Sur le parking

24 octobre 2019

Je commençais à penser

Qu’au lieu de poulets

Je risquais

Du lapin de manger…

La Zafira bleu-marine

Attendue, n’arrivait pas.

Assise sur le mur

Une dame était là

Je n’étais pas très sûr

D’oser ouvrir un débat

Comme elle scrutait son iphone

Je lui glissai subrepticement

« Si les nouvelles ne sont pas bonnes

Tapez! Tapez seulement

//Le radeau du radotage »

Ce fut le début d’un échange

Bien sympa n’en doutez pas!

 

 

Radotage: déjà publié en mai 2014

23 octobre 2019

RITES FUNERAIRES AU TEMPS DE MON ENFANCE

Quand après une vie bien remplie de souffrances et de sacrifices offerts à Dieu pour sa rédemption, après avoir reçu « l’extrême onction » de la part du prêtre de la paroisse, une personne mourait, tout le hameau était en deuil.
Le soir, tout le quartier, tous les amis, avertis par le glas, se réunissaient au pied du lit où elle était étendue, dans son plus beau costume, (le visage parfois recouvert d’un tissu blanc) pour la prière du soir collective, suivie de la prière des morts et même, parfois, des litanies. Cette prière était dirigée soit par le prêtre soit par un membre de la famille.
A la fin de la cérémonie, chacun passait devant le corps et, à l’aide d’un rameau de buis, béni le jour des « rameaux » trempé dans un verre d’eau bénite, faisait le signe de croix sur le corps.
Puis commençait la veillée funèbre. Deux à trois personnes restaient toute la nuit à côté du cadavre, dans l’espoir ou la crainte que le constat de décès ait été rédigé trop vite, mais aussi afin de veiller à ce qu’aucun animal ne vienne profaner le corps.
Au matin, le menuisier du village apportait le cercueil, et c’était le travail des héritiers, ou de leurs amis de déposer le corps dans sa dernière couche.
C’était ensuite l’attente de la voiture mortuaire trainée par deux chevaux. Le garde champêtre( ?) surveillait la fermeture de la boîte. Porté soit par des pompiers soit par des hommes de la famille, le cercueil était chargé dans le corbillard devant l’assemblée des hommes tête nue et des femmes à voilettes. Quelque soit le temps ou la distance, le cortège s’ébranlait à pied, jusqu’à l’église où le service funèbre (messe le plus souvent) était célébré, puis vers le cimetière où, parfois, des athées se joignaient aux croyants et, plutôt que manier le goupillon, versaient doucement une poignée de sable sur le cercueil.
La famille, rangée selon le degré de parenté avec le défunt recevait les condoléances de chacun.
Le bistro du village ouvrait une salle pour une libation partagée entre membres de la famille, amis proches, et, parfois les porteurs, voire le curé.
Voilà le résumé de ce pourquoi j’ai rédigé mes « dernières volontés » en total opposé à ces rites.

Défenestrée…

23 octobre 2019

Elle était prof dans un collège

Ni de difficile banlieue

Ni dans une boite … Que sais-je?

Avec des élèves tous studieux.

Le brouhaha dans sa classe

Avait grande réputation

Les uns attendaient que l’heure passe

D’autres profitaient de la situation.

Quand la pagaille était trop forte

Les profs voisins venaient parfois

Exiger sur un ton qui porte

Donner un grand coup de …voix.

Elle, pour calmer les élèves:

« Attendez que je me lève! »

Se mettait à la fenêtre

« Je finirai par sauter peut-être. »…

 

Quand j’entends « défenestrée »

Je pense à elle chaque fois

Si un jour elle avait sauté

Qui serait accusé tu crois?

 

Courge, courge, potiron…..

22 octobre 2019

Hier, en traversant  Semons

Courge, courge, potiron

Je vois, devant une maison,

Une colonie de potimarrons.

 

Pensant pouvoir en acheter,

Courge, courge, potiron,

Je vais à la porte tinter,

Mais je suis resté comme un c….

 

Une gente demoiselle,

Courge ,courge, potiron,

Ah! Mon Dieu! Qu’elle était belle!

Me répond: »mais non! mais non! »

 

Ce sont des décorations,

Courge, courge, potiron

Ce sont des décorations,

Pour distinguer la maison.

 

La remerciant de sa gentillesse,

Courge, courge, potiron,

Je lui offris, tout de bon,

Mon doux hymne à la jeunesse.

 

Et courge, courge potiron

Je suis reparti marron

 

 

 

 

Juste un morceau de tissu??

21 octobre 2019

Ce peut être un lange doux

Pour un bébé et son doudou

Ce peut être un pansement

Sur blessure du moment

Un message blanc de paix…

Qui s’adresse aux belligérants

Pouce! Ca va je me tais!

Zavez gagné maintenant.

Ce pourrait même être un suaire

Pour recouvrir décemment

Les restes mortuaires

D’un décédé récemment.

En blanc, oui, mais…

Ce peut être un chiffon douillet

Pour ramasser la poussière

Sur les cristaux et les verres.

Gris et un peu plus épais,

Placé au bout d’un balai

Ce peut être une serpillière

Si c’est pour laver par terre…

 

Cependant coquin de sort

Symbole de rébellion et de mort

S’il se drape, bon vent,

Qu’il reste loin des enfants.

 

 

 

 

Heure d’été

19 octobre 2019
Heure d’été
Calamité
Pour les cités
Calamité
Pour l’élevage
Moyen détourné
Sans ambages
Pour réaliser
Ce qu’Hitler a raté:
Nous aligner!

Reliques 11 (rappel: trouvé dans le calepin de mon grand-père: Amédée Pouteil-Noble)

19 octobre 2019

Pensée simple et chaste

O fleur de velours

Dis-lui mon amour

Grand sincère et vaste

Ramasse noix

19 octobre 2019

Quelle invention, le ramasse noix!

Ballon ovale, en corde à piano,

Au bout d’un long manche de bois,

Ce petit outil rigolo

Permet aux vieux, sans se baisser,

Les fruits, au sol, de ramasser.

La cueillette alors devient

Une balade de santé:

Faire rouler en va et vient

Puis dans le récipient jeter…

Quand j’utilise cet engin,

Je me revois, petit, petit

Poussant au sol avec tintouin

Un drôle de moulin

A musique!

Pauvre petit bonhomme! (fait divers récent)

18 octobre 2019

A six heures du mat, on t’a trouvé

Abandonné devant la télé

Avec juste des bouts de pizza

Pour un semblant de repas…

Deux ans c’est petit pour vivre ça!

La police n’en revenait pas!

Ton père où donc se trouvait-il?

A ce point inattentif?

T’avait semé comme un vil?

Ignorait le préservatif?

Ta maman de deux grammes chargée

En discothèque était restée…

C’est vrai qu’au nom de l’égalité

L’alcool est sujet tout trouvé!

Elle a de sacrées copines

De toi, ne se sont inquiétées

Qu’en rivalité de …bibine…

Après la fin de la soirée…

Radotage: déjà publié en mars 2012

17 octobre 2019
Ton petit ventre rebondi,
Comme je l’envie ! Comme je l’envie !
 Ton petit ventre rebondi,
 C’est la promesse de la vie.
Ah ! J’aimerais sentir en moi
Un petit être ainsi bouger,
J’aimerais sentir en moi
Des petits pieds ainsi danser.
Privilège de maternité
Pourquoi aux femmes est-il échu ?
 L’avenir de l’humanité,
 Repose sur elles, rien de plus
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