Archive pour juin 2019

Radotage Ma Villard de Lans

Vendredi 21 juin 2019

Je t’ai vénérée blonde,
Aux cheveux très ras
Je t’ai aimée gironde
Au cou quelque peu gras
J’ai caressé tes flancs
En un délice extrême
Et puis d’un geste lent,
Comme on fait quand on aime
J’ai pincé doucement
Le bout de tes mamelles…
Dans tes yeux, en rêvant,
J’ai vu que tu es celle
Qui demain donnera
Le lait à mes petits enfants
Si l’idiot de l’INRA
Ne t’assassine pas
O ma VILLARD DE LANS

Chacun son métier, les vaches seront bien gardées.

Vendredi 21 juin 2019

Quand au cours de mon enfance,

Chaque matin, chaque soir,

A chaque jour de vacances,

Jusqu’à ce qu’il fasse noir,

Que la lueur de Vénus

Se pointe à l’ouest horizon,

Ce n’était pas pour un bonus

De blanc lait dans les bidons

Que je surveillais les vaches!

Aux Rontanières, grand pâquer

Ce n’était pas peur qu’elles ne gâchent

La grande herbe, à trop vaquer,

Ce n’était pas pour des nèfles,

Allons donc, bien entendu,

C’est qu’en cas de trop de trèfles,

Voire de luzerne trop drue,

L’une ou l’autre verrait son ventre

Se gonfler comme un ballon…

Et péter, ce n’est pas tendre,

Dans des meuglements profonds.

Seul moyen de sauver la bête

On enfonçait une sonde

Au risque que cela s’infecte

(Gros danger pour tout le monde).

La vache devait, c’est sûr,

Dans l’année, être abattue.

Alors pour moi les cœurs purs

Par un hublot trop émus

Qu’ils s’occupent de leurs frouilles

Dans leurs jeux et leurs magouilles.

 

Radotage: publié en janvier 2018… Réponse à ceux qui s’offusquent du terme « tricoter » pour commenter un match féminin

Jeudi 20 juin 2019

Passe-montagne

Pour fabriquer une cagoule, un passe montagne, si vous voulez,

Il faut un jeu de cinq aiguilles, à votre laine bien adaptées.

Pour monter le col en côtes deux/deux… un/un  si vous préférez

Vous tricotez un certain temps, selon la hauteur désirée.

Maintenant, en attente, un petit quart des boucles, mettez.

Vous vous trouvez à travailler,  pour les joues à protéger,

A deux aiguilles, un long moment, montez, montez.

Les oreilles seront couvertes, sur le sommet êtes arrivés.

De nouveau il faut calculer: par trois, il faut diviser!

Seul le centre va grandir, là c’est un peu plus compliqué:

A chaque rang, on prend ensemble la première maille du côté,

Avec la dernière du rang que l’on vient de faire avancer.

Ainsi, très progressivement, le plat du crâne va se former.

Vous récupérez sur les joues, des mailles prises par le côté.

Puis, de nouveau, à cinq aiguilles, en rond tricotez, tricotez.

Côtes serrées, deux centimètres, vous pouvez maintenant terminer!

A propos de militaires

Jeudi 20 juin 2019

J’ai le souvenir, il y a guère

D’avoir vu monter la la lère

Jusqu’au point de débarcadère

Des jeunes fils de militaires

Pour s’adonner au parapente.

Je trouvais la chose amusante

En sachant combien leurs pères

Prenaient leur pied, naguère,

En nous faisant suant soufflant

Arpenter les vignes et les champs

Avec au dos un paquetage

Qu’il fallait trimballer avec courage.

Pour eux quarante cinq minutes

Avec leur voile* de crapahute       * 13 kilos

Cela semblait trop exiger

Préféraient nous empoisonner

Avec, d’un engin, les fumées…

 

 

 

Radotage: le combat à mort d’une poule couveuse

Mercredi 19 juin 2019

Mère héroïque

Je te salue, mère héroïque
Qui combattit si violemment
Contre la buse famélique
Qui s’attaquait à tes enfants.
Du cri, du bec et des griffes
Tu as frappé jusqu’à la mort
Et même morte, c’est des gifles
Que tes ailes donnaient encore.
Tes pillots sont orphelins
Réfugiés au fond du jardin
Orphelins mais ils sont sauvés
Je me découvre pour t’admirer !

Je leur avais donné rendez-vous à quinze heures

Mercredi 19 juin 2019

Hier, j’ai été très déçu…

Je leur avais pourtant précisé:

« A quinze heures soyez venus

Que je n’aie pas à vous chercher!  »

Quinze heures trois n’étaient pas là!

Et dix minutes plus tard

Pas même un mot pour dire « voilà! »

De quoi les citer à la barre.

Celui qui devait les soigner

Attendait déjà devant la maison

J’aurais l’air d’être lâché

S’ils me faisaient faux bond!

Tout d’un coup derrière les buissons

Je les  aperçois cachés:

Venir présenter leurs arpions,

Ils n’y avaient plus pensé.

Je m’approche subrepticement

Eux me snobent, me tournent le … dos

Et fuient, galopent vivement

Se sauvent au loin ces salauds!

Il a fallu  mille contournements

Pour que le maréchal ferrant

Puisse raccourcir leurs sabots

 

 

 

 

Ni vu, ni connu, je t’embrouille

Mardi 18 juin 2019

Au bon temps de l’arithmétique

On savait faire des statistiques

Vraies!

Aujourd’hui pour noyer le poisson

Blanquer mêle serviette et torchon

Ouais!

Ni vu, ni connu, je t’embrouille

Chut! C’est l’école qui part en couille

Sniff!

Tout en désapprouvant l’action

Comment prendre l’interprétation

Pif!

Un LBD c’est arme fatale

Quand sur un juge elle tire balle

Ah?

Pourtant on le dit anodin

Quand il éborgne un clampin

Là!

Ni vu, ni connu, je t’embrouille

Toute l’information part en couille

Na!

Merde à vous, les candidats!

Lundi 17 juin 2019

En ce jour où vous avez le cœur un peu serré

En silence devant la porte, groupés

Avant  supplice???

 

Ce matin où comme avant votre premier plongeon

Vous  sentez votre estomac grognon

Comme caprice

 

Je vous envoie comme porte-bonheur

Ce mot dont on honnit la verdeur

Avec malice.

 

Ombrelle

Dimanche 16 juin 2019

Ombrelle, quand j’entends ce mot

Je vois au fond de l’armoire

Au temps où j’étais marmot

Ce parapluie un peu bizarre.

Appartenait à ma grand-mère

Je ne l’ai jamais vu utiliser.

(A quoi donc est-ce qu’ il sert?)

Je n’avais pas le droit d’y toucher

Rangé comme une relique

Avec un carton plein de blanc:

Des objets ésotériques

Des solennités d’antan

Robe de mariée de ma mère

Aube de première communion

Voilette de femme fière

Cierges qui firent  fanion.

Je présume qu’aux processions

Quand la pauvre pouvait marcher

Elle défilait avec passion

En chantant « cum laude »

 

 

Par amour

Samedi 15 juin 2019

Elles sont toutes éblouies

Par le voyou, par le malfrat

Tellement que c’est inouï

Elles iraient jusqu’au trépas.

Elles sont prêtes à mentir

A trafiquer les lieux, les faits

Savoir ce qu’elles veulent sentir

En se chargeant de ses méfaits?

Pour leur « amoureux » couvrir

Elles sont prêtes à se sacrifier

Toutes les portes leur ouvrir

Et perdre, elles, leur liberté.

Triste constat le féminisme

N’a rien changé: les papillons

Attirés par le cierge qui fond

Ne voyez pas là pessimisme

Se sacrifient sans raison

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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