Petit blanc

Je fais partie des « petits blancs »

Ceux qui naquirent près d’une étable

Que certains grands il y a longtemps

Trouvaient tout à fait fréquentables

Au temps de guerre et restrictions.

Mes pairs étaient « petits blancs »

De ceux qui vivaient en corons

Qui extrayaient assidument

Pour tous les grands le charbon,

D’autres, dans les usines, encore

Suaient, marnaient à la chaine,

A ne plus sentir leur corps

Lorsque sonnait la sirène.

 

Le temps a bien pu passer, je me sens toujours « petit blanc », solidaire des « petits blancs »

 

 

 

4 Réponses à “Petit blanc”

  1. julie dit :

    Bien dit poète… un billet qui t’honore ;)
    Bonne journée Gérard. Bisous blanc-manger.

  2. eructeuse dit :

    Mon père est allé au fond de la mine de 14 à 21 ans et avant de 12 à 14 ans à la ferme où les fermiers ne lui donnaient même pas un crouton de pain ! Oui savoir d’où l’on vient ! La solidarité dans ma chair et mon cœur sous ma couche de révolutionnaire !! Bravo et merci pour ce bel hommage tout en solidarité et fraternité !

    Dernière publication sur Victoryne Moqkeuz Eructeuse : Tu seras l'élite mon fils

    • 010446g dit :

      C’est vrai que les fermes riches, qui employaient des ouvriers, se comportaient comme les patrons d’usine.
      Pain sous le coude du patron, et demander, pas question!
      Bonne journée à toi, merci pour tes repères.

Laisser un commentaire