Rien n’est plus patient

Rien n’est plus patient

Qu’un poème en gestation…

On passe de l’éblouissement

A la terrible hésitation

Un premier quatrain surgit

Les vers s’étalent avec vigueur

Puis comme le bébé qui vagit

Avant de sombrer dans la torpeur

Le vide, le vide, le vide, le vide

Monte l’angoisse du grand bide…

L’engrenage semble débrayé

L’alphabet cent fois balayé

Ne propose pas une suite

Car tous les vers sont en fuite…

Après une ou deux nuits de repos

L’idée chatouille le chapeau:

Et dans l’éblouissement

C’est le doux déversement.

 

 

2 Réponses à “Rien n’est plus patient”

  1. gballand dit :

    Rien de pire qu’une fuite de vers… euh, si, la fuite d’eau peut-être ;)

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