Archive de la catégorie ‘Non classé’

Je leur avais donné rendez-vous à quinze heures

Mercredi 19 juin 2019

Hier, j’ai été très déçu…

Je leur avais pourtant précisé:

« A quinze heures soyez venus

Que je n’aie pas à vous chercher!  »

Quinze heures trois n’étaient pas là!

Et dix minutes plus tard

Pas même un mot pour dire « voilà! »

De quoi les citer à la barre.

Celui qui devait les soigner

Attendait déjà devant la maison

J’aurais l’air d’être lâché

S’ils me faisaient faux bond!

Tout d’un coup derrière les buissons

Je les  aperçois cachés:

Venir présenter leurs arpions,

Ils n’y avaient plus pensé.

Je m’approche subrepticement

Eux me snobent, me tournent le … dos

Et fuient, galopent vivement

Se sauvent au loin ces salauds!

Il a fallu  mille contournements

Pour que le maréchal ferrant

Puisse raccourcir leurs sabots

 

 

 

 

Ni vu, ni connu, je t’embrouille

Mardi 18 juin 2019

Au bon temps de l’arithmétique

On savait faire des statistiques

Vraies!

Aujourd’hui pour noyer le poisson

Blanquer mêle serviette et torchon

Ouais!

Ni vu, ni connu, je t’embrouille

Chut! C’est l’école qui part en couille

Sniff!

Tout en désapprouvant l’action

Comment prendre l’interprétation

Pif!

Un LBD c’est arme fatale

Quand sur un juge elle tire balle

Ah?

Pourtant on le dit anodin

Quand il éborgne un clampin

Là!

Ni vu, ni connu, je t’embrouille

Toute l’information part en couille

Na!

Merde à vous, les candidats!

Lundi 17 juin 2019

En ce jour où vous avez le cœur un peu serré

En silence devant la porte, groupés

Avant  supplice???

 

Ce matin où comme avant votre premier plongeon

Vous  sentez votre estomac grognon

Comme caprice

 

Je vous envoie comme porte-bonheur

Ce mot dont on honnit la verdeur

Avec malice.

 

Ombrelle

Dimanche 16 juin 2019

Ombrelle, quand j’entends ce mot

Je vois au fond de l’armoire

Au temps où j’étais marmot

Ce parapluie un peu bizarre.

Appartenait à ma grand-mère

Je ne l’ai jamais vu utiliser.

(A quoi donc est-ce qu’ il sert?)

Je n’avais pas le droit d’y toucher

Rangé comme une relique

Avec un carton plein de blanc:

Des objets ésotériques

Des solennités d’antan

Robe de mariée de ma mère

Aube de première communion

Voilette de femme fière

Cierges qui firent  fanion.

Je présume qu’aux processions

Quand la pauvre pouvait marcher

Elle défilait avec passion

En chantant « cum laude »

 

 

Par amour

Samedi 15 juin 2019

Elles sont toutes éblouies

Par le voyou, par le malfrat

Tellement que c’est inouï

Elles iraient jusqu’au trépas.

Elles sont prêtes à mentir

A trafiquer les lieux, les faits

Savoir ce qu’elles veulent sentir

En se chargeant de ses méfaits?

Pour leur « amoureux » couvrir

Elles sont prêtes à se sacrifier

Toutes les portes leur ouvrir

Et perdre, elles, leur liberté.

Triste constat le féminisme

N’a rien changé: les papillons

Attirés par le cierge qui fond

Ne voyez pas là pessimisme

Se sacrifient sans raison

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pluie du matin

Vendredi 14 juin 2019

Pluie du matin n’arrête pas le pèlerin…

Mais voilà, je ne suis pas pèlerin,

Et sortir sous la pluie, en brave,

Cela m’ennuie, me coûte, j’en bave.

Il faut pourtant nourrir les poules!

Du coup cela me met en boule…

Aller donner du pain aux lapins,

Un peu de foin et de regain…

Permettre au chien sans aller trop loin

De satisfaire ses besoins…

Je n’aime pas me mouiller la tête

La pluie pour moi, ce n’est pas fête!

Je n’aime pas chausser les bottes

Les jours de pluie, je suis « chochotte »

Sur la route de St Geniez

Jeudi 13 juin 2019

Sur la route de St Geniez,

Il est un mas particulier

Le décor en est splendide,

J’y rencontrai tant de déesses

Que j’aurais pu en perdre la tête

 

Sur la route de St Geniez

Des nids sont dans le pigeonnier

Pour les soirées trop « humides »

Ces soirs où de bonheur l’ivresse

Amène à prolonger la fête.

 

Sur la route de St Geniez

Quand se profile la soirée

On allume des lumignons

A l’orientale on peut manger

Sur des coussins assis en rond.

 

Journée mémorable

Mardi 11 juin 2019

Pour cette journée mémorable

L’Olympe bien sûr fut dépassée

Tant de déesses adorables

A qui des vers déclamer …

Belles comme des princesses

Avec des sourires à se damner

Elles étaient le feu de la liesse

Pour saluer cette hyménée.

J’étais un vieillard dans l’histoire

Mais je me suis senti entouré

Non pas comme artiste de foire

Mais comme un ado attardé.

Soins encore plus délicieux

De la divine cuisinière

Qui choisissait toujours le mieux

Pour mes papilles satisfaire.

Je garderai ce souvenir

Comme un trésor inexprimable

Aussi longtemps dans l’avenir

Que mon esprit en sera capable.

 

 

radotage :Pour des photos…

Mardi 11 juin 2019

Oyez, bonne gens la triste histoire de Jean, instituteur militant, écarté pour longtemps parce que son épouse haineuse et jalouse sut de quelques tirages provoquer les ravages 

Dans une cité de tours tutoyant les nuages Jean recherchait toujours, conviction de sage, le moyen de transmettre, et de faire connaître. Pour que ses élèves sachent  que le lait dans des briques n’est pas fait, mais bien au pis des vaches venu pour le veau, il eut dans son cerveau un éclair de génie : en une classe verte transplanter les petits. 

Oh ! tout se passa bien sans aucun anicroche : on fabriqua du pain, découvrit les galoches, on vit les vaches traites, les œufs au fond des nids, on sut reconnaître les plantes et les cris. Pour immortaliser chaque découverte, savoir utiliser l’appareil à photos, on jouait à la main verte, on plantait des graines dans des pots, on cliquait à loisir sur chaque instant cocasse, on prenait du plaisir à sublimer la classe. 

Or tant de dévouement ne fut pas du goût de la femme de Jean mère depuis l’août. Quoi ! la laisser seule pour suivre ces marmots, elle tira la gueule, ne mâcha pas ses mots. Au retour la mutique mégère pleine de sa colère chercha quel moyen rosse pourrait venger l’affront . Dans les photos des gosses, elle trouva le fonds : des photos sous la douche prises par un enfant pour la bonne bouche elle déroba prestement. Au juge des familles elle porta l’objet . La pedophilie ah !voilà son sujet ! 

Jean ne comprit rien à ce qui arriva .On le questionna, l’hystérie du moment en tout enseignant voyait un criminel : les propos de Royal avaient porté leurs fruits avant que son procès en chambre fut instruit il fut à tout jamais de classe interdit. Son enfant de six mois jamais ne revit.Et si tous les enfants ont réfuté les dires, si aucun des parents n’a jamais cru au pire, il a suffi d’une méchanceté 

D’une irresponsabilité pour détruire sa vie. QUE QUI VOIT MAL PARTOUT A JAMAIS SOIT HONNI

Qui fait la bue aux rogations sera au lit pour les moissons

Mardi 11 juin 2019

Comment faut-il interpréter cet adage?

Je me le suis souvent demandé:

Est-ce qu’il ne faut pas tant tarder

Aux rogations y a d’autres ouvrages?…

Je me souviens qu’autrefois

Pendant les jours de rogations

Avec des tiges de noisetiers

On fabriquait, faisait bénir des croix

A planter au milieu des blés.

Peut-être faut-il penser

Que les semis trop en retard

Ne donneront rien a moissonner

Qu’il vaudra mieux rester au plumard?

A moins, voyons, que la lessive

Ne soit jadis considérée

Comme une activité fautive

Qui porte malheur aux damnés.

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