Archive de la catégorie ‘Non classé’

Radotage (20 mars 2011)

Dimanche 7 juillet 2019

Comme vous étiez belles

Dans votre cri sévère

Comme vous étiez belles

Visage découvert

Comme vous étiez belles

Debout le cœur ouvert

Comme vous étiez belles

La peur au ventre

Comme vous étiez belles

Sur la place du centre

Comme vous étiez belles

Refusant l’antique esclavage

Comme vous étiez belles

Tout à votre avantage

A refuser la loi de l’oppresseur

Pour conjurer s’il se peut le malheur

Pour que la liberté

Ne soit pas étouffée

Femmes d’Algérie

En ce moment d’histoire,

Je vous ai saluées et j’ai prié

Pour votre victoire !

répétition… ?radotage!

Dimanche 7 juillet 2019

Se profile la transhumance,
Cette cure de désintox:
Plus d’ordi pour les vacances
Des jours, des soirées inox.
Matin, réveil, bonjour la faux:
Quelques andains pour décrassage.
Des gens qui partent en rando?
Une histoire au passage.
Quand le soleil vient darder
Ses rayons sur l’herbe coupée
Rentrer pour un petit goûter
Repos avant de faner.
Au soir, on « accuchera »* *mettra en gros tas
Pour laisser le foin se tasser
Puis, par sacs, il descendra
Pour réserve s’entasser,
Afin que, neige tombée,
Les ânes puissent quand même manger.

Radotage: nettoyer la nature…. Même des hypers s’y mettent… Mais…

Samedi 6 juillet 2019

quand, en 1971, les élèves votent le nettoyage des rives du ruisseau qui traverse le village (aujourd’hui cela serait « dans le vent!! ») ils s’organisent, la présidente va voir M. LE MAIRE qui la reçoit chaleureusement, il s’engage à faire passer le camion des poubelles tout de suite après cette leçon de « morale en actions », le secrétaire demande à son voisin paysan s’il accepterait de donner ses vieux sacs d’engrais … Trois séances sont prévues…Première séance sans problème ou presque: une paire de chaussettes mouillées… Tout baigne?

Deux jours plus tard, M. LE MAIRE se déplace au soir jusque chez moi: « Je suis bien ennuyé… On m’a apporté une pétition contre votre opération… Une maman a même prétendu que les enfants risquaient d’attraper toutes sortes de maladies en fonction de l’endroit que vous avez choisi (une centaine de mètres en aval d’une bâtisse habitée par des immigrés!?!) IL FAUT ARRETER! »

Lendemain matin, j’explique aux élèves ce qui s’est passé… Nous ne pouvons pas continuer … discussion vive…Un garçon explique: »c’est ma mère, elle n’a rien compris! »  QUE FAIRE? Je suggère de réfléchir : un autre lieu peut-être… Le plus grand nombre est furieux. La pétition est signée de parents dont l’enfant n’est pas dans la classe, des parents de la classe ont approuvé… DILEMME

Lundi suivant, la présidente ouvre la séance en disant « j’ai une proposition à faire :en choisissant de nettoyer l’Ozon, nous avons fait la même chose que ce que M. LE MINISTRE a proposé dans l’opération « vacances propres »… nous avons essayé, nous n’avons pas pu finir, mais nous allons lui expliquer ce que nous avons fait » A l’unanimité la décision est prise… Un compte-rendu est rédigé… et envoyé directement à MONSIEUR D’ORNANO alors ministre de l’environnement…

Un calme relatif va suivre… Jusqu’à ce matin de mars 4 mois plus tard où M. L’INSPECTEUR me convoque pour m’expliquer sur mes leçons bizarres de morale… J’ai du mal à comprendre de quoi il veut parler tout d’abord… VOUS SAVEZ QU’IL EXISTE UNE VOIE HIERARCHIQUE????      _ BEN…M. l’inspecteur , la voie hiérarchique , elle me concerne…j’aurais peut-être du… je n’y ai pas pensé…. C’était la coopérative…            OUI! EH! BIEN MOI JE SUIS BIEN ENNUYE: M. LE MINISTRE envoie le délégué regional à l’environnement rencontrer vos élèves, et il me DEMANDE DE L’ACCOMPAGNER!  (sourire) nous viendrons donc vous voir vendredi à 16h.

Vendredi 16 heures:

toute la classe au « garde à vous » voit arriver M. LE MAIRE

M. L’INSPECTEUR

M. LE DELEGUE REGIONAL A L’ENVIRONNEMENT…

« Les enfants, MONSIEUR LE MINISTRE A PARTICULIEREMENT APPRECIE VOTRE ATTITUDE  …. je suis chargé de vous transmettre ses félicitations. »

Radotage: il paraît que les cafards sont impossibles à détruire…

Vendredi 5 juillet 2019

Leçon d’écologie

 

Dans mon enfance, on logeait les petits des volailles (couvées de poussins, ou de canetons) dans une pièce située près de la cuisine. Pour cela, une cage grillagée sur ses quatre faces permettait d’éviter les écrabouillements accidentels sous les galoches des habitants de la maison… On ne sortait les petits qu’en cas de très beau temps les deux premières semaines, puis, on ne les rentrait plus que le soir…

Ce soir-là, pour je ne sais quelle raison, je me suis relevé, suivi de ma mère qui devait vouloir me soigner…

Au moment où la lumière jaillit, nous vîmes que le plancher était couvert de gros cafards qui couraient affolés dans tous les sens… En un instant je pris une leçon d’écologie : ma mère délivra la couvée de canetons enfermée dans la cage… Ils firent un véritable festin !!

Radotage: à propos de ce que certains appellent les « vraies valeurs »"

Vendredi 5 juillet 2019

C’est vrai ! Le SIDA n’existait pas… 

Mais la pilule était difficile à obtenir, le préservatif pas évident à trouver non plus si on était mineur (et on ne devenait majeur qu’à 21 ans)… 

Et quand on avait été imprudent, la fille se trouvait cachée,  enfermée dans une sorte de prison dite « maison maternelle »jusqu’à la naissance du bébé dont les parents exigeaient l’abandon… Ou bien on allait en catimini trouver une « faiseuse d’anges »  au risque d’être stérile à vie ou de mourir de septicémie. 

Car dans cette bonne société bien pensante et tellement affirmative d’amour des autres, une mère célibataire était traitée comme une moins que rien.

Protecteur

Vendredi 5 juillet 2019

Il a des pectoraux fermes,

Des biceps gonflés,

Il a aussi deux poings énormes,

Comme des boulets.

En le contemplant les filles

Se sentent mouillées,

Mine de rien leurs quilles,

De poils dépouillées,

Sont prêtes à s’écarter,

Au premier soir de bringue,

Quand il leur fait du gringue:

Sont tellement flattées…

Au bout de quelques semaines,

Le beau séducteur

On le croirait à peine

Devient tyran dévastateur,

Et les coups tombent, malheur!

Les poings voulus protecteurs

N’ont vraiment pas de douceur!

On se croit sous protection

On prend des coups de bâton

Il arrive parfois même

Que « protecteur » la mort sème.

 

 

 

Radotage: autres temps

Vendredi 5 juillet 2019

avant le mariage

Dimanche 10 juillet 2011

  

Autrefois, quand une fille allait se marier (elle avait passé avec succès les test infligés par sa future belle-mère : par exemple : à sa première visite, se trouver en entrant face à un objet traînant par terre, objet qu’elle se devait de ramasser subrepticement et de poser mine de rien à l’endroit où il serait mieux placé, ensuite, montrer son sens de l’économie dans l’épluchage des pommes de terre avec un opinel en ôtant des épluchures les plus fines possibles)et le soupirant avait fait sa cour avec assiduité [Certain village du plateau était réputé pour garder jalousement ses filles : les garçons capturaient le soupirant à la nuit, le saoulaient, le déshabillaient et le relâchaient nu dans la nuit pour rentrer chez lui… Seuls les vrais amoureux (parfois de l’argent si la fille était riche)revenaient.] 

Les jeunes se réunissaient à la veillée pour fabriquer des « roses », fleurs de papier sulfurisé blanc qu’ils accrocheraient à des arbres tout au long du chemin depuis la demeure de ses parents, jusqu’à la mairie et l’église… et jusqu’au lieu de leur future résidence parfois. 

C’était l’occasion de danser, de se parler….de préparer de prochaines fiançailles…. 

Le jour du mariage, les jeunes dressaient des embuscades : arbres en travers du chemin, chaines, charge de foin renversées qui pour être dépassées devaient être copieusement « arrosées » par les garçons d’honneur qui, endimanchés ne voulaient pas se salir à déblayer …et cela surtout dans le cas où le garçon n’était pas du village ! 

.  

  

                Au seuil de la maison quittée par la mariée, on accrochait une colombe en chiffon, bourrée de farine, les ailes                                                                  écartées tournée vers l’extérieur (il était de très mauvais augure que la colombe se retourne) 

Au seuil de la maison du marié, on accrochait un coq tourné vers l’extérieur (mais s’il se retournait, ce n’était pas grave : cela voulait dire qu’il reviendrait un jour reprendre la ferme) 

La noce arrivait bien hilare à la mairie, cela aidait beaucoup les mariés dans les mariages arrangés à dire le « oui » attendu !

Attention! VOLEURS!!!

Mercredi 3 juillet 2019

La crainte de se voir dévaliser la voiture tracasse toujours tous ceux qui voient dans cet objet comme une portion d’eux-mêmes…Aussi, avec moultes précautions, ferment-ils leur véhicule…

Pendant très longtemps, j’avais une 2 CV… Quand les autres se plaignaient des vitres brisées,  moi, considérant que la capote était une barrière trop fragile, je laissais les portières ouvertes, et avec quelque monnaie pour le pauvre  qui aurait besoin d’un franc pour se payer un préservatif…

Je n’ai jamais eu à pleurer, pourtant j’allais travailler dans ces lieux que beaucoup disaient « infréquentables » de la banlieue lyonnaise…

Radotage: choses amovibles

Mercredi 3 juillet 2019

Aussi loin que je me rappelle, j’ai toujours eu en horreur les choses amovibles :

Je ne supporte pas les vêtements « portés sur le bras ». Quand ma mère m’envoyait garder les vaches en fin d’après-midi, elle voulait toujours que je prenne un manteau parce que, le soir, la fraîcheur arrive vite en montagne. A son grand dam, je ne le prenais pas sur le bras, mais sur le dos au risque de suer à grosses gouttes sur le chemin du « pâquer ». ….(on dirait aujourd’hui « pâturage » mais il existait dans le temps féodal le droit de pâquerrage d’où ce mot)

Cette horreur, je la retrouve avec ce que l’on appelle le « mobilier de jardin »Ces espèces d’ustensiles qu’on sort au gré du temps m’horripilent… mais je déteste surtout l’usage qu’on en fait : quel plaisir peut-on éprouver à manger dehors en déséquilibre sur un siège brinquebalant alors qu’on pourrait sans pas inutiles savourer son repas dans la salle à manger ? Quel intérêt de s’allonger comme lézard au soleil à se préparer des mélanomes alors qu’un lit douillet vous attend dans la maison ?

Quelle est la rentabilité de la fatigue à rentrer chaque soir des coussins qu’on ressortira le lendemain ? Et surtout à quoi bon gâcher, de novembre à avril, l’espace des réserves pour des objets aussi inutiles à mes yeux ?

Enigme résolue!

Mardi 2 juillet 2019

Hier soir, aux alentours de dix-huit heures, comme, en raison de la chaleur nous avions ouvert toutes les fenêtres, nous entendîmes comme un coup de fusil…

Pas d’éclair mais un très fort coup de vent.

Certains qu’au moins une fenêtre devait avoir explosé, nous fîmes le tour de la maison… Rien de suspect…

Toute la journée, je me suis demandé ce qui avait pu créer cette explosion…

Ce n’est qu’au soir, que, machinalement, alors que j’arrosais les fleurs, mon attention a été attirée par un changement dans la haie.

Je ne vis pas de suite ce qui chiffonnait mon esprit…

C’est alors que je le vis!

Il était ma fierté et mon inquiétude.

Il avait résisté à une attaque fatale pour tous ses semblables…

Certes un malencontreux collier avait marqué une couronne autour de son tronc de huit centimètres de diamètre, mais c’était MON ORME!

Le coup de vent violent l’avait cassé net, ce qui avait créé le fameux bruit d’explosion.

J’en reste baba.

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