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Archive pour octobre 2020

Message à un imprudent

Jeudi 8 octobre 2020

Tu t’es aventuré

Sur ma propriété.

Je t’ai vu, de mon oeil noir.

J’ai manifesté, froncé la joue,

Tu n’as pas daigné le voir.

J’ai gratté du pied la boue.

Tu te croyais trop malin,

Trop rapide, aussi, au besoin.

J’ai fait quelques pas vers toi…

Tu as continué à cueillir

Les champignons près du bois.

J’ai tout fait pour t’avertir.

Mais me braver de cette façon

C’en était trop pour ma patience!

Je ne pouvais, assurément non!

Supporter cette impertinence.

Tu me narguais, je l’ai bien vu,

A l’instant où je t’ai foncé dessus.

De mes cornes t’ai botté le fut.

Signé: Le taureau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Naissance d’un girafon

Mercredi 7 octobre 2020

 

Avant les pistes cyclables,

Avant le temps des écolos

Tour Eiffel approchable,

Pas encore Anne Hidalgo…

C’était au temps béni

Où on pouvait circuler

Sans encombre, sans soucis,

Provinciaux époustouflés,

Avec même une « roulotte »

Par une « trois chevaux » tirée,

Aller trainer nos bottes

A l’intérieur de Paris!

Mais oui!!!!!!!

Nous avions deux garçons,

Six ans et peut-être deux,

Qui profitaient de toute occasion

Pour inventer de nouveaux jeux.

Après trois ou quatre jours

De diverses explorations,

Sur le chemin du retour,

A Thoiry  nous dormons.

Nous ne nous y attendions guère:

De loin, nous vîmes un girafon

Sortir du ventre de sa mère!

Spectacle rare évidemment.

Dégénérescence? animale?

Mardi 6 octobre 2020

La plupart des espèces de la terre

Pour favoriser le rut

Parent UN des partenaires               (le mâle)

De beaux atours dans ce but:

Si la faisane s’habille austère,

Les belles plumes sont au faisan!

On peut admirer la roue du paon

Le dindon aussi sait la faire

Voyez la tête mâle du colvert

Alors que la cane se fait discrète

Le lion arbore une crinière

La lionne soumise lui fait fête

 

Oh! Mais regardez chez les humains

Ils ont pris un autre chemin!

 

Elles se drapent comme friandises

Parfum, couleurs, gestes tentants,

Attisent les gourmandises,

Ces succubes au lycée venant.

Leurs griffes, de vernis, peintes,

Sont prêtes à déchiqueter

Le malotru, qui, par feintes,

Tenterait de les « déguster ».

Les vieux proviseurs ratatinés,

A leur vue, doivent bander

Leurs muscles, pour les avoiner,

Hurler des reproches scandés.

Le ministre à tête pelée

Parle « tenue républicaine »

Elles répondent « Olé! Olé!

C’est Delacroix qui nous entraîne « …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci, Madame Ernotte

Lundi 5 octobre 2020

De  la télé publique, m’avoir dégoûté

Merci! Merci! avec véhémence.

D’avoir privé sans intelligence

QPC de son animateur préféré

Merci! Merci, avec effusion.

Sûr que les quadras qui vous plaisent

Savent lécher le goudron

Ce qui bien sûr vous rend fort aise.

Merci d’avoir bien préservé

Le pâle hypocondriaque sacré

Et d’avoir hypocritement liquidé

La grande gueule talentueuse

Qui animait des soirées

Sans assassinats ni mafia véreuse.

Vous avez fait de beaux dégâts

Vous en ferez un peu plus, n’en doutons pas!

Hélas! les spectateurs que vous voulez à votre botte

Contre vous, n’ont pas d’antidote.

 

 

Dieu l’a puni?

Dimanche 4 octobre 2020

Lorsqu’au temps de mon enfance,

Pour un fléau,  une chose anodine,

Toujours une voix de sentence

Enonçait :  » C’est une punition divine »…

Cette vache est  taurelière

Le ciel  a frappé le fermier:

Au concours,  mine trop fière!

L’orgueil est un gros péché.

Un enfant se meurt de rougeole:

C’est pour punir ses parents

Qui se plaisent en gaudrioles

Sans se confesser trop souvent.

 Donald Trump prétend-on

A contracté la maladie

Lors de la présentation

D’une juge un peu étroite d’esprit…

En vieillissant, j’ai compris

Que ces fortes affirmations

Ne reposent sur rien de précis

Je ne tire pas de conclusions!

Sans complexes, s’exprimer comme les soi-disant « élites »

Samedi 3 octobre 2020

Heureusement que, dans les nuages,

La hiérarchie de la terre

N’est même plus un mirage.

Dans la bulle planétaire

Je découvre parfois, par hasard

Voilà qui devrait me faire taire

Que je ne suis qu’un cafard

Pour des esprits élitaires…

Mais voilà, le serf, l’esclave

Que les luttes ont libéré

Se moque bien des conclaves

Qu’ils soient de sachants ou de curés.

Le bouseux que l’on apprécia

A cette époque si troublée

Lorsqu’en cités le pain manqua*       *on le vit encore pendant le confinement

Ouvre la bouche, ce roquet,

Se donne le droit de parler

Aussi haut que les perroquets

A l’hypocrisie voilée

D’une quelconque caste étoilée.

 

 

Consciences tranquilles ???????????????

Vendredi 2 octobre 2020

Quand je lis le désarroi du cardinal Barbarin

Je ne peux m’empêcher d’y repenser

Le monde de la religion est inhumain

Au nom de Dieu, tant de crimes perpétrés.

Il se sentait sans doute serein

Bien loin de nos réalités

Dans un monde déconnecté:

Tu souffres? C’est la faute au Malin.

Offre ta souffrance au Divin,

Cela sera ta rédemption.

Quant au pécheur, Dieu lui pardonne,

Par le secret de la confession,

C’est toujours la paix que Dieu donne.

Chêne baliveau chargé de protéger

L’institution des attaques de « l’étranger »

Ne s’est pas senti, pour l’heure  obligé

A la justice des hommes se référer…

 

Justice des hommes s’est prononcée

A respecter!

Religieusement lâche!(radotage)

Lorsque j’étais enfant, que j’allais au catéchisme, il y avait une camarade que le curé appelait d’un autre nom que le sien : celui que nous lui connaissions à l’école… « Un jour, cela risque de lui porter tort » prédisaient les partisans du respect étroit des us. Nous, enfants, nous ne pouvions comprendre que cette distorsion ostensible était la volonté de faire supporter à cette gamine la FAUTE (à leurs yeux) de ses parents qui n’étaient pas passés devant le curé… Faute que les foudres du ciel avaient déjà sanctionnée ( ?)puisque le père, raflé par les Allemands, n’était jamais revenu sans qu’on sache quel avait été son sort. On pouvait donc se venger sur elle en toute impunité, et faire exemple pour toutes les ouailles avec la bénédiction du ciel…J’étais enfant de chœur, et on m’avait soigneusement inculqué l’idée du péché originel…

L’adulte que je suis devenu ne cessera jamais de mépriser ce genre d’attitude qui fait subir aux enfants (totalement innocents) la vengeance que l’on aimerait infliger aux adultes…

Cet article a été posté le Vendredi 13 janvier 2012*

 

Une horreur ! Radotage

« C´est trop facile d´entrer aux églises
De déverser toutes sa saleté
Face au curé qui dans la lumière grise
Ferme les yeux pour mieux nous pardonner

Tais-toi donc Grand Jacques
Que connais-tu du bon Dieu?
Un cantique une image
Tu n´en connais rien de mieux »
Jacques BREL

On parle en ce moment d’un charnier d’enfants tout jeunes à proximité d’une maison d’emprisonnement de mères célibataires tenue par des religieuses, en Irlande.
L’information de l’horreur fait vendre… Il faudrait être sûr qu’il ne s’agit pas d’une intox comme celle qui mobilisa la presse en 1989 à propos de TIMISOARA…

Il n’en reste pas moins que cela rappelle plusieurs “abominations” comme dirait Madame Boutin qui ne dénoncera pas celles-là:
1) Qu’au nom de je ne sais quel “ordre moral” soutenu par une religion dite “d’AMOUR” on ait enfermé des filles qui n’avaient commis qu’un crime : celui d’aimer (j’aimerais être sûr que ce genre de prison a disparu)
2) Qu’au nom du même “ordre moral” on ait fait subir des représailles de mépris, de mauvais traitements, aux innocents enfants issus de ce “crime” qui n’en est pas un… (Jusqu’à les laisser mourir sans soins?)
3) Que ces sévices soient infligés par des religieux(ses)

Certes, me direz-vous, ce n’est pas en France… Mais il existait en France, il y a peu encore, le même type de prisons pour les filles qui avaient “fauté”
Etes-vous sûrs que le mépris à l’égard des “bâtards” ne soit plus pratiqué? Et notamment par ceux qui ont tant défilé dans les rues pour crier qu’ils défendaient “le droit des enfants” ?

Cet article a été posté le Vendredi 6 juin 2014

 

Image lancinante, radotage

Depuis que j’ai vu «  les innocentes »(film inspiré de faits réels)
Une image sans cesse me hante.
De Romulus surtout ne me parlez
C’est un ancien conte fée…
Ne me parlez pas de Moïse
Pour faire oublier la traîtrise.
Ce petitou dans un panier
Au milieu des neiges abandonné
Et que ce soit sous un calvaire
Qu’est-ce que ça change à la misère?
Qu’on l’ait soi-disant sauvé
Par ondoiement simultané
Qu’est-ce que ça change à sa souffrance
De petit être sans défense?
« A la Providence confié? »
En fait aux prédateurs,il est livré.

AUX LOUPS!

Cet article a été posté le Lundi 14 mars 2016

 

 

 

 

 

Epreuve de vérité

Jeudi 1 octobre 2020

J’ai découvert par accident

Une des raisons de la souffrance

Des cafetiers, des restaurants,

En ces temps de dure errance,

Quand on ferme leurs établissements…

L’Etat répond: « indemnisés!

Ils n’ont donc pas à se plaindre!

Sur la base du chiffre déclaré,

Chiffre d’affaire c’est juste, hein! »

Gageons que nul n’avait pensé

Dans la cohue des paperasses

Que le flot des pièces ramassées

Qu’on a souvent un peu négligées

Car elles ne laissent pas de traces

Pouvait à ce point faire défaut

Sans avoir le droit d’en parler

Au risque de déclencher le flot

Des contrôles inopinés.

Dure épreuve de vérité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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