l’horloge

4 mai 2011

Maîtresse horloge

Bien droite dans sa loge

Avait accoutumé

De tenir éveillés

Les dormeurs trop légers

Lors, l’un de ceux-ci

Dans moment de dépit

Voulut faire arrêter

La cloche intempestive

En une action furtive,

Y glissa deux papiers

Comme dans coffre-fort

D’un coup de balancier,

L’horloge se vengea

La teneur en changea

D’un coup de mauvais sort

Vous qui me lisez

Si vous utilisez

Leur coffre comme loge

Méfiez-vous des horloges !

Un tic à gauche

C’est dans la poche

Un tac à droite

Rien dans la boite !

Chats? chats?

3 mai 2011

 

 

De quels chats parlez-vous ?

Des chats de la toile ?

Du réseau ?

Des chats-pots à fourrure tout doux ?

Des chats-peaux ?

Des chats-grains qui les yeux voilent ?

Des chats-sœurs couverts de sang ?

Des chats-leurres toujours ouverts ?

Des chats-mannes mystérieux ?

Des chats-cals envieux ?

Des chats-chats-chats- endiablés ?

Des chats-lits ciselés ?

Des chats-laids de Savoie ?

Des chats- pelles en bois ?

Des chats-loupes titubants ?

Des chats-hue ! éclatants ?

Des chats-langes enveloppants ?

Des chats-loirs indifférents ?

Des chats-touilles remuants ?

Des chats-mois alpinistes ?

Des chats-foins hypocrites ?

Des chats-ours fondants ?

Des chats-pîtres passionnants ?

Des chats-ponts stériles ?

Des chats-ronds habiles ?

Des chats-rentes maritimes ?

Des chats-taux sublimes ?

Des chats-teignes grillées ?

Des chats-teints foncés ?

Des chats-mots endormis ?

Ou des chats qui la nuit sont gris ?

DES DOUX CHATS DE MON AMIE!

copine du temps du forum amitié de club internet

3 mai 2011

….. Avant que Bouygues vienne tout gâcher

 

C’était une fille hyper chipie

Qui taquinait tous ses amis

Les gros les grands et les petits

Au parc au centre et sur l’ordi

Elle avait un gentil mari

Qui travaillait toutes les nuits

Et pendant qu’il portait colis

Elle tchachait, maniait souris

D’une bouleversante énergie

Elle était là jusqu’à minuit

Moitié figée sur son ordi

Et promettant à tous bibis

Mais dans son cœur restait tapie

UNE TENDRESSE INFINIE

 

surprise!

3 mai 2011

Jolie surprise pour moi ce soir : 

Une petite touffe de poils noirs 

Voilà qui attire mon œil indiscret 

Approchons pour voir ce que c’est … 

Cela paraît être vivant 

Cela remue doucement… 

Imperceptiblement 

Ma main se tend… 

Sensation chaude sur la peau 

Relief varié en monts et vaux 

??????? 

 Ma lapine noire, vierge à mon avis 

A ma grande surprise a fait un nid 

poésie hautement mécanique…

2 mai 2011

Un tout petit trou dans un tronc :

Voilà un arbre de transmission !

tilleul

2 mai 2011

Ton ombre bienveillante

Invite à méditer.

Les jours de détente,

Les soirs de l’été,

En fleurs, ton arôme,

Un doux somme

Légèrement évente.

erable

2 mai 2011

 

Enlumineur des bois

Repaires d’orignaux

A

Boire ton sirop

Le QUEBEC se fait joie

Et tu chantes en sabots lorsque revient le froid

Tournage perturbé (suite)

1 mai 2011

 

 

Grandnez, journaliste a reçu mystérieusement une cassette concernant un attentat 

A la lecture de la cassette, Grandnez reconnut les lieux de l’attentat. Il vit…. 

En quelques heures, la bande fut agrandie dans les locaux du journal. La scène était très claire : on voyait très nettement l’auteur de l’attentat glisser la bombe sous la voiture, et, pendant un éclair de seconde on pouvait le reconnaître. 

On se frotta les mains dans la passion du scoop. 

Quand tout fut bouclé et qu’il était trop tard pour les concurrents, Grandnez ne put résister à la tentation de téléphoner à son rival, Fouilletout du « démon » pour se vanter d’avoir trouvé la photo du coupable du lâche attentat contre une école . 

Cette nuit-là, un nouvel attentat incendia totalement les locaux de « béli » plusieurs journalistes périrent. Grandnez fut de ceux-là. 

Les recherches policières furent aussi vaines que d’habitude. L’énervement régnait dans le pays, la gendarmerie était sur les dents. Des soulèvements se produisirent ici et là dans les banlieues. La répression fut TERRIBLE. Cela n’empêcha pas de nouvelles manifestations. 

C’est un matin d’avril que les Français se réveillèrent au son de « 
LA MARSEILLAISE » .Sur tous les écrans de télévision, on vit apparaître le visage d’un ancien ministre de l’intérieur. Le président avait été victime d’un coup d’état.
La France était désormais sous la botte de cet ancien démagogue de la sécurité qui avait su exploiter à son profit la situation….
 

Ce même jour, dans une « république bananière », un journal « à scandales » publiait une photo sur laquelle on reconnaissait nettement un garçon en train de glisser un paquet sous une voiture …. Cette photo, personne ne la rapprocha en France de celle du fils du nouveau dictateur…Personne n’oserait penser au pays de Voltaire qu’une bombe bien posée peut favoriser l’instauration d’une dictature ! 

  

Ce n’est que 20 ans plus tard qu’on revit Matrix : il avait choisi d’aller exercer son métier dans une république bananière : là il savait au moins à quoi s’attendre ! 

  

Ce texte bien entendu n’est que pure fiction….   

partir?

1 mai 2011

 

Tu veux partir.Tu fuis

Ce que je suis

Tu fuis ce que tu crains

Qu’importe le chemin

Tout au bout

Même sans dire nous

Celle que tu fuis

T’aura toujours suivi.

Dans mon souffle court

Mes forces déclinantes

Celle qui se fait jour

Ogresse

Sadique amante

Vieillesse

Sera là ,peu  à peu triomphante

Tournage perturbé (suite)

30 avril 2011

Matrix est instituteur d’une classe coopérative dont les élèves voulaient tourner un film…tournage interrompu par un attentat.Il essaie de voir si ce qui a été filmé au camescope pourrait être exploité.. 

Huit fois, il revint en arrière sur un passage de quelques secondes. Dix fois il provoqua un arrêt sur image… et son visage devint livide. 

 

 

 

 

 

 

En proie à une vive agitation, il décrocha le téléphone….et raccrocha sans former de numéro. 

Lui qui ne buvait jamais seul, se versa une rasade de whisky qu’il avala d’un trait Il se mit à tourner en rond dans sa garçonnière pendant au moins un demi-siècle-TOUT CE QUI AVAIT CONSTITUE SES CERTITUDES S’ECROULAIT 

d’un seul coup…. 

Puis il sentit la peur le gagner, une de ces terreurs qui vous font flageoler les jambes et vous bloquent la parole. Il repensa à sa journée : voyons…avait-il rencontré quelqu’un en allant chercher son camescope ? A force de réfléchir, tout se brouillait dans son cerveau. 

L’heure du couvre-feu ayant sonné, il éteignit la lumière et resta assis dans son fauteuil les yeux dans le vide…. 

La sonnerie stridente du téléphone le fit bondir. 

Il était 9 heures du matin, son directeur s’inquiétait de son absence. Comme un automate, il répondit qu’il ne se sentait pas très bien, mais qu’il essaierait de venir après-midi. 

A 16 heures, le téléphone sonna en vain chez lui. On vint aux nouvelles le  

lendemain…il n’était pas là ! Le soir, force était de constater que nul ne l’avait aperçu : il s’était comme volatilisé !….Pas la moindre trace d’effraction : l’occupant était donc parti de son plein gré… 

La disparition de Matrix parut aussitôt suspecte. Disparaître alors qu’on a été sur le lieu d’un attentat ! Toutes les polices reçurent son signalement. On trouva une photo de sa classe d’où on retira son portrait. Il était devenu l’homme le plus recherché de France…. 

Grandnez était journaliste d’investigation à « Béli ». Il avait éventé un nombre important de scandales. Il reçut ce jour-là un appel curieux : on lui suggèrait d’appeler d’urgence un numéro inconnu…Il tomba sur un répondeur qui répétait : « rien n’est ce qu’on veut nous faire croire… si tu veux comprendre, pose-toi les bonnes questions »… Comprendre…QUOI ?… 

Grandnez était intrigué. Le numéro était celui d’une personne qu’il ne connaissait pas. Le soir même, il refit le numéro, le message avait changé : « les brigades rouges ont bon dos ! cherchez et vous trouverez l’inimaginable » 

L’ATTENTAT ! cela concernait l’ATTENTAT ! Grandnez sentit qu’il tenait peut-être un scoop. Il se rendit sur les lieux , questionna, se trouva entouré de cinq personnages à mine patibulaire qui l’entraînèrent dans un local où il fut férocement roué de coups, fouillé, détroussé, et abandonné sans connaissance. 

Quand il reprit ses esprits, Grandnez se dit que l’inimaginable était à sa portée…qu’il était sur la bonne voie. Au journal, on se moqua un peu de lui : il ressemblait à Carole M. la championne de ski après sa chute spectaculaire aux J.O.. Grandnez étudia de près tous les rapports concernant l’attentat…Matrix, cet instituteur recherché, avait fait ses études à Grenoble. Pourquoi n’aurait-il pas gardé des contacts avec d’anciens camarades, ou… Grandnez vint renifler autour du lycée Champollion, de bistrot en café, il finit par découvrir que Matrix, fervent de cinéma, fréquentait régulièrement « le club » une salle du quartier…Par acquit de conscience, il vint poser une ou deux question à l’employée, murée dans sa loge de verre…la photo de Matrix lui fit un effet étrange : elle pâlit un peu, puis se ressaisissant lui demanda pourquoi il le cherchait, s’il était de la police…Grandnez arbora sa carte de presse . La fille lui tendit un billet d’entrée et lui demanda la somme comme des clients venaient d’entrer. Grandnez paya et se dirigea vers la salle 3 où on projetait le film porté sur le ticket… Grandnez se demanda tout le temps de la projection ce que cela voulait dire…Il attendit un moment que toute l’assistance soit sortie… l’employée vint lui glisser une adresse : la sienne ?rue du phalanstère Grandnez ne refusait jamais une petite aventure, il se rendit donc à l’adresse indiquée le soir tombé. Il fut reçu par une vieille dame à qui il se présenta. La dame lui tendit un paquet qui lui était destiné…Grandnez ne posa pas de question, il se hâta de retourner au journal pour ouvrir le paquet : une cassette. 

A la lecture de la cassette, Grandnez reconnut les lieux de l’attentat. Il vit…. 

En quelques heures, la bande fut agrandie dans les locaux du journal. La scène était très claire : on voyait très nettement l’auteur de l’attentat glisser la bombe sous la voiture, et, pendant un éclair de seconde on pouvait le reconnaître. 

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