Radotage /publié le 17 janvier 2013

14 février 2020

Pornographie à l’école

Il est des informations qui vous font remonter du tréfonds de la mémoire des situations vécues.

Une institutrice, voulant occuper des enfants pendant une récréation, croit placer un C D d’un dessin animé…Lance la lecture, est dérangée par le téléphone, revient pour découvrir que ce qui est projeté relève de la pornographie… Je ne m’avancerai pas sur les raisons de l’incident… Mais cela m’a rappelé un très mauvais souvenir.

J’étais alors directeur d’une école importante, poste dans lequel j’étais arrivé tout à fait règlementairement. Les autorités politiques de la commune avaient espéré qu’il ne soit pas attribué en premier mouvement afin qu’une institutrice proche de leur parti en soit d’office en charge…

Difficile de se débarrasser d’un instituteur à qui les supérieurs ne trouvent rien à reprocher…

Pendant quatre ans, j’ai eu « une cible accrochée dans le dos »… Tout fut sujet à déclencher des incidents… Y compris des provocations.(supra 16 mai 2011)

Dans ce contexte, un matin, entre 5 et 6 h, c’est-à-dire au moment où je faisais le tour d’inspection des locaux (les personnes du nettoyage commençaient à 5h30) je trouve un local, qui aurait du se trouver fermé, bizarrement non verrouillé…Un oubli, ça peut arriver… Je jette un coup d’œil rapide. Je ne remarque rien d’anormal au premier abord, pourtant, une feuille de papier, incongrue dans un local de matériel sportif, attire mon attention… Je sors la revue ainsi semi dissimulée…. Et je découvre un TORCHON  porno de la pire espèce.

Je présume que la zélée personne qui l’avait glissée là afin que l’un des adultes de l’école, voire un grand élève de confiance envoyé en mission, le découvre (cela aurait lancé « un buzz », comme on dirait aujourd’hui, et, à l’époque, on ne badinait pas avec ces choses-là)a été très déçue…

Ce n’est pas encore cette fois-la qu’ils ont eu « ma peau » !

 

Comme quoi, en 35 ans, les choses n’ont pas évolué, simplement ce sont les réseaux sociaux qui ont pris le relais du « bouche à oreille » N’est-ce pas M. GRIVEAUX,

Je ne demandais rien

14 février 2020

C’était mon anniversaire

J’étais seule avec ma mère

Hélas! Je ne la voyais guère

Bien entendu quant à mon père

Aucune idée de son état

Était-il émir ou shah

Ou peut-être un gros verrat?

Personne à qui dire « papa »

 

C’était mon anniversaire

J’étais seule avec ma mère

Avec elle c’est la misère

On ne sait jamais ce qu’elle va faire.

Elle aurait pu faire un gâteau

Et préparer une bougie

Un an, tout de même, c’est beau!

Mettre une table jolie….

 

C’était mon anniversaire

J’étais seule avec ma mère

M’a étouffée, mais pas de bisous!

J’en suis morte…OUOUOUOUH!

 

 

 

J’étais juste avec ma maman

A un an seulement

Elle aurait pu pour l’occasion

Allumer une bougie

Faire un gâteau

 

Radotage: Killer le caïon

13 février 2020

KILLER LE CAION

 

Lorsque j’étais enfant, deux à trois fois par an, on « killait le caïon » (on tuait le cochon) 

Je croyais que « killer » correspondait au hurlement de détresse de la pauvre bête qui devinait le sort qui l’attendait… Mes connaissances en langues  étant nulles, je ne pouvais faire le rapprochement avec « to kill » tuer en anglais. 

On commençait tôt le matin : juste après la traite des vaches, on attachait la bête sur une échelle prévue à cet effet. Le sacrificateur était toujours le même. D’un seul coup, un seul, il plongeait son long couteau dans le cou du cochon. Le sang qui giclait était dirigé vers une bassine qu’une femme agitait sans cesse afin d’éviter la formation du caillot ce qui aurait compromis la préparation des boudins. 

Puis, venait le temps du rasage. Les chaudières débordantes d’eau bouillante étaient mises à contribution : par seaux on arrosait le corps que l’on râclait aussitôt avec un couteau arrondi : c’est que plusieurs personnes s’acharnaient sur la même surface. Il ne fallait pas oublier un seul crin ! 

Après ce travail méticuleux, le cochon apparaissait bien rose et lisse… On le roulait sur le dos, on écartait les pattes qu’on liait aux montants de l’échelle .On dressait l’échelle contre la façade de la maison, et , armé d’une hache et d’un gros maillet , on « ouvrait » le corps : on fendait le bassin de la bête, puis on coupait lentement la peau du ventre au couteau en récupérant les entrailles dans un grand récipient. Les boyaux, lavés à grande eau à la fontaine serviraient à préparer les boudins et les saucissons. 

Il était près de onze heures, c’était le moment de donner à la cuisinière la fricassée qu’elle attendait… c’étaient des morceaux de cou, sur lesquels quelque peu de sang s’était accroché et qu’il fallait cuire aussitôt. 

A treize heures, le cochon était découpé, les morceaux de lard rangés dans le saloir, les jambons enrobés de sel dans des torchons…La part des saucissons mise de côté pour l’après-midi, on pouvait passer à table !  

La musique n’a pas de frontières

13 février 2020

C’était vendredi dernier la séquence « musiques du monde » au Diapason à ST Marcellin.

Certes, les artistes ont peu chanté de textes en français, mais leur voix n’était point couverte par le charivari insupportable de percussions agressives à la mode par les temps qui courent .

Au contraire, lors du concert de SOUAB MASSI nous avons eu droit à une démonstration d’une maestria exceptionnelle.

Souab Massi, elle-même m’a enchanté par la douceur nostalgique qui émanait de ses chansons.

Arash SARKECHIK avec  humour nous emmena jusqu’en Iran.

Agréable soirée!

Il fume! Il coule!

11 février 2020

Depuis déjà quelques jours

Les oiseaux s’étaient enfuis

La terre tremble, aller, retours

La lave est sortie du puits.

Le Piton de la Fournaise

De nouveau est en éruption

On se sent un peu mal à l’aise

Dans l’île de La Réunion.

Pour une fois on est tranquille

Est loin des habitations

Ne menace aucune ville

Ni les routes de la région.

Les repas dans mon enfance

11 février 2020

Dans mon enfance, la journée était ponctuée par le rite  des repas . Ceux qui se levaient dès cinq heures avalaient en trombe un bol de lait coloré avec une goutte de chicorée _ petit déjeuner _ A neuf heures, c’était le déjeuner: soupe, un morceau de lard, un morceau de fromage de chèvre _ déjeuner_ A midi c’était le dîner: entrée, un plat chaud , fromage, fruit… A quatre/cinq heures, c’était goûter, l’heure de la « chichôle » ce bol de vin chaud (allongé d’eau pour les enfants) avec du pain trempé dedans. Vers les sept heures et demie, c’était le moment du souper. La soupe était parfois suivie d’une cuillère de confiture. Si les voisins venaient veiller, à dix heures c’était re-souper: une collation légère avant de se quitter.

Oh! Je sais bien que ce n’est pas le vocabulaire officiel, mais les classes chiques qui officient autour de l’Académie Française ne sont pas soumises à des journées de labeur assez longues pour avoir besoin de nommer autant de pauses pour se restaurer.

Chasser les rats de Paris

10 février 2020

Les rats prolifèrent dans Paris

Des rats noirs et des rats gris

Et des mulots et des souris

« Respectez-les, on vous le dit,

Disent tous les antispécistes:

Pas de trappes, pas de poison,

Au nom de la cause animaliste

Accueillez-les dans vos maisons. »

Anne Hidalgo, la socialiste

Contaminée par les écolos

N’a trouvé aucune piste

Pour s’en débarrasser illico.

C’es sûr qu’en formant la police

Bien armée de gros bâtons

On les repoussera dans les coulisses

Afin qu’ils soient cachés, voyons!

Les rats pullulent dans Paris

J’ignore ce qu’en dit Dati…

Si! Des expérimentations

Entre-temps la population

Sera suspendue aux « SI….. »

Pour Cédric Villani,

S’il s’empare de la question

Il en tirera une équation…

Mais voilà qu’un grand musicien

Annonce qu’en moins de cent jours

Il règlera comme à Hamelin

Le problème pour toujours.

Méfiez-vous, les Parigots

De ce joueur de flûtiau!

Qui sait dans quelle galère

(Il parle bien mais agit guère)

L’ancien petit bavard

Qui a jadis fui, un peu couard,

Vous entraînerait sans retard!

 

 

 

 

 

 

 

Histoire de rats: »C’est pas nous! »

9 février 2020

Z’étaient comme des rats dans la paille

Pendant un an, sans honte, peuchère

N’ont certes fait rien qui vaille

A part flatter les milliardaires

Mais rien ne semblait les arrêter

Les gueux comme des rats d’église

Ne semblaient pas les inquiéter.

La honte sur eux n’avait pas prise.

Un de leurs sbires fait comme un rat?

Roulages d’épaules, coup de menton

On verra bien ce qu’on verra!

Perquisition simulation…..

Ils avaient des rats dans la tête

Toujours chercher à parader:

Quatre-vingts à l’heure c’est bête,

Mais telle est notre volonté.

S’ennuyaient même comme rats morts

A voter oui, toujours sans lire,

N’ont rien compris lorsque le sort

Se mit en jaune et parfois pire.

Inconscients de la réalité

Ont cru par miettes calmer:

Des bavardages organisés

Pour dans les archives classer…

Ont continué sans vergogne

Et tant pis si le peuple rogne!

Quand ils se voient aimés si peu

Certains se mettent à faire la trogne

Devant l’ampleur du désaveu…

Et comme les rats quittant le navire

Comme les couards après mauvais coups

Certains se planquent et même pire

Comme Pierre crient « C’est pas nous! »

 

 

 

Jeu d’été à la ferme (pour en finir avec le boeuf)

8 février 2020

Il me souvient, dans mon enfance d’avoir avec mon cousin qui habitait la maison voisine joué à un jeu anodin qui pourtant  termina court.

Après la moisson, il était habituel que l’on râtelle le terrain pour ramasser les derniers épis. Ramenés à la maison, ils formaient un tas épais dans lequel les poules pouvaient gratter tant qu’elles voulaient. Mon oncle avait disposé ce tas contre un « haut » (pour nous) talus. Il ne fallut pas longtemps pour que nous imaginions de faire ainsi un toboggan… Tout alla bien au début, puis s’enhardissant, mon cousin décida de glisser tête en avant… Sauf qu’à l’arrivée un caillou pointu lui ouvrit le cuir chevelu… Il saignait comme un bœuf et nous n’étions pas farauds pour expliquer aux parents ce qui s’était passé!

On ne s’affolait pas à l’époque: sans même voir un médecin, il dut voir ses cheveux coupés pour badigeonner la plaie de teinture d’iode, le désinfectant courant, si ce n’était l’alcool à 90° qui faisait vraiment très mal.

Boeuf mode avec trop d’oignons?

6 février 2020

Comme au sortir du confessionnal

Le pénitent se trouve absous

Et certains trouvent que c’est normal

Car Dieu, paraît-il pardonne tout

Il est au sortir « d’enquêtes »

De bizarres absolutions:

On met dans la cuisine de la fête

Bœuf, carottes mais trop d’oignons.

Pelures épaisses devant les yeux

Tétanie devant les preuves:

Pas de numéro, pas d’aveux.

La ficelle n’est pas neuve!

Si le plat paraît indigeste

Méfiez-vous! Pas un geste!

Gardez un bœuf sur la langue

Sinon c’est le pouvoir qui tangue.

 

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