Paix à sa vie!

6 mars 2011

ANNETTE avait six ans. L’école n’était pas sa « tasse de thé », aussi lui arrivait-il souvent de créer des incidents.
MARIUS avait cinquante ans, il était son instituteur : trente deux ans de bons et loyaux services dans l’EDUCATION NATIONALE et trente et une « nichées » de petits à qui il avait appris à lire.
OLIVIER était le père d’ANNETTE. Il avait été formé à la bonne école des policiers de
la REPUBLIQUE.
Ce jour-là, ANNETTE en avait assez de ce livre de lecture dont les lettres dansaient devant ses yeux. Elle en avait assez de ce maître qui la punissait quand elle ne suivait pas la lecture de ses camarades : c’était si bon de bricoler dans sa trousse, ou de faire chanter sa « vache » ! Alors, bien entendu, MARIUS a interrogé ANNETTE qui a sursauté…et pour cause !
« Va au coin !–NON !–Va au coin : quand on ne suit pas la lecture, on va au coin.
–M’en fous de ta lecture ! » Et la gamine capricieuse se saisit du livre de torture et le jette à la volée au visage de l’instituteur.
MARIUS, malgré son âge, ou peut-être à cause de celui-ci, n’avait aucune envie de tolérer de tels manquements, aussi, de quelques claques bien senties sur le derrière de la demoiselle, il manifesta sa propre humeur.
L’œil violent, la gamine s’affala dans le coin de la classe. Le soir venu, au souper familial, la fillette déclara posément qu’elle ne voulait pas retourner à l’école parce que son maître lui avait tapé sur les fesses.
OLIVIER, habitué à la délinquance côtoyée en permanence demanda : « Pourquoi ?
–Pour rien, comme ça ! »
Il bondit : on avait osé toucher à sa fille. TOUCHER A SES FESSES ! ! Cet homme était sans doute un de ces malades dont la télévision avait parlé la veille , dont la nouvelle ministre de la famille demandait l’éradication!
D’un bond, il fut en uniforme. A dix heures, le coupable interpelé par ses soins était placé en garde à vue pour abus sexuel sur une enfant.
A cinquante ans, quand on est MAITRE D’ECOLE, on en a vu d’autres.Trop d’autres !…On sait qu’une accusation de ce genre est de celles qui détruisent une vie de labeur bien remplie, une vie d’homme sans faille à l’honneur.
Ayant compris qu’on ne l’entendrait pas, qu’il était condamné avant d’avoir été entendu, par ces gens qui, il en était sûr, maintenant, avaient perdu toute mesure à cause de la pression exercée sur eux en cette période de terrorisme…. ……………..MARIUS SE TUT…
Il ne dit rien quand son cœur se serra soudain. Il ne dit rien quand la douleur irradia son bras.Il ne dit rien quand sa vue se troubla. Il ne dit rien quand exaspéré par son mutisme, « on » lui projeta au travers du visage des serviettes mouillées. Il ne dit rien…
Une petite musique sonnait à ses oreilles. Il voyait une lumière au fond d’un long tunnel. Il se voyait planer au niveau du plafond. Il voyait des ombres s’agiter, s’acharner à le secouer : AVOUE ! AVOUE !..Il ne sentait plus rien…
Il aperçut au travers d’un mur une voiture à gyrophare bleu venue pour l’emporter. Il fut très mécontent de retrouver un instant la dépouille qu’il venait d’abandonner…Aux « SOINS INTENSIFS», rien ne put le convaincre de réintégrer le corps quitté…. Il est mort, MARIUS, mort et enterré.
OLIVIER à l’abri de son vaste képi répète : « J’ai fait ce que je devais faire »
ANNETTE, cependant, sait, et saura toute sa vie, qu’elle a un jour d’octobre, déclenché l’appareil d’où a surgi mort d’homme.

PAIX A SA VIE ! ! !

Chanson de mariage

6 mars 2011

Traditionnellement, dans ma famille, on chantait cette chanson au cours du repas de noces…

 

J’ai 22 ans et je suis sage
On me demande en mariage
Oui je vous accepte pour mon mari…
Mais vous savez à quel prix:
Je veux que vous me fassiez la promesse
Que je serai toujours la maîtresse
Encore cela, ce n’est pas tout,
Je veux que mon mari file bien doux.
Si nous avons de la visite
Je veux que mon mari aille bien vite
Au-devant lui faire la cour
Je veux que mon mari soit un amour
Si nous avons de la famille
Que ce soit garçon ou que ce soit fille
C’est mon mari qui changera
Dans les drapeaux les langera!

Huit jours après revenant de l’église
Il a dit ma femme tu es bien surprise
Tu attrapais plus fin que toi
Mais à présent écoute-moi
On dit que les filles sont bien maligne
Pas autant qu’elles se l’imaginent:
TU SERAS LA MAITRES CHEZ NOUS
MAIS  MOI LE MAITRE AVANT TOUT                                                                                                            

Ah! je vois bien que tu es un traître
Tu aurais bien du te faire connaître
Au lieu de me prendre comme cela
Eh! bien me voilà dans de jolis draps!
Moi qui ne voulais pas faire comme les autres
Me voilà tout comme bien d’autres
Sur moi fillettes prenez leçon
Prenez garde aux jeunes garçons
Sur moi fillettes prenez leçon:
Prenez les hommes comme ils sont

Les déserteurs

6 mars 2011

Il y a bien longtemps, ma première rencontre avec les forces de l’ordre, fut la conséquence d’une gaminerie: avoir collé « PAIX EN ALGERIE » sur »ENGAGEZ-VOUS DANS LA LEGION »… Pris, bien sûr aussitôt, la nuit passée dans le commissariat, où des agents très actifs corporellement parlant, tentèrent de nous faire dire que nous étions en relation avec des réseaux de désertion fut la plus horrible de ma vie. 

Au temps de mon enfance, j’ai appris que la désertion devant l’ennemi était passible du peloton d’éxécution…

A l’époque, je trouvais, en mon for intérieur, que fuir pour sauver sa peau ne méritait pas une peine aussi lourde. J’avais de la peine à rassembler les morceaux de la réflexion qui menait à cette décision. J’ai compris plus tard que la fuite de quelques uns était la mort certaine de tous les autres. J’ai donc intégré l’idée que la désertion méritait la peine de mort… Ou l’équivalent, car le sang du billot tache profondément le sol de l’échafaud.

Le monde dans lequel je vis, je ne le comprends plus: nos élites nous disent depuis des quarante ans que nous sommes dans une guerre économique… Mais AUCUNE n’a tiré les conséquences de cette affirmation largement acceptée.

Comment appeler la personne qui « passe à l’ennemi », va servir le pays opposé?

La première façon de trahir le pays, est de passer dans les rangs ennemis en emportant ses armes… Est-ce autre chose que font les « délocalisateurs  » de nos usines?

La deuxième façon est de quitter le pays pour se soustraire au combat… Que font donc ces Français qui passent en SUISSE ou en BELGIQUE pour éviter de contribuer à l’effort de guerre? 

La troisième façon de trahir, est d’apporter ses compétences à l’adversaire… Que font ces Français qui, parce qu’ils GAGNERONT PLUS, vont travailler dans des pays concurrents? (je ne désigne pas ici ceux dont la compétence, par défaillance de nos gouvernants, n’ont trouvé AUCUN EMPLOI en FRANCE)

Certains trouvent aujourd’hui normal que ces déserteurs soient accueillis avec honneurs quand ils remettent le pied en France …PIRE! certains même les paient avec les deniers du pays auquel ils ne contribuent pas pour venir les divertir dans leurs palais…

JE NE COMPRENDS PAS! 

Qu’au moins, puisque la démangeaison de priver de nationalité certains auteurs de forfaits chatouille certains que cela s’applique aux DESERTEURS!!  

Réveil

5 mars 2011

Mais combien de maris, combien de compagnons

Ont découvert passée la brûlante passion

Sous le masque de fée un horrible dragon?

Combien ont du céder aux repas de lapins

Ont du se résigner à prendre les patins

Et aller se blottir, bien tapis, dans un coin?

De faire la cuisine beaucoup seraient ravis

Mais aucun mets, jamais, ne reçoit bon avis

C’est qu’il faut compter avec les calories!!

Le ménage, c’est vrai, il faut le faire…

Mais selon LEUR méthode et selon leurs critères

Comme si on mourait pour un grain de poussière!

Pour beaucoup, partager les corvées

C’est avoir un larbin décidé à ramper

………………………………C’était ma contribution à … la journée des femmes

Adoration

5 mars 2011

Un genou en terre
Petit ver
Espère
Qu’en passant
Un jour, sans prendre garde
L’astre du levant
Beauté que rien ne farde
Daignera de son pied
ADORE
L’écraser ! 

Folie

5 mars 2011

Le cœur n’est pas sage
Oublie son âge
S’élève au firmament
Comme oiseau insouciant
Retourne le miroir
Refuse de le voir
S’entête à  s’exposer
Aux feux qui vont brûler
Mon cœur a oublié
Que des lustres de cendre
Froids comme glaciers
Empêchent de l’entendre 

Les fées

5 mars 2011

Elles ont des petits doigts
Les fées qui fricotent dans les bois
Des arcs en ciel parfumés
Des extases insoupçonnées
Elles ont des petits doigts
Qui gigotent,
Qui tripotent
Ah ! mais pas n’importe quoi !
Elles ont des petits doigts
Qui tricotent de la joie
Des petits doigts avisés
Qui attisent le désir
De limace recroquevillée
Elles savent faire jaillir
Une baguette endiablée
Un geyser convulsionné. 

Incendie

4 mars 2011

Instant d’oubli…C’est l’incendie
Dans le bocal poisson bouilli
Et le plafond qui est détruit
La suie !la suie ! la suie ! la suie !

L’air s’incruste dans la peau
Il est noir comme corbeau
TROP CHAUD !TROP CHAUD !
De l’eau ! de l’eau ! de l’eau !

Dans la cuisine la vaisselle
N’est plus qu’un tas de parcelles
Et le frigo qui a souri
La suie !la suie ! la suie ! la suie !

La cuisinière est en dentelles
L’évier s’est pété la gamelle
Et le café qui a bouilli !
La suie !la suie ! la suie ! la suie !

Les rideaux sont recroquevillés
Le canapé est endeuillé
Vitres aux fenêtres sont fleuries
La suie !la suie ! la suie ! la suie !

Le couvre-lit, il est tout noir
La couvertue ?couleur de soir
Les draps aussi ils ont bien pris
La suie !la suie ! la suie ! la suie !

Et les jouets n’ont rien compris
Pourquoi tout noirs eux si jolis
Le cheval blanc a rajeuni
La suie !la suie ! la suie ! la suie !

Table buffet et lit et chaise
Chaussettes slips pull et chemise
Tout est gâté tout est sali
La suie !la suie ! la suie ! la suie !

Chez la voisine : téléphone ?
Pour les pompiers je vais je sonne
ARRIERE AMI ET MES TAPIS ?
La suie !la suie ! la suie ! la suie

MORALITE
Si vous avez de vrais amis
Testez la suie sur leurs tapis !!!
Sils ont vraiment les pieds sur terre
Ils secourront votre misère

Leçon de géographie

4 mars 2011

                                      GIGANTUS 

  

En ce temps-là, il n’y avait pas de France.A la place des ALPES, s’étendait une mer dont les vagues clapotaient doucement sous le vent.A la place de ce que l’on appelle aujourd’hui le MASSIF CENTRAL, il y avait de grands plateaux où vivait bien tranquille la famille GIGANTUS. Une famille de géants !Le père, GIGANTUS portait une longue barbe, ses mains étaient larges comme trois immeubles d’aujourd’hui et lorsqu’il faisait la sieste, cela durait un siècle ou deux. Quand il se relevait, le creux que son corps avait creusé dans le sol formait ce qu’on appelle aujourd’hui des vallées.(ne croyez pas ces ignorants de géographes, d’instituteurs ou de professeurs qui prétendent que les vallées ont été creusées par des glaciers ou des cours d’eau :s’il y a une vallée, c’est que GIGANTUS s’est couché !) 

La mère, GIGANTINA, s’occupait à faire la cuisine. Mais, pour nourrir des géants, il n’était pas question de leur servir des minuscules côtes d’agneaux, ni des côtes de porcs, ni des côtes de bœufs…il fallait  des dinosaures géants !…Et pour rôtir ces macro-dinosaures, aucune cuisinière à gaz n’aurait convenu, ni même le fourneau des restaurants, non, avec ses deux mains larges comme deux immeubles (elle était plus petite que son mari), elle creusait un grand trou dans le sol, y jetait une forêt entière et faisait tourner sa viande qu’elle accommodait selon une recette que les humains ont oubliée aujourd’hui, pendant quatre ou cinq siècles….D’ignorants géographes, des instituteurs ou même des professeurs ont prétendu depuis que ces trous, ces puys, étaient le cratère d’anciens volcans. Ne les écoutez pas : leur science n’est pas claire ! Ne les écoutez pas ! Ecoutez-moi un peu et vous comprendrez mieux !…Un jour que le soleil brûlait par trop la terre, GIGANTUS partit se baigner quelque peu et pêcher par jeu quelque macro-baleine dans la mer ALEUS…Il plongea d’un coup et la mer remonta de plusieurs kilomètres sur les plages voisines.Il nagea un moment, faisant un peu la planche, quand il aperçut au creux d’un rocher, une petite grotte (petite pour sa main, car pour vous, pauvres humains, elle aurait paru plus haute qu’une cathédrale !) GIGANTUS s’approcha et enfila un doigt. Il sentit quelque chose sous son ongle…Il enfile la main, LE ROCHER MONTE. C’est depuis ce temps que ce qu’on nomme ALPILLES (du nom de : ALEUS que GIGANTUS …PILLE) est apparu ! La bête recule… Il enfonce son bras de l’autre côté du rocher….et de ce bras soulève le JURA…Capture impossible :il enfonce le corps…et c’est ainsi qu’apparaît le VERCORS.La bête recule toujours, il relève la tête pour tenter de voir…et alors, doucement apparaissent l’OISANS et le MONT BLANC !La bête a disparu, il cherche un peu partout…et soulève en passant le MONT VENTOUX, en cherchant, il donne un coup de patte et tout là-bas, en EUROPE CENTRALE surgissent LES CARPATES…Sa recherche étant vaine, il revient en arrière. Il a beaucoup de peine à reconnaître le lieu d’où il était parti. Il pose son pied en un lieu émergé, le pied s’enfonce, l’eau se met à couler : le RHONE était né !GIGANTINO, le petit garçon survient : il entendait du bruit. Il voit ce nouveau terrain de jeux. Il saute par-dessus le ru-RHONE et se trouve bientôt sans que rien ne l’affole assis sur le sommet de notre MOUCHEROLLE.Il se met alors à jouer au palet :il y avait des rochers partout !(bien élevé, il ne les laissait pas traîner : il n’oubliait pas de les ramasser)…mais dans un cas ou deux, pourtant, sa recherche fut vaine : le palet est toujours au lieu-dit
LA MORAINE…(n’écoutez pas ces ignorants géographes, instituteurs ou professeurs qui prétendent que ces « blocs erratiques » ont été déposés par un glacier !)GIGANTINA , inquiète, appelle son enfant : « GIGANTINO ! !GIGANTINO ! ! »….Ecoutez encore son cri aux GORGES DU BRUYANT !Mais l’enfant, fatigué, AUX JEUX s’est endormi..En dormant, il a fait ce que font tous les petits : il a fait pipi….et le FURON s’est mis ainsi à couler !Sa mère arrive, elle est folle d’angoisse : « Ces enfants, quelle poisse ! Jamais ils ne répondent ! »Quand elle le trouve enfin ,comme fait toute mère, elle saisit l’enfant, elle pose son derrière dans le lieu qu’on nomme aujourd’hui LES ALLIERES puis elle frappe sur les fesses ingénues…les larmes aussitôt jaillissent des paupières…C’est depuis que
LA BOURNE a deux sources !Puis elle l’entraîne par le bras, mais le talon coquin du gigantesque enfant creuse en passant DES JARRANDS jusqu’à PONT EN ROYANS un fossé que certains ignorants nomment à tort une gorge.Vous n’êtes pas obligés de me croire…….mais alors, si vous ne me croyez pas, prenez un livre de géographie pour voir ce que disent ces ignorants de géographes, d’instituteurs ou de professeurs ! ! !
 

Ne tirez pas sur la justice

4 mars 2011

Ne tirez pas sur la justice
Elle fait ce qu’elle peut, elle fait ce qu’elle doit
Ne tirez pas sur la justice
Elle ne fait qu’appliquer le droit
Les moins-disant contributifs
Rêveraient-ils au père noël?
On ne peut être suractif
Quand on est victime d’un grand gel
Manque de places en prison
Qui en décide création?
Lire le marc de café pour voir qui va récidiver
Qui peut penser que c’est possible?
Les auteurs de crimes horribles
Ne risquent pas de l’annoncer

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