La nouvelle crèche
Dans l’église de mon village natal,
Cette année-là, grand branle-bas,
D’où pouvait surgir le mal?
La vieille crèche n’y était pas.
Depuis moultes générations
Elle avait figuré la nativité
Avait déclenché dévotion
Des bigots et des mémés.
C’était pourtant samedi de l’avent
Elle aurait déjà du être vide
Avec le boeuf, l’âne dolent
Dans l’attente pour tous avide
Du bébé Dieu divin enfant.
Dans un coin, un tas de papier froissé
On ne sait quoi représentant
Des formes en papier rocher
Intriguait les pénitents.
Et ce jeune domestique
Placé en ferme par la Nation
Quelle pouvait être sa mystique
Que faisait-il de ces cartons?
Le lendemain, sortie de messe,
Chacun découvrit avec stupeur
Que le pauvre fils de pauvresse
Commis de ferme sans valeur
Avait construit de ses mains habiles
Une structure mécanisée
Qui s’animait de manière fébrile
Pour un village simuler.
Et dans un hameau isolé
Dans une lueur un peu faible
On distinguait une étable
Un boeuf un âne et une crèche.
Il suffisait d’une piécette
D’un cierge et d’allumer la mèche
Pour que les santons en goguette
Se mettent à chanter à tue-tête
« Venez divin Messie
Sauvez nos jours infortunés,
Venez source de Vie
Venez, venez, venez ! »
Cet article a été posté le Samedi 12 décembre 2015
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