La mort des oiseaux

 

Le soir, au coin du feu, j’ai pensé bien des fois,
A la mort d’un oiseau, quelque part, dans les bois,
Pendant les tristes jours de l’hiver monotone
Les pauvres nids déserts, les nids qu’on abandonne,

Se balancent au vent sur le ciel gris de fer.
Oh ! comme les oiseaux doivent mourir l’hiver !
Pourtant lorsque viendra le temps des violettes,
Nous ne trouverons pas leurs délicats squelettes.

Dans le gazon d’avril où nous irons courir.
Est-ce que « les oiseaux se cachent pour mourir ? »

 

François Coppée

 

Et les humains, parfois?

5 Réponses à “La mort des oiseaux”

  1. Caroline Bordczyk dit :

    tout à fait !

  2. Caroline Bordczyk dit :

    Quel joli poème…

  3. Mireille dit :

    Triste, mais beau

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