Comme un héritier de Ronsard

Au rayon des aliments

Pour ces compagnons poilus

Qui vous entourent tellement,

Qui vous léchouillent tant et plus,

Elle hésitait sur la recette

Que l’animal apprécierait…

Je me trouvais, sur ces entrefaites

Juste derrière, je suggérai:

« Je suis un bon gros toutou 

Qui, lui aussi, aime les caresses,

Dans son regard, je lus « qui êtes vous? »

Un peu suffoquée de ma hardiesse.

Lui déclamai aussitôt

D’un trait mon hymne à la jeunesse.

Comme elle semblait tomber de haut,

Par une immense audace, inspiré:

« Dans soixante ans

Aux petits-enfants

Vous raconterez

Cet anecdote.

Ils penseront :

« Elle radote »

Mais vous au fond,

Secrétement saurez que non.

2 Réponses à “Comme un héritier de Ronsard”

  1. gballand dit :

    Je vois que le supermarché est un excellent lieu de « détente » ! Ah,l’hymne à la jeunesse, vous démarrez fort ;)
    L’avez-vous fait sourire ?

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