Archive de la catégorie ‘Non classé’

Filles de Lans

Mercredi 16 mars 2011

« Filla de vé Lan
Pe le vôdes*, pe le vôdes
Filla de vé Lan
Pe le vôdes les éran**
Les eran dansâ
Pe le vôdes, pe le vôdes
Les éran dansâ
Pe le vôdes de vé Lan »

*vogues =fêtes votives
**nous irons

Mais où sont les vogues d’antan?
Bien que je regrette que le choix de la date ait été l’anniversaire de …La ST BARTHELEMY….

Ben oui! cette religion qui prône l’amour des autres, choisit sans complexes pour les fêtes votives la commémoration des massacres qu’elle a perpétrés (ou qui ont été perpétrés en son nom)

Le rigaudon

Mercredi 16 mars 2011

« Le printemps qui charme la bergère 

Le printemps ne dure pas longtemps 

 

Tire à rire à rire, il vaut mieux en rire 

Frères venez donc                              ) bis 

Danser le rigaudon                            

 

Fraîches fleurs seront bientôt fanées 

Fraîches fleurs vont perdre leurs couleurs 

 

Nous passons rapides comme un rêve 

Nous passons ainsi que nos chansons 

 

Cette chanson, c’est madame Martin, institutrice à l’école des Hérauts qui nous l’a apprise. Elle s’attachait à joindre les chansons à l’étude géographique… Rigaudon pour l’Isère, Ma Normandie, montagnes Pyrénées… Grâce à elle, j’ai découvert qu’il existait des chansons profanes. Qu’elle en soit remerciée ! 

Oh ! bien sûr ! il arrivait à un ou l’autre des hommes de la maison de chanter à la grande désapprobation des femmes « 
la Madelon » voire, et cela m’a toujours posé question , par mon grand-père que j’ai toujours cru « politiquement de droite », le premier couplet de l’internationale …(ce n’est que longtemps après sa mort que j’ai imaginé, sachant qu’il était en Serbie pendant la guerre de 14 , qu’il avait peut-être côtoyé les soldats russes … Encore que… Il se vantait d’avoir planté le tilleul de la ferme un dimanche de 1936 pendant que les femmes étaient à la messe… 

Il y avait aussi ces chansons en patois qui ressortaient de temps en temps pour faire sauter les petits sur les genoux, mais elles ne rentraient pas pour moi dans un répertoire important. La radio, elle, n’était ouverte que pour les informations et pour suivre les démêlés de « la famille Duraton » 

Les caresses

Mardi 15 mars 2011

  

Aux fleurs, je préfère les caresses 

Ces gestes de maîtresse : 

Très doux câlinous 

Petits bisous, ou 

Suçons dans le cou. 

Les mains  

Aux longs doigts fins 

Qui errent et se glissent 

Suscitent les délices, 

Incitent aux caprices, 

Menacent de supplice. 

Les cheveux qui frôlent 

En léger balayage 

Les lèvres dévoreuses 

Les  langues sulfureuses… 

Falotton

Mardi 15 mars 2011

 

 

FALOTTON

FALOTTON s’ennuyait tout au creux de l’enfer : toujours ajouter du charbon, toujours retourner les âmes, entendre leurs cris, ce n’était pas très amusant. Lorsqu’il allait se plaindre au grand maître SATAN, celui-ci ricanait : on n’est pas en enfer pour prendre du plaisir !…Au bout de longues de plaintes et de récriminations, FALOTTON comprit que, pour obtenir satisfaction, il lui faudrait ruser.
« Grand maître, merci de m’avoir placé à la cuisson, j’en éprouve un merveilleux plaisir : ce parfum de rôti, mmmmmmmm ! cette douce chaleur (on se croit sous les cocotiers) et ces chants !! quelle joie de les entendre ! » se mit-il à répéter plusieurs fois par nuit.
Le grand SATAN en fut bientôt marri et lui intima l’ordre d’aller sur terre conquérir des âmes. FALOTTON se réjouit tout d’abord, puis il se posa la question cruciale : de quoi serait-il capable ?
Inciter à la luxure ? Il n’était pas assez bien membré !…Inciter à l’avarice ? Cela le rebutait. Soudain, il eut une idée géniale : avec tous ces humains qui se croient issus de la cuisse de JUPITER, il lui serait facile d’inciter à l’orgueil.
Aussitôt, il vint près de GRENOBLE. Il y avait là un duc qu’il serait aisé de faire basculer, son esprit étant prédisposé vers un orgueil démesuré.
FALOTTON prit la forme d’un architecte et vint lui présenter les plans du plus beau des palais .Le duc aussitôt se sentit croître des ailes : il lui fallait ce palais !…..
La construction dura longtemps…à la moitié des travaux, le duc avait déjà dépensé tout son argent…avant complet achèvement, plus personne ne voulait lui en prêter….il ne pouvait pourtant pas laisser son palais sans l’entourer d’un mur d’enceinte : tous les malandrins auraient tôt fait de le piller !
Il s’en ouvrit à son génial architecte qui fit semblant d’abord de ne pas le comprendre….après mille discussions, FALOTTON abaissa son masque : « Donnez votre âme à mon maitre, et votre mur, vous l’aurez gratis.
_Comment ! traître ! tu n’es donc qu’un valet ? Je ne traite jamais avec les valets ! Va me quérir ton maître ! »
Penaud, FALOTTON transmit à SATAN la requête…SATAN s’en vint donc un soir après minuit…
« Si tu peux, dit le duc, construire le mur du parc en moins de temps qu’il ne m’en faut pour le traverser, tu auras mon âme »
SATAN paria et manda pour ce faire une équipe de démons….La lune était cachée, le travail commença. LESDIGUIERES monta son cheval préféré : celui que le chapelain avait un jour béni. Il retint tout d’abord sa monture, qui, sur son injonction, boitait bas et respirait bien mal…Les démons, ce voyant, prirent tout leur temps : un immense éclat de rire résonna dans le pays…Tout à coup, sur un coup d’éperons, le cheval s’élança…les démons firent vite, très vite… le mur se refermait à peine quand le cheval sauta.
FALOTTON constatant son risque d’infortune tenta de retenir la bête un instant…mais le cheval béni lui donna en sautant une telle ruade qu’il fut projeté au flanc de la montagne. Seuls restèrent enfermés dans le mur quelques crins du destrier.
FALOTTON fut puni et transformé en pierre…et les hommes oubliant qui il avait été ne le dénomment plus que « la pierre percée »…(C’est une des merveilles du DAUPHINE »)

Référence bibliographique : « les sept merveilles du DAUPHINE » par M. Paul BARRET
Anciens établissements LEGENDRE , LYON 1925 

Credo du touriste

Mardi 15 mars 2011

J’ai de l’argent, j’ai payé 

Je me fous des rochers 

Je tague mon empreinte 

Et la falaise…peinte ! 

Mes bouteilles vidées 

Dans les galets laissées 

Mes papiers, mes sacs 

Qu’ils partent au ressac. 

J’ai de l’argent, je peux payer 

Il me faut habiter 

Dans ce site sacré 

Sur ce haut promontoire 

Que Nature a créé 

Pour souligner ma gloire 

Mes sbires zélés 

Sauront raser 

La dune centenaire  

Pour bientôt accueillir 

Des milliers de plagiaires 

Après que m’esbaudir 

Dans les recoins secrets 

Mes condoms souillés 

Ne vais point, discret  

Dans poubelle jeter. 

Animaux dans la lande 

Je veux m’en approcher 

Et que nul ne prétende 

Qu’il ne faut pas déranger 

Pour que chacun me voit 

Je fais pétarader 

Que voulez-vous, pour moi 

Gêner c’est exister. 

Ah ! mais pour circuler 

Foin des petits sentiers 

Ces arbres rasez-les ! 

Ces blocs arrachés ! 

Faon nouveau-né ? 

Jouet pour mon terrier. 

Et quand j’ai bien souillé 

La terre de rejets polluants 

Je me lance au ciel 

Dans orgueilleux élan 

Pour ravir au soleil 

Un peu de sa clarté 

Que viennent protester 

Bouseux vachers 

Ou ploucs bergers 

Je suis là pour régner  

Admirez ma prestance 

Vous dites pestilence 

Au mur les critiqueurs 

Puisque moi je suis bien 

Puisque c’est mon bonheur ! 

L’erreur du SAMU

Lundi 14 mars 2011

FRANCOISE marchait dans la montagne. Le groupe était nombreux, ce jour-là . Il y avait ALINE et GREGORY, PIERRETTE et CATHERINE, ANNE et SOPHIE, MICHEL et MARIE-PIERRE.
Tout au long du sentier, ils s’étaient arrêtés pour découvrir ici une anémone, là , un orchys ou un lys martagon.
FRANCOISE avait échangé avec ses compagnons de route plein d’idées, raconté des douzaines d’aventures.
Une belle prairie s’ouvrait devant eux. Ils décidèrent de pique-niquer.
A la fin du repas, et avant de repartir, FRANCOISE se mit à parler de yoga..ALINE et PIERRETTE étaient captivées. Joignant l’acte à la parole, FRANCOISE se coucha soudain sur le dos afin de démontrer une posture susceptible d’apporter les plus grands bienfaits….
Or, ce même jour, sur la paroi du CORNAFION, une promeneuse imprudente fut victime d’une insolation. Les membres de son groupe s’étaient séparés, les uns restant avec elle qui délirait, pendant que d’autres allaient appeler l’hélicoptère du SAMU. Ils expliquèrent que la malade gesticulante et délirante se trouvait dans une prairie près du CORNAFION…
L’hélicoptère s’en vint tourner au-dessus de la montagne, vit un groupe assemblé autour de FRANCOISE gesticulante. En un instant, l’appareil fut posé. Les brancardiers surgirent en courant.  » Ecartez-vous, s’il vous plaît, laissez-nous faire notre travail !  »
FRANCOISE se mit à  se débattre et à protester. Mais les brancardiers en avaient vu d’autres : elle fut promptement attachée sur la civière. A chaque protestation , on lui répétait :  » Calmez-vous ! Tout va bien se passer  »
Au bout d’un moment, las d’entendre des récriminations, on lui administra un tranquillisant.
D’un coup d’hélice, elle fut à  l’hôpital…Où son mari fut bien….marri de devoir la rechercher. Nul ne voulut croire à  son histoire. Il crut même un instant qu’on allait l’enfermer à  son tour :QUOI ! prétendre que l’hélicoptère avait kidnappé sa femme ! !
Si ce jour-là, il n’avait pas été accompagné par un autre témoin, il moisirait peut-être encore à  ST EGREVE au milieu des aliénés.
Quant à  l’autre personne….si vous trouvez, sur les flancs du CORNAFION, quelques ossements oubliés….peut-être saurez-vous d’où ils proviennent ? 

Le bonheur

Lundi 14 mars 2011

Il est discret

Léger comme un baiser

Farouche en son secret

Il ne faut pas le pourchasser.

On le croit bien sûr, devant

Alors qu’il est dans le présent

C’est en se retournant

Qu’on connaît son accent

Il est toujours insaisissable

Invisible dans l’instant

Une poignée de sable

Qui coule inexorablement

Qui est-il ? Comment est-il ?

On l’a éprouvé, on le sait

Quand notre être puéril

Partout ailleurs le cherchait

Malédiction pour notre cœur

Ne pas reconnaître le bonheur !

Comment on tisse une vie commune….

Lundi 14 mars 2011

Chaque jour tu te dis

Je vais le laisser choir.

Ton aiguille hésitante

Balbutie longuement

Le long tricot s’étend

En trêve inquiétante

L’heure du dîner

Te voit sur la balance

Rester ?partir ? errance.

La laine étonnée

Se boucle par routine

La pointe qui s’érige

Dans le trou se dirige

Une nuit de sourdine

Un autre jour arrive

Pour que, vaille que vaille

Une nouvelle maille

Du long tissu surgisse

Mon journal

Dimanche 13 mars 2011

Ce matin, en ouvrant mon journal, comme chaque matin depuis quelques jours, j’ai cherché dans les faits-divers … Un accrochage par-ci, un cambriolage par-là, une voiture brûlée, mais, ce que je cherche…rien !
Pourtant, le spectaculaire accident qui a bouleversé le quartier méritait bien un petit entrefilet : pensez donc ! Un grumier de quarante tonnes qui chavire sur une maison, la route bloquée pendant près de dix heures, des personnes âgées handicapées à venir chercher en marche arrière depuis leur maison afin de les ramener chez elles après avoir franchi l’obstacle malgré leurs difficultés à se mouvoir !
N’y tenant plus, je vais voir mon voisin, celui qui a eu l’honneur de recevoir cet hôte monstrueux et imprévu.
Amédée, est un vieil homme à barbe blanche qui ne croit plus guère en l’humanité. Il a compris depuis longtemps que l’amour d’autrui que l’on proclame dans les églises n’est que le cri d’un instant, dans l’excitation du moment, et parce qu’on ne sait jamais, mais qu’ensuite chacun fait à sa guise, quitte à se confesser une fois l’an.
Lui n’en est pas au premier grumier couché dans sa cour, en son absence, « on »
s’est permis souvent de violer sa propriété avec des engins de toutes sortes. Qui ? X bien entendu !
Amédée était en train de couper des brindilles à largeur de barbecue à l’aide d’une serpe.
« Bonjour ! monsieur Amédée ! avez-vous vu ? le journal ne parle pas de l’accident d’avant avant hier ! pourtant, on lui a bien envoyé des photos assez parlantes…. Je suis surpris ! »
Amédée me regarde, ses petits yeux gris se font interrogateurs comme si je plaisantais. Il se tait , coupe une nouvelle branche. J’insiste « Vous trouvez ça normal ? pourtant, d’habitude, « l’Allobroge Déchaîné » ne manque pas de raconter les problèmes des habitants »
Amédée me regarde de nouveau, frappe de nouveau un morceau de bois… Je commence à me sentir mal à l’aise. Après un long silence, il se décide :
« Je suis surpris de votre étonnement ! Que s’est-il passé quand vous avez téléphoné à l’adjoint au maire chargé des routes, celui qui retarde le plus possible la construction d’un tracé qui ne serait pas dangereux ? Il vous a dit qu’il était artisan et qu’il avait autre chose à faire, d’appeler les gendarmes si vous vouliez…
_…
_ Ah ! de mon temps !… Je me souviens d’avoir bien connu un adjoint au maire, c’est vieux ! Pensez donc !J’étais enfant ! A l’époque, c’était une fonction bénévole, pas comme aujourd’hui où les édiles reçoivent des « indemnités » telles qu’un bénéficiaire des restos du cœur ne serait plus admis s’il avait même seulement cela pour vivre. Ils faisaient leur travail quoi qu’il en coûte! Aujourd’hui, vous avez vu : on délègue à des fonctionnaires, on vous envoie un cantonnier, ou un policier municipal.
Pourquoi voudriez-vous que « l’Allobroge Déchaîné » publie un article sur l’accident du grumier ? N’était-ce point le bois de la commune ? Ce n’était pas la première fois. Relater l’événement, ce serait laisser apparaître que les atermoiements de la commune pour dévier la route ont des conséquences. Cela pourrait amener à réfléchir. Cela pourrait coûter des électeurs au maire.
_ Mais, rétorquai-je, le journal raconte bien des incidents moins importants et qui impliquent des gens.
_ Des gens, bien entendu ! Des pauvres qui ne peuvent se défendre ! Avez-vous lu parfois les méfaits des puissants ? Pensez-vous que ces gens sont des saints ?
Quand on envoie un article à « l’Allobroge Déchaîné », le rédacteur en chef contacte la mairie pour avoir un son de cloche officiel, vous comprenez la suite !
_ Voyons ! monsieur Amédée ! nous sommes dans une démocratie ! la presse est libre ! « L’Allobroge Déchaîné », ce n’est pas «
La Pravda » ! » Vous exagérez !
_ … »
Deux branches l’une après l’autre, avec un soupçon de nervosité rejoignent le tas de bois. Amédée ne dira plus rien.
En revenant chez moi, j’ai ouvert de nouveau mon journal, je l’ai regardé d’un autre œil, j’ai parcouru de nouveau la rubrique des faits divers. Ma cheminée brûlait. J’ai compris en la regardant à quoi servait vraiment mon journal quotidien : à l’allumer ! 

La dictée

Dimanche 13 mars 2011

Hou-hou Maurice Careme !

Un poète léger, un jour a raconté

Qu’un petit rapace, préparant sa dictée

Se répétait des mots, en se tenant la joue

Il ne pouvait penser que ce petit hibou

Deviendrait pour le coup, pour beaucoup d’écoliers

La torture d’apprendre afin de présenter

Dans un méli-mélo, par aucun sens liés

Une liste de mots qu’ils devraient réciter !

 

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