MAIRE ,si tu veux remplir ton école…

26 mai 2019

Pour conserver ton école,

Tu as pensé à inscrire des moutons

Manifestation faribole

Cela fait rire et puis pardon

Les automates de l’Académie

Ne changent pas leurs dispositions.

Un de tes collègues et ami

Propose une autre solution:

Ces pastilles bleues à effet de génie

Pour booster la reproduction…

Mais enfin, voilà tu oublies

Qu’on n’est jamais aussi bien servi

Que par soi-même, alors, vas-y!

Rends des visites régulières

Dans les villas dans les chaumières

Aux jeunes mamans ménagères

Aux nounous, aux ouvrières

Sans oublier les bourgeoises

Qui dans la rue parfois toisent.

L’église avait aux anciens temps

Si bien compris la mission

Qu’elle changeait régulièrement

Le curé chargé de l’onction…

Allez! Accomplis donc ta charge

Avec ferveur avec passion

Que l’instit puisse écrire en marge

Nouveaux petits pour la Nation.

 

 

Radotage: textes déjà publiés dédiés à ma maman

26 mai 2019

maman

Dans un bien doux élan

Je crie ton nom, MAMAN

Ton sourire doux

Calme et console

Et le chagrin s’envole

Ta joue

Est comme une rose

Où mes lèvres se posent

            MAMAN

C’est tout mon cœur d’enfant

Qui danse et qui bondit

Quand je te vois, MAMAN

O ma MAMAN CHERIE ! !

 

 

A ma mère

TU es partie

L’éternelle semaine

Se traîne

L’éternel remords

Se tord

Se presse en mon corps

L’éternelle paresse

Sans cesse

Se terre et me caresse

Et deux mètres

De terre

Epaisse……….

 

 

 

Si tu me toises…(inspiré par une photo _ le regard _ blog de Sylvie Zhrihen)

25 mai 2019

Si tu me toises de mépris, déesse

Je vais me sentir tout petit

Je vais chercher dans ma détresse

A entrer dans un trou de souris.

Crainte de subir ta fureur

Je mettrai mes bras en parade

Je crois j’aurai tellement peur

Que je me sentirai malade

 

Si tu me toises d’indifférence,

Je deviendrai tout transparent

Comme un microbe en errance

Comme un atome indépendant

Ce serait pour moi grand problème

Un infini bouleversement

Je crois que mon souffle même

Cessera pour un long moment.

 

Si tu me toises d’amour , déesse,

Sous le regard de tes yeux verts

Brillants, aimants comme caresse,

Je ferai tout de travers.

Je laisserai tomber mon verre

Mes genoux ploieront tout à coup

Et je te déclamerai des vers

Des mots tout doux, des mots tout fous.

 

Enigme des noix ouvertes

24 mai 2019

Depuis une ou deux semaines,

Les noix, à l’intérieur du séchoir,

Prises  d’une maladie certaine

S’ouvraient toutes comme tiroirs.

Ce n’étaient pas dû aux rongeurs

Qui font un trou bien rond et tout

Ce n’était pas à cause de la chaleur

Il faisait frais pour le coup

A force de me creuser la tête

Je suis resté assis tout près

A regarder, c’est un peu bête,

Ce qui, en ce lieu, se passait.

Il me fallut beaucoup de patience

Pour voir enfin voleter

Un beau pivert qui, avec prestance,

D’un coup de bec les faisait éclater!

Et emportait les cerneaux

Vers je ne sais quel nid

 

Je crois que ses petits oiseaux

Mangeront autre chose à midi….

Tracer la route

23 mai 2019

Spectacle dessiné

Texte de François Gaillard

Dessins de Marie Bobin

C’est un spectacle qui sort de l’ordinaire: chansons accompagnées à l’accordéon, peinture/ dessin/ diapos synchronisés.

Les textes sont accessibles, la musique douce, variée et sans violence, ils chantent l’aventure, le voyage sans chichis, sans extravagance, celui qui apporte les rencontres vraies, sans le filtre des organisations touristiques.

L’accompagnement dessiné, à main levée au fil de chaque chanson, relève du génie. Toute mon admiration pour Marie Bobin capable, en quelques minutes, au pinceau et à l’encre de faire surgir une mer en mouvement, et plus difficile encore, une planisphère parfaitement proportionnée. Le vieil instit qui connut l’époque de la cartographie à main levée pour le certificat d’études a spécialement admiré.

Moment extrêmement agréable, pour qui a, comme moi, pratiqué autrefois le camping/caravaning sauvage.

Message?

22 mai 2019

Une petite chevrette

Est venue à la boite aux lettre

Poils courts, longues gambettes

Quel message a-t-elle voulu mettre?

Le chien, en remuant la queue,

L’a regardée d’un air posé

Se demandant quel était le jeu

Qu’il pourrait lui proposer…

Quand elle m’a vu m’a salué,

Tourné casaque et déguerpi

Lorsque je me suis approché

Y avait des bonbons sur le tapis.

Chat instruit…merci Julie! (« l’instant’âné »)

22 mai 2019

Il s’agit d’un chat instruit

Qui lit

 

Dans sa jeunesse il  intégra

L’ENA

 

Ses pattes sont de velours

Très court

 

Mais à l’instant où il saisit

Souris

 

Sa cruauté est sans merci

Fini!

Ce soir je ne ferai que radoter

21 mai 2019

 

 

 

 

 

Je voudrais qu’on m’aime assez

Si un jour mon esprit confond 

Excrément et bonbon, 

S’il oublie les mots  

Le nom de mes enfants 

S’il perd le sens du beau 

La notion de décent 

Si la douleur 

Tenaillant chaque jour 

Extirpe de mon cœur 

Toute forme d’amour 

Rend mon âme injuste 

Ma parole blessante 

Si mon cou, mon buste 

Ma bedaine opulente 

Mes membres inertes 

Indicible perte 

Ne veulent plus rien faire 

Ne veulent que se taire 

Ni trouver ma bouche 

Ni boire ni manger 

Ni respecter ma couche 

J’aimerais être assez aimé 

En cette fin de vie 

Par quelqu’un pour, 

En un geste d’amour 

Qu’il souffle ma bougie.

 

texte publié en juillet 2011

 

 

Les entendez-vous, les sadiques,

Au nom de soi-disant convictions

Faire fi d’un ton sans réplique

Répéter avec dévotion

Que la souffrance est rédemptrice

Elle est surtout dévastatrice.

 

JE NE VEUX EN AUCUN CAS QU’ON S’ACHARNE A PERPETUER EN MOI UNE VIE QUI N’A PLUS AUCUN SENS.

Brouhaha

20 mai 2019

J’entends le coq qui s’égosille:

Probablement que la couleuvre

S’est glissée dans le nid des filles

Et sa recherche  a fait son œuvre.

Entre les restes de coquilles

La paille est toute remuée

Plus un œuf: que des esquilles

Elle a tout cassé, dévoré

Même le nichet de plastique

A été tout cru avalé!

La digestion sera problématique

Il lui faudra régurgiter.

A la gloire de la baguette et de la saucisse de Morteau

19 mai 2019

C’est une belle baguette,

Toute dorée, croustillante.

Quand elle sort, chaude, appétissante,

C’est un vrai moment de fête.

Son père a gagné le concours

De la boulange où qu’il aille,

Depuis on chante tout alentour

La joie de faire ripaille…

 

Ce n’est pas de la pacotille

Dans son boyau de porc naturel

Fermé au bout par une cheville

A l’autre bout par une ficelle

Les gastronomes à l’unisson

Chantent le goût de ses rondelles

Depuis maintes générations.

 

Comprenez donc par ce libelle

Pourquoi les dames de Morteau

Ne sont pas seulement belles

Elles apprécient le bon et le beau.

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