Circulez! Y a rien à voir!

16 avril 2018

Quand la presse est évincée

Des cours des palais du royaume

Quelles malversations supposer

Qui se trament sous les heaumes?

Quand la presse est évincée

Des lieux des confrontations,

Qu’est-ce que l’on veut cacher?

Le secret crèe suspiscion.

C’est le cas en temps de guerre

Ne jamais montrer la torture

Ni les viols dont on se sert

Silence absolu! on jure!

Pendant que l’on nous amuse

Avec des gaz soi-disant

Qu’on profère des « j’accuse »

Que fait-on au même moment?

Avant de passer les engins

De triste démolition

Que fait-on subir aux frangins

Qui crient leur désapprobation?

Les vipères

15 avril 2018

A l’époque de ma jeunesse

Pour protéger les populations

Qui subissaient souvent, traîtresse,

La morsure sans rémission

Des vipères qui pullulaient,

Le maire, pour chaque tête, offrait

Une prime de deux francs cinquante…

J’en ai eu, de l’argent de poche,

En arpentant les pierrailles en pente,

Les anfractuosités de roches,

Avec mon bâton pour seule arme…

Le temps a changé… Larmes!

Sont protégées, les vipères.

On les trouve dans les chaumières

L’été enroulées dans l’âtre,

On les trouve dans les maisons

Et les pauvres Cléopâtres

N’ont droit à aucune oraison.

Les vipères sont protégées

Elles fourmillent partout, partout

Je crois même qu’à l’Elysée

Il s’en cache beaucoup, beaucoup!

On t’arnaque? On TARNAC!

14 avril 2018

Ce fut une histoire curieuse

« Circulez! y a rien à voir »

Se passait-elle dans la Creuse

Dans le Cher ou dans la Loire?…

Cachés dans une vieille ferme

De dangereux « terroristes »

Rêvaient disait-on de mettre un terme

A la politique « fasciste »

Il suffirait pensaient-ils

C’est ce qu’on nous a raconté

De bloquer entre les villes

Plusieurs rames de TGV…

L’enquête avec diligence

Sans se soucier trop de légalité

Fut commentée avec outrance.

Les dangereux anarchistes

Bien longuement furent écoutés

Furent suivis piste par piste

Furent un jour arrêtés…

Dix ans d’enquête serrée

Par des juges spécialisés

Débouchèrent en définitive

Sur des accusés relaxés

Débouchèrent en définitive

Sur la découverte de preuves fabriquées.

Pleurez pleurez!  Pauvre France!

Quand vous croyez les policiers

N’oubliez pas qu’ils sont l’agence

D’un pouvoir guère civilisé!

Défoulement:Lettre à Monsieur le Directeur d’EDF

13 avril 2018

Monsieur le directeur d’EDF

Veuillez entendre mes griefs:

Vous me mettez en demeure

De payer une facture,

Que, voilà, j’en ai bien peur,

Vous auriez du encaisser…

Il y a vingt ans que cela dure

Mes factures, vous les prélevez,

Cela évite les tourments

Lorsque je m’absente longtemps…

J’ai retrouvé en rentrant

Votre note, votre relance

Et votre mise en demeure!

Savez-vous ce que je pense?

Vous devriez bien sur l’heure

Honorer vos engagements

Au lieu de me chercher noise.

A savoir qui est défaillant

C’est vous que montre la toise.

Mon compte n’est pas fermé,

Ni non plus à découvert

Vous deviez donc prélever

Et éviter ce concert!

Je veux bien croire à l’erreur

Mais vu le ton de vos « j’accuse »

Je pense que vous aurez à coeur

De présenter des excuses!!!

J’ai,ce jour, aussitôt que trouvé

Envoyé ce paiement.

 

Bon! Malgré la suggestion que la banque avait pu refuser( _ refus de m’envoyer la réponse de la banque_ qui m’aurait alors facturé une pénalité d’ailleurs) la chose semble réglée…

Excuses formulées.

Mais depuis que Macron et ses sbires ont désigné les vieux comme une proie normale, il faut sans doute, à l’avenir, s’attendre à plein de choses de ce genre…???

 

 

 

Le film « La prière »

12 avril 2018

Nous avons vu le film « La prière ». Film dur…

Les images du manque pour quelqu’un qui est accro sont bouleversantes.

Le film raconte une vie semi recluse pour des drogués qui ont décidé de décrocher…

Presque une vie de secte. Prières obligatoires, témoignages, prises de parole…

Vie naturelle, presqu’ancestrale, dure physiquement…

Pas d’aide chimique! Juste l’appel à la volonté!

Une grande camaraderie, sans faiblesse, mais sans jugement.

La volonté n’est pas toujours suffisante pour éviter les rechutes, les fuites…

La solidarité montre aussi parfois ses limites, quand un groupe oublie de se rythmer sur le plus faible…

Une idylle amoureuse vient pigmenter l’histoire.

Malgré la consonnance religieuse, ce film devrait être vu par des ados en période de fragilité, avant de….

 

Synopsis

Thomas est un toxicomane de vingt-deux ans. Pour guérir de sa dépendance à l’héroïne, il rejoint une communauté d’anciens jeunes drogués qui lui proposent un changement de vie radical pour le sortir de la drogue notamment en le privant de cigarettes, d’alcool, de télévision mais aussi en l’isolant du monde extérieur et des filles. Désormais, pour redevenir un jeune homme normal, il devra se soigner par la prière et le travail. Dans ce nouveau monde, il découvre l’amour, l’amitié et la foi.

 

Coucou!

12 avril 2018

Le coucou chante au bois

Il cherche au temps chaud

Où imposer sa loi

Où pondre de nouveau.

Au printemps dernier

Il a jeté du nid

Tous les oisillons nés

En même temps que lui

Puis il a ravagé

Oui ravagé le nid…

Le voilà, le bonhomme

Caché parmi les cloches

De retour de Rome

Son chant est un peu moche.

Coucou, coucou, coucou

Il chante en Normandie

Coucou, coucou, coucou

Je cherche encore un nid

Un nid à désoler

Un nid à ravager.

 

Jolie surprise

11 avril 2018

Ce matin,  j’étais sous la remise…

Un petit derrière, un petit fessier…

« Diable un lapin la fuite a prise? »

Je vais vérifier dans les clapiers.

Toutes mes bêtes sont présentes!

Quel est donc cet animal?

Je viens, déjà je m’invente

Un vrai roman, où est le mal?

Dans un creux, blottis, quelques poils…

Un saut, une course folle,

La bête a aussitôt mis les voiles

Pas question que je l’enjôle.

Un petit garenne, à l’aventure

Qui sans doute, trouvant l’asile

Au goût de ses vœux d’architecture,

Avait là élu domicile …

Malgré le chien, qui pourtant rôde,

Malgré le maître pas marrant,

L’abri sous le foin _ sans code _

Lui avait trop plu vraiment!

Debout!

10 avril 2018

 

Debout les gens de rien!

Maintenant ça suffit bien!

Debout les méprisés!

Pleine est maintenant la coupe!

Debout les illettrés!

Prenons le vent en poupe!

Debout les fainéants!

Debout tous les manants!

Debout tous les athées!

Tous les libres penseurs!

Debout les travailleurs!

Debout tous les soignants

Epuisés pantelants

A ceux que l’on prétend

Mal organisés (VRAIMENT???)

Debout les conducteurs

Mille fois rackettés

Contrôles, vitesse, péages

Points de permis sautés

Carburants budgetiphages.

Debout les étudiants matraqués

Arrêtés!

Debout les retraités

« A vieillesse dorée »

Tous ceux qui ont marné

Du berceau à l’hospice

Voyez tous ces marquis

Qui nous couvrent de pisse

Qui veulent nous faire pis

Que les nobles de jadis!

Dans la rue, sur les routes

Qu’importe ce qu’il en coûte!

Allons faire le blocage

Ils doivent rendre gorge!

 

 

 

 

Comment va le monde

9 avril 2018

C’est un morceau de bravoure que nous a servi l’actrice.

Une revue de tous les jeux de mots possibles, dans une discussion visiblement tenue par une personne handicapée mentale (un clown?) à vous mettre mal à l’aise.

Déformation des mots, contresens… mots savants écorchés…

Une concentration était absolument nécessaire pour suivre…

Heureusement, le texte a été imprimé… Les élèves de première S venus en groupe auront tout le temps de disséquer les phrases pour en tirer la substantifique moelle.

 

 

 

 

« Une entreprise de démolition »

Voici comment Marc Favreau expliquait sa démarche dans le journal Le Devoir en janvier 1973 : « Le langage de Sol est enfantin, il déforme les mots, il prend des mots pour d’autres, il se sert des contresens. Il n’y a pas de recette, j’y vais à l’instinct quand je fais travailler ce personnage. Verbalement, c’est une entreprise de démolition et en même temps de poétisation. Sol fait la chasse à l’hippodrome, se sert d’un frigiditateur… Rien chez lui n’est normal ». Marc Faveau est décédé en 2005 à l’âge de 76 ans.

Au théâtre en rond

8 avril 2018

La salle commençait à s’emplir

Les spectateurs à s’installer

Chacun cherchant sans rire

Où ses fesses aller poser,

Quand surgirent soudain

Garçons et filles en groupe urbain

Une cinquantaine d’ados

Qui les sièges prirent d’assaut.

Garçons devant, filles derrière

Et les deux profs douairières

Installées pour garder un oeil

Sur leurs ouailles avec orgueil.

Comment pouvais-je résister

Face à tant de jeunes beautés?

Je me lançai avec hardiesse

Dans mon hymne à la jeunesse.

 

 

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