La pauvre école publique 7*du Maître au professeur

8 juin 2018

Elle en a subi des changements

La pauvre école publique

Depuis Ferry (Jules, le grand)

Jusqu’à Blanquer le pathétique!

Au gré de l’évolution de société

Le statut d’enseignant a changé:

Eux qui avaient autorité

Tant à l’école que dans le village

Partageaient avec le curé

La situation de grands sages

Dans l’école ne furent plus logés

Et même plus dans le quartier.

Virent restreindre leur devoir

Au seul contenu des savoirs

A enseigner être et avoir.

 

La pauvre école publique 6*suppression du redoublement

8 juin 2018

Elle en a subi des changements

La pauvre école publique

Depuis Ferry (Jules, le grand)

Jusqu’à Blanquer le pathétique!

Il était bien entendu

Que quiconque n’avait pas acquis

Les résultats attendus

Devrait reprendre au début

Pour gagner le pari

Certains même par extension

Triplaient la classe mal connue.

Mais les grands économistes

Voyant le coût de l’opération

Préférèrent accuser le lampiste

Plutôt que laisser le temps de maturation…

 

 

La pauvre école publique 5*déséquilibres sociétaux

6 juin 2018

Elle en a subi des changements

La pauvre école publique

Depuis Ferry (Jules, le grand)

Jusqu’à Blanquer le pathétique!

Pour ajouter aux difficultés

De grands malins ont imaginé

De créer l’heure d’été…

Dans les rues, dans les allées

Les enfants presqu’abandonnés

Ont pu à loisir développer

L’audace des actes non réprimés.

Une heure de plus chaque soir

Pour les adultes c’est à voir

Mais cette heure de sommeil en moins

C’est  la fatigue accumulée

Encore  à l’école d’y pallier!

………………………………………………….

Aux enfants de familles stables

Succédèrent petit à petit

Une majorité instable

D’enfants de couples désunis.

Des enfants -rois

Se jouant de l’effroi

Des rivalités entre foyers

Et l’école dut proposer

Des gardes adaptées,

Des week-ends rallongés

Déjà que la société

N’était pas trop équilibrée

Les élèves bien perturbés

Avaient du mal à se concentrer.

…………………………………………………………

A tour de rôle, les politiques

Soi disant pour améliorer

Ont changé les jours libérés

Fini le jeudi catéchique

Mercredi sera mieux placé

D’autant plus que les urbains

Pour leur week-end sacré

Séchaient les samedis matins…

(L’après-midi déjà donné).

Et de même pour les vacances,

Ces moments, hier, aux foins consacrés,

Soi disant pour le bien de l’enfance

On répartit les jours chômés…

Que nul ne dise que le tourisme

Ne fut pour rien dans la chose pensée

On morcela même la France

Pour sur les routes décaler

Les circulations intenses

Le beau repos, vous comprenez!

La gauche choisit la semaine

En continu cinq jours lever

La droite préféra sans gêne

Deux fois deux jours _morcelée _…

 

 

 

 

La pauvre école publique 4* les nouveaux quartiers ghettos

5 juin 2018

Elle en a subi des changements

La pauvre école publique

Depuis Ferry (Jules, le grand)

Jusqu’à Blanquer le pathétique!

Pour supprimer les bidons-villes,

Donner un toit aux travailleurs

Qui venaient travailler à la file,

(Vivre à la rue, quel malheur!)

Dans la hâte de l’après-guerre

On a construit, construit, construit.

Les écoles ne suivaient guère

Classes bondées, Maîtres démunis.

Car les bourgeois des riches villes

Ne voulaient pas des ouvriers

On a entassé pile par pile

Les plus pauvres dans des quartiers.

Quartiers où vivaient qui peu gagne

Ressortissants de toutes zones

Travailleurs de la campagne

Et immigrés non francophones.

Il a fallu se débrouiller

Avec les moyens du bord

Faire face, imaginer

De nouveaux moyens d’accord.

Puis vint la crise pétrolière

Le chômage et la misère

Les plaines de jeux pour petits

Devinrent lieux de dévoiement

Bien protégés, devenus grands

Certains sont devenus bandits.

On vit brûler les écoles

Et les révoltes se fomenter

La drogue, le racket, le vol,

Devinrent les maux des cités

La drogue, le racket, le vol,

Entrèrent même dans les écoles.

 

 

La pauvre école publique 3*la discipline et la place des parents

4 juin 2018

Elle en a subi des changements

La pauvre école publique

Depuis Ferry (Jules, le grand)

Jusqu’à Blanquer le pathétique!

Les ploucs ignares de jadis,

Qui n’avaient fréquenté l’école

Que la semaine des quatre jeudis,

Acceptaient bien entendu les colles,

Les punitions démesurées:

Mises à genoux sur des bûches,

Coups de règle bien assénés,

Planté au coin comme une cruche…

Et ils doublaient volontiers

Toute sanction attribuée.

C’est que l’image de l’armée

Régnait dans tous les esprits

C’est que l’image de l’armée

Etait référence finie.

Mais peu à peu les connaissances

S’étant démocratisées

Il y eut moins de tolérance

L’école devint mesurée.

Comme syndicats en usine

Les parents firent leur entrée

Plutôt timide, en sourdine

Jusqu’à leur place assurée.

Tout devint sujet de discorde,

Toute note, tout résultat,

Ils tirèrent tant sur la corde

Que vint le temps des « halte-là ».

La remarque la plus anodine

Devint crime de lèse-majesté

(Les enfants-rois) on le devine

La hiérarchie fut inversée.

Ceux qui naguère pour insultes

Etaient traduits en justice

Furent seulement _ même adultes _

Blâmés en petit comices.

Forts de cette impunité

Certains allèrent jusqu’à frapper…

Pauvre école publique (2* les manuels)

3 juin 2018

 

Elle en a subi des changements

La pauvre école publique

Depuis Ferry (Jules, le grand)

Jusqu’à Blanquer le pathétique!

Ils étaient rares les manuels

Moins nombreux que les missels

Et ils étaient tous configurés

Selon les rites catéchisés…

Ceux qui obtenaient l’onction

Onction laïque évidemment

Etaient suivis dévotement

Comme à l’église communion…

Mais voilà que surgirent de loin

Des théories qui firent du foin:

Deway de l’outre Atlantique

Makarenko le soviétique

Qui vinrent un peu bousculer

Le dur ronron institué…

Autre période: le système

Bâti sur principes militaires

Dut prononcer des anathèmes

Mais la graine était en terre…

Après la période occupée

L’école ressortit réveillée

Nouveaux ouvrages proposés

Nouveaux élèves à éduquer.

Depuis cela,

A hue, à dia,

Chaque ministre

Voulut imposer sa potion

A dia, à hue, quel sinistre:

Debout sur frein, l’administration.

A hue à dia, bulletins officiels

Etaient reçus, ci comme soleil,

A dia à hue les circulaires

Mirent l’effet plus bas que terre.

Le baby boom de fin de guerre

Développa les réflexions

Autrement que ce fut naguère

Pour d’autres destinations

Car à la stagnation précédente

Suivait une grande explosion

De transformations innovantes

La richesse des ressources

Permit une grande diversité

Un avare n’y trouvait plus sa bourse

Les livres changeaient toutes les années.

Puis arriva le temps du net

Et on vit le vieux dictionnaire

Ce roc repère séculaire,

Pire l’encyclopédie légendaire

Sembler vieillards grabataires…

La pauvre école publique (1* l’écriture)

2 juin 2018

Elle en a subi des changements

La pauvre école publique

Depuis Ferry (Jules, le grand)

Jusqu’à Blanquer le pathétique!

Tout était pourtant stipulé

Jusqu’à la petite virgule

Couleurs de l’encre imposée

La forme des majuscules…

Voilà-t-il pas,coquin de sort,

Que les oreilles de la gauloise

Plus douce que la sergent-major

Vint rendre l’écriture grivoise!

Foin de la violette trace,

La bleue fit son apparition

Encore une nouvelle crasse

Pour les belles expositions!

Et puis, voilà _ révolution _

Que la bille entra en action

Ah! Mais les pleins, les déliés

Comment donc va-t-on les montrer?

Il fallut vingt ou trente années

Pour que le progrès se digère

Encore est-il bien digéré

De certitude je n’ai guère.

Ne parlez pas des claviers

C’est pourtant là vous savez

Ne parlez pas des claviers

Ce serait trop dépravé!

 

Ah! Il fallait, il fallait pas qu’il y aille!

1 juin 2018

Il avait bien beaucoup hésité

Avant de répondre aux sirènes

Y aller c’était risqué

Est-ce que ça en valait la peine?

 

Ah! Il fallait pas

Il fallait pas

Qu’il y aille

Ah! il fallait pas

Il fallait pas

Y aller!

 

Il avait bien beaucoup hésité

Son aura était si grande

Elle serait bien écornée

S’il perdait à Notre Dame des Landes

 

Refrain

 

Il avait bien beaucoup hésité

Le nucléaire, l’électricité

Il était sûr de pouvoir trancher

Mais d’autres l’ont bien muselé.

 

Refrain

 

Il avait bien beaucoup hésité

Le glyphosate à supprimer

Mais le Travers de sa destinée

Plus fort que lui s’est élevé.

 

Refrain

 

Il avait bien beaucoup hésité

Du haut de ses hélicoptères

A tous de bonnes leçons faire

Mais il s’est bien démasqué!

 

Ah! Il voulait tant

Il voulait tant

Qu’il y aille!

Ah! L’était content

L’était content

D’y aller!

 

 

 

Pluie

31 mai 2018

Il pleut il pleut

Le jardin rit.

Les choux gentiment s’arrondissent

Les cardons se réjouissent

Les radis roses s’émerveillent

Les laitues s’épanouissent

Malgré les limaces qui se glissent.

Les poirées aux longues oreilles

Prennent des poses de princesses

Les fenouils en robe de plume

Frémissent sous la caresse

Mais les fraises qui s’enrhument

Font un peu la  mine… grise

Et se gâtent les cerises!

MERCI A MES VISITEURS

31 mai 2018

Vous fûtes 416 hier à visiter mon radeau

Je suis très flatté!

MERCI! MERCI! MERCI!

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