75 ans d’éthylisme?

24 août 2011

 

  

Il vécut soixante-quinze ans 

Ivre quelque jour 

Ivre souvent  

Ivre toujours 

Il vécut soixante-quinze ans 

Ivre souvent 

Ivre chaque jour 

Ivre toujours 

Il vécut soixante-quinze ans 

Ivre chaque jour 

Ivre longtemps 

Ivre toujours 

Il vécut soixante-quinze ans 

Ivre toujours  

Les derniers temps 

C’est que le vin comme disait Pasteur 

Est la plus saine des boissons 

Il a vécu bien plus longtemps 

Que des amuseurs de ballon 

Son sport à lui c’était la faux 

Et puis d’éplucher les journaux 

Il a vécu bien plus longtemps  

Sénile peut-être au bout du temps 

Mais pas plus tôt que bien d’autres 

Aux vies nourries de patenôtres.

mais parfois en feignant l’ivresse

On peut exprimer sa tristesse

La peur au ventre

24 août 2011

A progresser la peur au ventre 

Comme sur un terrain miné 

On voit du canon le centre 

On ne voit pas qui l’a chargé 

On maudit la frêle allumette 

Qui fait sauter la dynamite 

Sans voir c’est trop bête 

Le détonateur  qui crépite 

Qui a raison et qui a tort 

Dans les guerres chacun son lot 

La loi reviendra au plus fort 

Pas forcément le moins sot. 

Quand tremblent les édifices 

Chacun s’abrite comme il peut 

Là, pas de fort pas de police 

On frissonne en attendant  mieux. 

Le terreau de l’enfance

24 août 2011

Curieux, la mémoire ! 

  

A plusieurs reprises, j’ai pu constater que mes souvenirs ne sont pas les mêmes que ceux avec qui j’ai vécu. 

Récemment, j’ai accidentellement dit à propos de l’éducation que nous avions reçue : «  Si on ne marchait pas droit, ça tombait » 

Ma sœur s’est récriée : « On ne nous frappait pas ! » 

Tiens donc ! cette journée complète à recevoir des fessées parce que j’avais dit non à mon père (et je le maintenais !) jusqu’à capitulation, l’aurais-je inventée ? Les calottes à la moindre incartade, imaginées ? Les « fraises », pincées violentes de ma grand-mère parce qu’on n’avait pas obéi « au doigt et à l’œil », rêvées ? Certes, ni ma mère ni mon grand-père ne m’ont jamais frappé dans mes souvenirs, mais même des gens vivant en partie avec nous (oncle et tante) n’ont jamais hésité à nous calotter si nous ne nous comportions pas comme ils considéraient que nous devions le faire. 

Bon ! Nous n’en recevions pas plus que nos camarades, mais les punitions corporelles étaient courantes. 

Pour moi qui n’ai plus jamais après l’âge de deux ans dit non à mon père (je me suis dès que possible débrouillé pour ne pas lui dire trop souvent oui) les marques en restent imprimées… 

Pour ma sœur qui jouissait du privilège d’être la fille que mon père avait souhaitée depuis le début et eu enfin deux ans et demi après moi, les coups n’étaient sûrement pas moins violents, mais sa position de préférée lui permettait de relativiser… Du moins, je le crois… 

Oublier la vieillesse

17 août 2011

Pour oublier qu’ils vieillissent 

Certains se plongent dans l’alcool 

D’autres se noient dans les délices 

Des endorphines jusqu’au col 

Vont visiter l’Orénoque 

Parcourent le monde de sud à pôle 

D’autres encore comme des loques 

Dans leur fauteuil ont versé colle 

Mais leur amnésie volontaire 

N’empêche point que leurs artères 

Peu à peu perdent leurs critères 

Que leur front penche vers la terre. 

Malgré leurs airs intrépides 

Leurs genoux se font rigides 

Mieux vaut accepter l’inexorable 

A quoi bon livrer perdue bataille 

Je trouve vaille que vaille 

Chaque moment un peu semblable 

Je garde joie, je jette peine 

La mort m’attend, eh ! bien qu’elle vienne !  

jeu?

17 août 2011

  

C’était un jeu à l’origine 

Douce déesse qu’on taquine 

A cinquante ans de différence, 

Cœur à l’abri, du moins on pense 

Mais facétieux l’archer divin 

De sel a voulu mettre son grain 

De jour en jour instants sacrés 

Sa flèche en mon cœur a porté… 

Je savourais plaisir fugace 

Quelques mots dans nos face à face, 

Lumière du Dieu Ra. 

A l’auteur de « Barbara » 

J’avais volé un vers ou deux 

Qui concernent les amoureux 

Elle était étoile filante 

Je le savais dans mon attente 

Le ciel depuis est un désert 

Je le scrute rien ne sert 

D’ailleurs pourquoi lever les yeux 

Elle est à l’aube et je suis vieux 

Oh ! je n’ai donc rien à offrir 

Il ne me reste qu’à souffrir 

bise d’adieu

17 août 2011

  

Il est des baisers chastes 

Plus chargés de sentiment 

Que des étreintes vastes 

Bousculant le décent 

Ce ne fut qu’un bisou 

D’adieu  

Mais il contenait tous 

Les cieux ! 

longévité

12 août 2011

Depuis cent ans, l’espérance de vie a considérablement augmenté… Certains pensent que c’est la pénibilité du travail, qui, diminuant avec  l’automatisation explique cette augmentation… 

Voyons…les personnes entre 80 et 100 ans sont nées entre 1911 et 1931. 

Elles ont commencé à travailler (travaux durs !) dès l’âge de douze ans pour les plus âgés <1922, de 14 ans pour les moins vieux <1945 et ont été à la retraite entre 1975 (guère encore le temps des automatismes !)et 1990. 

Elles ont connu les privations de deux guerres mondiales… 

Argument peu convaincant 

Elles ont absorbé une quantité non négligeable de produits dits « dangereux pour la santé » tabac actif et passif, alcool, additifs alimentaires…plus que leurs anciens…Les campagnes de culpabilisation autour des colorants et autres conservateurs sont donc peu fondées… 

Si l’espérance de vie a augmenté, c’est à mes yeux d’abord en raison des progrès de la médecine qui ont diminué la mortalité enfantine, les progrès de l’hygiène et les antibiotiques y ont largement contribué,enfin,le combat contre les accidents et pour la sécurité en général (au travail, sur les routes, à la maison) a aussi porté ses fruits. 

Mais revers de la médaille, la disparition presque totale de « la sélection naturelle » ( sauvetage des bébés condamnés en d’autres temps) a généré une fragilité plus forte à terme…ce qui fait que, pour conserver le progrès initial, les chercheurs jettent l’anathème sur des produits de plus en plus faiblement nocifs ( selon les considérations d’autrefois)  

VERS UNE SOCIETE ASEPTISEE ?  Mais alors…DE PLUS EN PLUS FRAGILE AUX ATTAQUES NOUVELLES ? 

Le vent

12 août 2011

Lorsque le vent de sud se lève 

Grand branle- bas dans la maison 

Les volets claquent sans une trêve 

Et tout s’en va à l’horizon 

Un jour de l’an de vent féroce 

J’ai vu mon grand-père sur le soir 

Projeté dans un souffle atroce 

Dans le bassin abreuvoir 

La meule de paille de dix tonnes 

Renversée par le maudit 

Comme fétu se fit la bonne 

Pas un seul brin ne fut repris ! 

Des caravanes une autre fois 

Pour le camping , au champ posées  

Virèrent toutes sur le côté : 

En nos avis n’avaient pas foi…. 

Quand le vent emporta le toit 

De la maison, jusques au bois, 

Ma sœur était encore bébé 

La famille fut traumatisée. 

Depuis au nord, pour s’échapper, 

Le vent découvre s’il pénètre 

Une issue pour lui ménagée 

Et qu’il file ailleurs se faire…paître ! 

Le français!!!

12 août 2011

  

Il a fallu quarante lustres 

A trouvères et troubadours 

Qui pourtant n’étaient pas des rustres : 

Ils chantaient des odes d’amour, 

Pour utiliser sans défaillance  

Le beau langage de la France. 

Foin des patois, foin des accents 

Le français uniformément 

Ainsi a dit  la République . 

Grâce à son école publique 

A imposé dans tous les lieux 

La douce langue de nos aïeux. 

Elle a chassé l’accent teuton 

Dans l’élan de libération. 

Sonnez le glas, sonnez le glas 

Végétariens ayatollahs 

Hurlez hou-ou-ou-ou-ou-ou 

Amis des vipères et des loups 

Loup-gourous chasseurs de pets 

De vaches ou de lisier de  gorets 

Vous ne pourrez ,ah ! non ! jamais 

Me faire voter un jour de mai 

Pour quelque Rollon que ce puisse être 

Qui pour mieux faire que son ancêtre 

Sans sauter de son glaive destrier 

De Marianne pour baiser le pied 

A la renverse la fera choir 

Dans les affres du désespoir 

Le procès du tourisme

12 août 2011

 

1er juré
Il serait regrettable que Tourisme ne puisse plus exercer . Il me semble que ce n’est pas lui qui attente à la Nature, ce sont certes des gens dont il est en quelque sorte responsable.
Est-il COUPABLE d’après vous?
10ème juré
Vous ne nous donnez pas votre avis! Je sais, MOI, que Tourisme priverait des millions de gens de découvrir les saveurs raffinées de mon restaurant s’il devait cesser toute activité.
Il n’est pas coupable voyons! Les reproches qui lui sont faits sont sans fondement! 

  

2ème juré 

Il faut reconnaître que Tourisme choisit TRES MAL sa clientèle : les personnes bien nées comme moi trouvent insupportable cette promiscuité avec la populace. Non ! Tourisme est COUPABLE d’amener des gens de basse extraction sur des sites de qualité. 

  

8ème juré 

Lorsqu’il y a des régles, elles doivent être suivies. Tourisme se comporte comme ces parents qui disent : je n’y peux rien si mes enfants font des bêtisesILS SONT RESPONSABLES NOM DE NOM ! Son attitude mérite condamnation. 

  

11ème juré 

Il n’est pas acceptable que des véhicules mal règlés viennent polluer la Nature alors que tant de mécaniciens sont au chômage. Pour ces insouciants, je vote coupable 

  

   Président 

C’est Tourisme que vous devez juger ! non les personnes qu’il emmène. 

  

12ème juré 

Tout serait si bien s’il voulait bien apprendre à ses clients les bonnes manières ! Je crois pourtant qu’il est de bonne volonté. On pourrait peut-être seulement lui donner un avertissement     . 

  

  8ème juré  

Volià bien le laxisme des femmes (moqueur) on pourrait peut-être lui donner seulement un avertissement. 

LA LOI EST LA LOI ! 

  

   6ème juré 

Inutile d’étaler ici vos penchants machos ! Les femmes ne sont pas plus laxistes que les hommes. Vous vous trompez d’adversaire. 

  

   7ème juré 

(grimace moqueuse) 

La loi est la loi ! 

  

   8ème juré 

VOUS ! Je me demande ce que vous pouvez faire ici : votre place est dans une basse-cour ! 

  

   Président 

Voyons mesdames et messieurs ! vous devez ici juger et non vous insulter les uns les autres. 

  

   9ème juré 

Phénomènal orgueil des hommes ! Seul DIEU PEUT JUGER ! S’il se repentais je l’absoudrais.Hélas ! il semble même ignorer la faute commise. 

On ne peut donc que considèrer qu’il s’agit d’un péché véniel. 

  

  4ème juré 

Tirons la culpabilité à pile ou face !  

(il lance une pièce et la rattrape) Pile coupable et face condamné. (protestation silencieuse des autres)Non ? pile condamné et face coupable(même jeu) bon ! pile responsable et face coupable 

  

   3ème juré 

Héééééééééééééééé ! bin…….. in……in voilàààààààààààààà ! 

Respon……….on……………saaaaaaaable mais paaaaaaaaas cou….ou…ou…..paaaaaaaaaable ! 

  

   5ème juré 

Je propose de nous ranger à l’avis de la sagesse …….. 

  

  

       ACTE VI 

(TOUS LES PROTAGONISTES) 

  

     Président 

Mesdames et messieurs les jurés avez-vous rendu votre verdict ? 

      

     1er juré 

OUI ! Monsieur le Président ! 

  

     Président 

Accusé levez-vous ! 

  

A la question : « Le sieur TOURISME est-il responsable de déprédations multiples et d’agressions sur DAME NATURE » 

Le jury a répondu : « RESPONSABLE » 

  

Ala question : « Le sieur TOURISME est-il coupable de déprédations multiples et d’agressions sur DAME NATURE » 

Le jury a répondu « NON COUPABLE » 

  

Monsieur TOURISME vous êtes libre ! 

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