douce soirée

27 février 2011

Je suis là  près de toi
Et de ma plume d’oie
Je frôle ton oreille
Je caresse ta joue
Voyons cesse ta veille
Sens ma main dans ton cou
Tu lèves tes paupières
Et comme une prière
Ton œil se fait câlin
Tu aimerais veiller jusqu’au matin !

Autogestion

26 février 2011

Je vous parle d’un temps que les non retraités ne peuvent pas connaître.

C’était le temps de la majorité à vingt-et-un ans…et encore…. Pour le divertissement et l’éducation de ces jeunes qui travaillaient dur depuis l’âge de 14 ans officiellement, mais beaucoup plus tôt en réalité …. (pas de délinquance juvénile!!!)… s’étaient créés des foyers ruraux, des maisons de jeunes et d’éducation populaire, des maisons des jeunes et de la culture…

En débarquant dans mon premier poste, j’eus rapidement la visite de jeunes du village désireux de créer une structure pour animer le village… Pour être honnête, je dois dire que le dynamique curé du village avait bien fait son travail: apprendre aux enfants qu’il encadrait à se « débrouiller » sans prendre sur eux un d’ascendant tel que leur liberté soit entravée… C’était le temps du bon pape JEAN…

Avec eux, nous avons étudié les diverses possibilités… Et la formule »maison des jeunes et de la culture » nous apparut comme la plus formatrice: elle laissait au « conseil de maison » une grande liberté d’initiative pour gérer, créer toutes les activités. Les plus jeunes, dès 16 ans pouvaient en faire partie _ n’oublions pas qu’ils étaient déjà de vrais ouvriers_ Dans nos balbutiements, il y eut bien sûr quelques erreurs… qui permirent peu à peu de rôder des activités régulières… par partage des compétences IVAN ILLITCH  n’aurait pas désapprouvé!

C’est pour cela que lorsque je me suis trouvé dans un poste définitif dans une commune qui venait de construire une « salle des fêtes » (dans l’esprit des aînés qui faisaient ainsi ce qui leur avait manqué) avec des subventions au titre d’une « maison des jeunes »(c’était ce qui procurait le plus de subventions) j’ai activement milité pour créer une MJC dans laquelle, c’était avant toutes les régles castratrices des années 80, le partage était la règle.

Beaucoup de jeunes, en cachette écrivent des poèmes. Il ne fallait pas trop de persuasion pour les convaincre de venir les partager au cours d’une soirée conviviale dans un décor à imaginer: la cuche aux poèmes (tas de foin)  la fontaine         poèmes au vent….Les poèmes sortis étaient lus par leur auteur ou par celui qu’il désignait… AUCUNE CRITIQUE NE VENAIT TERNIR LES ENTHOUSIASMES….On était loin du passage obligé par « l’atelier d’écriture » sous la férule d’un « coach »…. Les poèmes vivaient au grand jour, Je crains, comme je n’en vois plus guère que ceux d’aujourd’hui ne naissent dans les sous-sols délabrés avant de sortir violemment vengeurs ….Les vieux combattants d’HERNANI, les corsetés de la virgule auront beau faire , les jeunes écriront

 

Mes petits albatros, on vous coupe les ailes
Autour de votre bec, un lacet en bâillon
Une bague « high tec » sur la patte moignon
Tatouage sur l’os et geôle grand modèle,
On veut vous enfumer des gaz de l’achéron.
La férule brandie du maître mort-vivant
Voudrait vous imposer le réflexe tremblant
A ses pieds cliquetants, de la prosternation.
Fumeur de parchemin, son haleine fétide
Embrume vos destins comme la pluie acide,
Mais les plumes lissées de votre dos solide
Ne laissent pas passer le vil crachat putride.
 

République d’enfants

26 février 2011

France 3 va nous proposer un film sous ce titre… Beaucoup y verront une fiction … Mais les républiques d’enfants ont existé. J’ai eu l’occasion de connaître un des créateurs de ce type de structure…

Le « Patoche » et la « Mamoche » étaient instituteurs… Très touchés par la détresse des enfants  réfugiés , fuyant la cruauté du sanguinaire ordonnateur du massacre de Guernica , ils en avaient accueilli un, deux, beaucoup… dans des conditions premières très précaires : une grange d’abord, que petit à petit ils ont transformée en un lieu habitable, dans une ambiance de vraie autogestion .

Appelé à encadrer une classe de neige près de La Mure, dans des locaux qu’ils avaient créés, puis, les besoins ayant diminué, mis à disposition pour des classes transplantées, j’ai beaucoup appris chez eux. Que là soient mes remerciements et mon admiration!

Ils ont réveillé ,en moi , cette idée qui va accompagner toute ma carrière: il faut apprendre aux jeunes à s’organiser à leur niveau, pour mener à bien ENSEMBLE des projets qui sont les leurs… Réveillé parce que la coopération me tracassait depuis longtemps: j’avais obtenu pour prix d’une étude faite sur les SCOP (vous savez, celles dont parle beaucoup un jeune député de Bourgogne aux dents longues ) un voyage de découverte de réussites de ce genre.

Depuis donc, j’ai été militant de la coopération à l’école, pas ce genre de truc où les ADULTES décident de demander (rançonner?) aux parents de l’argent chaque mois pour une fin que LES ADULTES toujours eux ont décidé « d’offrir » aux élèves, non! La coopération dans ma classe, c’était d’abord la recherche de projets réalisables par les ELEVES avec le concours bienveillant du maître. Cela n’était pas forcément coûteux, mais cela donnait lieu à des discussions ordonnées respectueuses de l’autre autour de divers projets présenté, à l’élection d’un bureau pour le mener à bien, ce bureau ayant une durée limitée au temps de la réalisation….En ces temps d’élections, c’était tout un programme de l’instruction civique par action qui était mis en train… Certes, cela n’a pas toujours plu à tout le monde: COMMENT? demander aux élèves de faire des projets! C’est bien plus simple de… ETC…ETC… Ca, c’était la voix des collègues… PERDRE SON TEMPS A DISCUTER au lieu de TRAVAILLER! (les parents) et pire quand, en 1971, les élèves votent le nettoyage des rives du ruisseau qui traverse le village (aujourd’hui cela serait « dans le vent!! ») ils s’organisent, la présidente va voir M. LE MAIRE qui la reçoit chaleureusement, il s’engage à faire passer le camion des poubelles tout de suite après cette leçon de « morale en actions », le secrétaire demande à son voisin paysan s’il accepterait de donner ses vieux sacs d’engrais … Trois séances sont prévues…Première séance sans problème ou presque: une paire de chaussettes mouillées… Tout baigne?

Deux jours plus tard, M. LE MAIRE se déplace au soir jusque chez moi: « Je suis bien ennuyé… On m’a apporté une pétition contre votre opération… Une maman a même prétendu que les enfants risquaient d’attraper toutes sortes de maladies en fonction de l’endroit que vous avez choisi (une centaine de mètres en aval d’une bâtisse habitée par des immigrés!?!) IL FAUT ARRETER! »

Lendemain matin, j’explique aux élèves ce qui s’est passé… Nous ne pouvons pas continuer … discussion vive…Un garçon explique: »c’est ma mère, elle n’a rien compris! »  QUE FAIRE? Je suggère de réfléchir : un autre lieu peut-être… Le plus grand nombre est furieux. La pétition est signée de parents dont l’enfant n’est pas dans la classe, des parents de la classe ont approuvé… DILEMME

Lundi suivant, la présidente ouvre la séance en disant « j’ai une proposition à faire :en choisissant de nettoyer l’Ozon, nous avons fait la même chose que ce que M. LE MINISTRE a proposé dans l’opération « vacances propres »… nous avons essayé, nous n’avons pas pu finir, mais nous allons lui expliquer ce que nous avons fait » A l’unanimité la décision est prise… Un compte-rendu est rédigé… et envoyé directement à MONSIEUR D’ORNANO alors ministre de l’environnement…

Un calme relatif va suivre… Jusqu’à ce matin de mars 4 mois plus tard où M. L’INSPECTEUR me convoque pour m’expliquer sur mes leçons bizarres de morale… J’ai du mal à comprendre de quoi il veut parler tout d’abord… VOUS SAVEZ QU’IL EXISTE UNE VOIE HIERARCHIQUE????      _ BEN…M. l’inspecteur , la voie hiérarchique , elle me concerne…j’aurais peut-être du… je n’y ai pas pensé…. C’était la coopérative…            OUI! EH! BIEN MOI JE SUIS BIEN ENNUYE: M. LE MINISTRE envoie le délégué regional à l’environnement rencontrer vos élèves, et il me DEMANDE DE L’ACCOMPAGNER!  (sourire) nous viendrons donc vous voir vendredi à 16h.

Vendredi 16 heures:

toute la classe au « garde à vous » voit arriver M. LE MAIRE

M. L’INSPECTEUR

M. LE DELEGUE REGIONAL A L’ENVIRONNEMENT…

« Les enfants, MONSIEUR LE MINISTRE A PARTICULIEREMENT APPRECIE VOTRE ATTITUDE  …. je suis chargé de vous transmettre ses félicitations. »

 

OUF!

 

 

Je ne suis que l’OZON
Dont la source murmure
Dessous les frondaisons
De la verte Nature
Mon onde s’écoulait
Au regard de MERCURE
Comme un bienheureux lait
Nourrissant les pâtures
C’est mon lit où jadis
GUILLAUME DE CHANDIEU
Allait parmi les lis
Patauger tout heureux
Entre les cressonnières
Où venaient s’accroupir
Les belles jardinières
En poussant maint soupir
….Mon eau roulait limpide
Insouciante et rapide
Caressant les galets
Coulant dans les goulets.

Au nom d’un dit « PROGRES »
Mes moulins se sont tus
Et en passant tout près
Je ne les entends plus
Les oiseaux autrefois
Egayaient la forêt
Je n’entends plus leur voix
Dans le fond du marais.
LA truite aussi a fui
Chassée par les engrais
Il me reste aujourd’hui
Bien peu de mes attraits
Et dans un doux murmure
Ma source en vain susurre
« Je ne suis que l’OZON
Tué par les poisons »

HYMNE A LA JEUNESSE

26 février 2011

Il est des centenaires brûlants d’adolescence

Et des quadragénaires croulants de senescence

Point n’est ici question de date de naissance

Mais de foi, de passion, d’exaltante vibrance

Etre jeune, il est vrai, n’est pas pour tout le monde

C’est le feu en secret, c’est la joie qui inonde

C’est le coeur sur la main, la révolte féconde

C’est l’espoir pour demain, de transformer le monde!

Pour qui craint la jeunesse, regarde au fond de toi:

Quelle est cette détresse? D’où vient ce désarroi?

Fais-toi une infusion d’amour et de clémence,

Verse dans la potion un peu d’intelligence,

Et baigne tout entier dans ce bain de jouvence!!

grammaire

25 février 2011

A mon grand regret, je n’ai jamais rencontré, sur le bord d’un trottoir, quelqu’un qui me demande quel est le COD…

Ainsi donc il me plaît de questionner des jeunes: si le loup a dévoré la biche , où se trouve le C O D?

(Bien entendu, puol ud ertnev el snad) 

Friands d’analyse, de sérieux professeurs,
Plongent vers le sol, pour chercher la racine.
On croirait à le voir, leurs interlocuteurs
Perdus dans la terre, côtoyant la vermine.
Retournez donc, messieurs, cet arbre fureteur,
Les oiseaux dans les branches, reprenant en choeur
Vos leçons austères, y mettront la couleur,
Transformant REQUIEM en un chant de bonheur

25 février 2011

Depuis que l’homme écrit l’histoire,

Il a voulu dans la durée

Que ses pensées, que ses victoires

Viennent édifier l’éternité

A l’intérieur des rochers noirs

Avec adresse, il a fixé

Le dessin de ses espoirs

Ou peut-être de ses pensées.

Plus tard les grands Egyptiens

Ont gravé dans les pyramides

Loin du fragile, loin de l’humide

Le plus important de leur bien

Les Romains ont bâti des villes

Et confié à des grimoires

Les secrets du non futile

Ce qu’ils confiaient à la mémoire

Les parchemins plus rapides

Que le marbre des anciens

Etaient aussi bien moins valides

Dans la durée, mieux que rien 

On utilisa l’imprimerie

Pour diffuser à l’infini

Puis de nouveaux supports techniques

Rapides comme des éclairs

Permirent par informatique

De s’exprimer en langage clair.

Ce qu’on a gagné en urgence

Se dissout dans l’Univers

 Le premier mail est en vacance

Et mon poème bientôt en vers

Tout s’en va c’est fin des hommes

De ces êtres qu’ainsi on nomme

Le seul loup que je supporte!!! (fin)

24 février 2011

Et pendant tout l’automne, tous ceux qui montaient sans arme le long du chemin voyaient UN ENORME LOUP NOIR QUI CLIGNAIT DES YEUX ET QUI SOURIAIT. Ce loup, ce devait être le diable…alors ils en parlèrent au curé…

« Mes frères, dit le curé, au cours de son sermon du dimanche, il semble que le MALIN se manifeste sur un rocher…Dimanche prochain, nous irons en procession bénir le rocher, ainsi le diable sera chassé »

Et le dimanche suivant de psaumes en litanies voilà tous les paroissiens, leur berger en tête qui se rendent au pied du rocher…De loup, pas du tout! après l’aspersion, le curé fit un sermon stigmatisant tous ces pecheurs qui fournissaient une invitation au démon par leurs  excès, leur luxure et exhorta tout le monde à une vie sanctifiée…

Mais le lendemain, le premier qui monta auprès du rocher, vit UN ENORME LOUP NOIR QUI CLIGNAIT DES YEUX ET QUI SOURIAIT…. »Monsieur le curé! Monsieur le curé! le loup est toujours là ». Il fallait entendre le prêtre tonitruer le dimanche suivant contre toutes ses ouailles disciples de Satan! Il décrèta 9 jours de prières : trois fois par jour, la cloche tintait et tous devaient s’agenouiller aussitôt, qui au bord du lit de sa M…, qui sur le tas de fumier, qui dans le fossé etc… Mais le dixième jour, le loup était toujours là!

Alors, dans le canton, on fit sonner le glas aux cloches, on décrèta 40 jours de carême: défense de boire du vin, défense de manger de la viande et, chaque jour, trois fois, la cloche sonnait l’appel à la prière….Mais le quarante et unième jour, le premier qui monta le long du chemin vit UN ENORME LOUP NOIR QUI CLIGNAIT DES YEUX ET QUI SOURIAIT!!!!

Alors le curé prit ses responsabilités: il envoya une missive au grand inquisiteur dans laquelle il racontait toute l’histoire.

 Le grand inquisiteur éclata de rire: »Ces gens de la montagne, ils n’y connaissent rien! Ils ont vu une bête noire et l’ont prise pour le diable! Je vais leur envoyer quelques soldats, cela suffira »

Les soldats sont venus, ils ont tué 20 loups gris au fond des loubières, 40 chiens noirs que leurs maîtres avaient laissé sortir, 140 renards (mais ça seulement parce que les dames deviennent très douces quand on leur en offre un) puis, ne trouvant plus rien à tuer, ils repartirent…

Et le lendemain, le premier qui monta auprès du rocher vit UN ENORME LOUP NOIR QUI CLIGNAIT DES YEUX ET QUI SOURIAIT!!!!

Alors le grand inquisiteur s’inquiéta: »Il doit y avoir un sorcier ou une sorcière dans le pays.

Justement, il y avait dans le pays une fille très belle, très douce avec tout le monde et qui attisait la jalousie des commères…qui aussitôt la désignèrent. Elle fut arrêtée, questionnée, on lui arracha les ongles, les cheveux, les dents, on lui coupa même la langue… à un moment, perdant connaissance, sa tête fléchit… »Vous voyez! elle a avoué! »

On dressa un bûcher et on fit brûler son corps….

Mais le lendemain, le premier qui monta au pied du rocher vit encore le loup. Alors chacun suspecta son voisin: »c’est toi! je t’ai vu » _Non c’est toi  _c’est lui _c’est elle!… »

C’est alors que quelqu’ suggéra: »puisque c’es le Drien qui l’a vu en premier, ce doit être lui, le sorcier! Y a qu’à le pendre à un frêne et le faire brûler!_Pas possible! il est ivre du matin au soir! Il faut l’esprit clair pour faire venir le diable »

Entendant cela, le Drien se calfeutra au fond de sa cave…les tonneaux étaient là, c’était le plus important!

Et cela dura jusqu’au jour de la St Jean, ce jour-là, les jeunes avaient l’habitude de faire une bourde (un grand feu) et de chanter et danser autour du brasier…Mais ils ne voulurent pas installer le bûcher sur le lieu où la belle avait été brûlée… Ils le firent sur le rocher du loup. La fête battit son plein, certaines mauvaises langues prétendirent que bien des ventres s’arrondirent ensuite, mais, depuis, on ne parla plus du loup.

Cependant, si vous venez un jour près de l’école des héraux, si vous montez sur le chemin de la micoletta, lentement car ça monte et il ya des rochers en travers, si à ce moment-là, vous n’éprouvez de haine envers personne et de l’amitié pour tous, vous verrez là-haut UN ENORME LOUP NOIR QUI CLIGNERA DES YEUX ET QUI VOUS SOURIRA

les loups!

24 février 2011

« Les loups sont entrés dans Paris » chantait Serge Reggiani

Mais les loups sont partout!

Ils viennent se repaître du produit du labeur des travailleurs, ne leur laissant que les carcasses….Et même entre prolétaires, il y a ceux qui profitent de leur situation dominante pour s’arroger la part du lion sur ce qu’ils n’ont pas créé…Et même dans des lieux où on pourrait penser que ce genre de rapacité n’a pas place, on retrouve cet instinct de prédateur…

« Prom’nons-nous dans les bois pendant que le loup n’y est pas… » J’avais fabriqué au temps lointain de ma mâturité, un masque de loup , afin d’agrémenter les récréations lorsque, au gré des vacations, je me trouvais en maternelle… Il fallait entendre les cris de joie apeurée des petits lorsque le loup qui semblait dormir sur un banc faisait un geste, voire se levait d’un bond… Cela ne plaisait guère à certaines collègues qui préfèraient se retrouver au chaud pour siroter un café et casser du sucre sur les parents en laissant une à tour de rôle d’entre elles surveiller les jeux des petits… Un jour donc, par le biais de la secrétaire de M. l’inspecteur , la fin de la récréation fut sifflée: non! non! on ne me dit pas de cesser!…On m’ »emprunta pour en établir des plans  » l’objet du crime …plans que le « conseiller pédagogique » s’empressa de présenter comme sa découverte.

Bof! j’ai seulement regretté qu’il ne me rende pas l’original!

Mais cela était typique des processus de « mutualisation des procédés »_normal_ en y accolant sa signature …bof! affaire de conscience! 

Le seul loup que je supporte!!!

23 février 2011

LE LOUP DU DRIEN

Si vous vous promenez dans la commune de LANS EN VERCORS, vos pas vous porteront peut-être, en parcourant «
LA GRAND’MECHE » jusqu’au hameau des HERAUX (non, ne prononcez pas les HHHERÔ avec une hache inspirée comme les snobs ignorants : jamais personne ici n’a annoncé de bonne nouvelle, ni joué de trompe, ni gagné de grande victoire… ne dites pas non plus les ZEROS comme les rien du tout….il en est qui ont très bien appris à lire et à compter dans l’école du hameau !……iI faut dire qu’autrefois, le pays subissait la domination d’un seigneur tellement violent et injuste que, dès qu’il passait par cet endroit, il n’hésitait pas à fouetter pour le plaisir le pauvre paysan qui pouvait se trouver à portée de sa cravache…par dérision, les autres habitants de la vallée les appelaient donc « les heureux »…lous hérous en patois
La faute d’orthographe d’un géographe a transcrit « lous hérous » en LES HERAU..TS…ou DS , et ceci est confirmé par le fait qu’un autre hameau du pays, situé entre des collines escarpées que le cheval du seigneur refusait de gravir, s’appelle « LES MEILLOUX » c’est à dire en patois : les meilleurs !
Donc, si vous arrivez près de cette petite école, en remontant tout droit en direction de la montagne, vous pourrez arriver à un endroit que l’on appelle
LA MICOLETTA.
Là, il y a une centaine d’années, vivait un drôle nommé ADRIEN, mais que chacun, dans le pays appelait « LE DRIEN DE
LA MICOLETTA ». Son habitation était une petite masure : une seule pièce d’habitation, dans laquelle la porte du placard s’abattait pour former une table au moment du repas, (la paillasse pour dormir redressée dans le coin pendant la journée prenant toute la place la nuit) une étable juste assez grande pour deux vaches et une chèvre, une grange…LE DRIEN était un brave homme, un peu naïf, un peu « jean » comme on disait parce qu’il faisait tout lentement et parce que, n’ayant pas beaucoup d’ouvrage et ne sachant pas lire…la radio n’étant pas près d’exister…il trompait le temps en buvant des canons à chaque occasion…
Un matin d’automne, voilà notre DRIEN qui lie ses deux vaches…AH ! NON ! PAS DES JAILLES ! !(pas des vaches pies)…DES BONNES VILLARD DE LANS FORTES ET GENEREUSES !…il n’en avait que deux : une vieille et décatie et une jeune à peine dressée…mais on lie ce qu’on a !…et le voilà parti à monter lentement car le vin de la veille avait été copieux et que la pente est rude pour monter AUX ALLIERES et puis le chemin est encombré de rochers qu’il faut contourner…Un pas après l’autre,comme les montagnards, après les clapisses du SEYARE, il arrive au tournant du chemin surplombé par un rocher…il marchait lentement, la tête baissée, quand, d’un coup
LA PARISE (c’était la plus jeune de ses vaches ) fait un bond de côté.
« ALLONS, BON ! PARISE ! Qué que t’â »…Il la pique avec l’aiguillon, il crie, jure vitupère, rien à faire :
LA PARISE , au lieu de marcher droit,
LA PARISE recule et la vieille PILOUNE qui a toujours obéi recule aussi….
« AH ! BEN ! nous voilà beaux ! OH ! OH ! OH ! »…Il passe sur la gauche, les vaches se retournent et prennent la descente…il court, se place devant elles, leur tape sur le nez, tire d’un côté, de l’autre, crie » à revireu » »…PAS MOYEN DE LES FAIRE REMONTER.
Tout à coup, en bataillant pour les faire retourner, il lève les yeux, et là !…Ah ! mes amis !… Il voit UN ENORME LOUP NOIR QUI CLIGNAIT DES YEUX ET QUI LUI SOURIAIT.
Il n’avait rien , LE DRIEN, que son aiguillon, et contre un loup, un aiguillon, c’est bien peu ! ….Sans plus penser à tracasser les bêtes, voilà que la descente tout d’un coup lui fait fête….Si bien que
LA PARISE même, malgré sa jeunesse a bien du mal à le suivre….
En arrivant en bas, pâle et couvert de sueur, il rencontre LE MILE, son voisin qui montait justement abattre un arbre.
« Ah ! mais qué que t’â DRIEN ? T’auriâs pas veu le diâble ?
–Le diable, non, mais y a un loup sur le replat !
–In leu ! y a au moins cent ans que n’a pleu ! …attins »
LE MILE va chercher sa « drétâ », la hache à large lame qu’il utilisait pour tailler les poutres, LE DRIEN attache ses vaches à l’anneau scellé dans le mur de la cour, prend sa « martelle » qui forme masse d’un côté et fend le bois de l’autre . Ils montent sans bruit jusqu’au rocher repaire….mais là….pas plus de loup que de fraises en hiver !…Ils cherchent que te cherchent ….ne voient pas de loup, pas de trou, pas de trace du tout.
« Oh ! mais , DRIEN, t’auriâ pas deujeu in pô beu ? » demande LE MILE qui hausse les épaules….Il avait bien failli le croire ! Puis , continuant à grimper il se rend au bois sans se soucier plus…
LE DRIEN redescend vers ses vaches encore toutes fumantes de la course et de peur. Il leur frotte le dos avec de la paille, leur donne à boire un seau d’eau fraîche, leur donne une poignée de sel, ajuste la martelle sur le gros joug de frêne, prend l’aiguillon glissé entre les « joucles » et reprend la montée en regardant bien partout….car après tout, un loup, même parti, un loup, ça reste un loup !

Avant de s’avancer un peu près du rocher, il regarde deux fois : LE LOUP EST ENCORE LA !
En deux temps, trois mouvements, la martelle est déliée…LE DRIEN se retourne, la hache haut levée…le loup a disparu.
Alors notre DRIEN qui sait ce qu’on va dire monte jusqu’à la roche, regarde bien partout.
PAS DE LOUP, PAS DE TROU, PAS DE TRACE DU TOUT !
Pour un jour, c’en est trop ! Il redescend chez lui, met ses vaches « à la bade » et se prend UNE CUITE…qui l’endort au soleil juste devant la porte….Ce que LE MILE , en passant, constate en riant !..LE DRIEN ET SON LOUP ! ON EN RIRA LONGTEMPS !
Il en parle partout : au JOSEPH, au MARIUS
« Ah ! dis donc MARIUS, LE DRIEN, c’est bien ton beau-frère, tu devrais le surveiller ! Il voit des loups partout !…Il en avait soi-disant vu un sur les replats…Tu parles ! Il est ivre-mort devant sa porte à dix heures du matin ! Des loups de tonneau, oui ! Des loups de cave. »
Et le soir, quand les voisins se retrouvaient pour jouer aux cartes, tout le monde riait aux éclats : « Ah ! Ah ! LE DRIEN ! Il voit des loups de tonneau ! Il voit des loups de cave !… »
….OUI !…mais le lendemain, quand LE MILE est allé aux champignons, il est passé près du rocher….Machinalement, il a regardé…IL Y AVAIT UN ENORME LOUP NOIR QUI CLIGNAIT DES YEUX ET QUI LUI SOURIAIT ! ! ! ! !
Là, c’était différent, il ne buvait jamais trop….Il redescend en appelant :
« Eh ! DRIEN ! Ton loup, je l’ai vu ! MARIUS ! JOSEPH ! ! JULES ! ! ! Venez vite ! Le loup existe bien ! »
Chacun prend ce qui lui tombe sous la main pour aller chasser le loup : une pique, une pioche, une fourche, une faux….et les voilà qui montent le long du chemin…
Au tournant du chemin surplombé par le rocher, ils regardent :RIEN ! Ils fouillent partout :
PAS DE LOUP, PAS DE TROU, PAS DE TRACE DU TOUT !…

 suite plus tard….

Ecologie, point trop ne faut!!

22 février 2011

une biche éventrée à quelques mètres de la maison de mes petits-fils…

Naturel pour les ayatollahs de l’écologie…

Que ces extremistes nous expliquent, nous qui avons connu l’angoisse de ne pouvoir nourrir 2 milliards d’habitants avant la venue des engrais, comment ils comptent sauf à transformer le monde en un gigantesque mouroir nourrir les 10 milliards qui s’annoncent. 

Pour éviter de gaspiller 

D’accord ! d’accord ! 

Pour trier et recycler 

Encore d’accord ! 

Acheter sans emballage                                            (gare aux microbes)

Là, je crois, ce n’est pas sage. 

Porter des sacs à bout de bras 

Quand des caddies sont faits pour ça 

Se laisser imposer légumes 

Par un de ceux qui les fument 

Où est passée la liberté ? 

A chaque cochon sa pâtée !… 

La viande c’est trop d’énergie… 

Ben voyons ! Allons sucer les pissenlits ! 

….Et laissons les loups nous dévorer 

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