Radotage:Puni!

14 mars 2020

Mon coq

Pour la dernière fois
Tu m’as mordu les fesses.
Pour la dernière fois
Il fallait que ça cesse.
Tu me visais les yeux
Dans ton assaut brutal
C’était de mieux en mieux
Ou de plus en plus mal.
Un jour en t’évadant
De ton enclos banal
Tu créerait l’accident
Aux conséquences fatales.
Eh ! Bien c’est terminé
Au fond de ma cocotte
Tu pourras ruminer
Sur ta triste marotte.

Cet article a été posté le Samedi 25 janvier 2014

Drôle de poulailler

14 mars 2020

C’est un poulailler bizarre

Où plein d’oiseaux veulent commander

Le coq normal sans crier gare

Sa retraite a annoncé.

Un coucou faisan, illico,

Propulsé par de fieffés journaux

S’est vite perché sur les tréteaux

Pour chanter cocorico.

Un vieil albatros égaré

Tente vainement de s’exprimer.

Un rossignol au chant charmant

Cherche à séduire vainement.

Une pie bavarde, en boucle répète

Les mêmes slogans aux accents qui pètent.

Un rouge gorge arrive difficilement

A faire entendre ses râlements.

Un freux à noires pensées

Ressasse ses tristes probabilités.

Un  corbeau se dit prêt à s’allier

Avec la buse pour relever

Les clôtures du poulailler.

Un geai-pic-vert difficilement

Se fait entendre de temps en temps.

Un coq sûr de son fait

_ L’a gagné son dernier combat_

Reçoit d’une arbalète un trait

Qui définitivement l’abat.

Un lori haut parleur fait retentir les lieux

De ses affirmations péremptoires,

Sûr qu’il a protection des cieux

Se réfère souvent à l’histoire.

 

 

 

 

 

 

 

Histoire de coq(5)

13 mars 2020

Coq à donner, urgent, urgent!

Suite à pétition de voisins.

A coq donné on n’ regarde pas dent…

J’arrive dès le lendemain.

Ma foi mes poules apprécieront

Un jeune poulet aussi fringant

L’était déjà dans un carton

Prêt à partir incessamment…

Le premier soir pas de problème

Pas d’ennuis non plus le matin

Je donne aux bêtes ce qu’elles aiment

Des miettes de pain et du grain…

Mais à l’instant où j’ai voulu,

Comme chaque jour, prendre les œufs,

Sur moi le chameau a fondu

En me visant en plein les yeux…

 

Parfois cherchant moindre mal

On fait un choix doucereux

Qui s’avérera au total

Plutôt calamiteux.

 

 

 

 

 

 

Radotage: histoires de coqs

13 mars 2020

Histoire de coqs

J’avais un vieux coq agressif
Qui me béchait
Quand j’approchais
J’avais un vieux coq agressif
Je l’ai coincé, je l’ai puni
Je l’ai transformé en rôti.

Pour le bonheur de mes poulettes
J’ai acheté
Sur le marché
Un joli coq, plumes parfaites
L’ai introduit au poulailler
Aux demoiselles l’ai présenté.

Il est resté une journée
Grattant cochant
Cochant grattant
Et puis au soir s’est envolé
Au fond du pré, au fond du bois
S’est évadé, plus ne le vois

Il s’est pris pour fille de l’air
Mon joli coq
Mon trop beau coq
Il s’est pris pour fille de l’air
A l’aventure le doux pépère
Il est parti pour d’autres aires.

Cet article a été posté le Vendredi 8 avril 2016

Histoire de coqs (4?): après le combat

12 mars 2020

Après le combat fratricide,

Chacun dut panser ses plaies.

Véritable féminicide,

Transgenre(???) partit à tout jamais.

Le pieux retourna dans l’eau bénite,

Ne fait plus guère parler de lui.

Pour lui, ma foi, la messe est dite

Où donc est-il aujourd’hui?

Le paon continue de faire la roue,

Et crie « Léon » de temps en temps,

Est attendu un peu partout

Par des juges persévérants.

Le jeunot à fait sa mue,

Fermé son bec, rentré ergots,

Il compte menu, menu,

A mis un voile sur son ego.

Le plus vieux s’est fait caser

Dans un fauteuil bien tranquille.

Ses ambitions peut ressasser,

A même abandonné sa ville.

Des deux retors, le premier,

Pour s’en aller panser ses maux,

Dans petit coin s’est retiré.

Pour lui aussi silence radio.

Le vainqueur momentané,

En plein essor, s’est fait « fumer ».

Il se débat, à la volée,

Craint de voir  cage se refermer.

 

 

 

 

 

 

Histoire de coqs (3)

11 mars 2020

J’avais vu dans le bon coin

Un très joli coq à vendre.

Je ne me méfiai point

Quand on me dit d’attendre

Que la bête soit capturée,

Car un petit peu sauvage…

Mais avec mes poules la curée

Devrait le rendre plus sage.

A l’instant où je l’ai lâché

Au milieu du poulailler

Il ne se montra pas fâché,

Prêt à cocher, travailler…

Mais quand il eut fait le tour

Des six compagnes du jour,

Il ouvrit ses ailes marbrées

Et, ne pouvant résister

A l’appel d’autres contrées,

Il disparut pour toujours.

 

 

 

 

 

 

 

 

Histoires de coqs (2?): Combat!

10 mars 2020

(5 ans déjà et des retentissements encore ces jours-ci)

 

Pour dominer la volaille

Sept coqs un jour se mirent d’accord

Il fallait demander à la poulaille

De voter pour régler leur sort.

 

L’un d’eux, imbu de patenôtres

Gluant,glissant entre les coups

Se faufila sans  combat autre

Ne mit point poules au garde-à-vous

 

On découvrit bientôt qu’un jeunot

Avec des idées plein la tête

Plus loyal, avait un bec et des ergots

Mais dans un combat malhonnête…

 

Le plus vieux en stratégies

Était donné déjà vainqueur

Mais de son âge la magie

Fit pourtant battre moins de coeurs

 

Un transgenre (????) au bec acéré

Savait proposer d’autres plaisirs

Mais pas encore, au poulailler,

Temps arrivé de combler désirs.

 

Un vieil étalon de retour

Comme un paon faisait la roue

Mais son ancien désamour

Lui souffleta les deux joues

 

Tous les coups bas étaient permis

Les boulettes empoisonnées

Deux combattants bien aguerris

Continuaient de se les jeter

 

L’un momentanément gagna

Mais quand on prêche faut assumer

Vous devinez le résultat

Au prochain feu se fit fumer.

 

 

Radotage: le chant du coq

10 mars 2020

Sacré coq!

Vous n’aimez pas le chant du coq

Jolie déesse aux yeux si beaux,

Les cocoricos, je m’en moque,

Suis un lapin tout chaud, tout chaud.

J’emporte donc, pour une misère,

L’animal qui gêne vos nuits

Il est beau: poulailler prospère,

Mes poules riront aujourd’hui.

Je leur cherchais Dieu m’est témoin

Un compagnon

Digne de ce nom

Dans les colonnes du « bon coin ».

Votre appel, dit « en urgence »

A retenu mon attention

Ce n’est certes pas le coq de France

Mais il chante avec passion

La lumière, la joie, la vie.

Puisque vous me dites « au revoir »

Précisez-moi, je serai ravi,

Quel jour, quel matin, quel soir…

Cet article a été posté le Lundi 23 octobre 2017

Histoire de coqs (1)

9 mars 2020

Il arrive que des parents

Titillés par l’écologie

Pour faire plaisir aux enfants

Achètent des poussins, petits…

Quand ils habitent en lotissement

Deux poules pour traiter les déchets

C’est une solution vraiment

Sauf que parfois les poulets

Deviennent coqs, malheureusement…

C’est alors en catastrophe

Qu’on annonce, urgent, urgent

Dans tous les magasins proches

Coq à vendre au plus offrant…

Dans mon poulailler les poules

Poules de réforme évidemment

Voient gentiment le temps qui s’écoule

En pondant de temps en temps.

Pour leurs lubriques satisfactions,

Pour que leurs manques soient comblés,

C’est là que j’entre en action:

J’achète un coq pour les combler…

C’est ainsi que le matin…Oh! Oh! Oh!

Dès les premières lueurs,

Un concert de cocoricos

Retentit, pour mon bonheur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Radotage Pour compléter le tableau des bouleversements

9 mars 2020

RITES FUNERAIRES AU TEMPS DE MON ENFANCE

Quand après une vie bien remplie de souffrances et de sacrifices offerts à Dieu pour sa rédemption, après avoir reçu « l’extrême onction » de la part du prêtre de la paroisse, une personne mourait, tout le hameau était en deuil.
Le soir, tout le quartier, tous les amis, avertis par le glas, se réunissaient au pied du lit où elle était étendue, dans son plus beau costume, (le visage parfois recouvert d’un tissu blanc) pour la prière du soir collective, suivie de la prière des morts et même, parfois, des litanies. Cette prière était dirigée soit par le prêtre soit par un membre de la famille.
A la fin de la cérémonie, chacun passait devant le corps et, à l’aide d’un rameau de buis, béni le jour des « rameaux » trempé dans un verre d’eau bénite, faisait le signe de croix sur le corps.
Puis commençait la veillée funèbre. Deux à trois personnes restaient toute la nuit à côté du cadavre, dans l’espoir ou la crainte que le constat de décès ait été rédigé trop vite, mais aussi afin de veiller à ce qu’aucun animal ne vienne profaner le corps.
Au matin, le menuisier du village apportait le cercueil, et c’était le travail des héritiers, ou de leurs amis de déposer le corps dans sa dernière couche.
C’était ensuite l’attente de la voiture mortuaire trainée par deux chevaux. Le garde champêtre( ?) surveillait la fermeture de la boîte. Porté soit par des pompiers soit par des hommes de la famille, le cercueil était chargé dans le corbillard devant l’assemblée des hommes tête nue et des femmes à voilettes. Quelque soit le temps ou la distance, le cortège s’ébranlait à pied, jusqu’à l’église où le service funèbre (messe le plus souvent) était célébré, puis vers le cimetière où, parfois, des athées se joignaient aux croyants et, plutôt que manier le goupillon, versaient doucement une poignée de sable sur le cercueil.
La famille, rangée selon le degré de parenté avec le défunt recevait les condoléances de chacun.
Le bistro du village ouvrait une salle pour une libation partagée entre membres de la famille, amis proches, et, parfois les porteurs, voire le curé.
Voilà le résumé de ce pourquoi j’ai rédigé mes « dernières volontés » en total opposé à ces rites.

Cet article a été posté le Jeudi 8 mai 2014

Je laisse à chacun le soin de comparer avec les rites d’aujourd’hui

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