Mariée à Ivano, Delia, mère de trois enfants, vit à Rome dans la seconde moitié des années 40. La ville est alors partagée entre l’espoir né de la Libération et les difficultés matérielles engendrées par la guerre qui vient à peine de s’achever. Face à son mari autoritaire et violent, Delia ne trouve du réconfort qu’auprès de son amie Marisa avec qui elle partage des moments de légèreté et des confidences intimes. Leur routine morose prend fin au printemps, lorsque toute la famille en émoi s’apprête à célébrer les fiançailles imminentes de leur fille aînée, Marcella. Mais l’arrivée d’une lettre mystérieuse va tout bouleverser et pousser Delia à trouver le courage d’imaginer un avenir meilleur, et pas seulement pour elle-même.
Pour parler de ce film, il est indispensable
D’exprimer les remarques à la manière de Raymond Queneau
A) critique point de vue religieux; C’est la vie d’une sainte femme, qui supporte sans broncher la violence et l’injustice du mari qu’elle a juré devant Dieu de servir et
d’aimer toute sa vie
B) critique à la lumière des principes qu’on m’enseigna plus ou moins
(voir plus bas le radotage!!)
C’est la vie d’une famille pauvre, juste au sortir de la guerre.
Le grand père, le mari, ont participé aux guerres
et en ont gardé des séquelles qui les rendent égoïstes, paresseux,
exigeants à l’égard des femmes qui, elles font de leur mieux
pour sauvegarder les apparences.. La mère se débrouille pour
Que jamais les enfants ne soient témoins des coups qu’elle reçoit.
Tout le quartier est au courant, mais chacun fait semblant d’ignorer.
Quand le courtisan de la fille vient formuler ses voeux tout est fait
pour rentrer dans les normes de l’époque… D’avant
Mais voilà qu’un papier va venir tout bouleverser
C) Aux yeux de notre époque: Cette p… de brute qui terrorise
sa famille, qui maltraite sa femme devrait être hors d’état de nuire!
Heureusement que progressivement les femmes se sont battues
pour l’égalité.
Heureusement que les filles sont plus averties et s’en laissent pas compter
Radotage:
Traditionnellement, dans ma famille, on chantait cette chanson au cours du repas de noces…
J’ai 22 ans et je suis sage
On me demande en mariage
Oui je vous accepte pour mon mari…
Mais vous savez à quel prix:
Je veux que vous me fassiez la promesse
Que je serai toujours la maîtresse
Encore cela, ce n’est pas tout,
Je veux que mon mari file bien doux.
Si nous avons de la visite
Je veux que mon mari aille bien vite
Au-devant lui faire la cour
Je veux que mon mari soit un amour
Si nous avons de la famille
Que ce soit garçon ou que ce soit fille
C’est mon mari qui changera
Dans les drapeaux les langera!
Huit jours après revenant de l’église
Il a dit ma femme tu es bien surprise
Tu attrapais plus fin que toi
Mais à présent écoute-moi
On dit que les filles sont bien maligne
Pas autant qu’elles se l’imaginent:
TU SERAS LA MAITRESSE CHEZ NOUS
MAIS MOI LE MAITRE AVANT TOUT(bis)
Ah! je vois bien que tu es un traître
Tu aurais bien du te faire connaître
Au lieu de me prendre comme cela
Eh! bien me voilà dans de jolis draps!
Moi qui ne voulais pas faire comme les autres
Me voilà tout comme bien d’autres
Sur moi fillettes prenez leçon
Prenez garde aux jeunes garçons
Sur moi fillettes prenez leçon:
Prenez les hommes comme ils sont
Cet article a été posté le Dimanche 6 mars 2011