Souris!

3 mai 2017

Une souris fureteuse

Est entrée dans la voiture

A grignoté, la voleuse,

_ C’est de très mauvaise augure_

Un morceau de la banquette.

C’était une nuit de goguette,

S’est glissée sous les coussins,

A la va-comme-je-te-pousse,

A tiré des fils coquins,

Des tout petits bouts de mousse.

Peste!

Le sac de l’éthylotest

Est parti

En confettis!

Souffla-t-elle dans le ballon?

Je n’en ai pas l’impression!

Bizarres sonneries de cloches

1 mai 2017
Chez les illuminati, mes voisines,
Les cloches ont sonné,
A toute volée.
Qu’est-ce donc, que ces coquines
Veulent fêter?
Commémorer?
Serait-ce Jeanne, la pucelle,
Qui les fait ainsi fantasmer?
Au point de chanter, en crécelles,
Des psaumes latins dépassés?
Le type en robe, qui les confesse,
Les excite-t-il à ce point,
Que, pour se rafraichir les fesses,
Elles doivent se rêver en pourpoint?
Que sereine soit leur bataille
Elles est un peu bien désuète…
…………………………………………………..
Je vais apporter  de la paille
A mes coqs, à mes poulettes…

Corsos, fêtes de villages

1 mai 2017

J’aime beaucoup ces fêtes de villages

Où chaque association apporte son soutien.

J’aime mesurer le travail qui engage

De chacun, pour que tout soit bien.

La créativité, qui s’expose ces jours,

En chars de toutes natures,

Qu’ont construit, avec amour,

Des artistes au sens le plus pur,

De ces magiciens anonymes

Qui,pour un instant de plaisir,

Pensent, dessinent,créent, triment.

But: amuser, but: divertir.

J’aime la musique des défilés de fanfare

(Non point pour marcher dare dare)

Ce courage de jouer, par froid et par chaleur,

Jusqu’à perdre haleine, couverts de sueur.

J’aime le délire de la foule enflammée

Il prend mille visages, plutôt peinturlurés.

J’aime cette dérision

Des gens qui laissent à la maison

Les soucis et les problèmes

J’aime cette déraison

De la foule avec passion

Qui applaudit! J’AIME!

Un parcours de poésie

30 avril 2017

Pour les randonneurs du village/

 

J’ai fait un parcours de poèmes

Sur le trajet de la rando…

Si certains  les aiment

Ils pourront sur mon radeau

Les trouver tous et encore plus

Ceux d’avant-hier ceux d’aujourd’hui

Les convictions mordicus

Les larmes des jours de pluie…

Poèmes d’amour et de gloire

Poèmes de combat violent

Des vraies histoires à ne pas croire

Des contes pour les enfants

Portrait?

29 avril 2017

Il paraît doux et mesuré

Pelage velouté

Marqueté, (longue queue?)

Une humble contenance

Une belle prestance

Le langage onctueux…

Mais parfois le voilà

Qui se lâche qui exulte

On ne le reconnaît pas

Il se fâche il éructe

Inquiétant quelque peu

Il feule crache le feu

Il rappelle un sinistre

A courte moustache noire

Dont les idées trop bistres

 

Ont répandu le désespoir….

Une fable de LA FONTAINE (qui rumine en moi….pourquoi?)

29 avril 2017

LE COCHET , LE CHAT ET LE SOURICEAU

Un souriceau tout jeune, et qui n’avait rien vu,
Fut presque pris au dépourvu.
Voici comme il conta l’aventure à sa mère.
J’avais franchi les monts qui bornent cet État
Et trottais comme un jeune Rat
Qui cherche à se donner carrière,
Lorsque deux animaux m’ont arrêté les yeux ;
L’un doux, bénin et gracieux,
Et l’autre turbulent et plein d’inquiétude.
Il a la voix perçante et rude ;
Sur la tête un morceau de chair,
Une sorte de bras dont il s’élève en l’air,
Comme pour prendre sa volée ;
La queue en panache étalée.
Or c’était un Cochet dont notre Souriceau
Fit à sa Mère le tableau,
Comme d’un animal venu de l’Amérique.
Il se battait,dit-il, les flancs avec ses bras,
Faisant tel bruit et tel fracas,
Que moi, qui grâce aux Dieux de courage me pique,
En ai pris la fuite de peur,
Le maudissant de très bon coeur.
Sans lui j’aurais fait connaissance
Avec cet Animal qui m’a semblé si doux.
Il est velouté comme nous,
Marqueté, longue queue, une humble contenance,
Un modeste regard, et pourtant l’oeil luisant :
Je le crois fort sympathisant
Avec Messieurs les rats ; car il a des oreilles
En figure aux nôtres pareilles.
Je l’allais aborder, quand d’un son plein d’éclat
L’autre m’a fait prendre la fuite.
Mon fils, dit la souris, ce doucet  est un Chat,
Qui sous son minois hypocrite,
Contre toute ta parenté
D’un malin vouloir est porté.
L’autre animal tout au contraire,
Bien éloigné de nous malfaire,
Servira quelque jour peut-être à nos repas.
Quant au chat, c’est sur nous qu’il fonde sa cuisine.
Garde-toi, tant que tu vivras,
De juger des gens sur la mine.

Ca commence comme ça…

28 avril 2017

Ils ne sont pas loin du pouvoir,

Et déjà leur dictature

Commence à se faire voir:

Les journaux font auto-censure.

Demain, sans bruit, disparaitront

Les rapports de leurs outrances.

Des innocents, ils accuseront

De leurs pires manigances.

Les opposants, comme par hasard,

Auront de drôles d’accidents,

Des ennuis vraiment bizarres

Avec leurs sbires débordants,

Le déchainement des milices.

Les délateurs auront beau temps

Et les bavures de police

Seront louées au firmament.

A toi qui es au trente sixième…

27 avril 2017

Si tu n’as pas ce que tu désires,

Alors aime ce tu as:

Ce pourrait toujours être pire

Apprécie la vie qui est là!

Regarde toujours le positif

Au moment où tu es en bas,

Tu as la vie à ton actif

L’espoir doit toujours être là!

Ce qui, aujourd’hui, te désespère,

Demain sera doux souvenir

C’est quand le grain est sur la terre

Qu’il est promesse d’avenir!

Nostalgie inutile…

26 avril 2017

Il ne sert à rien

D’être mélancolique,

Le spleen ça va bien,

Pourquoi pas la colique?

A regarder derrière

Pour chercher le soleil,

Panique!

Dans la nuit le sommeil

En rêves énigmatiques

Prépare d’autres voies

D’autres épopées épiques

Certes, on n’en voit

Que la brume hermétique

Espoir!

Chaque génération

A eu ses heures de gloire

Ses moments de passion

Et fait son dur devoir

Ceux qui demain suivront

N’ont pas la mer à boire

Bien noire…

Juste à s’enthousiasmer

Sur de nouveaux chemins

Juste à s’aventurer

Chantants et pleins d’entrain.

Confiance en la police?…?

25 avril 2017

C’était un pauvre gosse,

Légèrement simplet

Qui roulait sa bosse:

Des timbres, il en cherchait.

Parmi les détritus

Négligemment jetés,

Comme un pauvre nimbus

Il pensait en trouver.

Deux enfants massacrés,

Sous des pierres féroces,

Lui furent reprochés:

C’est sûr un crime atroce…

« Avoue que c’est bien toi,

Lui dirent les poulets,

Tu rentreras chez toi »

Et lui, pauvre benêt,

Confiant dans la police,

Finit par avouer:

Il était au supplice.

Il dit que c’était lui,

Pour leur faire plaisir,

Il dit que c’était lui,

Car il voulait partir.

Avec acharnement,

Quitte à troubler les faits,

On s’attacha vraiment,

A rendre l’histoire vraie.

Il eut beau hurler

Qu’il était innocent,

Il eut beau affirmer

N’avoir pas tué les enfants…

Au besoin on tordit

Les reconstitutions

La police croit-on

Protège…On le dit…

 

Il fut donc à quinze ans

Condamné à perpète

Il apprit à quinze ans:

Croire la police, c’est bête.

 

 

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