Archive pour mars 2021

Jardin

Mardi 23 mars 2021

Je viens de sarcler les fraisiers

Espoir de sucrer manger les fraises

Taillé quelques framboisiers

Pour faire des gelées à l’aise.

Après le froid, le printemps

Tout à coup surgit en fête

De choses à faire, il y a tant,

Que je ne sais où donner de la tête

A peine s’est-on retourné

Que le chiendent, les orties

Dans les planches et les allées

Ont bientôt tout envahi.

Juste planté six choux verts

Des batavias résistantes

Pour une récolte abondante

Le chalenge s’est ouvert.

Elle me manque…

Lundi 22 mars 2021

Lorsque je sens revenir

Certaines douleurs anciennes

Malgré touts les moyens présents et à venir

J’aimerais bien qu’elle revienne.

C’était une très vieille dame

Qui vivait dans une ferme ordinaire

On venait chez elle sans sésame

Elle avait des savoir-faire

Carrément miraculeux.

Quand elle posait sa main

Sur le membre douloureux,

Une main qui suivait le chemin

Sans précision préalable

Toc! d’un coup se retrouvait en place

Le muscle, l’humérus coupable

Et en attendant que cela passe,

On buvait un café, c’était bon!

Elle me manque, la mère Reymond.

 

 

Mes larmes, ce soir, je les réserve…

Lundi 22 mars 2021

Je vois que des gens se lamentent

Parce qu’un train sur sa lancée

A heurté de manière violente

Un être vivant respecté…

Je ne dirais pas que je partage

Leurs cris de triste désespoir

Je suis de ceux horrible hommage

Qui se réjouissent ce soir:

Un loup de moins, j’en suis ravi

Ce serait la meute qui hante le bois

J’en porterais toast ébloui

Aïe! Cessez de taper sur moi!!

 

Je n’y peux rien si ce jour triste

Je viens d’apprendre que le train

A renversé à l’improviste

Comme il avait lâché la main

De son père un court instant

Un môme d’à peine deux ans…

Alors, oui! mes larmes coulent

J’ai dans la poitrine une boule

Je partage le désarroi horrible

Affreux, étouffant, inextinguible

De sa famille

 

 

C’est l’histoire d’un gouvernement

Samedi 20 mars 2021

C’est l’histoire d’un gouvernement

Mens, mens, mens sans vergogne.

C’est l’histoire d’un gouvernement

Qui sait provoquer la grogne.

 

Pour voir cogner dans un ballon

Venez! Venez! Venez quand même;

En France on est trop bons

Nous ne sommes pas en carême.

 

Les masques ce n’est pas la peine,

Peine, peine, peinent les manants,

Les soignants sont à la peine

Pour tous ce sera confinement.

 

Surtout pas de médicaments!

Pas bénis par mandarins…

Crevez silencieusement

Sous scellés comme des lapins!

 

Pas besoin de tester qui arrive,

Viens, viens, donne tes microbes,

Même qui de cluster dérive

Là commence un peu l’opprobre.

 

Celui qui prétend soigner

Honte! Honte! Pas ordonné!

Cela heurte les installés

Tout faire pour discréditer!

Comme au temps de l’occupation:

Papier, papier, signer la dérogation,

Les flics partout en faction,

Chape de plomb sur la Nation!

 

Quand enfin on déconfine,

Tests, tests, dans la combine,

Tout tellement compliqué

Que cela n’est que chiqué.

 

Passe à la vaccination:

On confine, on déconfine,

Mais mille vaticinations,

Viennent bloquer la machine.

 

C’est l’histoire d’un gouvernement,

Mens, mens, mens tout le temps,

Qui ne sait jamais comment

Décider au bon moment!

 

La disparition des livres? Mis au clou(d)!

Vendredi 19 mars 2021

En plus des autodafés,

Des mises en accusation

De « crimes », du passé,

D’antiques conceptions,

D’ouvrages multiséculaires,

S’ajoutent les coups de boutoir

Des écolos doctrinaires

Pour qui livre n’est pas « savoir »

Mais gaspillage de matière…

C’est vrai que, parmi les milliers

D’ouvrages, chaque année, publiés

Il en est une bonne partie

Qui, au pilon finit sa vie…

C’est ainsi que se terminent

Les grandes civilisations

Sous les critiques qui minent

Dans l’auto-démolition.

 

Ecriture (radotage)

Depuis que l’homme écrit l’histoire,

Il a voulu dans la durée

Que ses pensées, que ses victoires

Viennent édifier l’éternité

A l’intérieur des rochers noirs

Avec adresse, il a fixé

Le dessin de ses espoirs

Ou peut-être de ses pensées.

Plus tard les grands Egyptiens

Ont gravé dans les pyramides

Loin du fragile, loin de l’humide

Le plus important de leur bien

Les Romains ont bâti des villes

Et confié à des grimoires

Les secrets du non futile

Ce qu’ils confiaient à la mémoire

Les parchemins plus rapides

Que le marbre des anciens

Etaient aussi bien moins valides

Dans la durée, mieux que rien

On utilisa l’imprimerie

Pour diffuser à l’infini

Puis de nouveaux supports techniques

Rapides comme des éclairs

Permirent par informatique

De s’exprimer en langage clair.

Ce qu’on a gagné en urgence

Se dissout dans l’Univers

Le premier mail est en vacance

Et mon poème bientôt en vers

Tout s’en va c’est fin des hommes

De ces êtres qu’ainsi on nomme

Cet article a été posté le Vendredi 25 février 2011

 

 

La commune

Vendredi 19 mars 2021

« La commune »

Il y a cent ans commun commune
Comme un espoir mis en chantier
Ils se levèrent pour la Commune
En écoutant chanter Potier
Il y a cent ans commun commune
Comme une étoile au firmament
Ils faisaient vivre la Commune
En écoutant chanter Clément
C’étaient des ferronniers
Aux enseignes fragiles
C’étaient des menuisiers
Aux cent coups de rabots
Pour défendre Paris
Ils se firent mobiles
C’étaient des forgerons
Devenus des moblotsIl y a cent ans commun commune
Comme artisans et ouvriers
Ils se battaient pour la Commune
En écoutant chanter Potier
Il y a cent ans commun commune
Comme ouvriers et artisans
Ils se battaient pour la Commune
En écoutant chanter Clément

Devenus des soldats
Aux consciences civiles
C’étaient des fédérés
Qui plantaient un drapeau
Disputant l’avenir
Aux pavés de la ville
C’étaient des forgerons
Devenus des héros

Il y a cent ans commun commune
Comme un espoir mis au charnier
Ils voyaient mourir la Commune
Ah! Laissez-moi chanter Potier
Il y a cent ans commun commune
Comme une étoile au firmament
Ils s’éteignaient pour la Commune
Ecoute bien chanter Clément

Pour rendre hommage à ces héros

Il y a mille controverses

Car au Conseil des Parigos

Les bonapartistes se bercent

D’admiration pour le Pouvoir qui, hier

Sous l’impulsion de Monsieur Thiers,

Lequel de clémence n’avait guère,

Fit massacrer les révoltés,

Les poursuivre de haine sanguinaire.

Brave Jean Ferrat, merci à toi

Que l’on tenta tant de faire taire

De faire revivre avec foi

Cette volonté libertaire!

 

 

Raser la tête de sa fille(fait divers)

Vendredi 19 mars 2021

C’était l’infâme punition

Insupportable répression

Pour les femmes « dévoyées »

Qui avaient dit-on frayé

Avec l’ennemi…

Cela pouvait être compris

Dans l’horrible folie

Qui avait saisi les victorieux

Pour venger les vilénies

Subies.

Faire cela à sa fille

Pour une vétille,

Quelle ignominie!

Grosse angoisse

Mercredi 17 mars 2021

Ce matin, j’entendais braire les ânes

Dans les fourrés derrière la maison

J’avais le temps pour leur donner la manne

Fourchée de foin, c’est la ration…

Mais quand j’apporte la pitance

Calife est seul, comme attristé

J’appelle Quillot, inquiet d’avance:

L’est très vieux: aurait clamecé?

Je vais explorer les parages,

Les alentours… serait  coincé

Dans je ne sais quel passage?

Avec un arbre déraciné?

Je cherche de loin,

Dans tous les coins,

Nulle part, sa fourrure noire

Entre les lacis de branches!

Je l’ai pourtant bien vu, hier soir,

Sans constater chose qui flanche…

Après survol un peu rapide

Je décide de fouiller vraiment,

Mètre après mètre, je me faufile,

Les ronces me griffent, je vais de l’avant.

Rien dans le premier espace,

Rien au ruisseau: n’est pas enlisé

Rien dans le talus, rien ne dépasse,

Rien non plus sous les cerisiers.

J’élargis un peu plus la fouille,

S’il est crevé dans les églantiers,

Je me sens saisi par la trouille,

Faudra tronçonneuses et câbles

Un tracteur au moins forestier…

A ce moment j’aperçois son râble,

Ses oreilles bien dressées,

Il semble pris d’un rire formidable

Pour enfin me saluer!

Comment expliquer?

Mercredi 17 mars 2021

Dans le cirque des décisions

Qu’ont pris nos gouvernants

On cherche des explications…

« A  la remorque des Allemands? »

Un certain nombre de pessimistes

Se disent que, bien que vaincu,

Hitler, cet horrible sire triste

(On respira quand il mourut)

Après soixante quinze saisons

Son infâme pari :

Imposer son joug teuton

Aurait finalement réussi…

D’autres ont une autre explication

Certains très jeunes gouvernants

En recherche de sage protection

Suivent l’avis d’une « maman »…

 

De lieu en lieu

Lundi 15 mars 2021

De lieu en lieu, je progresse:

Je viens de boire un café,

Je veux faire une chose qui presse,

J’avance jusqu’au canapé…

Là, je vois les mots croisés…

Je m’assieds pour  quelques cases,

Je me suis à peine posé

Que je revois mon voeu de base:

Je me relève d’un bond…

Jusqu’à l’ordi qui me fait de l’oeil:

Un clic sur les mentions,

De facebook , je lis une ou deux feuilles

Mais l’urgence est toujours là!

Je sors, mon chien, contre moi, se presse…

J’avance de quelques pas

La lapine cherche une caresse…

Qu’est-ce donc que je devais…?

J’ai oublié, qu’est-ce que je fais…?

Je fais comme ce paysan?

A l’époque où j’étais enfant,

Sa vache malade, se tordait,

Le vétérinaire, il cherchait,

Mais à pied, sur cinq kilomètres,

On en croise, des stations!

T’es fatigué, bois un canon,

Cela va bien te remettre!

Ainsi de maison, en maison,

Trois jours a mis, mais pas trouvé!

Pendant ce temps, la pauvre bête

Avait  vêlé, d’un bond s’était relevée

Quand son maître bien pompette

Est revenu sans le véto!!

 

1234