Fleur de haine

17 mars 2011

  

Au soleil de l’été 

Une fleur a grandi 

Elle avait la jalousie 

L’oisiveté  

Pour graines 

La fleur de haine 

Ses senteurs venimeuses 

Se sont exhalées 

Ses feuilles hideuses 

Se sont étalées 

En éclats de couteaux vengeurs 

Abreuvée de café- calomnie 

Le repos mensonger pour tuteur 

Elle a pu prospérer 

Et s’est épanouie. 

Mais vous qui me lisez, m’écoutez, 

Parlez-moi donc d’ AMOUR 

D’amour … ET DE LIBERTE !

Toujours! 

Préférences

17 mars 2011

  

Au bœuf, je préfère le taureau 

Je préfère le bélier à l’agneau 

La force virile 

A la force tranquille 

A la gauche débonnaire, 

La révolutionnaire. 

Créateurs de ghettos

17 mars 2011

Sous couvert de confort, il est une mode qui, à terme, créera des ghettos. 

On appelle cela « sénioriales » : des ensembles où se trouveront regroupés les vieux valides avec, sur place, TOUT ce dont ils peuvent rêver… D’où plus aucune raison de sortir de la résidence… de rencontrer d’autres que des vieux. 

Ainsi, une population craintive par essence, n’ayant plus l’occasion de rencontrer les autres humains qu’exceptionnellement deviendra de plus en plus repliée sur elle-même… Et la proie éventuellement facile à trouver pour un dictateur fou décidant que les vieux sont des bouches inutiles dont les retraites ou les soins sont trop onéreux… 

Les institutrices

16 mars 2011

LES INSTITUTRICES intrigantes ou innocentes proies ? 

Quand j’étais à l’Ecole Normale, on recommandait aux normaliennes de se méfier dans leurs premiers postes : 

Bien souvent ce premier poste se trouvait dans un village de montagne retiré dont les habitants pauvres pouvaient considérer que la profession de « mari de l’institutrice » était une bonne situation. 

On les mettait en garde contre le risque de transformer leur solitude morale et physique (parfois les villages étaient coupés du monde plusieurs semaines ) en une mésalliance à vie_ car, dans la morale professionnelle qui nous était enseignée, il était recommandé de garder ses distances par rapport au peuple et de veiller à ne fréquenter QUE les intellectuels, et… une institutrice « fille-mère » était aussitôt liquidée…le divorce était fortement désapprouvé. 

Ce catéchisme laïc, comme tous les catéchismes me sortait par les yeux : une belle hypocrisie ! Comment osait-on demander aux enfants du peuple que nous étions de  RENIER LEURS ORIGINES ? 

J’avais dans l’oreille un autre son de cloche, celui de la populace : 

L’institutrice, c’est d’abord une étrangère au pays, qui vient pour en bouleverser les habitudes. Certaines pour se faire accepter ne reculent devant rien ! Quel garçon du pays pourrait le mieux m’aider à être acceptée ? Le fils du maire, par exemple…Il est beau, gentil, présente bien… Fiancé ? la belle affaire ! Fiancé ne veut pas dire marié !!on verra bien laquelle l’emportera de celle qui arrive avec
la CULTURE ou de la bouseuse qui lui était destinée… On s’arrange pour le compromettre … ET PUIS ON LE FAIT CHANTER c’est cela qui peut se passer, on a connu ça : elles vous mettent le revolver sur la tempe…D’ailleurs, on se demande bien quelles relations elles ont avec leur inspecteur… Un monsieur qui s’invite chez elles à dîner !!! ah ! elles peuvent être bien notées !!! 

Qui croire ? 

Je ne sais toujours pas ! Mais j’ai payé très cher le fait de ne pas renoncer à mon attachement à la vache de Villard de Lans que les puissants du moment vouaient à l’éradication….et ma proximité avec les paysans. 

Quand plantavou lâ salade (quand je plantais les salades)

16 mars 2011

Quand plantavou lâ salade   

Quoqua fé ne prenian pa                 quelque fois, elles ne prenais pas

Lou garçons n’en font de méme       les garçons en font autant

Fan l’amou se mariont pas               font l’amour ne se marient pas

 

On racontait aux veillées les histoires de ces jeunes qui avaient affiché des bans pour le même jour avec deux filles différentes pour pousser le futur beau-père à gonfler la dot…

La plus riche gagnait le marché…    L’amour là dedans…..!!!!

Tôcha mè la man copare Piâre

16 mars 2011

Tôcha mè la man copare Piâre      serre moi la main compère Pierre

Tôcha mè la man copare Jean

Ta mère é din la vigne que se pigne      est dans la vigne qui se coiffe(?)

Ton père é din lou prâ que tua de rats     les prés qui tue des rats

 

chansonnette pour amuser les bébés

Notre gaillarde

16 mars 2011

Notra Gaillarde beurla son posson (bis) (notre vache appelle[demande?] son veau

Beurla son posson notra Gaillarde

Beurla son posson qu’é lav au fond          … qui est là bas au fond [de l'étable? du pré?]

 

Les vaches faisaient presque partie de la famille et c’est toujours le coeur gros qu’on vendait au maquignon celle qui était trop vieille pour travailler ou qui restait stérile…

Lou Vachorins

16 mars 2011

Les « Vachorins » étaient les habitants de Valchevrière, village rasé par les Allemands.

Le texte en français est de moi!

 

REFRAIN
Tous lou VACHORINS ma mère
Tous lou VACHORINS van bien

Van comma le vin* ma mère                        * le vent

Van comma le vin lou VACHORINS


On chante dans les chaumières
On se grise dans la cave aux vins

On danse on rit on espère
On n’a pas besoin de musiciens

Ont battu le grain sur l’aire
Ont pétri le pain lou VACHORINS

Ils ont vu les militaires
Ils ont cru que c’était des gens bien

Ont rencontré
la BAVIERE
Et ont appris qui sont les PRUSSIENS

Le feu a laissé les pierres
A brûlé le toit des VACHORINS

Ils ont trainé leur misère
Sont partis bien loin lou VACHORINS

Le bois envahit les terres
Paraît que les touristes viennent bien

Chaque année on fait prière
Pour le souvenir des VACHORINS

Car en EUROPE on est frères
Sont européens lou VACHORINS
MAIS OUI ! ! ! 

Le souvenir de ce ravage peuplait nos veillées…

Filles de Lans

16 mars 2011

« Filla de vé Lan
Pe le vôdes*, pe le vôdes
Filla de vé Lan
Pe le vôdes les éran**
Les eran dansâ
Pe le vôdes, pe le vôdes
Les éran dansâ
Pe le vôdes de vé Lan »

*vogues =fêtes votives
**nous irons

Mais où sont les vogues d’antan?
Bien que je regrette que le choix de la date ait été l’anniversaire de …La ST BARTHELEMY….

Ben oui! cette religion qui prône l’amour des autres, choisit sans complexes pour les fêtes votives la commémoration des massacres qu’elle a perpétrés (ou qui ont été perpétrés en son nom)

Le rigaudon

16 mars 2011

« Le printemps qui charme la bergère 

Le printemps ne dure pas longtemps 

 

Tire à rire à rire, il vaut mieux en rire 

Frères venez donc                              ) bis 

Danser le rigaudon                            

 

Fraîches fleurs seront bientôt fanées 

Fraîches fleurs vont perdre leurs couleurs 

 

Nous passons rapides comme un rêve 

Nous passons ainsi que nos chansons 

 

Cette chanson, c’est madame Martin, institutrice à l’école des Hérauts qui nous l’a apprise. Elle s’attachait à joindre les chansons à l’étude géographique… Rigaudon pour l’Isère, Ma Normandie, montagnes Pyrénées… Grâce à elle, j’ai découvert qu’il existait des chansons profanes. Qu’elle en soit remerciée ! 

Oh ! bien sûr ! il arrivait à un ou l’autre des hommes de la maison de chanter à la grande désapprobation des femmes « 
la Madelon » voire, et cela m’a toujours posé question , par mon grand-père que j’ai toujours cru « politiquement de droite », le premier couplet de l’internationale …(ce n’est que longtemps après sa mort que j’ai imaginé, sachant qu’il était en Serbie pendant la guerre de 14 , qu’il avait peut-être côtoyé les soldats russes … Encore que… Il se vantait d’avoir planté le tilleul de la ferme un dimanche de 1936 pendant que les femmes étaient à la messe… 

Il y avait aussi ces chansons en patois qui ressortaient de temps en temps pour faire sauter les petits sur les genoux, mais elles ne rentraient pas pour moi dans un répertoire important. La radio, elle, n’était ouverte que pour les informations et pour suivre les démêlés de « la famille Duraton » 

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