ARRETE

On avait sûrement calomnié …, car, sans avoir rien fait de mal, il fut arrêté un matin. -

N’en doutez pas, ç’aurait été, 

Ce que j’aurais, il y a cinquante ans

Pensé, si cela était arrivé,

Cet homme petit, et pourtant grand,

Qui n’hésitait pas à bousculer

Toutes les consciences du moment.

Par sa révolte profonde porté,

Il galvanisait le fond humain

Protéger, aider, tendre la main

Etre prêt à secourir le prochain…

Mais la justice entrant dans l’arène

Catastrophé, bourrelé de peine,

J’aurais changé mes convictions…

Conforme aux normes du moment,

Alors qu’on criait « sancto subito »

Pour le complice de Franco

(Combien de parents privés de leurs enfants?)

Pour lui l’avocat du diable

Fut convoqué pour jeter le sable

Dans les yeux du monde entier.

Et on ressortit pour le crucifier

Des accusations jamais jugées.

 

 

2 Réponses à “ARRETE”

  1. gballand dit :

    Sans doute préfère-t-on l’aveuglement à la myopie ? :)

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