6 heures du mat

26 juin 2019

Il paraît que c’est la canicule…

Devant l’effort je ne recule:

Dès l’aube me suis mis sur la brèche

Pour pouvoir faucher à la fraîche.

Peu de rosée, tant pis, tant mieux,

La daille calée à la ceinture

Je l’aiguise sur les lieux

Fil de rasoir pour l’aventure.

Les grandes bûches s’alignent

En un andain rectiligne

Le chien fore à proximité

Une taupe a dû passer…

Au poulailler les tourterelles

Sont venues à tire d’aile:

Elles savent que j’ai jeté

Une casserole de blé.

Curieux, les ânes viennent espérer

Que je leur donne du foin fauché.

Le soleil ne va pas tarder.

Parasites (film)

25 juin 2019

 

Toute la famille de Ki-taek est au chômage, et s’intéresse fortement au train de vie de la richissime famille Park. Un jour, leur fils réussit a` se faire recommander pour donner des cours particuliers d’anglais chez les Park. C’est le début d’un engrenage incontrôlable, dont personne ne sortira véritablement indemne…

Film violent en tous domaines.

Un peu chantre du chacun pour soi sans scrupules excessifs dans le combat pour la survie.

Mensonges trahisons, hypocrisie ont presque des dehors sympathiques.

Richesse montrée comme  » intellectuellement limitée » proie de la confiance dans des réseaux, prête à croire aux superstitions, aux vertus de « soins » pourvu qu’ils soient onéreux…

De belles images de déluge,  de désarroi dans les inondations…

L’humanité retrouve son compte, mais à quel prix!

Il s’agit d’un film coréen, palme d’or à Cannes…

Le choix du jury s’est-il formé sur la présentation épouvantable d’une société dans laquelle des êtres, vivant dans les égouts, mais doués pour les combines peuvent berner des richissimes un peu benêts ?

S’agissait-il politiquement de dire aux Français qu’ils n’ont vraiment pas à se plaindre?

 

Aide de loin apportée

23 juin 2019

Léger bruit dans le fourré

Quelques pas pour approcher

Espère

 

Des yeux tout ronds étonnés

Chouette du nid tombée

Misère

 

Secours difficile à porter

Trop d’épines à affronter

Mais elle

 

Pourra sans doute accéder

A escalope émincée

Jetée!

 

 

 

 

 

Oraison funèbre

23 juin 2019

Hélas ta vie ne fut pas rose.

Graves séquelles de scoliose

Mais tu as en dépassement

Suivi beaux arts assidument.

Victime d’un époux violent

Tu dus élever seule tes enfants.

Tes tableaux, tes cours seulement

Te permettaient de vivre chichement.

Jusque presque au dernier moment

Tu préparas activement

Des expos, rencontres artistiques

Mais voilà que dure panique

Vasculaire cérébral accident

Te mit au lit quelque temps…

On te croyait _  t’espérait

Tirée d’affaire définitivement

On se trompait…

Tu as rejoint le firmament.

Pique nique douille

22 juin 2019

 

De l’armée avait tant la trouille

Qu’il fut rejeté comme nouille

Pique nique douille

Si tu ris t’es une andouille.

 

Jeux divers et ratatouille

C’est du vent de la magouille

Pique nique douille

Si tu ris t’es une andouille.

 

Taratatataratatouille

Le meilleur est celui qui frouille

Pique nique douille

Si tu ris t’es une andouille.

 

 

Avec une bonne bouille

Mêle,  touille,  embrouille

Pique nique douille

Si tu ris t’es une andouille.

 

Se connut même fripouille

Squatter en ses temps de rouille

Pique nique douille

Si tu ris t’es une andouille.

 

Et si jamais ne bafouille

Il craignit jadis  la fouille

Pique nique douille

Si tu ris t’es une andouille.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Radotage Ma Villard de Lans

21 juin 2019

Je t’ai vénérée blonde,
Aux cheveux très ras
Je t’ai aimée gironde
Au cou quelque peu gras
J’ai caressé tes flancs
En un délice extrême
Et puis d’un geste lent,
Comme on fait quand on aime
J’ai pincé doucement
Le bout de tes mamelles…
Dans tes yeux, en rêvant,
J’ai vu que tu es celle
Qui demain donnera
Le lait à mes petits enfants
Si l’idiot de l’INRA
Ne t’assassine pas
O ma VILLARD DE LANS

Chacun son métier, les vaches seront bien gardées.

21 juin 2019

Quand au cours de mon enfance,

Chaque matin, chaque soir,

A chaque jour de vacances,

Jusqu’à ce qu’il fasse noir,

Que la lueur de Vénus

Se pointe à l’ouest horizon,

Ce n’était pas pour un bonus

De blanc lait dans les bidons

Que je surveillais les vaches!

Aux Rontanières, grand pâquer

Ce n’était pas peur qu’elles ne gâchent

La grande herbe, à trop vaquer,

Ce n’était pas pour des nèfles,

Allons donc, bien entendu,

C’est qu’en cas de trop de trèfles,

Voire de luzerne trop drue,

L’une ou l’autre verrait son ventre

Se gonfler comme un ballon…

Et péter, ce n’est pas tendre,

Dans des meuglements profonds.

Seul moyen de sauver la bête

On enfonçait une sonde

Au risque que cela s’infecte

(Gros danger pour tout le monde).

La vache devait, c’est sûr,

Dans l’année, être abattue.

Alors pour moi les cœurs purs

Par un hublot trop émus

Qu’ils s’occupent de leurs frouilles

Dans leurs jeux et leurs magouilles.

 

Radotage: publié en janvier 2018… Réponse à ceux qui s’offusquent du terme « tricoter » pour commenter un match féminin

20 juin 2019

Passe-montagne

Pour fabriquer une cagoule, un passe montagne, si vous voulez,

Il faut un jeu de cinq aiguilles, à votre laine bien adaptées.

Pour monter le col en côtes deux/deux… un/un  si vous préférez

Vous tricotez un certain temps, selon la hauteur désirée.

Maintenant, en attente, un petit quart des boucles, mettez.

Vous vous trouvez à travailler,  pour les joues à protéger,

A deux aiguilles, un long moment, montez, montez.

Les oreilles seront couvertes, sur le sommet êtes arrivés.

De nouveau il faut calculer: par trois, il faut diviser!

Seul le centre va grandir, là c’est un peu plus compliqué:

A chaque rang, on prend ensemble la première maille du côté,

Avec la dernière du rang que l’on vient de faire avancer.

Ainsi, très progressivement, le plat du crâne va se former.

Vous récupérez sur les joues, des mailles prises par le côté.

Puis, de nouveau, à cinq aiguilles, en rond tricotez, tricotez.

Côtes serrées, deux centimètres, vous pouvez maintenant terminer!

A propos de militaires

20 juin 2019

J’ai le souvenir, il y a guère

D’avoir vu monter la la lère

Jusqu’au point de débarcadère

Des jeunes fils de militaires

Pour s’adonner au parapente.

Je trouvais la chose amusante

En sachant combien leurs pères

Prenaient leur pied, naguère,

En nous faisant suant soufflant

Arpenter les vignes et les champs

Avec au dos un paquetage

Qu’il fallait trimballer avec courage.

Pour eux quarante cinq minutes

Avec leur voile* de crapahute       * 13 kilos

Cela semblait trop exiger

Préféraient nous empoisonner

Avec, d’un engin, les fumées…

 

 

 

Radotage: le combat à mort d’une poule couveuse

19 juin 2019

Mère héroïque

Je te salue, mère héroïque
Qui combattit si violemment
Contre la buse famélique
Qui s’attaquait à tes enfants.
Du cri, du bec et des griffes
Tu as frappé jusqu’à la mort
Et même morte, c’est des gifles
Que tes ailes donnaient encore.
Tes pillots sont orphelins
Réfugiés au fond du jardin
Orphelins mais ils sont sauvés
Je me découvre pour t’admirer !

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