Chacun son métier, les vaches seront bien gardées.

Quand au cours de mon enfance,

Chaque matin, chaque soir,

A chaque jour de vacances,

Jusqu’à ce qu’il fasse noir,

Que la lueur de Vénus

Se pointe à l’ouest horizon,

Ce n’était pas pour un bonus

De blanc lait dans les bidons

Que je surveillais les vaches!

Aux Rontanières, grand pâquer

Ce n’était pas peur qu’elles ne gâchent

La grande herbe, à trop vaquer,

Ce n’était pas pour des nèfles,

Allons donc, bien entendu,

C’est qu’en cas de trop de trèfles,

Voire de luzerne trop drue,

L’une ou l’autre verrait son ventre

Se gonfler comme un ballon…

Et péter, ce n’est pas tendre,

Dans des meuglements profonds.

Seul moyen de sauver la bête

On enfonçait une sonde

Au risque que cela s’infecte

(Gros danger pour tout le monde).

La vache devait, c’est sûr,

Dans l’année, être abattue.

Alors pour moi les cœurs purs

Par un hublot trop émus

Qu’ils s’occupent de leurs frouilles

Dans leurs jeux et leurs magouilles.

 

2 Réponses à “Chacun son métier, les vaches seront bien gardées.”

  1. eructeuse dit :

    Hé bien je trouve cela dégueulasse ces hublots !

    Dernière publication sur Victoryne Moqkeuz Eructeuse : FRACTURE ENERGENIQUE

    • 010446g dit :

      C’est sûr que c’est choquant pour qui ne connaît pas l’élevage… J’aurais parfois aimé avoir un hublot pour sauver une bête que j’aimais.

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