Le couteau

Un enfant de huit ans

Dans une cour de récréation

Arbore, dieu que c’est violent,

Un couteau suisse! C’est damnation…

Refuse qu’on le lui confisque,

Se débat tant et tant et tant,

Que voyant d’accident le risque,

Le Directeur intervenant

Reçoit un coup de tête violent…

Plainte aux gendarmes?

Mais un enfant reste un enfant!

Cessez donc de voir des armes

C’était un trésor  charmant.

 

 

Ce fait divers dans une école

M’a remis cela en mémoire:

Quand nous jouions à pigeon vole

Avoir un couteau ne créait pas d’histoire…

Au contraire: justement au printemps

On nous apprenait à nous en servir utilement.

« Coupe, coupe, une pousse de frêne,

Tu pourras en faire un sifflet,

Sans vraiment beaucoup de peine,

Dix centimètres, c’est assez.

Bout en biseau pour le bec,

Encoche pour sortie du son.

En tapotant, par petits coups secs,

L’écorce lâche son adhésion,

Dans le liber creuser  un peu

A toi de trouver ce qui sera mieux… »

Nous avions tous un opinel,

Personne n’y voyait inconvénient,

En cas de coupure accidentelle,

On faisait une poupée, évidemment.

 

 

2 Réponses à “Le couteau”

  1. renaud dit :

    Autres temps, autres usages.
    Hier le couteau suisse et l’opinel étaient utilitaires, aujourd’hui beaucoup de leurs
    possesseurs sont agressifs.
    Les couteaux n’ont pas changé, les utilisateurs oui.

    • 010446g dit :

      C’est vrai, mais à huit ans, était-il besoin de déposer une plainte à la gendarmerie??
      Bien sûr que les utilisateurs ont changé. Les détenteurs de l’autorité aussi.
      Bonne soirée, Renaud

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