Réminiscence

Dans la ferme de mon enfance,

La Roulette était chien de berger,

Un gros chien noir quand j’y repense,

Mais gentillesse totale exigée

La petite fille

De la famille,

Moins de deux ans

Assurément

Couvée, admirée, protégée

Par la suprême Autorité

Sur la large queue de l’animal

Par accident posa le pied,

La bête pleura _ ça fait mal _

Cela personne n’osa le nier.

Pour vérifier son expérience,

L’enfant cette fois, volontairement,

Pour faire progresser sa science

En l’énonçant très clairement

« Je marche sur la queue de la Roulette »

Recommença à deux reprises…

Deux crocs marquèrent la gambette…

« Quel crime! » décréta, surprise,

Malgré des avis plus mesurés

L’Autorité sans emprise…

La Roulette fut condamnée

A l’exode ou au poison peu le surent

Après soixante dix-neuf années,

Bien que non antispéciste pur

Je trouve que la culpabilité …

Pouvait se comprendre et s’excuser!

2 Réponses à “Réminiscence”

  1. gballand dit :

    La science doit avoir des limites ;)

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