Les voitures

7 juin 2011

Les voitures de mon père étaient toujours, aussi loin que je me souvienne de vieilles guimbardes en mauvais état extérieur. Elles cumulaient les kilomètres au compteur et passaient souvent au garage… 

Alors qu’il serait bientôt à la retraite, nous avons pensé, nous, ses enfants, au gré d’une rentrée d’argent, qu’une voiture neuve serait plus sûre pour lui qui prenait de l’âge… 

C’est avec cette voiture qu’il s’est tué moins d’un an plus tard. 

Le genre humain

7 juin 2011

Comme des chiens à la curée 

Le genre humain est passionné 

Sur celui qui est tombé 

Il se déchaine exacerbé 

Sans attendre qu’il s’en aille 

On l’attaque à qui mieux -mieux 

On fouille dans ses entrailles 

On le mordille en tous lieux 

On fouille dans ses poubelles 

On triture ses détritus 

On discute on se rappelle 

Du pire mais du bien motus 

le cheval

6 juin 2011

Dans la ferme de mes parents, un animal avait un statut particulier : le cheval. 

Tout d’abord, c’était l’animal de mon père. Je n’ai jamais vu ma mère l’harnacher, même si elle le conduisait. Pour mon grand-père maternel, c’était une bouche inutile (un cheval mange autant que deux vaches, ne donne pas de lait et travaille moins fort). Pour mon père, c’était un gage de rapidité pour les travaux légers, et, surtout, cela permettait les déplacements en famille. Le dimanche, tout le monde grimpait dans la carriole pour se rendre au village. Sur la route, on ramassait les piétons en retard pour l’église, et on faisait parfois la course avec les attelages voisins. 

Mais le cheval, c’était aussi l’animal qui requerrait des soins particuliers. Cheval couché= affolement, promenade des heures pour calmer les coliques. Curage des pieds, ferrage régulier, brossage faisaient partie des activités imposées. Il exigeait des mesures de prudence… 

Je n’ai jamais eu très confiance dans les chevaux. 

crimes à Velebeau (suite)

6 juin 2011

Martin est commandant de brigade à Velebeau   

Un homme a été tué dans son secteur… et on a retrouvé la voiture d’un inspecteur de l’Education Nationale dans un gouffre L’enquête s’annonce épineuse. L’inspecteur Hamelin  dépêché pour l’enquête  est reparti ?, il avait tenté  de rencontrer  Mathurin Gamet, d’interroger sa femme et sa fille .Le juge n’apprécie pas que l’on enquête sur un haut fonctionnaire…Martin sent pourtant bien que Mathurin joue un rôle dans ce crime…Coup de théâtre, il découvre que Raoul, mari de l’institutrice a menti sur son emploi du temps…  

–Vous ne l’avez pas fait, ou vous ne voulez pas en parler ? Moi, j’ai une autre version : vous trouvez votre femme avec son inspecteur, un homme que vous avez déjà pris à partie dans le passé à ce qu’on m’a dit,vous l’attrapez, vous le mettez hors d’état de revenir, vous le jetez sur la route, vous allez jeter sa voiture dans le gouffre Repet et vous repartez aussitôt. Ni vu ni connu passez muscade ! Qu’en pensez-vous ?—J’en pense que si ça s’était passé comme ça, il n’y aurait pas eu un, mais deux cadavres sur la route, et vous ne m’auriez pas trouvé à proximité deux jours plus tard ». 

 

Martin dut convenir que c’était probable. Encore une hypothèse qui s’écroulait. 

Martin avait affiché sur le mur du bureau les photos prises ce 28 octobre. Il les regardait chaque fois qu’il cherchait à réfléchir. Ce jour-là, il était en train de se creuser les méninges quand l’assistante sociale arriva. Martin n’aimait pas cette bonne femme qui enquêtait de son côté, mais ne le tenait jamais au courant de ce qu’elle découvrait. L’assistante n’aimait pas les flics, qui, selon elle, se déplaçaient dans la société comme des éléphants dans un magasin de porcelaine….Pour qu’elle vienne à la gendarmerie, il fallait une raison impérieuse. Elle commença par tourner autour du pot, lui faisant compliment sur l’aménagement de son bureau. Enfin, elle attaqua : 

« Que pensez-vous des relations de Mathurin Gamet et sa fille ? »Martin sentit ses bras tomber de surprise. 

« Que voulez-vous dire ? (Il avait bien compris ce qu’elle voulait suggérer, mais autant être sûr) 

–Pensez-vous qu’ils ont des relations normales de père à fille ? 

–Je ne me suis pas posé la question…Qu’est-ce qui vous fait penser à ce genre de choses ? 

–D’abord, on m’a raconté que la mère pleurait souvent avant son séjour en clinique. 

–Dépression nerveuse, cela peut arriver à tout le monde. 

—Oui, peut-être, mais ce serait la première fois depuis que nous la connaissons, et, pourtant, elle en a subi, des chocs,…Non, ça n’explique pas tout… 

–Qu’est-ce que ça n’explique pas ? 

partir?

6 juin 2011

Tu veux partir.Tu fuis

Ce que je suis

Tu fuis ce que tu crains

Qu’importe le chemin

Tout au bout

Même sans dire nous

Celle que tu fuis

T’aura toujours suivi.

Dans mon souffle court

Mes forces déclinantes

Celle qui se fait jour

Ogresse

Sadique amante

Vieillesse

Sera là ,peu  à peu triomphante

vacances

5 juin 2011

Les Vacances aux SAINTES MARIES DE
LA MER 

Pendant de nombreuses années, nous sommes allés camper sur la plage des SAINTES MARIES DE
LA MER… 

C’était le temps où on pouvait camper à même la plage… sur une distance de 6 à 7 km, les campements « sauvages » s’étalaient. Sans se donner le mot, on se retrouvait  voisin avec des gens de toutes conditions qui devenaient des amis. Les plus anciens savaient à quel moment il fallait déguerpir parce que la mer risquait de monter. Les marchands de légumes venaient proposer leurs produits, la vie était agréable… De temps en temps, une rumeur se répandait : une femme nue !! (c’était une époque très prude)Les femmes hurlaient au scandale, les hommes auraient bien aimé profiter du spectacle… mais cela se calmait très vite. Parfois un enfant s’égarait, alors, toute la plage se mettait en recherche… l’un d’eux une fois avait parcouru à 4 ans près de 7 km. 

Un soir, nous venions d’arriver, l’envie nous prit d’aller « à la ville ». En nous promenant, nous tombons en arrêt devant une horloge dans un magasin d’antiquités… Nous étions partis avec 1 800 f pour le mois, l’horloge coûtait 1500f. Nous avons acheté l’horloge et le reste du mois, nous avons consommé les melons bradés en fin de marché. 

objet de rêve

5 juin 2011

L’HORLOGE DE MON GRAND-PERE PATERNEL 

Chaque année, pour le premier janvier, nous rendions visite à mon grand-père paternel. Non que nous n’ayons pas de bonnes relations au long de l’année, mais, chez les paysans, soit on vit ensemble (trois, quatre générations sous le même toit) soit on rentre comme gendre (ou comme bru) dans la famille du conjoint et alors, on n’a plus que des relations distantes avec ceux qu’on a quittés. Pour nous, les petits, il était un objet merveilleux qui nous captivait : l’horloge de la maison. C’était une grosse horloge comtoise dont le balancier formait un paysage animé par les balancements… Je restais des heures à l’admirer ! 

Certes, chez nous il y avait une pendule (très belle à mes yeux d’aujourd’hui) mais rien n’égalait la beauté, le mystère, de l’horloge de mon grand-père. Voyant mon intérêt pour l’objet, une de mes tantes me dit « quand tu viendras me voir, je t’en montrerai une plus surprenante encore ». De retour à la maison je n’arrêtais pas de demander « quand est-ce qu’on va chez tatan ? » si bien que las de mes demandes, un dimanche après-midi, mon père attela le cheval à la carriole pour aller chez elle. J’attendais de voir une horloge encore plus belle… je fus très déçu : elle était esthétiquement ordinaire, mais en plus n’avait qu’une aiguille. J’ai compris bien plus tard qu’il s’agissait d’un objet précieux : une survivante d’un temps TRES ANCIEN. 

crimes à Velebeau (suite)

5 juin 2011

Martin est commandant de brigade à Velebeau   

Un homme a été tué dans son secteur… et on a retrouvé la voiture d’un inspecteur de l’Education Nationale dans un gouffre L’enquête s’annonce épineuse. L’inspecteur Hamelin  dépêché pour l’enquête  est reparti ?, il avait tenté  de rencontrer  Mathurin Gamet, d’interroger sa femme et sa fille, mais  les deux femmes disparaissent et plusieurs mois plus tard, la mère seule reparaît elle était dans une clinique psychiâtrique…Le juge n’apprécie pas que l’on enquête sur un haut fonctionnaire…Martin sent pourtant bien que Mathurin joue un rôle dans ce crime… 

Martin , ce matin-là, reçut une visite à laquelle il ne s’attendait pas. Raoul Cardin, condamné par le tribunal à trois mois de retrait de permis de conduire suite à un accident survenu à Fontaine le 27 octobre à 19h .M. Cardin ayant dépassé la dose d’alcool tolérée avait grillé un feu rouge et embouti un autre véhicule, après quoi, considérant que les dégâts n’étaient pas importants, il avait refusé de dresser un constat amiable. La date sauta aux yeux du brigadier : 

  27 octobre au soir !  

« Le 27 octobre, vous m’aviez dit être sur le chantier à Chamonix. 

–Hein ! Bon ! Je ne sais pas ! Ah ! Si ! Je devais prendre une pièce à la maison mère parce qu’on en avait un besoin urgent le lendemain. D’ailleurs, je n’étais pas avec ma voiture, mais avec la camionnette de la société, comme attendu dans le jugement. 

—Peut-être est-ce vrai, mais pourquoi m’avoir dit que vous étiez à Chamonix , alors que vous étiez à Fontaine ? 

–Mais parce que j’y étais : je suis remonté dans la nuit avec ma pièce. 

–Vous auriez tout aussi bien pu venir faire un tour à Velebeau, voir votre femme, par exemple 

–Peut-être, mais je ne l’ai pas fait ! 

–Vous ne l’avez pas fait, ou vous ne voulez pas en parler ? Moi, j’ai une autre version : vous trouvez votre femme avec son inspecteur, un homme que vous avez déjà pris à partie dans le passé à ce qu’on m’a dit,vous l’attrapez, vous le mettez hors d’état de revenir, vous le jetez sur la route, vous allez jeter sa voiture dans le gouffre Repet et vous repartez aussitôt. Ni vu ni connu passez muscade ! Qu’en pensez-vous ?—J’en pense que si ça s’était passé comme ça, il n’y aurait pas eu un, mais deux cadavres sur la route, et vous ne m’auriez pas trouvé à proximité deux jours plus tard ». 

Mon AMI6

4 juin 2011

Mon ami 6 

Est-ce parce que ce fut ma première voiture ? 

Est-ce parce que j’étais plus jeune alors ? 

Je n’ai jamais éprouvé dans les véhicules que j’ai pilotés autant de confiance, de sensation d’invincibilité. Je vivais à Autrans et la neige arriva 2 jours seulement après sa livraison… Les chasse-neige à l’époque n’étaient pas aussi efficaces qu’aujourd’hui… Souvent, c’était encore un traineau pointu en étrave trainé par des chevaux ou par des vaches. Le tracé de la route s’en trouvait aléatoire, et, parfois, alors qu’on pensait se trouver sur le sol dur, on était dans le talus… 

Mais bien rarement, j’ai du pelleter la neige voire aller chercher un cheval pour me tirer d’affaire : son arrière planté, je pratiquais un basculement en rythme et je le ramenais sur la route. Patinage en montée, je passais la première j’ouvrais la portière et je donnais un ou deux coups d’épaule ! Je n’ai jamais mis de chaines avec mon AMI6. 

Plus tard, je lui ai même demandé de tracter une caravane pour aller en vacances… bien sûr qu’il fallait rouler lentement !!! mais, même derrière de gros camions dans la montée d’Alby sur Chéran 13 ? 14% ?(avant tous les travaux qui l’ont adoucie) jamais elle ne m’a fait défaut. 

Un jour, un représentant de Citroën est venu me présenter la dernière trouvaille (Visa ??) « plus de problèmes de réglages, tout est plombé ! et moins bruyante ! plus puissante etc… etc… 

–Monsieur, la porte est là ! une voiture dont je ne serais pas le maître, mais l’esclave soumis à des garagistes, je n’en veux pas ! Bruyante, l’AMI6 ? QUE NON ! elle parle à son conducteur et tous deux ne font qu’un ! quand elle souffre, on souffre avec elle. Elle est le mulet dévoué et ce que vous proposé, c’est peut-être un cheval de parade, cherchez un paon pour la caser . Mon AMI6, elle est sacrée ; » 

L’autre est parti bien dépité ! 

C’est ainsi que jusqu’en 1986 j’ai roulé en AMI6 et depuis qu’elles n’existent plus, je me contente de « tires » 

le nid de petit lemming

4 juin 2011

Petit lemming cherchait, cherchait…. 

Cherchait où faire son nid…. 

Dans un fourré ?Mais la neige va tomber ! 

Dans un grenier ? Les chats y vont chasser. 

Sous une tuile ? Un abri trop léger contre les grands froids du pôle. 

Sous le tas de foin ? Quand les rennes auront mangé, ils marcheront sur les petits. 

Tiens ! mais voilà une chose bizarre ! rouge bordée de blanc, toute douillette à l’intérieur, avec une cachette bien fermée au fond. 

Petit lemming est ravi : ses petits seront bien protégés….Novembre passe sans souci… et voilà qu’en décembre un gros homme surgit. Il a une barbe blanche, un gros ceinturon doré.Il saisit sa botte et voudrait l’enfiler….  

« Tiens ! Qu’y a-t-il donc au fond de cette botte ?   

_Au secours ! crie lemming vous détruisez mon nid ! 

_Cet objet est ma botte répond le père NOEL et j’en ai besoin pour faire ma tournée, sinon les petits enfants n’auront pas de cadeaux…. Ecoute ! j’ai une idée ! Pour cette nuit tu resteras bien au chaud contre l’étoile et quand je reviendrai je te rendrai ta cachette » 

Ainsi fut fait. Lemming pelotonné resta près de l’astre et NOEL apporta les cadeaux aux enfants. En rentrant, il prêta de nouveau sa botte à lemming : lui aussi avait bien droit à un petit cadeau  

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