Archive pour juin 2025

Marathon du Vercors

Lundi 30 juin 2025

Sous le soleil, la canicule,

Ils ont prévu des parcours

Sur les routes pour véhicules,

Bien asphaltées avec amour…

Car, bien sûr, ces personnages,

Pour exister, doivent déranger

Au maximum avec rage,

Les indigènes _attention danger!_

Les pensées courtes des travailleurs

Auraient plutôt voué chemins

A l’ombre d’arbres dont les senteurs

Pour les poumons ne seraient venins…

Mais il eût fallu, à pied, à pinces

Suivre le parcours et rectifier

Les buissons à tailler minces,

Pour que le flot puisse s’écouler?

Mais non! Mais non! Tu déraisonnes

C’est pour protéger l’écosystème

Ils ont les loups à la bonne

Mais oui! Mais oui! Ils les aiment!

Veulent éviter que des touristes

Ne viennent brouiller leurs pistes!!

Bonnes vacances à tous

Vendredi 27 juin 2025

Dans les semaines à venir

place à d’autres outils: faux, fourche, râteau pour renouer avec l’enfance.

  Pour éviter d’être accro, je n’écrirai que de temps à autre.

Pour peu que la Parque m’en laisse la possibilité, je reviendrai plus régulièrement en septembre.

Que l’été soit profitable à tou(s)tes!

 

UN FUSIL?? Ou un râteau??

Jeudi 26 juin 2025

Saint-Just-Chaleyssin (Isère), des élèves de l’école primaire ont cru voir un individu armé d’un fusil devant l’établissement, ce mardi 24 juin. L’homme était en fait simplement en train de jardiner à l’aide d’un râteau.

Le terrorisme a gagné!

Tous les âges de la société

Sont maintenant intoxiqués

Tout inconnu est danger!

A force de matraquer

Des nouvelles à faire trembler

(C’est plus dur de déceler

Le positif : faut regarder!)

Le moindre geste inaccoutumé

Devient menace : faut se protéger!

Comme on a bravement éradiqué

L’idée de travail traditionnel

(Place au sport improductif

Pour muscler le personnel)

Un homme plus outil actif

Est une improbable scène

On ne prend même pas la peine

De réfléchir avant de déclencher

Le branle-bas affolé.

A PROPOS

Mercredi 25 juin 2025

« Le niveau de nos hommes politiques

n’a jamais été aussi bas… »

déplore Franz-Olivier Giesbert dans Nice-Presse

Article de Romain Boisaubert – romain@nicepresse.com
 • 45 m •

C’est vrai, nos grands noms, tout comme
                                     
 .                .                         les grands chênes
 
Voyant croître à leurs pieds des rejets
 
.                .               .   .en grand nombre
 
Etalent au plus loin leurs branches
 
.             .               .  à lumière sombre:
 
Que trop serrés, étouffant l’un, l’autre 
 
.               .                   .      ne ramènent
 
Leur nez, niveau des trônes, leur
 
.             .                verbe triomphant.
 
Découragés, beaucoup ont porté
 
.              .             .       leurs regards
 
Sur, moins aléatoires, des postes
 
.               .              .       importants,
 
Situations paisibles, comme on dit
 
.           .          .              sans lézards.
 
Bien sûr, de temps à autre, vieux
 
.           .            .     cheval de retour
 
On en voit ressurgir,  un, frais
 
.             .         .comme un gardon
 
Qui, pour une épopée, focalise
 
.            .                   .       l’amour,
 
De quoi faire mentir les
 
.            .     prophètes abscons.

On ne le sait que plus tard…

Mardi 24 juin 2025

 (inspiré par « Presquevoix Canalblog 24 juin 2025)

Certains êtres ont-ils la science

De lire en eux l’avenir?

Leur parole prend son importance

Quand les faits viennent les bénir…

Sans bouleverser  qui on aime,

Par messages presqu’anodins,

Comme graine que l’on sème,

Au futur ouvrir le chemin.

Bien sûr les autres incrédules

Ne comprennent pas illico:

Cela paraîtrait ridicule

De saisir la phrase au mot…

Bien qu’annoncé, plus ou moins

L’événement qu’on préfigure

Qu’on aimerait toujours plus loin

Reste quand même triste augure.

Il parle comme

Mardi 24 juin 2025

«Il parle comme Mélenchon» :

Bruno Retailleau charge Dominique de Villepin après le lancement de son parti Article de leJDD

 Avant de jeter l’anathème
Sur un concurrent pour demain,
Certains prendraient sans doute la peine
De réfléchir un léger brin.
Engluées dans les nostalgies,
Vieilles rancoeurs gâtées, moisies,
Mieux vaut éviter les analogies,
Examiner les voies choisies  …
Et si, parfois,  sont intelligentes,
Ne pas manquer d’ouverture d’esprit
Pour en explorer toutes les sentes,
Sans jeter crûment le discrédit.
Car, coquin de sort,
On peut démontrer l’erreur
Exprimer son désaccord,
Sans hurler, crier « horreur »

Une goutte d’eau

Lundi 23 juin 2025

(inspiré par « Presquevoix Canalblog 21 juin 2025) 

Une goutte d’eau, il faut la suivre

Dans son parcours initiatique

Là, elle s’arrête pour aider à vivre:

D’une tourbière est viatique….

Ailleurs, par miracle de croyance,

Devient guérison mystique,

Vient apaiser les souffrances

De malheureux pathétiques…

Elle suffit pour créer un monde.

Levez-vous prêchez à la ronde:

Dans l’universel effort,

La goutte d’eau du colibri

Aide parfois à vaincre la mort

A régénérer les vieux débris.

radotages (suite à un texte de « Voix Lactée » Unblog 23 juin 2025) Conseil de famille

Lundi 23 juin 2025

Conseil de famille

Tout autour de la table,

Dans un ordre impeccable,

Ils se sont assis, pour ouvrir le débat,

Important, pour lequel ils sont là.

Le trisaïeul, surpris d’avoir tant de visites,

Juste après le repas s’est retiré bien vite.

C’est une grande réunion

D’adultes de trois générations.

Pendant que le vieux dort, on pourra discuter,

Car vraiment, cela ne peut continuer.

Ils sont venus de loin,  sur  convocation.

C’est que le vieux, ma foi,  devient vraiment sénile,

Il prend des décisions de nature infantile.

Il gaspillerait, si on n’y met bon ordre,

Tout son patrimoine, tout leur héritage.

Certains en ont conçu la grosse envie de mordre,

D’arrêter tout de suite cet horrible saccage.

Il a toujours, c’est vrai, eu cette manie bizarre

De faire des cadeaux, un peu, à n’importe qui…

Au mendiant qui traîne, dans la rue, sur le tard,

Au balayeur des rues qui lui a bien souri…

Mais ça devient très grave:

Tellement d’employés. tant de choses chères

Commandées sans entrave

Pour sauver tant de hères!

C’est tout le patrimoine qu’il va dilapider.

Le fils aîné,  se lève comme pour protester:

« Le père est libre, encore, qu’il fasse de ses biens

Ce que bon lui semble: il en a les moyens

C’est vrai, dit le second, mais il est imprudent.

On ne connaît rien, rien du tout de ces gens.

Et puis dit une fille, tous ces animaux

Qui s’installent chez lui qui craignait tous les maux…

Je voudrais proposer, dit le benjamin,

De mettre le vieux chnoque sous une curatelle,

Bloquer son compte en banque,  renvoyer le personnel,

Et de placer le vioque dans une institution.

Tous le regardèrent surpris par la proposition.

Personne n’aurait osé formuler clairement

Ce qui était envisagé dans la convocation.

J’ai déjà pris contact, dit l’un, tout doucement

Avec quelques maisons de bonne réputation…

 

Le vieux pendant ce temps

Du danger inconscient

Préparait des cadeaux

Pour tous ces beaux…

Cet article a été posté le Dimanche 4 décembre 2016 

Radotage: ultime promenade

Lundi 23 juin 2025

Ultime promenade

Le vieillard arrêta son incertaine marche
D’un mouchoir à carreaux extirpé de sa poche,
Il épongea son front en ôtant sa casquette.
Sur la pierre, tout près, les mots dansaient claquette
Mais son esprit savait ce qu’ils dissimulaient…
Ne plus le laisser seul, voilà ce qu’on disait…
Depuis dix mois déjà, elle l’avait quitté
Combien elle lui manquait ! C’était l’éternité !
Le jour était venu du déménagement
Demain il s’en irait dans un grand bâtiment
Où tout serait prévu pour sa sécurité,
Son confort, sa santé et sa tranquillité
Il s’assit lentement sur le petit muret,
Pour lui c’était le jour de son petit secret,
Jalousement caché aux religieux briquets
Aux curés, aux bigots et leurs ultra valets.
Sa jambe tiraillait, il lâcha avec peine
La longue protection de sa veine saphène.
Gonflée, démesurée, pelotonnée en vrille,
Là se trouvait l’issue au creux de cheville.
Un coup d’ongle suffit à entrouvrir la porte
Au flot libérateur qui menait à la morte.

Cet article a été posté le Dimanche 27 février 2011 

Une raison peu scientifique

Dimanche 22 juin 2025

Lorsque j’étais enfant,

Toutes les vaches avaient des cornes,

Cornes galbées sur l’avant,

Cela semblait toujours la norme…

Quand, je vais maintenant dans les champs_

Je pense « ça dépasse les bornes »_

Je  vois des bovins sans formes.

Erato passant par là

Pour atténuer ma surprise

M’explique comme cela

Le changement de mise:

Vaches chrétiennes bafouées

Par le taureau infidèle,

Porteuses parfois de chandelle,

Portaient cornes avouées.

A l’islam se sont converties…

Ont jeté les cornes aux orties.

 

 

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