Souvenir: le chant des Allobroges

3 mars 2019
Bien que né dans le Vercors j’ai entendu souvent ce chant dans mon enfance sans savoir vraiment ce qu’il portait alors… comme symbole.
Ce n’est que plus tard que j’ai découvert qu’on le devait à Joseph Desaix, et qu’il chantait la Constitution de 1848 abolie par Napoléon le Petit.
Il était chanté souvent par les internes à la veille des vacances (avec des paroles… adaptées à l’Etablissement)
Par les temps qui courent, il me semble avoir toute son importance.
1er couplet :
Je te salue, ô terre hospitalière,
Où le malheur trouva protection ;
D’un peuple libre arborant la bannière,
Je viens fêter la Constitution.
Proscrite, hélas ! j’ai dû quitter la France,
Pour m’abriter sous un climat plus doux;
Mais au foyer j’ai laissé l’espérance,
En attendant, en attendant, je m’arrête chez vous.
Refrain :
Allobroges vaillants ! Dans vos vertes campagnes,
Accordez-moi toujours asile et sûreté,
Car j’aime à respirer l’air pur de vos montagnes,
Je suis la Liberté ! La Liberté !

 

2e couplet :
Au cri d’appel des peuples en alarme,
J’ai répondu par un cri de réveil ;
Sourds à ma voix, ces esclaves sans armes
Restèrent tous dans un profond sommeil.
Relève-toi, ma Pologne héroïque !
Car pour t’aider je m’avance à grands pas ;
Secoue enfin ton sommeil léthargique,
Et je le veux, et je le veux, tu ne périras pas !
3e couplet :
Un mot d’espoir à la belle Italie :
Courage à vous, Lombards, je reviendrai !
Un mot d’amour au peuple de Hongrie !
Forte avec tous, et je triompherai.
En attendant le jour de délivrance,
Priant les Dieux d’apaiser leur courroux,
Pour faire luire un rayon d’espérance
Bons Savoisiens, Bons Savoisiens, Je m’arrête chez vous !

Elle finira bien par sécher!

2 mars 2019

Il faisait beau ce matin

J’avais étendu la lessive

Sur l’étendoir du jardin

Peu soucieux que n’arrive

Bourrasque échevelée.

Je cherchais à niveler

Un espace pour planter

Plants de salade en premier

Repiquer quelques fraisiers

Soudain passe un gros nuage

Pas de quoi couper courage

Me voilà pilonné

De petits grains glacés.

Et tant pis pour la lessive

Je suis allé m’abriter

Et tant pis pour la lessive

Elle finira bien par sécher!

 

 

C’est de sa faute, aussi, quand même!

1 mars 2019

Je croyais voir UN cardiologue

Ne savais pas que ce serait déesse

N’avais rien vu au catalogue…

Venir à elle par la chaleur,

Voilà la chose qui m’oppresse

Qui me met un peu en langueur…

Et puis ses drôles de caresses

Pour mesurer ma tension

Vous comprenez ma détresse.

M’a trouvé bien trop essoufflé

(Peut-être bien par émotion)

Et mes jambes trop enflées…

J’ai eu beau pour me détendre

Un poème lui déclamer

N’a guère voulu l’entendre.

Ah! Son étreinte n’ai pas aimé

Pour électrocardiogramme

Une vigueur à désarmer…

Une angoisse à vous fendre l’âme…

M’a tout de même filé rencard…

Bon ce n’est certes pas un drame

Mais à tout prendre son plumard

Pour l’occase est pour moi

Je vous assure, ce n’est pas bobard

Trop dur et bien trop étroit!

 

 

 

 

 

 

 

Tiraillement

28 février 2019

Cette  douleur, dans l’épaule,

Qui rayonne jusqu’au coude

Qui envahit la poitrine…

 

Ce n’est pas impact de flash-ball,

Peut-être rhumatisme qui boude?

Ou bien une drôle d’angine?

 

Ce souffle plus court que d’habitude?

Cette impression de lourde angoisse?

Qui pèse sur mes poumons…

 

Est-ce une mauvaise attitude?

Est-ce chaleur brute porte poisse?

Est-ce l’appel à disparition?

 

Allons! ce n’est que vieillerie

Qu’articulation bouillie

… Peut-être pis…

Tant pis!

Publicité…RISIBLE!

27 février 2019

Oyez! Oyez! braves gens!

Parmi les spams, j’ai trouvé

Une publicité vraiment

Qui m’a fort déconcerté…

Devrais-je revoir mes humanités

Reprendre Bled et Bescherelle

Me remettre à tout étudier

De ma langue maternelle.

Pour corriger tous mes écrits

Fautifs parfois, n’y a aucun doute

On me propose, à peine j’en ris,

Un correcteur de fautes toutes.

D’abord dans ma conception,

Mot mal écrit morale est sauve

Pas besoin de rédemption

C’est peut-être une erreur d’alcôve.

Mais puisqu’on veut tant flageller

Encore faut-il être impeccable

Je vais donc me rebeller

Contre cette pub remarquable:

 

Le fameux correcteur « robert » corrige toutes les fautes d’orthographes!

 

PAUSE

24 février 2019

Quelques jours de silence…

A bientôt!

paysans

23 février 2019

Toute l’année ce sont des ploucs
Ce furent les bouseux autrefois
Avec leurs bottes de caoutchouc
Et leur parler parfois patois…
Quand vint le temps des restrictions
Ces petits blancs, ces culs terreux
Furent l’objet de mille attentions
Juste pour glaner un peu….

radotage: déjà publié en mars 2015

23 février 2019

Cousins (1)

On les voyait souvent

Ils venaient en visite

Restaient assez longtemps

Autour de la marmite.

Parlaient de tout un peu,

Avec parcimonie.

C’était temps où le feu

Couvait là ou ici :

De la pluie, du beau temps

Cela c’était possible…

Du gouvernement ?

Des exactions horribles ?

Quand ils repartaient

Avec un peu de lait,

Un ou deux œufs frais,

Prétextant leur amour

Pour les topinambours

Disaient ne tarder guère

Les « cousins » de la guerre…

Mais quand finit enfin

Le grand ravalement

De l’état de « cousin »

De temps pourtant récent,

(Comprenez le purin

Ca sent vraiment  un peu)

Les bien-vêtus urbains

Snobèrent les bouseux.

A leur grand dam…

23 février 2019

Oh! Là!Là! Qu’est-ce qu’ils ont souffert

Les pauvres médias des grands

Quand les sondages de concert

Disaient « sont soutenus par les gens »

Oh! Là! Là! Ce qu’ils ont espéré

Que les violences bien orchestrées

Fassent les avis changer!

Ils ont pourtant bien essayé

Les plus faibles de dévoyer

De promouvoir qui leur ressemble

Parmi la foule des insurgés.

Hélas! Hélas! Pour eux il semble

Qu’ils soient toujours mobilisés.

Ils seront là encore demain

22 février 2019

 

Si le terme de petit marquis

A trop déplu à vos altesses

Il nous paraît pourtant joli

Vu à hauteur de notre petitesse!

Si l’histoire de France dit

Qu’un jour des têtes sont tombées

Il ne faudrait pas qu’on l’oublie

C’est ainsi que République est née.

Ce sont peut-être des sans culotte

Des tenants de la jacquerie

Ce ne sont que porteurs de cotte

Sans cravate et sans chichis.

N’ont peut-être pas le vocabulaire

Ni l’habitude des raouts

Ce sont des gens très ordinaires

Qui campent trois jours à fin août.

Pour tenter de les diviser

Vous aurez beau débats monter

Ils ont compris la foutaise:

Ce n’est pas pour leur mortaise

Juste le moyen de détourner

Les yeux de quelques égarés

Vous aurez beau leurs yeux crever

Vous aurez beau couper leurs mains

Vous aurez beau les condamner

Ils seront là encore demain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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