• Accueil
  • > Archives pour décembre 2025

Archive pour décembre 2025

Cadeau de Noël particulier

Mercredi 31 décembre 2025

 Un père Noël enseignant 

Aurait-il eu cette idée?

Glisser subrepticement

Un « devoir » à rédiger…

Pour Noël, cette année,

J’ai trouvé dans mon soulier

Un carnet bien imaginé…

Mais qui renverse le boulier!

Papy,

Raconte ta vie

Moi, qui, déjà, radotais,

Surtout ne soyez pas surpris

Si je secoue les étais

Souvenirs n’ont pas de prix.

radotage piscine

Mardi 30 décembre 2025

Sauvé (pour l’instant)

J’arrivai un jour comme directeur d’une école importante après avoir vérifié que personne de l’école ne souhaitait ce poste.

L’inspecteur de la circonscription contacté, m’avait formellement mis en garde contre des répartitions d’élèves un peu trop évidemment déséquilibrées : les élèves les plus faibles confiés aux plus jeunes ou aux plus récents dans l’école.

Scandale au premier conseil des maîtres : les listes de classes étaient établies par mes soins conformément aux textes en vigueur… Seuls quelques aménagements restaient possibles… En répartissant ainsi, je coupais court aux petits arrangements parents/ enseignants et je rétablissais la neutralité républicaine… Cela ne plut pas… mais personne ne pouvait aller contre les textes.

Vint le temps de la répartition des espaces sportifs… Aussitôt la question de la piscine surgit. La personne qui me précédait avait beaucoup poussé pour que les élèves aillent à la piscine.

Je ne vais pas à la piscine

TOLLE !!! COMMENT ? PAS POSSIBLE !!! AVEC TOUT CE QU’ON A DEPENSE COMME ENERGIE POUR L’OBTENIR ! Je me trouvai face à une véritable insurrection…

Dans le brouhaha des protestations, une voix me vint en aide, celle de la personne que des collègues m’avaient présenté comme jamais prête à coopérer. Elle proposa de faire échange de  classe le temps de la natation

J’étais sauvé ! …. pour l’instant! je n’étais pas au bout de mes peines….

 

Cet article a été posté le Lundi 16 mai 2011

L’HIVER

Mardi 30 décembre 2025

L’hiver vient, l’hiver s’installe

De la neige de sa malle

De son poumon verglacé

L’air est obscurci saturé.

Patinoire est devenu le bourbier

Les branches du cerisier

Sous le poids de poudre accumulée

Se sont rompues dans l’allée.

Le chasse-neige ne peut passer.

Vite! Oter ces branches cassées…

Radotage Théâtre

Lundi 29 décembre 2025

J’adore les spectacles

Donnés par de petites troupes…

Quand un acteur interpelle

Aïe!Aïe! Pour lui débâcle,

Voilà qu’au milieu du groupe

Assis, un spectateur se mêle

De lui adresser une réplique…

A l’imprévu le talent se révèle.

Un instant ce pourrait être cirque,

Mais si l’entr’acte_ impro boeuf_

Apporte un moment le sourire

Dans une intrigue encore dans l’oeuf,

Loin de provoquer le pire,

Cela devient joyau unique.

Cet article a été posté le Jeudi 13 février 2025

EN ARRIVANT CHEZ ST PIERRE

Lundi 29 décembre 2025

(inspiré par « Presquevoix Canalblog 24/12/2025)

 

En arrivant chez St Pierre,

Toute de rouge maculée,

Supplia: « ne me jetez la pierre:

Mon coeur ouvert et affolé

A cru à la bonté suprême

Débarquant sans aucun préavis.

J’ai cru, j’ai cru et quand bien même,

Je ne changerai pas d’avis.

Le court instant de sublime extase

Fait oublier cette fin trop nase

Honni soit qui mal y pense

Dimanche 28 décembre 2025

Comme au temps des colonies?

Certaines personnes bien placées,

Dans médias autorisés

Pour garantir leur tranquillité

Aimeraient-elles que le votes

Se fassent séparément:

Un tel recensement

Permettrait de prendre note

Pour les prochains génocides.

Les votes musulmans juste derrière la mosquée,

Les votes cathos à la cure ou à l’évêché,

Les votes protestants au temple

Les votes juifs à la synagogue,

Ailleurs les votes athées,  et pourquoi pas dans les gogues?

 

Pour R. D. : méchanceté de R.

Samedi 27 décembre 2025

C’est trop bas pour être relevé!

Laisse le laid crapaud putride

Cracher son venin qu’il croit brillant

S’il ne le crache, va en crever.

Il est sûr d’amuser les stupides,

Au pire dira « c’est pas méchant »

Il a fait de sa vie sévices

A infliger pour rabaisser

Ceux dont le QI le dépassent

C’est devenu pour lui un vrai vice

Dans sa vase mieux vaut le laisser

Ses déjections puantes qu’il fasse

Les coprophages convergeront

Pour se repaître de ses étrons.   

Après le massacre

Samedi 27 décembre 2025

On avait abattu sur place

Les quatre vingt bêtes à cornes

Dans un scénario de glace,

Dans une détresse sans bornes.

Comme s’ils étaient des snypers

L’armée veillait sur l’hécatombe

C’est vrai qu’ils pouvaient faire peur:

Des travailleurs dont les seules bombes

Etaient leur amour pour les bêtes.

Le désespoir comme arme de guerre,

Que l’attrait de l’argent, c’est bête,

Ne fait pas fléchir , ne calme guère.

Après le massacre horrible,

Les grues entassant les carcasses

Dans des bennes inaccessibles,

Comme déchets pires que crasse.

L’estomac tordu de révolte 

Sont revenus à l’étable VIDE

Ce n’était pas destruction d’une récolte

C’était un décor morbide…

Radotage: VOLUPTE

Vendredi 26 décembre 2025

volupté

  

Il y avait dans le village, une douce jeunesse,dont le seul nom :VOLUPTE inspirait le bonheur. Il y avait, dans le village, comme dans tous les autres, des gens dont les ulcères inspiraient la pitié. Ceux-ci n’avaient jamais à l’égard de la fille un mot ni de tendresse, ni même d’amitié. Or, dans la montagne, surgit, cette année-là, un monstre assoiffé. Ses pattes étaient griffues, et son corps écaillé. Ses yeux jetaient du feu. Son groin était difforme…Sa langue ,à mille queues, semblait faite de viornes. 

Un jour de pleine lune, le monstre apparut au sortir de la messe et fixa dans les yeux la grosse LEONIE dont la langue fourchue ne ratait jamais, non jamais, une méchanceté….La LEONIE d’un coup, en fut transfigurée. Elle avança vers lui à ce point fascinée qu’elle en faisait des mines devant les villageois un peu éberlués…
La LEONIE suivit avec docilité le monstre aux doigts fourchus et au corps écaillé. 

On ne la revit plus pendant une quinzaine. On la chercha un peu, pas trop, mais quand bien même !…Et puis, le soir venu de la nouvelle lune, elle reparut soudain sur la place ensombrée…Les cernes de ses yeux tombaient jusqu’au menton, sa langue était pendante et rasait le gazon. Lentement, d’un pas court, marchant à quatre pattes, car son ventre traînait comme une vieille « pâte » elle alla se coucher sans un mot, dans l’étable, sur le tas de fumier….Les vaches, elles-mêmes n’en crurent pas leurs yeux ! De mémoire d’humain, jamais elle ne raconta rien ! 

  

Deux semaines plus tard, le monstre reparut au sortir de l’église, découvrant ses dents jaunâtres et acérées….L’AMELIE toute sèche, à la langue en crochet, à son tour, fascinée suivit docilement le monstre aux yeux de braise et à la queue dressée. 

On ne la revit plus pendant une quinzaine. On la chercha un peu, pas trop, mais quand bien même !….Et puis, le soir venu de la nouvelle lune, elle reparut soudain dans la rue ensombrée…Les cernes de ses yeux envahissaient les joues, sa langue était pendante et lèchait le gazon, lentement d’un pas court, marchant sur les genoux, elle alla se coucher dans le creux du fenier où les rats eux-mêmes n’en crurent pas leurs yeux. De mémoire d’humain, jamais elle ne raconta mot. 

  

Le MAIRE, pour l’instant, n’était pas trop inquiet : que de vieilles bigottes se fassent un peu rosser, ça ne pouvait, à lui, que quelque peu lui plaire! ….Le CURE, aux offices, voulait que l’on priât pour que la main de DIEU s’abattant sur la bête réduise à néant ses effets malfaisants…Mais, comme, librement, les deux laides commères avaient, c’était patent suivi….SATAN…Peut-être….On n’insista pas trop car on ne sait jamais ! 

Le huitième dimanche, le monstre était là…Le CURE sortit avec son goupillon. Il s’approcha tout doux de la satanique bête, mais il ne leva pas son arme, au contraire : il suivit sans prononcer un mot le monstre au groin difforme et aux griffes pointues. 

On ne le revit plus pendant une quinzaine. On le chercha un peu, pas trop, …mais tout de même…Il manquait à de vieilles bigottes qui ne pouvaient plus jouir en pensée en revivant, dans le confessionnal les plus doux de leurs péchés !…Et puis, le soir venu de la nouvelle lune, il reparut soudain à la cure ensombrée…Les cernes de ses yeux prolongeaient son étole ! Sa langue était pendante et lèchait les carreaux. Lentement, d’un pas court, traînant à quatre pattes, car son ventre frottait le sol en avançant, il alla se coucher sans un mot dans la fosse commune où il faisait jeter ceux qui à son gré n’avaient pas bien contribué à verser au denier par pure dévotion….Les morts eux-mêmes n’en crurent pas leurs yeux ! 

  

Le douzième dimanche, le monstre était là    ….mais personne ne vint vers lui pour une fois….Hélas !  le lundi, au sortir de l’école, il était revenu !…Il avait regardé avec intensité la maîtresse d’école, vous savez, celle qui faisait les leçons de morale !….Elle l’avait suivi ! ! ! 

Le MAIRE alors bondit : EN S’ATTAQUANT A L’INSTITUTRICE, C’EST A
LA REPUBLIQUE QUE CE MONSTRE A VOULU FAIRE
LA NIQUE ! ! ! 

On chercha de partout et même les gendarmes vinrent du chef-lieu diligenter l’enquête…. On ne la revit pas pendant une quinzaine,on la chercha un peu…très peu…les enfants pas du tout !…Et puis, le soir venu de la nouvelle lune, elle reparut soudain sous le préau ensombré. Les cernes de ses yeux affleuraient ses poignets. Sa langue était pendante et lèchait le goudron. Lentement, d’un pas court, marchant à quatre pattes car son ventre traînait comme une vieille éponge, elle alla se calfeutrer dans la cave où elle enfermait les petits qui n’avaient pas, selon son opinion assez bien, devant elle, fait la génuflexion… 

  

Douze jours plus tard, le monstre se trouvait devant la mairie…Les PANDORES suivirent la bête malfaisante…Jusqu’où ? On se demande ! …Mais lorsqu’ils revinrent, les cernes de leurs yeux traînaient sur leur gâchette. Leur langue était pendante et labourait la boue. A un pas cadencé d’escargots militaires, ils allèrent sans un mot dans la geôle où toujours, pour l’exemple, ils n’oubliaient pas d’enfermer l’innocent… 

L’ARMEE donc intervint : il lui fallait détruire cette bête immonde qui ne respectait rien : ni église, ni maître, ni même
la REPUBLIQUE ! 

Les journaux furent pleins des méfaits supposés du monstre DONT AUCUNE VICTIME N’AVAIT ENCORE PARLE….. 

  

Pendant plus de trois mois, on ne l’aperçut pas… 

Et puis, un jour d’automne, tout à l’entrée du bois, devant deux cents personnes, mille chiens aux abois, la bête se dressa. Elle tendit ses griffes vers la douce VOLUPTE qui, en se débattant, dans les bois fut traînée… 

Aussitôt, tout ce que le village comptait de méchanceté et de jalousie se mit à exulter à la pensée des supplices qu’elle allait endurer…car, enfin, c’était JUSTE que ce soit ELLE qui souffre le plus ! ! ! Ne prodiguait-t-elle pas son amour sans compter…Qui ne voulait même pas haïr les étrangers ! Non ! décidément, pour une fois, cette bête était bonne ! ! ! 

Certains n’en dormaient pas : ils la voyaient toute lacérée, sans dents, échevelée, bras désarticulés, jambes écartelées… 

OUI…MAIS…TROIS JOURS APRES, à l’entrée du village, on la vit arriver toute blonde et pimpante, radieuse, encore plus belle, tenant dans sa main de déesse une laisse au bout de laquelle courait l’horrible créature comme un doux-doux chien-chien !..Un monstre assoiffé seulement d’amitié ; 

Elle l’a attaché à l’arbre de la sagacité… 

MEFIEZ-VOUS, MEDISANTS ! CAR IL Y EST TOUJOURS ! 

NE CALOMNIEZ JAMAIS, JAMAIS,
LA VOLUPTE

 

Cet article a été posté le Lundi 11 avril 2011 

Le parc des daims

Jeudi 25 décembre 2025

Bien souvent,

Quand venaient les petits enfants,

Après l’une des multiples curiosités

Des environs de St Marcellin, 

Nous faisions un petit détour

Pour  dire bonjour,

Au troupeau de daims

D’un château voisin.

Nous n’avions pas toujours la chance

De les voir de très près:

Ils broutaient en silence

Au creux de la forêt.

Mais joie, parfois venaient,

Curieux de notre visite

Exprimaient leur intérêt.

 

12345