joug pour attendre d’être liée.

 

note: la joucle est la lanière de cuir du joug

 

 

Absence

27 mars 2012

Elle tournait et retournait

Autour de son lit défait

N’en avait pas changé les draps

Et ne l’aérait surtout pas

Pour conserver encore un peu

L’odeur fébrile d’amoureux.

Là, parfois, en fermant les yeux ,

Elle  croyait que tout au creux

De son épaule musclée

Elle était pelotonnée.

Elle croyait sentir encore

Sous sa main vide qui explore

Le dos, les reins et la toison

Le torse du bel étalon ,

Les petits cheveux de son cou

Que dans leurs ébats sans tabous

Se retrouvaient dans sa bouche.

Mais , hélas, la sombre couche

Peu à peu s’affadissait,

Le temps doucement effaçait

Jusqu’au dernier relent sublime

Cependant au fond de l’abîme

Traîtreusement le grand oiseau

Par capote de deux chevaux

En cet affreux soir de noël

Etait parti sur  choc fatal.

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