sel de joie

6 avril 2011

Dans une boite 

Bien fermée à la vue 

Intense et coite 

Violente et ténue 

Déposez la volupté 

D’un mot, d’un instant 

D’un frôlement 

D’un battement 

De cœur 

Ne prélevez qu’avec parcimonie 

Ce sel de bonheur 

Il éclaire la vie. 

La maladie du Charmant Som (ou ce que sont les légendes)

6 avril 2011

LA MALADIE DU CHARMANT SOM
Un jour, le CHARMANT SOM se trouva très malade : sur ses flancs,les arbres dépérissaient, courbaient lamentablement la tête, les plantes avaient contracté un ictère qu’aucune rosée, aucune pluie n’arrivait à guérir…
Son frère, le GRAND SOM ressentait la plus vive inquiétude. Il fit publier dans toute la région un avis promettant à  quiconque pourrait sauver son frère, autant d’or qu’’il pourrait en emporter. Un paysan proposa d’épandre du lisier. Le remède fut pire que le mal: les sources furent polluées, mais le CHARMANT SOM était toujours malade. Un bûcheron déclara qu’il fallait couper un arbre sur deux pour soulager la montagne. Le remède fut pire que le mal : il créa des couloirs d’avalanches et la neige dévasta tout sur son passage…Le CHARMANT SOM souffrait toujours.
Un brillant expert des EAUX ET FORETS vint examiner le malade. Il fit au ministre un rapport de trois cent mille pages qui concluait qu’il n’y comprenait rien….et le CHARMANT SOM dépérissait toujours.Un savant érudit éplucha des millions de tonnes d’archives pour trouver des cas similaires et le remède que les anciens y avaient apporté, mais il ne trouva rien…et le CHARMANT SOM était toujours plus malade…Un docte ingénieur en agronomie se présenta. Il fit des milliards d’analyses sur des prélèvements…mais ne décela aucune anomalie. Les savants du monde entier se passionnèrent sur ce cas.Ils établirent des millions d’hypothèses…mais toutes, à  l’examen, se révélèrent à  rejeter :le CHARMANT SOM était en dépression et rien ne pouvait égayer sa langueur.

C’EST ALORS QUE SURVINT LE SORCIER AMEDEE.

Il savait, et lui seul, parler aux arbres, aux sources et aux rocs. Il les interrogea. Il apprit ainsi que le seul remède approprié se trouvait au PAYS DES LEGENDES. La fée RADIEUSE le détenait. Mais, AMEDEE avait de vieilles jambes et le pays des légendes était loin, trop loin pour lui. Il appela donc le preux lutin ALAIN, qui, de temps à  autre, se chargeait de ses courses.
 » Va, lui dit-il, au PAYS DES LEGENDES. Tu trouveras la fée RADIEUSE qui, seule, peut rapporter le sourire au malade. Prends avec toi le livre des secrets. Si tu rencontres un obstacle sur ta route, pose-le sous ta tête avant de t’endormir. Au matin, ouvre-le : il te donnera le moyen de le surmonter.  »
ALAIN s’en alla droit devant. Il marcha un jour, deux jours, une semaine. Il traversa des landes, des rivières, des forêts, des jachères. Il se trouva un soir devant une mare autour de laquelle des poules caquetaient. Dès qu’elles l’aperçurent, elles se mirent à crier :
 » Où vas-tu, lutin ALAIN ?
–Je vais au PAYS DES LEGENDES , chercher la fée RADIEUSE pour guérir le CHARMANT SOM.
–Au pays des légendes ! Bougre d’idiot ! Ce pays ne peut pas exister ! Les légendes sont des fadaises inventées pour abuser les esprits demeurés…QUOI ! perdre ton temps au lieu de travailler ! D’un coup d’aile, elles l’entourèrent…si tu veux passer, va chercher le sac de blé tombé au fond de cette mare…sinon !…Et leurs becs se mirent à  siffler. 

–La nuit va tomber, charmantes pécores, attendez à  demain, je vous le trouverai.  »
Et sans un mot de plus, ALAIN se coucha, le livre des secrets sous la tête. Au matin, le livre s’ouvrit de lui-même :  » Pour vider une mare, appeler un castor. « ALAIN tourna la tête, un castor passait par là .
 » Castor, veux-tu m’aider à  vider cette mare pour sortir le sac de blé qui y est tombé, afin que les poules me laissent passer ?
–Où vas-tu, lutin ALAIN ?
–Je vais au PAYS DES LEGENDES, chercher la fée RADIEUSE, pour guérir le CHARMANT SOM…mais les poules refusent de me laisser passer si je ne sors pas le sac de blé qui gît au fond de la mare. Peux-tu m’aider à  la vider ?  »
Le castor était serviable comme tous les travailleurs du bâtiment. En quelques coups de dents , il coupa l’arbre qui formait barrage et l’eau s’écoula, laissant apparaître le sac de blé. Les poules se jetèrent sur le grain. Alain, qui était poli, remercia le castor et fila droit devant. Il marcha un jour, deux jours, une semaine. Il traversa des landes des rivières, des forêts, des jachères. Il arriva devant une clairière où des corbeaux tenaient conseil.
 » Où vas-tu lutin ALAIN ?
–Je vais au PAYS DES LEGENDES, chercher la fée RADIEUSE pour guérir le CHARMANT SOM.
–Au PAYS DES LEGGENDES ! bougre d’idiot ! Ce pays ne peut pas exister ! Les légendes sont le récit de la vie de nos martyrs, de nos saints et de nos bienheureux pour édifier les êtres pieux….(en un instant ils l’entourèrent) …Croa ! Croa ! Croa ! Croa ! Quel est le mot de passe ? Ici qui nous découvre est ami ou trépasse !
–Souffrez, messieurs, que je dorme un moment. A mon réveil, c’est bien promis, votre mot, vous l’aurez pour me laisser passer.  »
Et ALAIN se coucha, le livre sous la tête…Au réveil, il l’ouvrit :  » Je crois, tu crois, il croit  » lut-il sur la page. Les corbeaux aussitôt se mirent à  prier et le lutin ALAIN s’en alla droit devant….Il marcha un jour, deux jours, une semaine, traversa des landes, des rivières, des forêts, des jachères. Il arriva un soir au milieu d’un jardin. Des taupes militaires étaient en manoeuvre.
 » Où vas-tu, lutin ALAIN ?
–Je vais au PAYS DES LEGENDES chercher la fée RADIEUSE, pour guérir le CHARMANT SOM.
–Au PAYS DES LEGENDES ! Bougre d’idiot ! Ce pays ne peut pas exister ! Les légendes sont des histoires de vieux soldats vantards que le peuple ignorant a répétées en les déformant …(d’un bond, elles l’encerclèrent)…Pour un espion, tu es bien téméraire !  »
En un instant, le pauvre lutin fut enfermé au fond d’un blockaus de terre. 

 

ALAIN posa son livre sous sa tête et s’endormit. Au matin, il l’ouvrit et lut :
 » Les taupes sont myopes, pour les combattre, il faut les éblouir « . ALAIN frotta, comme les hommes préhistoriques, deux silex qui traînaient au fond de la cellule…un éclair jaillit…Il s’enfuit….Il marcha un jour, deux jours, une semaine, traversa des landes, des rivières, des forêts, des jachères. Il arriva un soir dans un immense parc où des ânes à  grosses têtes, assis dans des fauteuils de pierre rehaussés de coussins de vanité, en cravate et chemise blanche, lisaient assidûment des livres fort savants.
 » Où allez-vous, monsieur le lutin ?
–Je vais au PAYS DES LEGENDES chercher la fée RADIEUSE pour guérir le CHARMANT SOM.
–Au PAYS DES LEGENDES ! ! !Croyez-vous que le pays de MELUSINE, Des TROIS PUCELLES, du DEMON FALOTTON puisse être foulé par n’importe quel individu, n’importe quel pillard qui réduirait en esclavage les plus belles des fées pour son propre intérêt ou pour celui d’un sorcier ? Pour être digne d’un tel honneur, il faut avoir au moins un diplôme d’ETAT…Montrez-nous vos diplômes !
–Ne nous énervons pas, dit le lutin ALAIN, je suis très fatigué, laissez-moi me reposer, demain, à  mon réveil, je pourrai vous prouver que mes intentions sont pures. « …Et il se coucha, le livre des secrets sous la tête….Au premier chant du coq, le livre s’ouvrit de lui-même :  » Secouez la tête d’un âne diplômé, les rares neurones de son cerveau, en se choquant, sonneront plus fort que des grelots.  »
 » Je suis, déclara ALAIN, un expert neurologue. Je n’ai pas, il est vrai, de diplôme sur moi…mais voyage-t-on avec ses diplômes ?…Pourtant, je peux vous prouver par une seule expérience l’étendue de mes connaissances.  »
Les ânes se concertèrent un moment gravement, comme le jury d’un concours de l’ADMINISTRATION, puis, finalement, lui demandèrent de prouver sa sagesse.
 » Je sais, dit le lutin ALAIN, que plus un être est cultivé, plus l’écho de ses connaissances se fait entendre quand il hoche la tête. Les ânes, aussitôt hochèrent leur docte chef…Il s’ensuivit un tel tintement de leurs rares neurones qu’ils crurent au miracle et s’écartèrent respectueusement.
ALAIN s’éclipsa pendant tout ce concert. Il marcha droit devant, un jour, deux jours, une semaine, traversa des landes, des rivières, des forêts, des jachères. Il se trouva un soir devant une immense rangée de guichets alignés. Des hyènes affairées y tenaient leur commerce.
« Où vas- tu, lutin ALAIN ?
–Je vais au PAYS DES LEGENDES, chercher la fée RADIEUSE pour guérir le CHARMANT SOM.
–Au PAYS DES LEGENDES ! Bougre d’idiot ! Ce pays est notre propriété ! Personne ne peut y accéder que nous, sinon, il faut payer. Es-tu prêt, pour un stage, à  payer mille écus ?
–Permettez, dit ALAIN, il faut que je réfléchisse ! « …Et il s’endormit, la tête sur le livre.
Au matin, l’ouvrage était ouvert :  » Les hyènes sont cupides et orgueilleuses, pour quelques compliments et quelques pièces d’or, tout leur paraît possible.  »
ALAIN s’approcha d’un guichet ouvert :  » Le GRAND SOM a promis, dit-il à  la caissière, de donner à  celui qui guérira son frère, tout l’or qu’il pourra emporter. Pour moi,les richesses me sont indifférentes. Si vous veniez toutes avec la fée RADIEUSE, vous recevriez un immense trésor dès que le CHARMANT SOM serait guéri.  »
Les hyènes, sentant l’appât du gain, se saisirent de la fée RADIEUSE qu’elles tenaient prisonnière depuis des millénaires….  » Conduis-nous, dirent-elles au lutin ALAIN, le bien de nos semblables nous est toujours très cher. Nous irons toutes ensemble guérir le CHARMANT SOM….mais peux-tu nous promettre que le monde entier saura que nous sommes à  ce point bienveillantes ?
–Je peux vous promettre que seront informés les gens que nous rencontrerons.
–Montre-nous le chemin !  »
Pendant qu’elles se rangeaient sur trois rangs, commandées par leur chève*, une blonde borgne avec bandeau sur l’œil, pour escorter l’esclave, ALAIN en profita pour ouvrir les cellules des autres fées détenues.
Ils marchèrent un jour, deux jours, une semaine, traversèrent des jachères, des forêts, des rivières, des landes.En passant, ils virent les ânes diplômés, qui, ne voulant pas laisser passer une occasion de manifester leur science, se mirent en cortège, en rythmant, de leur cerveau-grelot, une marche militaire.
Ils marchèrent un jour, deux jours, une semaine, traversèrent des jachères, des forêts, des rivières, des landes. Les taupes arrivèrent au son de ce tapage, et, au pas cadencé, suivirent la parade.
Ils marchèrent un jour, deux jours, une semaine, traversèrent des jachères, des forêts, des rivières, des landes. Les corbeaux aussitôt, entendant cette fête, se mirent sur deux rangs et marchèrent en tête, en chantant des cantiques .
Ils marchèrent un jour, deux jours, une semaine, traversèrent des jachères, des forêts, des rivières, des landes….Les poules, caquetant sur le bord de la mare asèchée, continuèrent leurs médisances.
Quand la troupe arriva au pied du CHARMANT SOM, la fée MELUSINE était déjà  là  , Délivrée, enfin des geôles millénaires bâties par ravisseurs initiés, LIBRE, et , avec elle, tous les preux chevaliers, les saints, martyrs et bienheureux.
« Relâchez la fée RADIEUSE et vous aurez votre or, dit-elle à  la tribu des puantes nécrophages : les fées des légendes et aussi leur pays, appartiennent à  tous ceux qui gardent le cœur pur. A ceux qui les aiment, à  ceux qui les séduisent , les fées apporteront toujours leur amour. Elles leur confieront les secrets dont elles seules sont les dépositaires…N’en déplaise aux pédants de la terre.
Ainsi parla la fée. Le CHARMANT SOM, en un instant, se trouva verdoyant… et, l’automne étant arrivé, le GRAND SOM versa aux hyènes, pour les récompenser, autant de feuilles d’or qu’elles voulurent en ramasser.

C’est pourquoi, aujourd’hui, quiconque a le cœur pur et recherche les fées dans un amour sincère, peut accéder au PAYS DES LEGENDES, malgré les corbeaux, les taupes militaires, les ânes diplômés….en bravant les médisances et les calomnies des poules caquetantes, car les hyènes puantes, comprenant que leur coupable commerce était démasqué se sont mises en recherche de nouveaux projets…Aux dernières nouvelles, elles étaient sur MARS et éditaient des oracles basés sur
la TERROLOGIE

*Veuf….veuve relatif…relative chef….. ? ? ? 

Routine

6 avril 2011

Voilà finies les escapades 

Les visites dans les musées 

Voilà finies les escalades 

Dans les ruines d’antiquité. 

Nous avons repris la routine 

 Quillot salut ! Calife, bonjour 

Notre petite chienne Ondine 

Nous a snobés sur le retour 

J’ai acheté deux lapines 

Livrées au mâle auparavant 

Les chiennes de la voisine 

Reviennent chez nous très souvent… 

Samedi nous étions quinze 

Toute la tribu réunie 

Pour souffler cent quatre vingt quinze 

Flammes de bougies. 

Dans le jardin mille jonquilles 

Enflamment les allées 

J’y ai trouvé une morille 

Qui s’y trouvait dissimulée. 

Planté des pousses de tomates 

Pioché entre les fraisiers 

Attendons que les patates 

Acceptent de lever leur nez. 

Mené la voiture au contrôle 

Joelle allée chez le Kiné 

Ma carte bleue la vieille folle 

Se ballade de banque en guichet. 

Le faisan tout l’hiver notre hôte 

Pavoise  attendant sa nichée. 

Les cognassiers rouge écarlate 

Aux forsythias font concurrence 

On entend la douce romance 

Des tourterelles dans le noyer. 

L’herbe déjà a repoussé 

Touche pas à nos filles

5 avril 2011

Depuis trois jours, les médias se gargarisent d’un incident violent ayant opposé un groupe de jeunes d’une cité à un jeune qui a osé fréquenter une de leurs voisines… 

Au temps de mon père, les garçons de Méaudre se réunissaient pour tendre un traquenard à celui d’un village voisin qui osait venir fréquenter une fille de chez eux. Le pauvre gars se retrouvait nu, en plein hiver avec son baluchon attaché sur le dos. Il n’y avait pas pour cela de grandes pages dans les journaux ! Et nul ne se souciait de savoir s’il avait une pneumonie ensuite 

Pauvre hère du bord de Loire

5 avril 2011

 

L’ était  un pauvre hère

Traînant sa misère

Sur  bords de Loire

Aux lèvres chanson à boire

Sur l’pont de Nantes un bal y est donné(bis)

 Un ouvrier par ailleurs

Non loin pour son malheur

Dans fourgon fermé

Fut invité à pénétrer

Car l’ouvrier au bal était allé (bis)

Sommeillant le premier

Ne vit pas l’ouvrier

Titubant éjecté

Ni portière claquée

Car il avait vraiment un peu trop bu(bis)

Dans l’eau de Loire tombé

Comment a-t-il glissé ?

Par tête?  Par  pied ?

Par qui a-t-il été poussé ?

Car l’eau jamais n’avait vraiment aimée (bis)

Méfiez-vous, va-nu-pieds

Si au bal invités

Sur bords de Loire

Dans fourgon après la foire

 Jamais, jamais vous ne devez monter bis)

On prétendrait que vous avez cogné

Sur le chemin

5 avril 2011

En avançant sur le chemin

Oh ! pas loin ! oh ! pas loin !

J’aime creuser un petit trou

Pour y glisser _quel fou_

Un bulbe de narcisse

Ou bien de muscaris

Graines de capucines,ou de pensées

De colza de tournesols de centaurées

Eclat d’hémérocalle, kéria  japonica

Bouture de forsythias, d’iris germanica

Et c’est ainsi parfois qu’un œil émerveillé

Croit que la nature a tout réinventé !

Mon ambition d’instituteur

4 avril 2011

  

Je n’ai eu qu’une ambition 

Aider à l’explosion 

Des forces créatrices 

Que la structure éclipse 

Je n’ai eu qu’une certitude : 

La collaboration 

N’est qu’une servitude 

La coopération 

Entrouvre l’horizon, 

La hiérarchie 

Détruit.

Trois MAITRES m’ont ouvert la voie: (ST) Jean Bosco, Deway, Freinet  

Mais qui a fabriqué les « fabriqueurs de crétins? »

4 avril 2011

 

Fabriquer des crétins,

C’est pas malin

Mais ça demande

Beaucoup de soins.

Il faut préparer la provende

Avec ardeur et sans témoin,

Etre formé à la technique

Par des crétins qui alambiquent

Jusqu’à l’extrait substantifique.

Lesquels crétins, c’est dramatique !

Furent la crème de l’élite

Que les poseurs de dynamite

Ont désignée selon leurs rites.

Car dans l’espèce des crétins,

La confusion est absolue :

Dès que l’un brait miroir en main

Les autres ruent … rien ne va plus !

Couveuse

4 avril 2011

Diable ! Je vieillis vraiment mal ! Je lis comme un chef-d’œuvre de la modernité qu’un enseignant a installé une COUVEUSE dans sa classe… Me voilà de mauvaise humeur ! 

BRAVO !  j’approuve totalement l’initiative, mais je ne peux m’empêcher de penser que ces gens qui (dés) informent sont de vrais ignorants. Il y a plus de cinquante ans, les disciples de FREINET (vous connaissez peut-être, ce pédagogue qui opposait le tâtonnement expérimental aux « catéchismes » !)* construisaient avec leurs élèves des couveuses avec une boite de polystyrène et une ampoule de veilleuse. Pour obtenir la bonne température, il fallait pratiquer des trous d’aération avec patience jusqu’à ce que les 39° soient assurés. Ils posaient alors les œufs : certains venaient de fermes SANS coq d’autres de fermes AVEC coq…  Et, quand un imbécile de chef des services techniques de la mairie ne venait pas débrancher en passant cette coûteuse dépense inutile, on découvrait au bout de trois semaines que les œufs non fécondés étaient pourris, et que les autres avaient donnés de jolis poussins qu’il fallait avoir la responsabilité de soigner. 

*Le catéchisme en pédagogie, c’est ce qu’on vous demande de croire, d’apprendre par cœur comme une vérité INDISCUTABLE. …on s’en souvient le temps nécessaire pour donner l’illusion qu’on l’a intégré. Technique de conditionnement quand il s’agit de créer des petits soldats qui ne discuteront pas pour aller se faire faucher comme au chemin des dames, mais qui ne forme pas des citoyens qui réfléchissent. 

A M. DE R. et à tous les ministres de l’EDUCATION NATIONALE depuis 1984

4 avril 2011

EM dée èR véouès èn’avéezed èrieèn céoèmpéèriès : èla èlecétéuère ène ès’apépéèreèndé péaès péaèr èl’aèlpéhabéeté 

Avez-vous compris pourquoi , Monsieur D . R. , vos sorties à propos de l’apprentissage de la lecture  étaient mal venues ? 

Dès 3 ans, le petit enfant est capable de lire GLOBALEMENT des mots qui ont trait à ses intérêts. Il reconnaît le mot « LECLERC » ou « CARREFOUR » parce que c’est là que sa maman le met sur le manège, qu’il est assis dans une certaine position dans le caddy….ou qu’elle lui achète des bonbons. 

Interdire l’apprentissage global de la lecture, c’est prétendre empêcher l’enfant de comprendre les choses qui l’entourent… Ce n’est d’ailleurs pas cela que vous vouliez, vous cherchiez seulement, en enfourchant le dada des enseignants de chaque classe supérieure à l’égard de la précédente qui consiste à dire : »ils ne savent rien » à jeter le discrédit sur ceux qui s’échinent à tenter dans un temps de plus en plus réduit à transmettre le plus possible de ces choses qu’inconséquemment les politiques dont vous faites partie ont ajouté les unes aux autres sans réfléchir au temps nécessaire pour les acquérir. Se basant sur la capacité d’une infime minorité qui engrange solidement très vite, vous feignîtes de croire que les enseignants utilisaient de mauvaises méthodes.Vous avez trouvé appui pour vos affirmations sur un certain nombre de personnes l’une d’elle, une (pamphlétaire) gamine admise à l’IUFM qui, ayant considéré comme méprisable la formation qu’on lui proposait,ne se référait qu’à son enfance, un autre, respectable, qui  avait découvert que prendre un chemin différent de celui sur lequel les parents avaient échoué à l’école restituait aux enfants une chance d’apprendre sans hériter des difficultés de leurs ascendants, d’autres, enfin qui considèrent qu’un cours préparé en 1950 peut être efficace tel quel en 2000. 

Il y a deux catégories d’ouvriers : ceux qui, recevant la matière première, retroussent leurs manches pour tirer le meilleur parti de ce qu’ils reçoivent… ET LES AUTRES qui décident que cette matière première a telle tare, tel vice, tel défaut et baissent les bras. Eh ! oui ! on ne travaille pas de la même manière avec la crème de l’élite et avec la masse de ceux qui n’auraient jamais autrefois accédé à l’échelon où se trouvent ces personnes !!(et qui ne peuvent pas plus aujourd’hui qu’hier remplir les normes d’accès antiques : le fantasme de 80% d’une classe d’âge au niveau BAC ne cache que 2 espoirs : 1) baisser momentanément le chiffre du chômage ; 2) faire des économies car un prof pour 30 coûte moins cher qu’un maton pour 10 avec la nourriture en moins à fournir) 

Les grands penseurs qui vous ont soutenu, ne sont-ils pas issus du même creuset que ceux d’où ont surgi les formateurs des « formateurs de crétins » (Ecole NORMALE SUPERIEURE entre autres). 

Dites la vérité M. D. R. ce n’était pas la lecture qui était en cause, mais bien l’école publique qui vous gratte comme une hémoroïde par temps de chaleur.Qui vous blesse comme une semence de tapissier plantée dans votre pied comme elle blesse ceux de votre parti qui ne voient dans l’école publique qu’une facture . Parce que l’école publique, c’est
la REPUBLIQUE et que
la REPUBLIQUE  gêne les tentations de népotismes comme au temps des pratiques que la révolution a mises par terre. Pour cela, vous et vos successeurs, vous êtes attachés à écoeurer les « missionnaires laïcs » ces hussards noirs, qui recherchaient inlassablement le moyen de transmettre le plus possible au plus grand nombre. Ce ne sont pas les très bons élèves tout au long de leur scolarité qui peuvent comprendre et aider ceux qui ont des difficultés : ils n’en ont jamais rencontré ! Quant aux principes républicains, de recul en recul il en reste bien peu !! L’évaluation linéaire en opposition à l’examen aveugle en est le symbole. 

Il y a plus de 50 ans, alors que mes professeurs misaient pour moi sur un échec au bac (examen aveugle et corrigé par des inconnus) car trop peu souple, je l’ai eu avec mention ASSEZ BIEN …Aujourd’hui, je serais recalé peut-être… ou on me le donnerait au titre du pourcentage à obtenir  

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