Adieu Monsieur Haffmann

Synopsis/
Paris 1941. François Mercier est un homme ordinaire qui n’aspire qu’à fonder une famille avec la femme qu’il aime, Blanche. Il est aussi l’employé d’un joaillier talentueux, M. Haffmann. Mais face à l’occupation allemande, les deux hommes n’auront d’autre choix que de conclure un accord dont les conséquences, au fil des mois, bouleverseront le destin de nos trois personnages.

Ils passent un pacte alors que le pays est ravagé par le conflit.
Pour « sauver les meubles » au moment où l’occupation s’installe, l’employé devient officiellement propriétaire de l’affaire, avec l’engagement moral
de la rendre sitôt la guerre terminée.
Les évènements bousculent les projets… Le patron en est réduit à se cacher dans le sous-sol en attendant une aléatoire occasion.
L’occupant allemand développe son emprise…
Lorgne sur les beautés qu’il compte s’arroger à bon prix en jouant sur la crainte…
Mais les caisses se remplissent, de quoi marcher un peu (?) sur la frange du patriotisme… Les invitations flatteuses, les soirées arrosées,
font trébucher un esprit non habitué à ce genre de relations aussi fragiles que trompeuses. Le sens moral fléchit…

Après avoir pris goût à l’argent qu’il gagne, l’honnête employé prend une mentalité de maître d’esclave, que dis-je du pire des patrons voyous.
Devant les yeux ébahis de sa femme, il inverse les rôles, en faisant du « planqué » son (esclave?) employé, forcé de travailler sur des objets volés par l’occupant…

Outre les remarques morales (vous savez cette notion qui, en temps de guerre, se trouve très malmenée) c’est le statut de la femme, de l’épouse à cette époque qui m’a sauté aux yeux. Une forme de soumission aux pires exigences.
Et malgré tout, le besoin de défendre son mari malgré ses faiblesses.

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