Lorsque j’allais garder les vaches

Lorsque j’allais garder les vaches,
Au grand pâquer, vers le bois noir,
Je me racontais des histoires,
A propos des choses qu’on cache.
J’imaginais une grande main
Semant les joies et les plaisirs,
Promettant d’exaucer les désirs
Non, pas aujourd’hui, demain…
Je bâtissais des projets mirobolants.
Je multipliais les veaux en usine,
Non des jailles ou des limousines,
Mais des blondes Villard de Lans.
J’étais bien sûr que la science,
Le progrès nous apporteraient
Mille bonheurs, dans leurs arrêts
Nous octroieraient l’opulence….
J’ai bien vieilli, je ne crois plus
Aux promesses d’abolir souffrance,
Aux certitudes de mon enfance,
Tout cela est bien révolu!

Laisser un commentaire