Mais qui a fabriqué les « fabriqueurs de crétins? »

4 avril 2011

 

Fabriquer des crétins,

C’est pas malin

Mais ça demande

Beaucoup de soins.

Il faut préparer la provende

Avec ardeur et sans témoin,

Etre formé à la technique

Par des crétins qui alambiquent

Jusqu’à l’extrait substantifique.

Lesquels crétins, c’est dramatique !

Furent la crème de l’élite

Que les poseurs de dynamite

Ont désignée selon leurs rites.

Car dans l’espèce des crétins,

La confusion est absolue :

Dès que l’un brait miroir en main

Les autres ruent … rien ne va plus !

Couveuse

4 avril 2011

Diable ! Je vieillis vraiment mal ! Je lis comme un chef-d’œuvre de la modernité qu’un enseignant a installé une COUVEUSE dans sa classe… Me voilà de mauvaise humeur ! 

BRAVO !  j’approuve totalement l’initiative, mais je ne peux m’empêcher de penser que ces gens qui (dés) informent sont de vrais ignorants. Il y a plus de cinquante ans, les disciples de FREINET (vous connaissez peut-être, ce pédagogue qui opposait le tâtonnement expérimental aux « catéchismes » !)* construisaient avec leurs élèves des couveuses avec une boite de polystyrène et une ampoule de veilleuse. Pour obtenir la bonne température, il fallait pratiquer des trous d’aération avec patience jusqu’à ce que les 39° soient assurés. Ils posaient alors les œufs : certains venaient de fermes SANS coq d’autres de fermes AVEC coq…  Et, quand un imbécile de chef des services techniques de la mairie ne venait pas débrancher en passant cette coûteuse dépense inutile, on découvrait au bout de trois semaines que les œufs non fécondés étaient pourris, et que les autres avaient donnés de jolis poussins qu’il fallait avoir la responsabilité de soigner. 

*Le catéchisme en pédagogie, c’est ce qu’on vous demande de croire, d’apprendre par cœur comme une vérité INDISCUTABLE. …on s’en souvient le temps nécessaire pour donner l’illusion qu’on l’a intégré. Technique de conditionnement quand il s’agit de créer des petits soldats qui ne discuteront pas pour aller se faire faucher comme au chemin des dames, mais qui ne forme pas des citoyens qui réfléchissent. 

A M. DE R. et à tous les ministres de l’EDUCATION NATIONALE depuis 1984

4 avril 2011

EM dée èR véouès èn’avéezed èrieèn céoèmpéèriès : èla èlecétéuère ène ès’apépéèreèndé péaès péaèr èl’aèlpéhabéeté 

Avez-vous compris pourquoi , Monsieur D . R. , vos sorties à propos de l’apprentissage de la lecture  étaient mal venues ? 

Dès 3 ans, le petit enfant est capable de lire GLOBALEMENT des mots qui ont trait à ses intérêts. Il reconnaît le mot « LECLERC » ou « CARREFOUR » parce que c’est là que sa maman le met sur le manège, qu’il est assis dans une certaine position dans le caddy….ou qu’elle lui achète des bonbons. 

Interdire l’apprentissage global de la lecture, c’est prétendre empêcher l’enfant de comprendre les choses qui l’entourent… Ce n’est d’ailleurs pas cela que vous vouliez, vous cherchiez seulement, en enfourchant le dada des enseignants de chaque classe supérieure à l’égard de la précédente qui consiste à dire : »ils ne savent rien » à jeter le discrédit sur ceux qui s’échinent à tenter dans un temps de plus en plus réduit à transmettre le plus possible de ces choses qu’inconséquemment les politiques dont vous faites partie ont ajouté les unes aux autres sans réfléchir au temps nécessaire pour les acquérir. Se basant sur la capacité d’une infime minorité qui engrange solidement très vite, vous feignîtes de croire que les enseignants utilisaient de mauvaises méthodes.Vous avez trouvé appui pour vos affirmations sur un certain nombre de personnes l’une d’elle, une (pamphlétaire) gamine admise à l’IUFM qui, ayant considéré comme méprisable la formation qu’on lui proposait,ne se référait qu’à son enfance, un autre, respectable, qui  avait découvert que prendre un chemin différent de celui sur lequel les parents avaient échoué à l’école restituait aux enfants une chance d’apprendre sans hériter des difficultés de leurs ascendants, d’autres, enfin qui considèrent qu’un cours préparé en 1950 peut être efficace tel quel en 2000. 

Il y a deux catégories d’ouvriers : ceux qui, recevant la matière première, retroussent leurs manches pour tirer le meilleur parti de ce qu’ils reçoivent… ET LES AUTRES qui décident que cette matière première a telle tare, tel vice, tel défaut et baissent les bras. Eh ! oui ! on ne travaille pas de la même manière avec la crème de l’élite et avec la masse de ceux qui n’auraient jamais autrefois accédé à l’échelon où se trouvent ces personnes !!(et qui ne peuvent pas plus aujourd’hui qu’hier remplir les normes d’accès antiques : le fantasme de 80% d’une classe d’âge au niveau BAC ne cache que 2 espoirs : 1) baisser momentanément le chiffre du chômage ; 2) faire des économies car un prof pour 30 coûte moins cher qu’un maton pour 10 avec la nourriture en moins à fournir) 

Les grands penseurs qui vous ont soutenu, ne sont-ils pas issus du même creuset que ceux d’où ont surgi les formateurs des « formateurs de crétins » (Ecole NORMALE SUPERIEURE entre autres). 

Dites la vérité M. D. R. ce n’était pas la lecture qui était en cause, mais bien l’école publique qui vous gratte comme une hémoroïde par temps de chaleur.Qui vous blesse comme une semence de tapissier plantée dans votre pied comme elle blesse ceux de votre parti qui ne voient dans l’école publique qu’une facture . Parce que l’école publique, c’est
la REPUBLIQUE et que
la REPUBLIQUE  gêne les tentations de népotismes comme au temps des pratiques que la révolution a mises par terre. Pour cela, vous et vos successeurs, vous êtes attachés à écoeurer les « missionnaires laïcs » ces hussards noirs, qui recherchaient inlassablement le moyen de transmettre le plus possible au plus grand nombre. Ce ne sont pas les très bons élèves tout au long de leur scolarité qui peuvent comprendre et aider ceux qui ont des difficultés : ils n’en ont jamais rencontré ! Quant aux principes républicains, de recul en recul il en reste bien peu !! L’évaluation linéaire en opposition à l’examen aveugle en est le symbole. 

Il y a plus de 50 ans, alors que mes professeurs misaient pour moi sur un échec au bac (examen aveugle et corrigé par des inconnus) car trop peu souple, je l’ai eu avec mention ASSEZ BIEN …Aujourd’hui, je serais recalé peut-être… ou on me le donnerait au titre du pourcentage à obtenir  

Le nid de petit lemming

3 avril 2011

  Petit lemming cherchait, cherchait…. 

Cherchait où faire son nid…. Dans un fourré ?Mais la neige va tomber ! 

Dans un grenier ? Les chats y vont chasser. Sous une tuile ? Un abri trop léger contre les grands froids du pôle. 

Sous le tas de foin ? Quand les rennes auront mangé, ils marcheront sur les petits. Tiens ! mais voilà une chose bizarre ! rouge bordée de blanc, toute douillette à l’intérieur, avec une cachette bien fermée au fond. 

Petit lemming est ravi : ses petits seront bien protégés….Novembre passe sans souci… et voilà qu’en décembre un gros homme surgit. Il a une barbe blanche, un gros ceinturon doré.Il saisit sa botte et voudrait l’enfiler….  « Tiens ! Qu’y a-t-il donc au fond de cette botte ?   

_Au secours ! crie lemming vous détruisez mon nid !  _Cet objet est ma botte répond le père NOEL et j’en ai besoin pour faire ma tournée, sinon les petits enfants n’auront pas de cadeaux…. Ecoute ! j’ai une idée ! Pour cette nuit tu resteras bien au chaud contre l’étoile et quand je reviendrai je te rendrai ta cachette » Ainsi fut fait. Lemming pelotonné resta près de l’astre et NOEL apporta les cadeaux aux enfants. En rentrant, il prêta de nouveau sa botte à lemming : lui aussi avait bien droit à un petit cadeau  

Père noël

3 avril 2011

En raison de ma barbe blanche , de mon ventre rebondi, en me voyant souvent les enfants me demandent si je suis le père Noël…

Aux enfants, je raconte une histoire pour leur montrer que si je suis bien un papy, je ne suis pas l’être irréel…

Les femmes (filles) pour se moquer parfois m’appellent aussi ainsi… LA PAS DE SURSIS j’exige la bise de pardon…

Quant aux mecs malappris qui se f… de ma poire, je leur parle de leur calvitie présente ou qui va les attendre.

Le costume du père Noël

3 avril 2011

  

Il y a bien longtemps, le père NOEL était mince. 

Sa veste était verte son pantalon aussi. 

Mais en vieillissant, NOEL grossit ! Son pantalon ne rentrait plus. Il ne pouvait pas rester les fesses nues !! 

Sa veste restait béante, la glace se glissait dans la fente. 

Au marché de l’au-delà il chercha un  costume, beau, bien ajusté et bien chaud. 

Il essaya un vert, il restait ouvert ! 

Il essaya un noir, il n’était pas beau à voir. 

Il essaya un blanc, il craquait tout le temps. 

Il essaya un violet , il était trop laid. 

Il enfila un orange, cela faisait étrange 

Il ne restait qu’un rouge… 

Il était beau, le rouge ! 

Mais avec son gros ventre, le pantalon tombait. 

Le marchand voulait le vendre, et NOEL le voulait . Il chercha des bretelles : les rouges étaient trop courtes ,les bleues avaient des nœuds, les vertes étaient trop larges,les blanches trop étroites… 

C’est alors qu’il vit tout là-haut l’arc en ciel. D’un geste il arracha une bande de soleil , la fixa en ceinturon sur son ventre vermeil. 

C’est depuis que NOEL, dans le blanc de l’hiver ,porte un costume rouge à ceinture dorée. 

Comment attendrir…

2 avril 2011

Comment attendrir la vieille carne usée

Dans un plat bien choisi

Poser le vieux débris

Tout autour sussurer

Qu’il n’est pas si passé

Qu’il a des qualités

(Dieu seul est avisé)

Que d’ailleurs il n’est pas

Aussi vieux qu’on ne croit

Qu’il ne faut toujours pas

Se fier à ce qu’on voit

Qu’il peut encore servir

Ne fut-ce qu’une fois

Que derrière l’aspect dur

Se cache un esprit sûr

« Faites semblant de croire

Et bientôt vous croirez »

Que dans la rôtissoire

Il peut place trouver

Agissez

Vous verrez fondre avec volupté

Le vieux cœur ébloui

Qui vous dira merci !

France

2 avril 2011

Dans les cendres de ceux

Qui sont passés

Dans le sourire heureux

De ceux qui sont restés

Je te salue ô France !

Dans le geste de la semeuse

Qui toujours recommence

Dans la maman heureuse,

Les enfants turbulents

Qui se grisent du vent

Je te salue ô France !

Dans les verts pâturages

Que  mars ensemence

Et dans le doux breuvage

Que la grappe abandonne

Quand arrive l’automne

Je te salue, ô France !

En tes révolutions

Et tes temps de latence

Et dans l’émotion

De tes soldats

Au soir d’un combat

Pour ta forme

Dans les morts qui s’endorment

Bercés par des romances

Je te salue,ôFrance !

Et si un jour tu cesses

Pour briser la tristesse

De quelques gros banquier

De donner à manger

Aux canons « ennemis »

O France ma patrie

Je t’aimerai !

Les voyages

2 avril 2011

 

Je n’aime plus les voyages, 

Je n’aime plus quitter ma maison , changer de lit, me soumettre à des horaires différents….Autrefois, avec mon épouse et encore avec nos deux premiers fils, nous accrochions la caravane à  l’AMI6 et nous sillonnions
la France, l’Italie,
la Suisse… à l’aventure ! Les gens qui nous voyaient passer pensaient sans doute que nous étions un peu fous… Nous nous arrêtions dans un champ au bord de la route… près d’un cimetière, voire au centre d’un terrain de manœuvre militaire au risque de se faire éjecter … 

Et puis, le temps a coulé, pour une famille plus nombreuse, il fallut, une voiture plus grosse… mais bien que plus grosse, elle ne tractait pas aussi bien… De plus, le camping sauvage était devenu moins populaire, les propriétaires de champs se faisaient plus tirer l’oreille pour permettre un arrêt… les entasseurs dans des camps organisés remuaient leurs lobbys pour être les seuls à encaisser la modique somme  de loyer, la loi changea, des exigences de CONFORT éradiquèrent les petits refuges de campeurs dans les fermes. La dernière fois que je me suis arrêté dans un camping, arrivé à minuit, j’ai réattelé à 4 heures du matin :j’étouffais entre les trois fils tendus pour déterminer la place comme la clôture électrique des vaches de mon père. 

Dernièrement, je me suis laissé convaincre de suivre mon épouse en Turquie avec incursion en Israël. J’en ai eu souci des semaines à l’avance, je craignais entre autres, puisqu’il s’agissait des racines de la chrétienté, de me retrouver au milieu de punaises de sacristie… 

Je vais dire ici qu’il n’en fut rien et que ce voyage fut un moment très agréable pour moi. Si certains d’entre eux me lisent, qu’ils trouvent ici l’expression de mes remerciements. Le groupe fut agréable, gai, attentionné aux difficultés des uns ou des autres, solidaire… ce qui était une hantise fut une joie. 

Il faut dire que je ne m’émerveille pas devant les monuments, ni devant les sites si beaux soient-ils… La seule chose qui me reste de mes voyages, c’est le souvenir des émotions ressenties. 

ETRE PARENT

1 avril 2011

C’est vrai, être parent, humilité suprême

C’est aimer son enfant non pour soi, pour lui-même

En secret c’est trembler à chaque expérience

Etre prêt à panser les plaies de la souffrance

Admettre que ta loi aussi juste soit-elle

Ne concerne que toi parce qu’individuelle

Laisser sans les brider ses ailes s’écarter

Et sa bouche entonner le chant de liberté

La gorge entrenouée du grand saut imminent

Sourire, encourager l’envol au firmament

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