Sortis des radars?

13 février 2019

 

Selon certains grands journalistes,

Seraient « les sortis des radars »,

Les gilets jaunes entrés en piste

Et qui dérangent les coliquards…

N’avez compris, pauvres aveugles,

Qu’au contraire ce sont les radars

(Taisez-vous vaches qui meuglent)

Qui ont fait sortir leur étendard.

C’est bien le prétexte fallacieux

De prétendue « sécurité »

Pour flasher à qui mieux-mieux,

Qui, le vase, a fait déborder.

C’est bien le racket sur bagnoles

Augmentation démentielle

Prévue du tarif du diésel

Et en plus tâtillons contrôles

Qui firent déborder la colère,

Le besoin de vider son sac.

Le troupeau des bovins impavides

S’est réveillé plein de taureaux

Prêts à encorner les bides

Des pense-creux dans leur bureau.

Quand au lieu d’être seul abandonné

Face aux piqueurs, aux toréros

C’est unis que les condamnés

Déferlent sur le carreau

Voilà que l’habit de lumière

Devient soudain bien encombrant

Les épées ne sont plus si fières

L’orgueil en prend pour un moment!

On a eu beau les arrêter

On a eu beau les condamner

On a eu beau les éborgner

On a eu beau les estropier.

Déferlent des humiliés

On a eu beau les condamner

On a eu beau les éborgner

On a eu beau les estropier.

Déferlent des humiliés.

 

 

 

radotage: déjà publié le 18 février 2011Côte Rôtie

12 février 2019

Rappel à cause de la découverte macabre d’un promeneur le 3 février

Il y avait autrefois, dans la région de VIENNE, un homme fabuleusement riche. Il avait parcouru toutes les mers du monde,pillé mille contrées, coulé mille bateaux emmené avec lui des centaines d’esclaves.
Un jour fatigué par autant d’aventures,, il avait décidé de s’installer dans un endroit discret où ses ennemis ne pourraient pas le retrouver. Abandonnant son navire de corsaire, après avoir passé le détroit de GIBRALTAR, il s’était rendu maître en MEDITERRANEE de cent barques à fond plat, de mille cinq cents chevaux dans les plaines de CAMARGUE et de CRAU. Puis il avait remonté à contre-courant le RHONE pour chercher dans les lônes un lieu qui soit propice à son propre repos et à tous ses délices.
Son palais était digne des « mille et une nuits » :deux cents lustres de diamants pendaient des plafonds d’or.Des vitraux de rubis, d’émeraudes et de pierres précieuses éclairaient sa grand’salle. Il pensait vivre heureux. Ses esclaves soumises offraient à tous ses sens des extases exquises. Cependant, l’âge vint où il se rendit compte que pour lui succéder, il n’avait pas d’héritier. Rompant avec ses amours ancillaires, il décida un jour qu’il pourrait prendre femme. Il fit donc publier mille lieues à la ronde qu’il épouserait celle qui saurait faire surgir en lui une émotion que sa vieille expérience n’avait encore connue.
Aussitôt accoururent et ce, de tous côtés, de rapaces donzelles aux doux yeux de gazelles…Malgré tous leurs efforts, aucune ne convint. On fit venir pour lui des péripapéticiennes expertes dans les tours du plus humble au plus fou…Aucune n’arriva à étonner le maître dont l’exigence était bien au-delà de tout !…Vint le tour des bergères aux douces toisons de laine, au lait quelque peu cru et au fumet typé…aucune…aucune…aucune n’arriva à provoquer l’émoi !
Dans son coin, en silence, la très douce SARAH que le maître avait un jour arraché à son berceau observait les manœuvres et chaque manigance espérant en secret que, fatigué, enfin, le maître se réveille et reste sur son sein !
Mais voilà qu’au bout de dix ans de recherches aussi vaines qu’ardues, deux serviteurs trouvèrent et presque en même temps, une belle donzelle qui n’avait pas encore tenté auprès du maître d’obtenir la faveur. La première était née au nord de
la SUEDE.blond-paille, ses cheveux s’étalaient doucement sur ses épaules blanches, à la peau veloutée. Son corps était immense, et ses yeux de poupée brillaient d’intelligence. La deuxième était noire comme jais. Ses yeux sous ses paupières sans cesse étincelaient , ses formes étaient pleines comme grenades mûres et ses dents scintillaient comme autant de diamants.
Toutes deux arrivèrent au palais en même temps.
On leur dit qu’elles pouvaient faire ce qu’elles voulaient, pourvu qu’enfin le maître soit enfin satisfait.
Dédaignant l’une et l’autre, les armes de l’alcôve, chacune s’en alla sur les côteaux du RHONE, en recherche peut-être d’une idée inédite.
La première trouva sur le flanc d’une roche, une vigne pulpeuse aux grains ronds et dorés, et dont le goût exquis, aussitôt lui donna à penser qu’aucun vin jusque-là n’avait pu exister. La deuxième se frayant un passage dans les ronces, découvrit un lopin abandonné des dieux où pourtant malgré tout, en tendant haut les branches, un cep réussissait à porter une grappe. Le raisin était noir, aussi noir que la fille. Son jus en était âpre, mais laissait dans le fond du palais une onde de bonheur à qui l’avait goûté.
Toutes deux de descendre en courant, de mettre à fermenter en secret la cueillette afin de présenter au plus tôt au grand maître le breuvage inédit qu’il espèrait peut-être….et la douce SARAH dont nul ne se méfiait, regarda de très près ce que faisaient les belles…

Après que le breuvage fût enfin obtenu,on fit une fête de liesse populaire pour présenter au maître cet essai de lui plaire.Par le fond de la cuve, la blonde enfant tira dans un bol d’or un liquide doré comme soleil qui, par son seul parfum enivrait l’assistance…Par le haut du tonneau, la noire demoiselle retira un calice de liquide de sang que le diable lui-même s’il en eût absorbé en fût devenu bon et doux comme un enfant.
Les fifres et tambours se mirent de la fête. Chacun était certain qu’ayant goûté aux deux, au matin, le maître parlerait. Cependant que partout on entendait des chants, le maître s’enferma avec les demoiselles.
Il goûta en premier au breuvage doré, et d’une goutte seule se trouva enivré.
Il goûta ensuite au breuvage de sang…son sang ne fit qu’un tour :il était étonnant !
Cent fois,il se reprit, goûtant l’un et puis l’autre, sans jamais, non jamais pouvoir se décider…Il oublia ainsi de sonner les servantes pour changer les chandelles qui brillaient sur les murs…Une à une, les flammes s’éteignirent…le choix n’était pas fait !
Le noir tomba, complet.
C’est alors qu’en prenant un bol qu’on lui tendait, sans savoir dans le noir qui en était la mère, le maître eut l’EXTASE : celui qu’il attendait ! De sa main de pirate réveillée par l’alcool, il se saisit du bras qui l’avait tant comblé.
« DES LUMIERES ! cria-t-il MA FEMME EST DESIGNEE »
Et quand on alluma les cent mille chandelles de la chambre embaumée par le breuvage enchanté, le palais tout entier en resta bouche bée en voyant que le maître tenait en sa main droite, non la blonde cendrée des neiges suèdoises, ni la noire brûlée des déserts africains….mais la douce SARAH toujours si effacée.
Elle seule avait su, avec à propos , du reste des breuvages préparés par les autres créer un nectar inspiré par les dieux.
Magnanime, elle permit à ses deux concurrentes d’aller à tout jamais cultiver sur les pentes la vigne que chacune avait un jour trouvée.
C’est ainsi, messieurs-dames, qu’encore de nos jours, sur les flancs des côteaux, vers AMPUIS, près de VIENNE alternent des raisins dorés ou bien vermeils qui donnent au palais l’impression de merveille :
C’EST
LA COTE ROTIE ! ! ! !

C’eût été mieux dans le Côte Rotie!

12 février 2019

Oh! la terrible découverte

Ce matin-là pour un promeneur:

Dans le ruisseau bordé d’herbe verte

Il a trouvé, quelle horreur,

Un crâne, des os éparpillés,

Tout un squelette décharné.

Se noyer dans un cours d’eau

Ampuis étant dans la vallée

Ce n’est  vraiment pas un cadeau

Pour une vie échevelée:

C’eût été bien plus agréable

Quitte à se laisser engloutir

Que ce soit dans le plaisir

D’un Côte Rôtie vénérable!

Green book (film)

11 février 2019

 

 

Parcours mouvementé
Pour ce noir d’éducation raffinée
En zones sudistes
Racistes
A l’époque de ségrégation
Parcours mouvementé
Pour ce videur violent réputé
Hors de son monde
Sa ronde
Autres pays de sa nation…

Se frotter à d’autres usages

Rencontrer de nouveaux dangers

Autre façon d’être sage

Réservé

Dans toutes situations

 

Les pires pièges de la route

Les pires périls partout cachés

Sans qu’on s’en doute

On peut tomber

Suprêmes interventions…

 

Et peu à peu dans l’osmose

Des moments durs à supporter

Cette bizarre chose

Que l’amitié

Toute hiérarchie oubliée.

 

 

A la fois instructif et émouvant, je ne regrette pas de l’avoir vu!

 

 

Synopsis et détails

En 1962, alors que règne la ségrégation, Tony Lip, un videur italo-américain du Bronx, est engagé pour conduire et protéger le Dr Don Shirley, un pianiste noir de renommée mondiale, lors d’une tournée de concerts. Durant leur périple de Manhattan jusqu’au Sud profond, ils s’appuient sur le Green Book pour dénicher les établissements accueillant les personnes de couleur, où l’on ne refusera pas de servir Shirley et où il ne sera ni humilié ni maltraité.Dans un pays où le mouvement des droits civiques commence à se faire entendre, les deux hommes vont être confrontés au pire de l’âme humaine, dont ils se guérissent grâce à leur générosité et leur humour. Ensemble, ils vont devoir dépasser leurs préjugés, oublier ce qu’ils considéraient comme des différences insurmontables, pour découvrir leur humanité commune

 

Six pieds sur terre

11 février 2019

C’est un spectacle assez spécial

Assemblage sans égal

Que « Lapsus »* nous a proposé       *compagnie

Edifice à démonter

Par pièces et par morceaux

Comme dans un jeu de légos

On construit

On recasse, on démolit

Les caisses deviennent des bancs

On s’assied on partage vraiment

Dans le ciel volent les pavés

Mais sans flics sans policiers

Les tours d’un coup s’élèvent

Acrobaties folles et brèves

Equilibres sur le sommet

Précaire, tout s’écroule

Tout s’éboule

Non Daesh n’est pas passé

Clins d’œil à vie de cité

Acrobaties au sol, voltiges

Un mini cirque prodige!

 

Jusqu’en Inde

10 février 2019

Jusqu’en Inde il veut aller

Avec son petit tracteur

Un vieil engin à moteur

 

Jusqu’en Inde il veut aller

Avec une petite roulotte

Blanche, cette idée le botte

 

Jusqu’en Inde il veut aller

Mais voilà, vers Monaco

Le voyage se fait fiasco

 

Jusqu’en Inde il veut aller

Les gendarmes du rocher

Ont tenu à l’arrêter

 

Jusqu’en Inde il veut aller

Ont voulu le mettre en cabane

Avec sa petite caravane…

 

Jusqu’en Inde, il veut aller

Mais son Massey rouge sang

Ne plait pas trop aux puissants

 

Jusqu’en Inde il veut aller

L’ont quand même laissé passer

Avec bien peu de bagages

Bon voyage, bon voyage!

 

 

 

Chants d’oiseaux

9 février 2019

Il faisait chaud cet après-midi

Les oiseaux chantaient à pleine voix

Les tourterelles au poulailler

Venaient picorer le petit blé

Un peu de sésame renversé

Au moment de préparer le pain

Semblait être beaucoup apprécié.

J’entendais dans les branches

De multiples gazouillis

Qui célébraient de manière franche

Dans les ramures en fouillis

La prochaine venue du printemps

En s’affairant, se dépêchant

Trouver le lieu, trouver l’endroit

Où se préparer un toit.

 

Alors que la neige recouvre les champs… encore  ….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMPLOTISME? Des vérités trop officielles!

7 février 2019

J’ai été nourri dans mon enfance

Par cette immense suspicion:

Certain maquis de notre France

N’a pas obtenu de munitions…

Quelques uns, après le désastre

Du déferlement sur notre Vercors

Pensèrent « ce n’est pas dû aux astres »

Trop de mal pensants (?) encore!

Sans compter que pendant ce temps

La 2è DB à toute vitesse

Pouvait plus sereinement

Joindre Paris dans la liesse…

………………………………………………….

Il y a toujours dans ma mémoire

Le nom de ce pauvre ministre

Un suicide pour l’histoire?

Vérité peut-être plus sinistre…

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Dans les « complots » que certains dénoncent,

Il y a parfois ignorance,

Il y a parfois délire…

MEME PIRE!???

Seules les archives ouvertes _ trop tard  pour les contemporains _  feront connaître la VERITE

Complotisme ou doute raisonnable?

7 février 2019

Mon Dieu qu’ils sont dérangeants

Ces gens qui ne gobent pas d’un coup

La Vérité sur les évènements!

Qui réfléchissent et tout et tout!

Ils se méfient de « raison d’Etat ».

Derrière un fait un peu bizarre

Ils cherchent, cherchent, c’est comme ça!

Ce qu’on veut nous cacher encore…

Tenez! en 85 , on eût voulu nous faire croire

Que bateau Rainbow Warrior….

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Au cours de périodes troublées

Ce qui est vrai, allez savoir!

Ce transpalette pas verrouillé

Qui est venu se faire voir

Sur portail de ministre casser…

Sans être le moins du monde arrêté

????????????????????????????

Si on voulait les esprits frapper

Ce fut, c’est sûr un peu raté:

Certains rirent même à gorge déployée

De savoir que le petit bavard

Avait  fui comme un froussard!

Bugnes

5 février 2019

 

Lorsque des petites mains

Aimeraient faire la cuisine

On peut avec la farine

Facilement les contenter.

Allez! vite! mains lavées

On enfile un tablier

Les manches sont retroussées.

Prendre un bol, un saladier

Une livre de farine

On fait un puits au milieu

Dans le bol on casse cinq œufs

L’un après l’autre battus

Le beurre (demi plaquette)

Bien ramolli, bien fondu

Fleur d’oranger une dosette

Du sucre: trois cuillerées

Du sel,une petite pincée

Tout cela va dans le puits

On pétrit, on pétrit, on pétrit

La pâte devient élastique.

 

Hou! La! La! C’est fatigant!

On se repose un bon moment!

 

Maintenant, cette grosse boule,

On l’étale, on la roule,

On roule, on roule,

On roule, on roule…

Quand elle est bien aplatie

On découpe des formes jolies

Etalées sur un papier…..

 

STOP! LES PETITS RECULEZ-VOUS!

Passage dans la friteuse

 

Jetez juste le sucre glace!

 

 

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