Archive de la catégorie ‘Non classé’

Réveil…

Lundi 22 mai 2017

Premier élan du matin,
De ce cadeau,merci la vie!
A toute étoile un câlin!

Pas de membres trop engourdis
La lumière luit à l’horizon
Allez! Debout! Voyons! Voyons!

Par la fenêtre on voit les ânes
Les coqs ont chanté matines
Vite au clapier, bonjour lapine!

Chaque animal attend sa manne
Et les oiseaux mènent ramage
J’ai la tête dans les nuages!

Encore une bonne journée…
Profitons-en: elle est donnée!

Souvenir…

Samedi 20 mai 2017

Un jour, j’avais alors douze ans
Mon aïeul, père de maman
Me dit « j’ai déjà soixante quinze ans,
Trop tard pour faucher, maintenant,
Tiens, prends ma daille, elle est à toi
Bien enchaplée, c’est toi son roi »
Gonflé par la promotion
Je suis parti, gai comme pinson
Ne me suis pas mis dans la couvrée*   *l’équipe de faucheurs
Fallait apprendre à »seyer… »**           ** faucher
Quand ma faux, je décroche,
Je suis l’homme qu’il a consacré,
Prêt à abattre de proche en proche
Tout le foin de la contrée.
Fi des faucheuses, des tracteurs
Des botteleuses, des chargeurs.
Avec daille, fourche et râteau
J’ai vraiment tout ce qu’il faut!

EUH!…. je suis dans ma soixante quinzième année…

Protestation avicole

Jeudi 18 mai 2017

Par dépit, ou par protestation
Madame coucoucote s’est délestée
D’un oeuf tout roux, tout rond
Au milieu du poulailler.
Cette jolie Madame n’a pas apprécié
Que de jolis poussins
Soient venus s’installer
Dans ce qu’elle croyait être son coin.
Certes, de temps en temps,
Mais vraiment rarement,
Elle y pondait négligemment
Car madame coucoucote
Est certes poule très jolie
Mais les oeufs qu’elle concocte
On n’en voit pas souvent au nid!

Acrobates!

Mercredi 17 mai 2017

Ce sont des poussins acrobates
Que j’ai achetés il y a peu,
Au lieu de rester sur leur natte 
Ils veulent trôner jusqu’aux cieux!
De branche en branche,
De tôle en planche,
Sont montés sur le toit du monde,
Enfin, celui du poulailler.
Et là titubant, enivrés
Par l’altitude ainsi gagnée
S’aidaient du bec pour s’accrocher,
Dégringolaient pour recommencer.
Toute la famille à la ronde
Poule, coqs, éparpillés,
S’est émue de les voir si haut,
A la merci d’un épervier…
Jalouse de les voir si haut,
S’est ensemble mise à crier!

Au téléphone…

Mercredi 17 mai 2017

Sonne
Le téléphone
Jolie voix…
A chaque fois
Pub ou tracas… 
Vos achats?
Suis-je bête!
C’est une enquête!
Je réponds:
« En lieux
Avec caddy c’est mieux…
Et déesses
A la caisse!
Mais ne raccrochez pas s’il vous plait
Je vais vous offrir un poème
De la pitance que je fais
Il est l’existence même! » 

En pensant à certains qui s’installent…

Lundi 15 mai 2017

Quand Gilles entra dans la maison,
Sa toute nouvelle acquisition,
Il eut une impression bizarre…
Il explora de son regard 
Chaque recoin, chaque placard:
Un animal, sans crier gare
En aurait-il pris possession?
Il parcourut de large en long
La cuisine, le petit salon,
Aucune bête à l’horizon!
Pourtant subsistait la sensation
D’être épié, sous surveillance,
Quoi qu’il fasse une présence
Affirmait son existence…
Gilles chercha dans tous les coins
D’être vivant, il n’en vit point,
Même pas une grosse araignée
Rien non plus, dans la cheminée.
Pourtant de vagues craquements,
Des sensations de frôlement,
Perturbaient sa sérénité…
Gilles n’était pas tombé
Du ciel, par la dernière ondée.
Il était beaucoup trop sensé
Pour se laisser impressionner
Par toutes les fariboles
De revenants, d’éons qui volent…
Ah! Voyons, pourtant, cette lueur
Sous l’escalier, cette vapeur
Imperceptible, impalpable
Ce n’était sûrement pas le diable…
Il y avait explication
Une source, une raison!
Il s’avança sans hésiter
Les spectres n’allaient pas le manger!
Il se glissa dans le réduit
Avec une lampe frontale
C’est là qu’il découvrit un puits
Où il tomba, chute fatale!

Ca ira mieux demain!

Dimanche 14 mai 2017

Ca ira mieux demain!
Ce n’est qu’un jour de poisse.
Cette espèce de grande main
Qui serre et qui angoisse
Relâchera sa pression
 Dans le cours de la nuit.
Le mal sera enfui…
La trop grande oppression
Si l’on reste serein
Cessera son action.
On pourra respirer
De nouveau librement
Jouer,rire, chanter
Rêver infiniment…

Dédié aux biches de Yellowstone:

Samedi 13 mai 2017

Comme je vous plains, mes pauvres biches!
Vous étiez tranquilles dans le parc
Mais voilà que les viles parques
Intello peut-être, je m’en fiche!
Ont lâché dans votre paradis
Quatorze loups, qui ont fait des petits.
Je vous vois, le ventre lourd,
D’un petit faon bientôt à naître
Fuir devant les loups qui courent
Et rattrappées par les traîtres.
De votre ventre déchiré
Encore vivant,
Se débattant
Votre foetus est arraché
Déchiré entre les assaillants.
Vous êtes encore pleurant
Saignant
Quand ces féroces prédateurs
Repartent en vous laissant
S’en moquent bien, comment on meurt!
Tous ça parce que des soi-disant
Amis de tous les animaux 
Ont trouvé ce truc bien pensant!
Eh! bien pour moi, c’est des S……

Histoire vraie

Samedi 13 mai 2017

Il y avait dans mon village, un jeune, un peu sacripant,de vingt cinq ou vingt six ans, qui, ayant flairé un magot chez une veuve bien conservée, lui proposa de l’épouser…
Tous les gens de sa famille se récrièrent à qui mieux-mieux, mais lui ne les entendit guère … « Avec les sous de la vieille, j’en achèterai une jeune » plaisantait-il les soirs de bringue, dans le café de la place…
Le mariage, certes, eut lieu, mais la mariée était solide… Elle veillait sur ses deniers et l’obligeait pour  manger, comme tout le monde à travailler…
Au bout de deux ou trois années, que croyez-vous qu’il arriva? Le mari fut écrasé,lors de la coupe affouagère, par un grand arbre de la forêt! 
La vieille vécut vingt ans de plus et ne reprit jamais mari, si elle reçut quelques amants, nul ne le sut…

Ralliements

Jeudi 11 mai 2017

Vous qui voulez vous rallier,
Venez! Venez! Approchez!
N’oubliez pas de frapper
Consignes vous seront données:
Avant de franchir la porte,
Vous devez vous décharger,
Ici, aucun, rien, n’apporte,
Vous devez vous dénuder!
Le chapeau, première chose,
Votre nom, votre renommée,
Ici chacun perd sa prose,
Celle du Maître est adoptée
Vous retournez votre veste?
Ne le faites pas ainsi!
Inutile est votre geste:
Le vêtement est aboli.
Otez donc votre chemise!
 Pour entrer dans trou de souris,
Le tissu n’est pas de mise,
Le pantalon tombe aussi.
Comme un esclave soumis,
Un caniche obéissant,
Avancez-vous en rampant.
Venez, en pleine dévotion,
Baiser le pied du gourou,
Sans vous poser de questions:
Il décidera pour vous.  

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