Archive de la catégorie ‘Non classé’

La bella gente (film)

Lundi 28 février 2011

Nous avons vu  »La bella gente » dans une salle intimiste…

Toute la nuit, j’ai ressenti

La profonde révolte éprouvée

 En voyant comme sous le vernis

Restent ancrés les préjugés.

Faire le bien et même plus

Personne ne le demandait

Mais l’être aidé, le secouru

De se défendre bien droit avait

Il n’était point pour ça la chose

De la patronnesse matrone

Pute peut-être mais pas conne

Victime de la vie morose

Trompée par proxénète

Et battue comme une bête

Avait un coeur elle aussi

Et des rêves dans sa vie

Des rêves OUI MAIS PAS ICI

BA d’accord mais sans soucis

LE DIABLE C’EST VRAI A BIEN RI!!!!!

sancto subito?

Lundi 28 février 2011

Il est bien un être qui devrait être canonisé:

Il portait nom ABBE PIERRE mais ce n’est pas à l’ordre du jour…

 

 

De la grande poubelle
L’enfant s’est approchée
Elle a guetté près d’elle…
Personne pour l’épier.
Alors, d’un geste prompt
L’enfant de la misère
A saisi un trognon
Gisant dans la poussière.
« Mais que fais-tu donc là  ?
Malpropre enfant !
C’est sale, tout cela !
Et l’estomac criant,
L’enfant s’en va jouant
Parmi d’autres enfants
Qui, le ventre muet
Jettent des quolibets
A la fille affamée
Dont la bouche se tait. 

Cela il savait le voir et tenter de le résoudre….

MAIS…

 

L’église d’aujourd’hui 

Déclare saint n’importe qui 

Elle ne suit même plus règles 

Oublie l’avocat du diable 

 

Canonise sans procès

Sans se soucier des faits

Le féroce soutien religieux 

Du sanguinaire dictateur 

Qui en Espagne il y a peu 

Faisait régner la terreur 

Exterminait démocratie 

Si saint est OPUS DEI 

Alors Satan est dieu suprême ! 

 

Ultime promenade

Dimanche 27 février 2011

Le vieillard arrêta son incertaine marche
D’un mouchoir à carreaux extirpé de sa poche,
Il épongea son front en ôtant sa casquette.
Sur la pierre, tout près, les mots dansaient claquette
Mais son esprit savait ce qu’ils dissimulaient…
Ne plus le laisser seul, voilà ce qu’on disait…
Depuis dix mois déjà, elle l’avait quitté
Combien elle lui manquait ! C’était l’éternité !
Le jour était venu du déménagement
Demain il s’en irait dans un grand bâtiment
Où tout serait prévu pour sa sécurité,
Son confort, sa santé et sa tranquillité
Il s’assit lentement sur le petit muret,
Pour lui c’était le jour de son petit secret,
Jalousement caché aux religieux briquets
Aux curés, aux bigots et leurs ultra valets.
Sa jambe tiraillait, il lâcha avec peine
La longue protection de sa veine saphène.
Gonflée, démesurée, pelotonnée en vrille,
Là se trouvait l’issue au creux de cheville.
Un coup d’ongle suffit à entrouvrir la porte
Au flot libérateur qui menait à la morte.

SONNET

Dimanche 27 février 2011

Nuit rouge

Au milieu de la nuit, la police a frappé
Frappé de pauvres gars qui traînaient leur misère
Faisant bien peu de cas de leur vie de galère…
Pourtant, n’avaient pas fui, pas cherché d’échappée

A qui avaient-ils nui ? Quel raisin égrappé ?
C’est qu’au fond des villas, on ne les aimait guère
La table du foie gras est gardée par Cerbère…
Des visages de suie ! L’animal a jappé.

On ne rit pas, voyons ! au pays de MOLIERE !
On ne tue pas, non ! Non ! au pays de VOLTAIRE !
Quelques grammes de plomb ? Mon DIEU ! Quelle aventure !

Par la nuque reçus ? Ce n’est qu’une bavure !
Pour l’éternel repos, c’est la sanction requise,
Quelques mois de dépôt…Oh ! Sentez-vous la brise ? 

Formation civique

Dimanche 27 février 2011

Parmi les activités que nous proposions dans les antiques M J C _ Au temps où Jargot en était le Président National_ se trouvait une préparation aux charges d’élus pour les futurs candidats à la gestion de leur commune… Cela, bien sûr, a disparu: trop de gens connaissaient ensuite les rouages et surtout de manière non partisane puisque des élus de différentes sensibilités intervenaient BENEVOLEMENT….

On préfère aujourd’hui des stages courts pour les nouveaux élus , ce qui laisse aux FONCTIONNAIRES qui, eux, ne bougent pas une emprise forte sur les nouveaux arrivants qui auront ensuite bien du mal à s’en défaire…

Parce que des gens qui réfléchissent, cela dérange parfois, on a transformé ces M J C en fournisseurs d’encadrement pour des activités dans lesquelles on se garde bien de demander aux « consommateurs » de s’impliquer dans la gestion. Plus d’activité sans un maître pourvu d’un brevet d’état… plus d’activités autogérées… les moutons sont bien gardés, quant à ceux qui refusent l’infantilisation de l’autorité, ils rouillent dans les rues voire cassent, incendient, caillassent les képis… M J C = maison pour tous ceux qui veulent s’agenouiller? 

douce soirée

Dimanche 27 février 2011

Je suis là  près de toi
Et de ma plume d’oie
Je frôle ton oreille
Je caresse ta joue
Voyons cesse ta veille
Sens ma main dans ton cou
Tu lèves tes paupières
Et comme une prière
Ton œil se fait câlin
Tu aimerais veiller jusqu’au matin !

Autogestion

Samedi 26 février 2011

Je vous parle d’un temps que les non retraités ne peuvent pas connaître.

C’était le temps de la majorité à vingt-et-un ans…et encore…. Pour le divertissement et l’éducation de ces jeunes qui travaillaient dur depuis l’âge de 14 ans officiellement, mais beaucoup plus tôt en réalité …. (pas de délinquance juvénile!!!)… s’étaient créés des foyers ruraux, des maisons de jeunes et d’éducation populaire, des maisons des jeunes et de la culture…

En débarquant dans mon premier poste, j’eus rapidement la visite de jeunes du village désireux de créer une structure pour animer le village… Pour être honnête, je dois dire que le dynamique curé du village avait bien fait son travail: apprendre aux enfants qu’il encadrait à se « débrouiller » sans prendre sur eux un d’ascendant tel que leur liberté soit entravée… C’était le temps du bon pape JEAN…

Avec eux, nous avons étudié les diverses possibilités… Et la formule »maison des jeunes et de la culture » nous apparut comme la plus formatrice: elle laissait au « conseil de maison » une grande liberté d’initiative pour gérer, créer toutes les activités. Les plus jeunes, dès 16 ans pouvaient en faire partie _ n’oublions pas qu’ils étaient déjà de vrais ouvriers_ Dans nos balbutiements, il y eut bien sûr quelques erreurs… qui permirent peu à peu de rôder des activités régulières… par partage des compétences IVAN ILLITCH  n’aurait pas désapprouvé!

C’est pour cela que lorsque je me suis trouvé dans un poste définitif dans une commune qui venait de construire une « salle des fêtes » (dans l’esprit des aînés qui faisaient ainsi ce qui leur avait manqué) avec des subventions au titre d’une « maison des jeunes »(c’était ce qui procurait le plus de subventions) j’ai activement milité pour créer une MJC dans laquelle, c’était avant toutes les régles castratrices des années 80, le partage était la règle.

Beaucoup de jeunes, en cachette écrivent des poèmes. Il ne fallait pas trop de persuasion pour les convaincre de venir les partager au cours d’une soirée conviviale dans un décor à imaginer: la cuche aux poèmes (tas de foin)  la fontaine         poèmes au vent….Les poèmes sortis étaient lus par leur auteur ou par celui qu’il désignait… AUCUNE CRITIQUE NE VENAIT TERNIR LES ENTHOUSIASMES….On était loin du passage obligé par « l’atelier d’écriture » sous la férule d’un « coach »…. Les poèmes vivaient au grand jour, Je crains, comme je n’en vois plus guère que ceux d’aujourd’hui ne naissent dans les sous-sols délabrés avant de sortir violemment vengeurs ….Les vieux combattants d’HERNANI, les corsetés de la virgule auront beau faire , les jeunes écriront

 

Mes petits albatros, on vous coupe les ailes
Autour de votre bec, un lacet en bâillon
Une bague « high tec » sur la patte moignon
Tatouage sur l’os et geôle grand modèle,
On veut vous enfumer des gaz de l’achéron.
La férule brandie du maître mort-vivant
Voudrait vous imposer le réflexe tremblant
A ses pieds cliquetants, de la prosternation.
Fumeur de parchemin, son haleine fétide
Embrume vos destins comme la pluie acide,
Mais les plumes lissées de votre dos solide
Ne laissent pas passer le vil crachat putride.
 

République d’enfants

Samedi 26 février 2011

France 3 va nous proposer un film sous ce titre… Beaucoup y verront une fiction … Mais les républiques d’enfants ont existé. J’ai eu l’occasion de connaître un des créateurs de ce type de structure…

Le « Patoche » et la « Mamoche » étaient instituteurs… Très touchés par la détresse des enfants  réfugiés , fuyant la cruauté du sanguinaire ordonnateur du massacre de Guernica , ils en avaient accueilli un, deux, beaucoup… dans des conditions premières très précaires : une grange d’abord, que petit à petit ils ont transformée en un lieu habitable, dans une ambiance de vraie autogestion .

Appelé à encadrer une classe de neige près de La Mure, dans des locaux qu’ils avaient créés, puis, les besoins ayant diminué, mis à disposition pour des classes transplantées, j’ai beaucoup appris chez eux. Que là soient mes remerciements et mon admiration!

Ils ont réveillé ,en moi , cette idée qui va accompagner toute ma carrière: il faut apprendre aux jeunes à s’organiser à leur niveau, pour mener à bien ENSEMBLE des projets qui sont les leurs… Réveillé parce que la coopération me tracassait depuis longtemps: j’avais obtenu pour prix d’une étude faite sur les SCOP (vous savez, celles dont parle beaucoup un jeune député de Bourgogne aux dents longues ) un voyage de découverte de réussites de ce genre.

Depuis donc, j’ai été militant de la coopération à l’école, pas ce genre de truc où les ADULTES décident de demander (rançonner?) aux parents de l’argent chaque mois pour une fin que LES ADULTES toujours eux ont décidé « d’offrir » aux élèves, non! La coopération dans ma classe, c’était d’abord la recherche de projets réalisables par les ELEVES avec le concours bienveillant du maître. Cela n’était pas forcément coûteux, mais cela donnait lieu à des discussions ordonnées respectueuses de l’autre autour de divers projets présenté, à l’élection d’un bureau pour le mener à bien, ce bureau ayant une durée limitée au temps de la réalisation….En ces temps d’élections, c’était tout un programme de l’instruction civique par action qui était mis en train… Certes, cela n’a pas toujours plu à tout le monde: COMMENT? demander aux élèves de faire des projets! C’est bien plus simple de… ETC…ETC… Ca, c’était la voix des collègues… PERDRE SON TEMPS A DISCUTER au lieu de TRAVAILLER! (les parents) et pire quand, en 1971, les élèves votent le nettoyage des rives du ruisseau qui traverse le village (aujourd’hui cela serait « dans le vent!! ») ils s’organisent, la présidente va voir M. LE MAIRE qui la reçoit chaleureusement, il s’engage à faire passer le camion des poubelles tout de suite après cette leçon de « morale en actions », le secrétaire demande à son voisin paysan s’il accepterait de donner ses vieux sacs d’engrais … Trois séances sont prévues…Première séance sans problème ou presque: une paire de chaussettes mouillées… Tout baigne?

Deux jours plus tard, M. LE MAIRE se déplace au soir jusque chez moi: « Je suis bien ennuyé… On m’a apporté une pétition contre votre opération… Une maman a même prétendu que les enfants risquaient d’attraper toutes sortes de maladies en fonction de l’endroit que vous avez choisi (une centaine de mètres en aval d’une bâtisse habitée par des immigrés!?!) IL FAUT ARRETER! »

Lendemain matin, j’explique aux élèves ce qui s’est passé… Nous ne pouvons pas continuer … discussion vive…Un garçon explique: »c’est ma mère, elle n’a rien compris! »  QUE FAIRE? Je suggère de réfléchir : un autre lieu peut-être… Le plus grand nombre est furieux. La pétition est signée de parents dont l’enfant n’est pas dans la classe, des parents de la classe ont approuvé… DILEMME

Lundi suivant, la présidente ouvre la séance en disant « j’ai une proposition à faire :en choisissant de nettoyer l’Ozon, nous avons fait la même chose que ce que M. LE MINISTRE a proposé dans l’opération « vacances propres »… nous avons essayé, nous n’avons pas pu finir, mais nous allons lui expliquer ce que nous avons fait » A l’unanimité la décision est prise… Un compte-rendu est rédigé… et envoyé directement à MONSIEUR D’ORNANO alors ministre de l’environnement…

Un calme relatif va suivre… Jusqu’à ce matin de mars 4 mois plus tard où M. L’INSPECTEUR me convoque pour m’expliquer sur mes leçons bizarres de morale… J’ai du mal à comprendre de quoi il veut parler tout d’abord… VOUS SAVEZ QU’IL EXISTE UNE VOIE HIERARCHIQUE????      _ BEN…M. l’inspecteur , la voie hiérarchique , elle me concerne…j’aurais peut-être du… je n’y ai pas pensé…. C’était la coopérative…            OUI! EH! BIEN MOI JE SUIS BIEN ENNUYE: M. LE MINISTRE envoie le délégué regional à l’environnement rencontrer vos élèves, et il me DEMANDE DE L’ACCOMPAGNER!  (sourire) nous viendrons donc vous voir vendredi à 16h.

Vendredi 16 heures:

toute la classe au « garde à vous » voit arriver M. LE MAIRE

M. L’INSPECTEUR

M. LE DELEGUE REGIONAL A L’ENVIRONNEMENT…

« Les enfants, MONSIEUR LE MINISTRE A PARTICULIEREMENT APPRECIE VOTRE ATTITUDE  …. je suis chargé de vous transmettre ses félicitations. »

 

OUF!

 

 

Je ne suis que l’OZON
Dont la source murmure
Dessous les frondaisons
De la verte Nature
Mon onde s’écoulait
Au regard de MERCURE
Comme un bienheureux lait
Nourrissant les pâtures
C’est mon lit où jadis
GUILLAUME DE CHANDIEU
Allait parmi les lis
Patauger tout heureux
Entre les cressonnières
Où venaient s’accroupir
Les belles jardinières
En poussant maint soupir
….Mon eau roulait limpide
Insouciante et rapide
Caressant les galets
Coulant dans les goulets.

Au nom d’un dit « PROGRES »
Mes moulins se sont tus
Et en passant tout près
Je ne les entends plus
Les oiseaux autrefois
Egayaient la forêt
Je n’entends plus leur voix
Dans le fond du marais.
LA truite aussi a fui
Chassée par les engrais
Il me reste aujourd’hui
Bien peu de mes attraits
Et dans un doux murmure
Ma source en vain susurre
« Je ne suis que l’OZON
Tué par les poisons »

HYMNE A LA JEUNESSE

Samedi 26 février 2011

Il est des centenaires brûlants d’adolescence

Et des quadragénaires croulants de senescence

Point n’est ici question de date de naissance

Mais de foi, de passion, d’exaltante vibrance

Etre jeune, il est vrai, n’est pas pour tout le monde

C’est le feu en secret, c’est la joie qui inonde

C’est le coeur sur la main, la révolte féconde

C’est l’espoir pour demain, de transformer le monde!

Pour qui craint la jeunesse, regarde au fond de toi:

Quelle est cette détresse? D’où vient ce désarroi?

Fais-toi une infusion d’amour et de clémence,

Verse dans la potion un peu d’intelligence,

Et baigne tout entier dans ce bain de jouvence!!

grammaire

Vendredi 25 février 2011

A mon grand regret, je n’ai jamais rencontré, sur le bord d’un trottoir, quelqu’un qui me demande quel est le COD…

Ainsi donc il me plaît de questionner des jeunes: si le loup a dévoré la biche , où se trouve le C O D?

(Bien entendu, puol ud ertnev el snad) 

Friands d’analyse, de sérieux professeurs,
Plongent vers le sol, pour chercher la racine.
On croirait à le voir, leurs interlocuteurs
Perdus dans la terre, côtoyant la vermine.
Retournez donc, messieurs, cet arbre fureteur,
Les oiseaux dans les branches, reprenant en choeur
Vos leçons austères, y mettront la couleur,
Transformant REQUIEM en un chant de bonheur

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