Rien n’est plus patient
Qu’un poème en gestation…
On passe de l’éblouissement
A la terrible hésitation
Un premier quatrain surgit
Les vers s’étalent avec vigueur
Puis comme le bébé qui vagit
Avant de sombrer dans la torpeur
Le vide, le vide, le vide, le vide
Monte l’angoisse du grand bide…
L’engrenage semble débrayé
L’alphabet cent fois balayé
Ne propose pas une suite
Car tous les vers sont en fuite…
Après une ou deux nuits de repos
L’idée chatouille le chapeau:
Et dans l’éblouissement
C’est le doux déversement.
Rien de pire qu’une fuite de vers… euh, si, la fuite d’eau peut-être
Pour cela, la parade est prévue (lol)