Réflexions en vrac

10 novembre 2018

« Tout ceci pour des altesses

Qui, vous, à peine enterrés

Se feront des politesses

Pendant que vous pourrirez »

            Victor HUGO

 

Tout ceci pour des sondages:

Comme hyènes affamées

Aller gratter, faire forages

Sortir les os, les exploiter…

 

Pendant qu’au peuple on fait leçon:

Vous polluez! Vous polluez!

On déplace sans hésitation

Toute une cour éberluée.

Faites le bilan énergétique

De cette déambulation

Le monarque et toute sa clique

Au pas cadencé? Non! Non! Non!

Tous serrés dans des cars Macron?

Dans de T E R  fatigués?

Dans des grosses cylindrées

Et vroum et vroum! Et flonflons!

 

Massacrés comme des volailles

Bonne raison pour festoyer

Pendant une centaine d’années

De venir  faire ripaille

Aux frais du peuple rançonné

Dans des assiettes dorées?

 

 

 

Crosse en l’air et rompons les rangs?

8 novembre 2018

 

 

Mon grand-père maternel, qui n’était sûrement pas communiste, a été le premier à me chanter les paroles _vouées aux gémonies par l’église et le reste de la famille_ de « L’internationale »

Cela m’a longtemps posé question jusqu’à ce que je comprenne qu’en Serbie où il avait participé à la grande guerre, il avait côtoyé les soldats russes.

Ces paroles, qui restent toujours d’actualité, me semblent résonner plus fort dans les jours que nous traversons…

 

 

L’État comprime et la Loi triche,
L’impôt saigne le malheureux ;
Nul devoir ne s’impose au riche ;
Le droit du pauvre est un mot creux
C’est assez languir en tutelle,
L’Égalité veut d’autres lois ;
« Pas de droits sans devoirs, dit-elle
Égaux pas de devoirs sans droits. »

 

Les rois nous saoulaient de fumée,
Paix entre nous, guerre aux Tyrans
Appliquons la grève aux armées,
Crosse en l’air et rompons les rangs !

 

A Petrograd: Lors de l’insurrection (la révolte du pain) de février 1917 les troupes fraternisent avec les insurgés…

La déclaration d’un syndicat de police à propos de la journée de gilets jaunes fait clin d’œil

 

 

Centenaire

8 novembre 2018

Ils parlent tous, ils récitent

De profondis,  les millions de morts

Mais les blessés, qui donc les cite?

Ceux qui traînèrent leur triste sort

Plus d’anus, plus de bassin,

Qui sans les mains

Qui sans les jambes, sans  genoux

Qui, avec balle dans le cou

Qui la gueule fracassée

Qui les poumons déchiquetés.

Ils parlent tous ils récitent

Ils célèbrent des obits…

 

Et puis vite, impudemment,

Ils vendent des armes aux belligérants!

Mais ailleurs

AILLEURS!

Ah! OUI! J’aime! J’aime! J’adore!

7 novembre 2018

J’adore ces grands principes

Prêchés par de  grands savants

Qui se déplacent, nom d’une pipe!

En avion évidemment.

J’adore les remarques multiples

D’écrivains à grand succès

Les forêts rasées pour cible

Mais pour  leurs livres …c’est  assez!

J’adore toutes les critiques

Sur les ras-le bol du moment

Sur smartphones électroniques

Dont c’est sûr, les éléments

Sont extraits du fond des mines

DU FOND DES MINES!!!

Par petites mains d’enfants .

 

Ah! oui! La planète brûle

Les petits doivent crever

Sous les coups de la férule

De prêcheurs invétérés

A suivre leurs injonctions

Bientôt on arriverait

Au régime de restrictions

Que Ceausescu imposait:

(par jour 160 g de pain, par mois 150 g de farine, 1/3 de litre d’huile, 300 g de sucre 500 g de viande…PARDON! 500g de viande… Température maximale dans les habitations: 14°Suppression de tous les écarts, villages rasés par milliers 

Appartements collectifs, cuisine commune par quartier)

Jupon (voir « L’instant’âné 3 novembre 2018)

5 novembre 2018

Ce jupon si affriolant

Plein  de froufrous, de plis tentants,

On glisserait bien, à tâtons,

Un doigt fureteur, le long

De la blanche guibole,

Juste au-dessous de la virole…

Mais sans connaître absolument

Les dangers cachés dans le pied,

Mieux vaut vraiment rester prudent…

Et pire encore dans la dentelle

Au-dessus du porte jarretelle…

Rien ne dit qu’un affreux poison

Ne soit pas prêt, à l’occasion,

A  punir de mortelle façon!

Horoscope

5 novembre 2018

Je lis souvent mon horoscope

Sachant bien que c’est de la foutaise

Mais parfois un mot qui dope

Permet de terminer à l’aise.

Depuis déjà trois fois dix minutes

Je remuais dans une bassine

De la pulpe de coings et Zut

J’en avais marre de la gésine

J’étais prêt à laisser tomber…

Assis un moment pour le relais

J’ouvris le journal qui trainait

C’était la feuille de chou du matin

L’horoscope m’attira les yeux

N’abandonnez pas à mi-chemin.

Voilà qui tombait des cieux!

C’est maintenant qu’il faut persévérer,

De quoi donc me galvaniser

Car des satisfactions sont en vue

J’ai donc tenu, tenu, tenu!

Quelque part dans Vienne…

4 novembre 2018

Elles étaient quatre jeunes déesses

Qui préparaient évidemment

Un séjour plein de sagesse

Du moins au su de leurs parents…

Les voyant choisir les fruits

De leurs repas de fin de semaine

Qu’importe si vieux aujourd’hui,

Je fus pris d’une envie soudaine

De déclamer à leur profit

Mes vers de l’hymne à la jeunesse…

Et après un regard surpris

J’eus droit a des mots de gentillesse…

Que pouvais-je d’autre espérer,

Perclus par ma décrépitude,

Heureux que ma sénilité

Ne leur ait point fait d’inquiétude.

Première neige

2 novembre 2018

La neige est tombée

Neige lourde, neige mouillée

Les arbres, désemparés

Ont plié, courbé craqué.

Les voitures prises

Par surprise

Ont parfois

Quitté leur voie.

Les fils électriques

Gainés de blanc

Pris de panique

Ont rompu le ban.

Mal avertis les camions

Restent coincés

Comme des pions

Sur un jeu de dés.

Mes ânes sont tout surpris

De voir leur parc démoli

Ils sont blottis dans un coin

De leur cabane, attendant du foin.

 

 

 

 

 

 

Comme le boa d’une amante

2 novembre 2018

J’allais en ce jour de toussaint

Me recueillir de tombe en tombe.

Bravant le soleil, la pluie, soudain,

Se mit à ruisseler  en trombe.

Au bout de quelques secondes

Iris son écharpe étendit

Comme pour protéger le monde.

Je me sentis au paradis:

Placé au centre du tableau,

Je me sentais privilégié:

Un arc-en-ciel aussi beau

Me faisait tout à coup rêver

Que la plus belle des amantes,

Lascive et caressante,

De son boa de duvet doux

Venait pour caresser mon cou.

 

 

Le grand bain

1 novembre 2018

Un jour qu’il pleuvait à torrents

Quitte à se mouiller, il vaut autant

Aller au cinéma,  voir « Le grand bain ».

Un film divertissant? Malin!

Tourner en dérision les misères

De pauvres mecs tout désaxés

Avec des expressions vulgaires

Je ne fus pas vraiment enchanté.

Une coatch très perturbée

Un commerçant plein de mépris

Un chômeur démoralisé

Un patron qui d’expédients survit…

Et cette mère dénaturée

Qui couvre d’insultes son rejeton

Tous ces fumeurs de chichons

Ces alcoolos anonymes

Douleurs secrètes au paroxysme…

Pour accentuer la dérision

Une entraîneuse en fauteuil roulant

Qui par des moyens violents

Vient s’emparer de la préparation…

Souffrance  physique, souffrance morale

On sourit jaune de tant de mal

Malgré le « happy end » final.

 

Note: il paraît que je suis trop sévère: mon petit-fils et mon épouse ont un avis plus positif

 

Synopsis et détails

 
C’est dans les couloirs de leur piscine municipale que Bertrand, Marcus, Simon, Laurent, Thierry et les autres s’entraînent sous l’autorité toute relative de Delphine, ancienne gloire des bassins. Ensemble, ils se sentent libres et utiles. Ils vont mettre toute leur énergie dans une discipline jusque-là propriété de la gent féminine : la natation synchronisée. Alors, oui c’est une idée plutôt bizarre, mais ce défi leur permettra de trouver un sens à leur vie…

 

 

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