le nid de petit lemming

4 juin 2011

Petit lemming cherchait, cherchait…. 

Cherchait où faire son nid…. 

Dans un fourré ?Mais la neige va tomber ! 

Dans un grenier ? Les chats y vont chasser. 

Sous une tuile ? Un abri trop léger contre les grands froids du pôle. 

Sous le tas de foin ? Quand les rennes auront mangé, ils marcheront sur les petits. 

Tiens ! mais voilà une chose bizarre ! rouge bordée de blanc, toute douillette à l’intérieur, avec une cachette bien fermée au fond. 

Petit lemming est ravi : ses petits seront bien protégés….Novembre passe sans souci… et voilà qu’en décembre un gros homme surgit. Il a une barbe blanche, un gros ceinturon doré.Il saisit sa botte et voudrait l’enfiler….  

« Tiens ! Qu’y a-t-il donc au fond de cette botte ?   

_Au secours ! crie lemming vous détruisez mon nid ! 

_Cet objet est ma botte répond le père NOEL et j’en ai besoin pour faire ma tournée, sinon les petits enfants n’auront pas de cadeaux…. Ecoute ! j’ai une idée ! Pour cette nuit tu resteras bien au chaud contre l’étoile et quand je reviendrai je te rendrai ta cachette » 

Ainsi fut fait. Lemming pelotonné resta près de l’astre et NOEL apporta les cadeaux aux enfants. En rentrant, il prêta de nouveau sa botte à lemming : lui aussi avait bien droit à un petit cadeau  

crimes à Velebeau (suite)

4 juin 2011

Martin est commandant de brigade à Velebeau   

Un homme a été tué dans son secteur… et on a retrouvé la voiture d’un inspecteur de l’Education Nationale dans un gouffre L’enquête s’annonce épineuse. L’inspecteur Hamelin  dépêché pour l’enquête  est reparti ?, il avait tenté  de rencontrer  Mathurin Gamet, d’interroger sa femme et sa fille, mais  les deux femmes disparaissent et plusieurs mois plus tard, la mère seule reparaît elle était dans une clinique psychiâtrique…Le juge n’apprécie pas que l’on enquête sur un haut fonctionnaire… 

Quand Martin vint faire part au juge de ses supputations, il fut très mal reçu : »Ce dossier n’a que trop duré. On ne va pas, sans preuves, traîner dans la boue un HEROS de la résistance, grand serviteur de l’ETAT ! ! !Quant à ce Mathurin, vous n’avez pas le plus petit commencement de preuve. Laissez tomber ou revenez avec un dossier qui tienne ! ! 

Les débordements sexuels de monsieur Paudefait ? Faut-il croire les dires d’une prostituée ?.. Les dires de …il feuilleta..Gilbert Macord …propos de gauchiste à qui on n’ose même pas confier une classe à l’année. Les plaintes d’institutrices ? Pas de traces ! toutes ont été retirées ou ont abouti à un non lieu…Toutes les personnalités se heurtent peu ou prou à des attaques de toutes sortes…NON ! Sans dossier bien étayé, inutile de revenir ! » 

Martin se sentit découragé. 

Pourtant, il se resaisit assez vite pour retourner chez Mathurin. 

« Monsieur Gamet, je suis sûr que vous me cachez quelque chose. Je vais vous dire ce que je crois. Ce type, qu’on a trouvé pilé à coup de hache ou de masse, c’était un salaud, ça, je le sais, même si je ne peux pas le prouver.(il vit Mathurin respirer plus librement)…Alors, supposons qu’il s’en soit pris à la petite Adeline et que vous l’ayez surpris, on pourrait tout à fait comprendre que vous l’ayez mis hors d’état de nuire. Plus j’enquête sur ce type, plus je trouve que malgré sa position d’intouchable, c’était une ordure et on devrait décorer ceux qui nettoient le pays des ordures. Donc, vous l’auriez frappé avec ce que vous aviez sous la main,, un merlin, par exemple, puis vous auriez jeté son corps sur la route, mené sa voiture jusqu’au gouffre Repet. Cela se tient, qu’en pensez-vous ? 

–J’en pense que vous racontez des sornettes et que vous nous avez fait assez de mal comme cela. C’est à ça que passent nos impôts ? A payer des gens pour embêter les braves gens au lieu de mettre les fripouilles hors d’état de nuire. Si c’était un salaud, comme vous le dites, alors, pourquoi que vous l’avez pas coffré avant qu’il vienne pourrir par chez nous ? 

–Je n’avais rien contre lui et, même un salaud, on doit trouver celui qui l’a tué, car on ne doit pas faire justice soi-même. 

–Eh ! ben ! cherchez ! C’est pas moi qui l’ai tué ! Ca, je peux le jurer sur la tête de ma mère » 

Martin comprit qu’il avait fait fausse route. Pas Mathurin, mais qui ? Pourtant Mathurin savait des choses qu’il se gardait bien de lui dire…et rien ne le contraindrait à les dire…A un instant, Martin avait eu l’impression de faire mouche….mais il n’arrivait pas à se rappeler ce qui avait fait tiquer Mathurin Gamet. 

les mots

3 juin 2011

 

            Il est des mots qui hantent 

            Il est des mots qui chantent 

            Et ceux-là crèent des rimes 

            Il est des mots qui vibrent 

            Pour exhaler des rythmes 

            Des mots à l’esprit libre 

            Il est des mots de sage 

            Il est des mots images 

            Qui dévoilent leur âme  

            En savants calligrammes 

            Il est des mots magiques 

            Dont la course olympique 

            Nous invite à rêver. 

CANCER: attente de verdict

3 juin 2011

Oh ! l’angoisse qui ronge ! La peur du lendemain ! 

Tu m’as dit, tout à l’heure , quel était ton chagrin 

Et je me suis senti faible et désarmé 

Impuissant nul, petit, sans force , alarmé 

Tu avais bien, parfois, glissé dans tes paroles 

Quelque vocable adroit que j’avais cru frivole… 

Loin de prendre au physique les mots ainsi lâchés 

Je croyais symboliques les phrases rabâchées 

Il m’a fallu longtemps pour que les mots mûrissent 

Et qu’en se fissurant, en mon cœur ils se glissent. 

Que reste-t-il , ce soir, à faire que d’attendre 

Attendre que demain tombe le couperet 

Que demain l’examen impatient de s’étendre 

Vienne se délecter à signer son arrêt. 

Ce soir, moi, l’homme fort qui ne croit en personne 

Mes mains se sont croisées pour implorer des cieux 

Que la solution que médecine donne 

Devienne inutile puisque tout irait mieux. 

J’aimerais être toi pour me battre à ta place 

J’aimerais me plonger dans un désert de glace 

D’un enfer exécrable me brûler aux brasiers 

Si je pouvais ainsi souffrance t’épargner. 

J’ai en vain questionné les feux et les étoiles 

Les voitures et les voiles 

Nul n’a répondu avec certitude 

Mais si vraiment l’esprit possède l’aptitude 

De guérir par pensée les maux les plus sévères 

Alors, je suis certain que si je persévère 

A vouloir à tout prix que tu te régénères 

Alors c’est vrai, demain, ce cauchemar affreux 

Sera évanoui et le ciel sera bleu 

crimes à Velebeau (suite)

3 juin 2011

 

Martin est commandant de brigade à Velebeau   

Un homme a été tué dans son secteur… et on a retrouvé la voiture d’un inspecteur de l’Education Nationale dans un gouffre L’enquête s’annonce épineuse. L’inspecteur Hamelin  dépêché pour l’enquête  est reparti ?, il avait tenté  de rencontrer  Mathurin Gamet, d’interroger sa femme et sa fille, mais  les deux femmes disparaissent et plusieurs mois plus tard, la mère seule reparaît elle était dans une clinique psychiâtrique… 

 

Martin n’eut aucune peine à vérifier la présence à la clinique psychiâtrique de Mélanie et de sa fille. Quant à savoir quel avait été le phénomène déclenchant…Le secret professionnel était bien gardé. 

Pas possible que le massacre du bonhomme et de sa voiture ait été l’œuvre d’une frêle femme comme Mélanie , même au cours d’un accès de démence, encore moins l’œuvre de la gamine. 

Mais alors, pourquoi cette dépression nerveuse justement au moment du crime ? Auraient-elles été témoins de la scène ? 

On en revenait à Mathurin !…Mathurin le jaloux, Mathurin l’entêté, Mathurin le violent , Mathurin qui avait préféré laisser croire qu’il avait tué sa famille plutôt que d’avouer qu’elles avaient perdu les pédales…. Admettons qu’elles l’aient vu démolir le type, massacrer sa voiture, pourquoi lui avoir coupé les  

couilles ? Qu’est-ce qui pouvait amener un homme à ce genre de dérapage ?…Mais la fille, bien sûr ! 

Ce monsieur était un vieux lubrique. Qui dit qu’il n’avait pas essayé de s’en prendre à la petite ? Moyennant quoi, Mathurin le surprenant, lui aurait fait passer le goût du pain….Ca ne collait pas tout à fait : émasculer à la hache ? 

Quand Martin vint faire part au juge de ses supputations, il fut très mal reçu : »Ce dossier n’a que trop duré. On ne va pas, sans preuves, traîner dans la boue un HEROS de la résistance, grand serviteur de l’ETAT ! ! !Quant à ce Mathurin, vous n’avez pas le plus petit commencement de preuve. Laissez tomber ou revenez avec un dossier qui tienne ! ! 

Vie de meuf

2 juin 2011

Connaissez-vous ce blog ? J’y suis allé faire un tour par curiosité… 

Un blog sans risque de contradiction : les commentaires sont impossibles… FACILE !!! 

Je n’y ai lu que des jérémiades, souvent vaines : au lieu de se borner à critiquer, les intervenant(e)s devraient expliquer quelle action concrète (ils) elles ont entrepris pour changer les choses. Une de mes amies très proches prétendait qu’elle élevait ses filles dans l’idéal d’égalité et de partage des tâches… Mais toi, concrètement, comment agis-tu pour donner l’exemple ?(Elle était aux genoux de son mari qui la traitait comme une esclave…) 

j’ai lu cette remarque d’une haute cadre , seule femme au milieu de 12 hommes à qui le PDG demande d’aller faire des photocopies…A-T-ELLE OSTENSIBLEMENT RETRANSMIS L’ORDRE A L’ASSISTANT HOMME POUR RETABLIR
LA HIERARCHIE ? Cela aurait été plus efficace que de venir raconter l’anecdote ! En s’exécutant, elle a renforcé ce qu’elle prétend dénoncer. 

  

Justifiées, les remarques concernant les habitudes des administrations, mais de quelle manière agir pour faire changer ? SILENCE ! 

 «  on m’a fait ça, je vais le dire à tout le monde »… on se croirait dans la cour de l’école!!!

Quant à moi, j’ai cessé d’être féministe le jour où l’administration m’a doté d’une « chève »…

crimes à Velebeau (suite)

2 juin 2011

Martin est commandant de brigade à Velebeau   

Un homme a été tué dans son secteur… et on a retrouvé la voiture d’un inspecteur de l’Education Nationale dans un gouffre L’enquête s’annonce épineuse. L’inspecteur Hamelin a été dépêché pour l’enquête  on a trouvé un vieux manche cassé sur le lieu du crime…Hamelin en voyant l’objet a l’intuition de se trouver face à un indice capital. Il décide de rencontrer ce Mathurin Gamet, d’interroger sa femme et sa fille, mais celui-ci se fâche et le menace.il convoque les deux femmes. Elles disparaissent et plusieurs mois plus tard, la mère reparaît 

 

Quand revint le printemps, Mélanie reparut. Martin, instruit de son retour, l’attendit à la sortie de la messe du dimanche (c’était la seule sortie qui lui était autorisée par Mathurin) et l’emmena pour interrogatoire. 

 

 

Mathurin eut beau hurler dans le bureau, rien ne put empêcher Martin de chercher les réponses à ses questions : Où était-elle passée, que même les services de toutes les polices ne l’avaient pas trouvée ? 

Mélanie ? elle était partie avec Adeline pour la faire soigner dans une clinique parce que la petite avait les nerfs malades et qu’elle déparlait Là, on l’avait gardée, elle aussi, parce qu’on avait trouvé qu’elle avait, elle aussi, bien besoin de soins. La convocation ? Quelle convocation ? Elle ne se souvenait de rien. Un bonhomme écrabouillé ? Ca ne lui disait rien ! Il est vrai qu’elle avait avalé tellement de saletés que sa mémoire flanchait. Quand Martin  voulut connaître l’adresse de la clinique, Mélanie la lui donna après qu’il eût promis de ne jamais en parler dans le pays. Elle ne voulait pas que les gens la croient folle et surtout la gamine : plus personne ne voudrait la marier ! 

Martin n’eut aucune peine à vérifier la présence à la clinique psychiâtrique de Mélanie et de sa fille. Quant à savoir quel avait été le phénomène déclenchant…Le secret professionnel était bien gardé. 

INTERROGATION

2 juin 2011

Mes yeux à trop pleurer

Restent secs maintenant

Mon cœur à trop aimer

S’est tu sous le tourment.

Pourrai-je encore aimer ?

Pourrai-je encore pleurer ?

Le refrain des « je t’aime »

Qui n’a jamais fleuri

Que pour être coupé

Se verra-t-il lui-même

A jamais englouti 

Dans les flots du passé ?

S’il revient à mes lèvres

Avec frénésie

Au soleil qui enivre

Qui brûle et qui détruit

Devra-t-il donc périr ?

Devra-t-il donc mourir

Réminiscences pédagogiques (23) ?

1 juin 2011

LA BIBLIOTHEQUE DOCUMENTAIRE 

Ayant travaillé un an au centre régional de documentation pédagogique, j’appris par d’ex collègues que le centre bradait les sièges de sa salle de cinéma. 

Je vis immédiatement l’intérêt de placer ces sièges dans la bibliothèque documentaire : cela permettait, confortablement de lire les documents et de choisir celui que l’on allait exploiter… 

Je ne pouvais pas imaginer quels reproches cela m’apporterait .

En effet, tous les sadiques de la commune, trouvèrent inadmissible que l’on procure du confort pour travailler aux enfants: il fallait les endurcir!

….Et puis, n’importe qui s’était assis dans ces sièges, on risquait d’amener une épidémie…

Les pieds des fauteuils détérioraient DEFINITIVEMENT le sol plastique de la salle en tachant de rouille… (un coup d’aérosol acheté chez Castorama me suffit pour décapiter l’attaque, mais, à l’usure…)

(en réalité, certaine personne chargée du ménage trouvait trop pénible de passer l’aspirateur dans la salle, et comme elle était très proche de la mairie…)     

crimes à Velebeau (suite)

1 juin 2011

 

Martin est commandant de brigade à Velebeau   

Un homme a été tué dans son secteur… et on a retrouvé la voiture d’un inspecteur de l’Education Nationale dans un gouffre L’enquête s’annonce épineuse. L’inspecteur Hamelin a été dépêché pour l’enquête  on a trouvé un vieux manche cassé sur le lieu du crime…Hamelin en voyant l’objet a l’intuition de se trouver face à un indice capital. Il décide de rencontrer ce Mathurin Gamet, d’interroger sa femme et sa fille, mais celui-ci se fâche et le menace.il convoque les deux femmes. Elles disparaissent 

 

 

 

« MATHURIN EN GARDE A VUE ! ! ! » 

Emilien était venu pour soigner les bêtes et faire face au plus pressé. Pas de nouvelles des deux femmes. Le gendarme placé là pour surprendre une communication n’avait rien surpris du tout. Le téléphone était muet. Muets les voisins. Muets, les grands-parents. Muet Mathurin. 

Une rumeur commença à se glisser dans les maisons : pour qu’il soit arrêté, il fallait bien qu’il ait fait quelque chose ! C’était peut-être qu’il les avait tuées toutes les deux. En grandissant, la rumeur prenait des allures de certitude. On prétendait l’avoir vu creuser dans la nuit…Où ? Là les versions étaient divergentes. 

Les gendarmes retournèrent le champ que Mathurin venait de labourer. Sans rien trouver, bien sûr ! On sonda les marais, sans plus de succès.  

Martin commençait à trouver qu’après quinze ans de calme, cela faisait vraiment trop.. Hamelin recevait des coups de téléphone du préfet, lui intimant l’ordre de déboucher au plus vite. L’enquête piétinait. Les jours passaient. Faute de preuves, on avait relâché Mathurin, mais ni Mélanie ni Adeline ne reparaissaient. Confusément, Martin sentait bien que tout était lié à ce type massacré….Où les femmes étaient-elles passées ? 

Au bout d’un mois, le juge d’instruction considéra que monsieur Paudefait avait été victime d’une agression d’auteur inconnu. Sans refermer le dossier, il le mit en veilleuse. Hamelin fut rappelé à son commissariat et Martin en resta avec cette affaire irrésolue sur le cœur comme une poule égorgée attachée au collier d’un chien de chasse.  

Quand revint le printemps, Mélanie reparut. Martin, instruit de son retour, l’attendit à la sortie de la messe du dimanche (c’était la seule sortie qui lui était autorisée par Mathurin) et l’emmena pour interrogatoire. 

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