Chapardage

En cette fin de l’été,

Les fruits mûrs du pommier 

Semblaient leur tendre la main

Etaient venus tôt le matin

Avec des récipients d’osier.

Etaient entrés dans le verger.

Quand le fermier est arrivé,

Comme moineaux apeurés,

Se sont, en courant, échappés…

« Merci! cria le presque spolié,

En chargeant les précieux bagages,

Vous viendrez chercher vos paniers

Devant la porte de mon garage… »

Tout aurait pu là s’arrêter,

Si les voleurs avaient été sages…

Mais poussés par malignité,

Au lieu de faire amende honorable,

Sont allés voir Maréchaussée

Pour verser larmes pendables

« Quelqu’un leur avait volé

Quatre beaux paniers d’osier ».

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