Comment attendrir…

2 avril 2011

Comment attendrir la vieille carne usée

Dans un plat bien choisi

Poser le vieux débris

Tout autour sussurer

Qu’il n’est pas si passé

Qu’il a des qualités

(Dieu seul est avisé)

Que d’ailleurs il n’est pas

Aussi vieux qu’on ne croit

Qu’il ne faut toujours pas

Se fier à ce qu’on voit

Qu’il peut encore servir

Ne fut-ce qu’une fois

Que derrière l’aspect dur

Se cache un esprit sûr

« Faites semblant de croire

Et bientôt vous croirez »

Que dans la rôtissoire

Il peut place trouver

Agissez

Vous verrez fondre avec volupté

Le vieux cœur ébloui

Qui vous dira merci !

France

2 avril 2011

Dans les cendres de ceux

Qui sont passés

Dans le sourire heureux

De ceux qui sont restés

Je te salue ô France !

Dans le geste de la semeuse

Qui toujours recommence

Dans la maman heureuse,

Les enfants turbulents

Qui se grisent du vent

Je te salue ô France !

Dans les verts pâturages

Que  mars ensemence

Et dans le doux breuvage

Que la grappe abandonne

Quand arrive l’automne

Je te salue, ô France !

En tes révolutions

Et tes temps de latence

Et dans l’émotion

De tes soldats

Au soir d’un combat

Pour ta forme

Dans les morts qui s’endorment

Bercés par des romances

Je te salue,ôFrance !

Et si un jour tu cesses

Pour briser la tristesse

De quelques gros banquier

De donner à manger

Aux canons « ennemis »

O France ma patrie

Je t’aimerai !

Les voyages

2 avril 2011

 

Je n’aime plus les voyages, 

Je n’aime plus quitter ma maison , changer de lit, me soumettre à des horaires différents….Autrefois, avec mon épouse et encore avec nos deux premiers fils, nous accrochions la caravane à  l’AMI6 et nous sillonnions
la France, l’Italie,
la Suisse… à l’aventure ! Les gens qui nous voyaient passer pensaient sans doute que nous étions un peu fous… Nous nous arrêtions dans un champ au bord de la route… près d’un cimetière, voire au centre d’un terrain de manœuvre militaire au risque de se faire éjecter … 

Et puis, le temps a coulé, pour une famille plus nombreuse, il fallut, une voiture plus grosse… mais bien que plus grosse, elle ne tractait pas aussi bien… De plus, le camping sauvage était devenu moins populaire, les propriétaires de champs se faisaient plus tirer l’oreille pour permettre un arrêt… les entasseurs dans des camps organisés remuaient leurs lobbys pour être les seuls à encaisser la modique somme  de loyer, la loi changea, des exigences de CONFORT éradiquèrent les petits refuges de campeurs dans les fermes. La dernière fois que je me suis arrêté dans un camping, arrivé à minuit, j’ai réattelé à 4 heures du matin :j’étouffais entre les trois fils tendus pour déterminer la place comme la clôture électrique des vaches de mon père. 

Dernièrement, je me suis laissé convaincre de suivre mon épouse en Turquie avec incursion en Israël. J’en ai eu souci des semaines à l’avance, je craignais entre autres, puisqu’il s’agissait des racines de la chrétienté, de me retrouver au milieu de punaises de sacristie… 

Je vais dire ici qu’il n’en fut rien et que ce voyage fut un moment très agréable pour moi. Si certains d’entre eux me lisent, qu’ils trouvent ici l’expression de mes remerciements. Le groupe fut agréable, gai, attentionné aux difficultés des uns ou des autres, solidaire… ce qui était une hantise fut une joie. 

Il faut dire que je ne m’émerveille pas devant les monuments, ni devant les sites si beaux soient-ils… La seule chose qui me reste de mes voyages, c’est le souvenir des émotions ressenties. 

ETRE PARENT

1 avril 2011

C’est vrai, être parent, humilité suprême

C’est aimer son enfant non pour soi, pour lui-même

En secret c’est trembler à chaque expérience

Etre prêt à panser les plaies de la souffrance

Admettre que ta loi aussi juste soit-elle

Ne concerne que toi parce qu’individuelle

Laisser sans les brider ses ailes s’écarter

Et sa bouche entonner le chant de liberté

La gorge entrenouée du grand saut imminent

Sourire, encourager l’envol au firmament

HISTOIRE BRETONNE

1 avril 2011

Savez- vous qu’ en BRETAGNE, pendant la messe de minuit, le dernier mort de l’année fait l’appel des morts pour l’année suivante ? Vous ne le croyez pas ? YANN non plus ne voulait pas le croire….
En ce soir de 24 décembre, YANN, comme tous les soirs traînait à la taverne. Il avait déjà bien sa charge…Il aurait pourtant encore bien bu une bolée de « chouchen »…mais le patron lui avait dit fermement : « Ce soir, je ferme tout de suite, je veux aller à la messe de minuit… Il avait essayé de discuter, mais, tout doucement, on l’avait poussé vers la porte et il s’était trouvé dehors.Il était donc parti en titubant, en grommelant…
En arrivant devant la porte du cimetière, il entend la première sonnerie de la messe…Et… Il entend une VOIX dans le cimetière !
YANN n’avait jamais cru à cette légende qui voudrait que le dernier mort se mette à parler…Il disait que c’était des histoires de bonnes femmes…Mais là ! Bien obligé de constater qu’il se passe quelque chose !…On dirait la voix de l’ADELE qu’on a enterrée hier ! Il s’approche de la tombe…ne comprend rien tout d’abord…puis, très distinctement :
AMELIE ….LA VIEILLE AMELIE !…IL VOULAIT LUI ACHETER SA MAISON EN VIAGER !
Tout son esprit se met à fonctionner. Sachant ce qu’il sait, il n’y a pas d’hésitation à avoir !… Oui, mais elle est méfiante la vieille AMELIE, comment faire ?….Je vais lui dire que si elle vend avant le 31, elle ne paiera pas d’impôts l’année prochaine…
Et toute la nuit, YANN tourne en rond à réfléchir…A sept heures, et bien que ce soit jour de fête, il se présente chez l’AMELIE.
« Alors, AMELIE, tu me la vends, cette maison ? Tu sais que si tu vends avant le 31, tu ne paieras pas d’impôts l’an prochain »
La vieille toussait à cracher ses poumons…
« Qui t’a dit que j’étais malade ? Ah ! Tu voulais profiter de la situation ! ! Alors ce n’est plus le même prix : je vais peut-être bientôt mourir, je veux une rente double.
–Allons AMELIE ! Nous étions presque d’accord !
–NON !NON ! Tu as voulu jouer au plus fin tant pis pour toi ! »
YANN réfléchit : même doublée, la rente, il ne la paiera pas longtemps…
On convoque le notaire pour le 30….On signe….

Et la vieille va chercher une bouteille de champagne :
« Quand même ! pour une si bonne rente, ça valait bien le coup d’aller prendre un coup de froid au cimetière ! ! ! 

Dauphinois…

1 avril 2011

Certains prétendent que les Dauphinois évitent beaucoup les dépenses…

Puisque nous sommes Dauphinois, nous ne faisons pas exception… pourtant, pour l’occasion qui se présente chaque année, nous n’avons presque rien fait afin de la provoquer.

Il y a 4 jours, un petit-fils est entré dans ses dix ans

Dans 3 jours un sien cousin entrera dans ses onze ans

Leurs grands-parents dans 4 jours ouvriront quarante-quatre ans

La grand-mère ce matin a fêté … ans

Mais hier, le grand-père, pleurait sur ses soixante-huit ans

C’est donc demain que la famille va souffler près deux cents bougies!!!

Qui peut prétendre faire mieux dans l’économie des dépenses?

A propos de VICTOR HUGO

31 mars 2011

Réponse à une personne qui considérait qu’il avait tort de dire »ouvrez des écoles pour fermer des prisons » puisqu’aujourd’hui des gamins caillassent la police….

Il pourrait vous répondre 

Du haut du firmament 

Qu’il a voulu se fondre 

Dans l’idée du moment. 

S’il revenait ce jour 

Qui sait ce qu’il dirait ? 

Prêcherait-il l’amour 

Ou le complot secret ? 

Au rap prêterait-il 

Plume furibonde 

Pour briser sur le fil 

Isolement immonde ? 

  

Car pour la transgression, 

Le propre de l’humain, 

En son évolution 

Elle prit maint chemin 

A très lointain encor 

Elle donna d’abord 

Visage de l’homme 

A l’être tout-puissant 

Qui créa la pomme. 

Il y a six cents ans, 

Un iota de l’éros 

Qui fleurit sur vos pages 

….(Encore plus lesbos !) 

Vaudrait à votre image 

Les flammes du bûcher 

Ou encore le fer. 

Aux  rochers attachée 

Vous subiriez l’amer 

Supplice réservé 

Aux suppôts de l’enfer… 

Et soixante ans derrière 

Beaucoup de vos écrits 

Seraient par la censure 

Cloués aux piloris ! 

Des écoles en feu, 

C’est vrai, il y en eut 

Mais depuis, dans ces lieux, 

Les leçons ont fait mieux, 

Puisqu’au dernier refrain* 

Calme ! Vaulx en Velin 

Et calme Vénissieux ! 

Goliath contre David 

Tel est le cas souvent 

Képi n’est pas le Cid 

Parce que pour les enfants 

Refus de l’injustice 

C’est le cri du moment 

Et cela sans malice ! 

Contrôles sept fois moins 

Pour le visage pâle 

Que pour celui, chafouin 

Dont la peau porte hâle 

Dans le harcèlement 

Nul ne sait quelquefois 

Qui provoque souvent 

Qui caillasse parfois ! 

 

Le cheval du roi Henri

31 mars 2011

Le roi HENRI , un jour, fit un très mauvais rêve. A force de monter son beau cheval blanc, il faisait un échange avec son coursier.Il tournait, retournait sur la paille avec fièvre. Une FIEVRE DE CHEVAL, voilà ce qu’il avait. Quelle insulte pour lui ! Il eût bien préféré, fidèle à son image, une maladie d’étalon !
Mais non ! selon l’apothicaire, seul un REMEDE DE CHEVAL pouvait venir à bout de cet horrible mal.
HENRI, le bon roi, si gai à l’habitude, était tout triste, languissant…Ah ! comme à bride abattue, il aurait aimé foncer droit devant à son gré (droit sur GUISE !)
Il se sentait malheureux, d’aucuns diraient qu’il ETAIT MAL A CHEVAL ! ! !
HENRI,LE BON HENRI, en ce soir d’angoisse se demandait sans cesse s’il avait eu raison , si PARIS vaut une messe….S’il n’avait point ECHANGE UN CHEVAL BORGNE CONTRE UN CHEVAL AVEUGLE.
Certes,les ligues lui livraient bataille et le roi d’Espagne le menaçait beaucoup, mais notre Béarnais,BON CHEVAL DE TROMPETTE ne s’embarrassait pas de leur charivari.
Il y avait son ami,son grand ami SULLY que la tâche jamais ne rebutait : bon CHEVAL DE TRAVAIL, franc du collier et aussi franc que l’or.Cet ami avait dit alors qu’il hésitait : « Un royaume,mon roi, ne se trouve pas DANS LE PAS D’UN CHEVAL. Il serait hasardeux de crier « MON ROYAUME POUR UN CHEVAL ! » mieux vaudrait murmurer « une messe ? Pourquoi pas ! »
Alors, malgré
la LIGUE et ses ducs cabrés, il avait renié sa foi de protestant. Cela était , on le lui avait dit, indispensable pour calmer les féroces catholiques…A CHEVAL en tous points sur toutes les pratiques et qui, pour monnayer les indulgences étaient sans indulgence.

PARIS n’était, après autant de guerres, plus du tout le royaume qu’il était naguère, mais,A CHEVAL DONNE ON NE REGARDE PAS
LA BOUCHE !
Et le bon roi HENRI savait se contenter des trésors qui permettaient quand même d’emmener pour jouer sur les CHEVAUX DE BOIS la gamine D’ESTREES, AUSSI CHERE au monarque, disaient les médisants, QU’UN CHEVAL A L’ECURIE.
Le félon CONCINI, vieux CHEVAL DE RETOUR,avait bien parfois osé le critiquer, mais d’une LETTRE A CHEVAL, il avait écarté les remarques déplacées…Il était le monarque et, vous vous en doutez, le désapprouver, c’était ENFOURCHER UN MAUVAIS CHEVAL !
Pourtant quand il sortit au matin assis dans son carrosse, caché au peuple comme dans le CHEVAL DE TROIE, il ne vit pas venir l’horrible RAVAILLAC qui d’une lame experte lui transperça le cœur. Le roi, en s’allongeant comme un CHEVAL DE FRISE, aurait-il, croyez-vous souhaité en mourant que son assassin soit TIRE A QUATRE CHEVAUX. ? ? ?
Quand son âme à cheval sur le coursier PEGASE traversa
la CONSTELLATION DU PETIT CHEVAL, on vit un blanc panache sur un blanc palefroi….et c’est alors je crois que l’on parla pour la première fois de
CHEVAUX VAPEUR ! ! ! ! ! ! ! 

malade

30 mars 2011

Elle pétillait comme un asti 

Toujours joyeuse et souriante 

Mais voilà que cet après midi 

Elle était pâle et bien dolente 

J’aurais aimé tout doucement 

Pour elle ouvrir les écoutilles 

La bercer en chantonnant 

Une  romance 

Comme si elle était ma fille 

Afin de calmer sa souffrance 

Boron, Apis et Têtue

29 mars 2011

  

Personne ne comprenait, en voyant Boron s’affairer : il prenait de la paille dans sa bouche et venait la poser dans une crèche vide.Le travail n’avançait pas assez vite à son gré.« Viens m’aider ! cria-t-il à la mule TETUE_T’aider ? Quelle idée saugrenue ! la paille n’est point faite pour entasser dans une crèche, mais pour étaler sous les pieds. »Et Tétue vint éparpiller au sol la provision de Boron.Sans se décourager, Boron recommença le lendemain. L’espiègle Tétue invita ses copines à venir jouer à « fétu qui vole » (vous savez, ce jeu qui consiste à faire voler le plus longtemps un fétu de paille en soufflant dessus).De son œil morne, le bœuf désapprouvait ces jeux pas très sérieux.Boron constata que tout était de nouveau éparpillé. Tenace dans ses décisions, courageux dans l’action, il reprit son travail .Et de jour en jour, il formait un matelas, que Tétue chaque fois finissait par détruire.Un jour, c’était pour se déguiser, une autre fois, pour jouer au jonchet(vous savez ce jeu qu’on appelle maintenant « mikado »)Le dernier jour enfin voyant que le manège avait bien trop duré, Apis le bœuf intervint.Il aida l’âne dans son œuvre .A la mule Tétue, il déclara : tu ne mérites pas d’avoir un jour un enfant, tu abîmes la couche des nouveaux-nés.Il se plaça menaçant devant la crèche, attendant patiemment la venue d’un bébé.  

Ainsi, depuis plus de 2000 ans, le boeuf et l’âne sont honorés…Quant à… la mule étourdie, incapable de préparer un berceau , elle n’a plus jamais eu de bébé 

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