Ne ferme pas tes écoutilles

19 avril 2011

Ne ferme pas tes écoutilles 

Veux pénétrer dans ton bateau 

Comme un foret, comme une vrille 

Comme un burin comme un marteau. 

Comme une très longue anguille 

Comme un petit requin marteau 

Je veux mordre tes chevilles 

Te dévorer comme un gâteau 

Te sucer comme une pastille 

Te faire vibrer  comme un roseau 

Non te laisser comme  guenille 

Epuisée par tous les assauts 

Mais te garder toute gentille 

Contre mon cœur resté très chaud 

récapitulation ….si possible

18 avril 2011

 

HISTOIRES/

19 mars Lou … garou

20 mars histoire de loups pour les petits

21 mars la maladie du père noel

30 mars Boron Apis et Tetue

31 mars Le cheval du roi Henri

1er avril histoire bretonne  Le nid de lemming

3 avril Le costume du père noël

6 avril La maladie du Charmant Som

7 avril panne

8 avril Les déesses de Jean

9 avril L’armoire

11 avril Volupté

12 avril Bérillon

 

 

REFLEXIONS  COUPS DE GUEULE

19 mars histoire à l’école

31 mars dauphinois

2 avril voyages Père noel

4 avril couveuse  A M. DE R. et à tous les ministres

5 avril touche pas à nos filles

7 avril où est passée
la REPUBLIQUE

10 AVRIL Natacha Polony

                   Souvenir

12 avril bien sûr pas chez nous

14 avril poésie

15 avril conjugaison

16 avril enquêtes ; écrire un livre ; musique ;nomade

17 avril règles de grammaire ;seul contre tous ; journal ;théâtre ; le jour des papas

18 avril bibliothèque ; matériel collectif ; inspecteurs

 

POEMES

19 mars bonheur volé

20 mars Femmes d’Algérie  désillusion

21 mars je ne demande pas   ta clarté

29 mars moment de bonheur ; la langue de France ; Dieu a mal fait le monde

              Déesses d’aéroport

30 mars malade

31 mars a propos de VICTOR HUGO

1er avril être parents ; comment attendrir la vieille carne usée

2 avril France, mon pays ; ambition

4 avril fabriquer des crétins

5 avril pauvre hère du bord de Loire ; sur le chemin

6 avril sel de joie ; routine

7 avril rue paradis ; le pommier

8 avril origine de la guerre de Troie

9 avril déesse de caisse ; pantoufles

10 avril le cœur n’est pas sage

11 avril séparation ; sagesse

12 avril la vierge de Bérillon ; rejet mortel

13 avril beau matin ; blé de liberté

14 avril point d’exclamation ; mon fauteuil

15 avril l’ardoise ; Aphrodite au jardin

17 avril dors déesse sacrée

17 avril ange ou lutin

RECAPITULATION 19 MARS/ 18 AVRIL

18 avril 2011
HITOIRES R2FLEXIONS COUPS DE G;             POEMES

RECAPITULATION 19 MARS/ 18 AVRIL

18 avril 2011
HISTOIRES REFLEXIONS COUPS DE G. POEMES

Réminiscences pédagogiques (15) ?

18 avril 2011

Les inspecteurs 

Ah ! ces charmants visiteurs ! qui en trois quarts d’heure  viennent tous les trois ou quatre ans juger du travail de l’instit. ET LE NOTER , conditionner sa progression. 

Ils sont de toutes catégories : 

                                              Le grand paternaliste ( ?) qui tenait absolument à visiter l’appartement octroyé à l’institutrice : c’est que les normes HLM doivent être appliquées fermement !… et qui partageait volontiers son dîner. 

                                                Le faux grand féroce craint de tous, vrai baron dans son baronnat capable de suivre une leçon de ski les planches aux pieds et d’exécuter  sans façon les exercices demandés. Celui dont les colères rouges font trembler l’établissement mais bien capable après un mois de revenir tout souriant  pour rétablir une relation cohérente. 

                                                    Le petit dictateur aux dadas multiples capable de se dissimuler derrière la haie pour vous surprendre à retarder l’heure de rentrer. Celui qui vous clouera au mur pour n’avoir pas sur le coin droit du bureau  placé le registre d’appel à remplir dans la seconde. Celui qui vous interdira de faire lire par alphabet parce que la mode et son option sont de suivre telle nouvelle méthode. Celui dont tous dans le village surveillent les apparitions (même les parents téléphonent :« le singe arrive tenez-vous prêts ! » ) 

                                                      Le fonctionnaire honnête qui n’a jamais tenu de classe, mais qui en ayant les diplômes a passé le concours afin d’avoir un job varié. Celui-là, très franchement cherche à comprendre les méthodes, vérifie que les objectifs sont respectés, et ne vous fait pas un caprice si vous n’avez pas devant lui fait comme dans une église une grande génuflexion. 

                                                      Le brillant pédagogue qui vous emmène derrière lui, qui sait mobiliser vos forces pour avancer sans crainte. Celui-là est agréable, mais c’est bien le plus dangereux : un jour où l’autre il s’en va laissant la place à un croûton qui viendra en quelques visites détruire tout sans rien bâtir. 

                                                       Le méprisant ancien professeur venu régler ses comptes n’ayant jamais reçu en collège de promotion de type standard il pense qu’il peut, en vous niant, obtenir ce qu’il imagine. Pour lui l’instit n’a pas à réfléchir : d’autres bien plus intelligents ont pensé tout, il n’a qu’à suivre pas à pas un manuel précis. 

                                                          L’ancien instit denrée très rare qui peut être selon cas soit le meilleur soit encore pire que tous les autres réunis. Celui qui a pour référence la classe qu’il eut il y a longtemps dont les enfants n’avaient pas encore été saturés de télé. 

                                                            Celle qui croit que son charme fera oublier ses mesquineries, qui minaude ou vous invite en tête à tête pour une vétille 

Il y en a bien d’autres encore faut-il le dire ? parmi eux, j’en ai apprécié bien peu ! 

Le meilleur cas que j’ai connu fut celui d’un accrochage : 

Je ne nage pas, c’est bien connu, on m’a un jour sorti de l’eau et ranimé …. 

Pour emmener une classe à la piscine, il faut remplir trois conditions : être capable de se sortir de l’eau, être volontaire, avoir lu les consignes de sécurité. J’arrive dans une classe qui a coutume de fréquenter la piscine. Je préviens que je n’irai pas. Le Directeur un peu piqué me dit « c’est bien ce qu’on va voir » il téléphone à l’inspectrice qui demande à me parler. « JE VOUS DONNE L’ORDRE DE CONDUIRE

LA CLASSE A
LA PISCINE » _Merci, madame, j’ai entendu, mais j’attends votre ordre écrit auquel par lettre recommandée je répondrai ceci : « Vous m’avez donné un ordre, je vais donc l’exécuter, mais je tiens à préciser :1) que je ne suis pas volontaire ;2) que je ne suis pas capable de me sortir de l’eau ;3) j’ai lu les consignes de sécurité… » ensuite, la margelle étant glissante, je suis sûr de tomber à l’eau… 

Bizarre comme cette bonne femme a retiré son ordre idiot !! 

Réminiscences pédagogiques (14)

18 avril 2011

Le matériel collectif 

Dans une école , il y a du matériel individuel pour les élèves, du matériel collectif propre à la classe et du matériel collectif à la disposition de tous… 

OUI MAIS VOILA ! Au moment où un instit en a besoin, il ne trouve dans la réserve qu’une place vide, parce que, simple négligence ou turpitude l’une ou l’autre de ses collègues l’a conservé dans sa classe après l’avoir utilisé. 

Pour remédier à ce problème, beaucoup utilisent un cahier… mais le stylo souvent en fuite interdit de noter l’emprunt. J’avais donc, pour chaque objet, crée une carte grâce à laquelle le preneur, plaçant sur son nom le curseur, indiquait où le chercher. 

Réminiscences pédagogiques (13)

18 avril 2011

 

La bibliothèque ou les bibliothèques ? 

Dans la plupart des écoles, on trouve une bibliothèque, souvent alimentée par un bibliobus départemental. Elle contient des livres pour le plaisir de lire, mais si son fonctionnement est si rigide que l’envie soit passée au moment où enfin la bibliothèque est ouverte… D’où l’intérêt d’avoir un coin lecture, dans la classe. Il me souvient d’avoir eu l’occasion de récupérer de vieux sièges de voiture qui permettaient bien au confort, de se plonger dans un texte en attendant que la classe soit prête à une mise au point collective. 

Bibliothèque documentaire 

Mais une classe ne fonctionne pas seulement avec des histoires, des BD, des romans. A moins qu’on ne soit adepte du catéchisme= je vous dis ce que vous devez savoir, vous l’apprenez par cœur un point c’est tout, ce qui fait que le maître disparu on ne progressera généralement plus, une classe fait des recherches. Pour cela, il faut qu’il y ait dans l’école une bibliothèque documentaire. Cette bibliothèque devrait rassembler, outre des livres (y compris les manuels dépassés (ils forment des points de repères)  des documents divers : des revues, ou, mieux, des dossiers thématiques… ET LES PRECIEUSES B T ET BTJ créées au fil des années par les classes des disciples de FREINET.   

MAIS , POUR ETRE UTILISEE DANS DE BONNES CONDITIONS ,ELLE DOIT ETRE RIGOUREUSEMENT CLASSEE . Le classement DEWAY est la référence généralement admise. 

Si les enfants n’assument pas la responsabilité de son bon ordre, elle sera très vite inutilisable…RESPONSABILISER ! RESPONSABILISER ! 

Ange ou lutin?

17 avril 2011

Je la voyais comme un lutin 

Aussi rapide qu’efficace 

Un ballon pour le gamin 

Remettant chaque chose en place. 

Un coup d’éponge, un bavoir 

Coup de balai sans l’air avoir 

Son beau sourire illuminait 

La grande salle où nous mangions 

Elle approcha, je lui dédiai 

Petit poème à ma façon 

Je ne suis pas murmura-t-elle 

Le lutin que vous croyez 

Car j’ai replié mes ailes 

Je suis un ange  vous le voyez… 

Moi qui ne crois guère en personne 

Depuis je rêve sans sursis 

Que  j’aimerais que l’heure sonne 

De me trouver au paradis ! 

Réminiscences pédagogiques (12)

17 avril 2011

Un samedi matin par mois, nous organisions « la journée des papas. » 

Ce jour-là, les papas volontaires, venaient parler sur un sujet convenu à l’avance : leur travail pour beaucoup, leur hobby pour d’autres, leur pays pour les papas étrangers. Ceux-ci, en racontant comment était leur vie d’enfant dans leur pays, permettaient de découvrir pour tous(car le sujet n’était pas forcément abordé en famille) une part de la vie de l’humanité. Beaucoup hésitaient à venir parler, mais le bénéfice dans les relations n’était pas négligeable. 

Bien entendu, cela s’organisait en « franc-tireur » par rapport à une administration tâtillonne et paperassière qui exigeait pour la moindre sortie de la voie traditionnelle codifiée, une montagne de dossiers. Certains inspecteurs avaient l’intelligence d’ignorer les initiatives… les petits dictateurs, eux, trop hypocrites pour s’opposer de front à des pratiques bien reçues dans la population utilisaient des méthodes de sape souterraine au gré des visites ou des réunions… et on voyait surgir au gré des nouveaux ministres les restrictions à l’incitation à l’audace du regretté EDGAR FAURE : « nul ne peut reprocher à un enseignant de moderniser sa pratique : c’est l’ETAT qui l’ y encourage ». Le pire arriva avec un certain Chevènement qui prétendait revenir à l’école de son grand-père. 

Réminiscences pédagogiques (11)

17 avril 2011

Le théâtre 

Dans certaines écoles, j’avais réussi à persuader plusieurs classes d’avoir leur moment « d’expression orale » sous la forme de « théâtre » imaginé par les enfants sans trop( ?) le concours des maîtres. Une heure par quinzaine était consacrée à la présentation des créations… 

J’ai entendu quelles étaient les façons de travailler de « PAPY » le détecteur de Djamel Debouze … j’ai cru y voir des similitudes. 

Alors, oui ! les textes d’enfants étaient du niveau de langage des élèves, oui, les théoriciens d’une certaine élite, ceux qui croient que ne sont dignes d’être présentés QUE les textes BENIS PAR LES PUISSANTS D’AUTREFOIS, ces gens ne pouvaient admettre que des enfants pour beaucoup d’origine étrangère, aient besoin d’utiliser leurs mots et de les valoriser pour avancer vers d’autres termes, plus élaborés, qui forment le socle de la culture. Tant pis pour leur étroitesse d’esprit !! 

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