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Archive pour janvier 2019

Mondofoly

Lundi 21 janvier 2019

Ce n’est quand même pas banal,

Pour un spectacle nouvelet,

De se trouver dans le local

Où l’on achète les billets,

Face à des étals d’ouvrages

De haut niveau, d’anthologie,

Tous orientés sans ambages

Vers les sommets d’écologie…

Ce n’est quand même pas courant,

Quand on arrive en spectateur,

D’être intégré, surprenant,

Dans la troupe des acteurs.

On ne comprend pas, tout d’abord,

Dans le brouhaha d’installation:

Pas de trois coups, on est dans le décor,

Et tout de suite ébullition.

Le grand Monopoly commence.

Pour distraire le populo

Au gré des dés pipés on le pense

Quelques séjours rigolos…

Puis viennent les Vrais Maîtres:

Le Marché, aux noirs desseins,

Qui vient très doctement vous mettre

Dans le bain  dans le pétrin.

Pendant ce temps,  des acrobates,

Symbole des actuels traders,

Par mille sauts, deux coups de patte,

De votre argent ôtent valeur.

 

 

Après un tel enseignement,

Faut absolument rester sérieux,

Et sous le regard de Meirieu,

Donnons un bon assentiment,

Pour l’effet de surprise,

Pour la recherche d’innovation

Qui fait souffler douce brise,

C’est bien trouvé, c’est très bon.

Pour la leçon de capitalisme,

Avec les réserves bien entendu,

Sans être trop un séisme,

C’est bien conté, c’est bien vu!

 

 

 

Au téléphone…

Dimanche 20 janvier 2019

 

Allo! Allo! Delpuech, quelles nouvelles?

Combien de gilets jaunes dans les rues?

Sont-ils coincés tout au fond des ruelles?

Y a-t-il raison d’être ému?

 

Tout va très bien, Monsieur le Ministre,

Le nombre n’a qu’un peu monté

Pour l’heure pourtant, ce n’est pas un sinistre,

La situation est maîtrisée.

 

Allo! Allo! Castaner quelles nouvelles?

Comment s’est passée la journée?

La jacquerie des gueux ,  faiblit-elle?

Les gens sont-ils chez eux restés?

 

Tout va très bien, Monsieur le Président:

On ne craint pas  les manifestants!

Sont plus nombreux, c’est évident

Mais les flash-ball sont performants…

 

A chaque fois des yeux, des genoux, sautent

Certains ont même connu le coma

Nous savons  faire sonner les bruits de bottes

On frappera, on frappera.

 

 

Facteur Cheval

Samedi 19 janvier 2019

Il en faut de l’amour et de la patience

Pour vivre avec un illuminé!!!

C’était comme cela en France

Jusqu’au milieu du siècle passé.

Même si cela vous épate,

La vie était saine à cette époque:

Pas de diésel, pas de glyphosate!

On avait parfois la voix rauque

Pas de vaccin rempli d’alu

On se soignait avec sangsues.

Il fallait marcher courir

Sainement on savait mourir…

On voyait s’en aller les femmes

Et les enfants fauchés par la lame

De la Faucheuse aux yeux creux…

Lui était un de ces taiseux

Tout inspiré par la nature

Les feuilles les branches, les ramures

Et parfois aussi par des gravures

Qu’on lui offrait par aventure.

Peu à peu empli d’un rêve

Que beaucoup trouveraient fumeux

Il se mit à bâtir sans trêve

Un palais prodigieux

Sans avoir jamais été maçon

D’architecture aucune notion

Sans se soucier des autres

Des quolibets des patenôtres

Il édifia, facteur Cheval

Pour lui le palais idéal.

 

Je vous invite à voir le film avec Gamblin et Laëtitia Casta vous ne le regretterez pas!

 

 

 

Tant qu’y a de l’amour

Vendredi 18 janvier 2019

Ah! diable que c’est donc pénible

De vivre avec un mari

Qui depuis trente ans est immobile

Maitresse le jour, sa femme la nuit

Qui ne veut rien changer à sa vie.

Ah! diable que c’est donc pénible

D’avoir un amant disponible

Rien que le jour jamais la nuit.

Qui ne veut pas quitter sa femme

Et le soir regarder sa série

C’est un situation infâme

Faudrait que bientôt ce soit fini.

Ah! diable que c’est donc pénible

Que son épouse voit impossible

De partir sans rien emporter

Quand on veut tout pour soi garder.

D’avoir en plus une maîtresse

D’accord avec de belles fesses

Mais trop jeune pour réussir

Jour et nuit à la ravir…

Ah! diable que c’est donc pénible

D’être veuf et solitaire

Quand pharmacien on est la cible

D’une amante totalitaire.

Etre pharmacien de surcroît

Cela remplit les gens de foi

Donne moi donc du poison

Pour mon mari ce sera bon

Si vous me donniez du viagra

Je pourrais tenir le coup…Là!

Après moultes coups de théâtre

Ils nous ont bien tous les quatre

Fait rire à gorge déployée

Oh! Yé!

 

Agréable soirée!

On retiendra

Jeudi 17 janvier 2019

Comme l’image de l’enfant assis sur le dos d’Henri IV au moment de recevoir un ambassadeur,

On retiendra de De Gaulle le souci orgueilleux de coûter le moins possible au pays.

On retiendra de Pompidou sa ferveur pour la langue française, son discours sur Gabrielle Russier.

On retiendra de Giscard d’Estaing ses diners chez les gens du peuple.

On retiendra de Mitterrand le courage face à la maladie, la brillante intelligence politique.

On retiendra de Chirac sa proximité avec le peuple des campagnes.

On retiendra de Sarkozy    l’agitation narcissique.

On retiendra de Hollande le scooter de la nuit et l’horrible compagne qu’il supportait.

De Macron, on retiendra peut-être qu’il surgit des pages glacées de PARIS MATCH…

Les invisibles (film)

Mercredi 16 janvier 2019

Synopsis et détails

Suite à une décision municipale, l’Envol, centre d’accueil pour femmes SDF, va fermer. Il ne reste plus que trois mois aux travailleuses sociales pour réinsérer coûte que coûte les femmes dont elles s’occupent : falsifications, pistons, mensonges… Désormais, tout est permis !
Le visage de l’Abbé Pierre, et ce que j’ai pu apprendre des origines d’ »Emmaüs » ne m’a pas quitté.
Ici, des femmes, cabossées par la vie, avec leurs cicatrices, leurs crantes, leurs entêtements, leurs défauts;
L’affolement, la créativité de l’urgence pour essayer de « sauver » le plus grand nombre des ces personnes à la dérive va amener à des situations cocasses, très émouvantes. Pour compliquer le tout la rigidité(cadavérique à mon avis) des services officiels chapeautant l’organisme va réussir à faire capoter l’embryon de réussite…MAIS, CHOSE QUI N’A PAS DE PRIX? LA FIERTE EST REVENUE quand la police (vous savez, ces gens qui protègent) après avoir détruit les tentes de fortune, vient les déloger de l’abri qu’elles avaient investi sans faire de tort à quiconque.

 

Les invisibles (film)

Amiens

Lundi 14 janvier 2019

Maudite sois-tu, Amiens

Qui, paraît-il pour notre bien

Nous donna Gilles de Robien

Et ses radars vauriens.

Et son action délétère

Quand il passa au Ministère

De l’Education Nationale

Crachant sur méthode globale.

Maudite sois-tu Amiens

Qui paraît-il, pour notre bien

Nous donna le génie des Carpates  des Ardennes(?)

Le Danube La Somme de la pensée (politicienne)

A l’avenir, demi Venise

Epargne-nous le don de tes doges

Reste bien fière de ton église

Garde-les au fond d’une loge.

 

Le cerf-volant

Lundi 14 janvier 2019

C’est un conte très ancien

Qui raconte aux gens intelligents

L’histoire d’un cerf-volant

Qui fut perdu corps et bien.

Tout était bien, tout était beau

Le vent, la brise, le portaient.

Il montait de plus en plus haut,

Les astres, il visait.

Mais ce fil, déplorait-il,

Quel dommage qu’il soit là!

Mon vol tellement subtil

Me porterait dans l’au-delà.

Eole, entendant cela,

Un ouragan déchaina.

Le fil fut rapidement coupé,

Le cerf-volant déchiré,

Ecrasé et piétiné.

 

Le KNOUT

Samedi 12 janvier 2019

 

 

Non! Non! Non! Il n’est « out »

Il manie toujours le knout!

Il a beau faire semblant

De regretter ses outrages

Comme un môme adolescent

Il laisse baver sa rage.

Non! Non! Non! Il n’est « out »

Il manie toujours le knout

Méprisant comme garde-chiourme,

Il regarde les Français

Comme une meule de fourme

A traiter à coups de balai

Non! Non! Non! Il n’est pas « out »

Il manie toujours le knout

Dans ses jeux sado-maso

Les coups pleuvent, puis caresse

Je t’ai fait mal? Oh! Oh! Oh!

Et pan ! pan! je m’empresse

De donner un coup de knout…

Non! Non! Non! Il n’est pas « out »

 

Radotage: ce texte a été publié le 30 octobre 2017

Samedi 12 janvier 2019

FAINEANT (2)

J’entends ce mot aujourd’hui,

Ni maladroit, ni fortuit,

Dans la bouche d’un individu,

Qui, peut-être élève assidu,

A des mains blanches et sans cal,

Qui n’a jamais fait de béton,

Qui ne sait pas ce qu’est le mal

Resssenti après les pressions

D’un patron jamais satisfait:

Il ne connaît que les palais!

Ah! Voyons! Quel mépris

A l’égard des travailleurs!

Ils ne sont peut-être pas bien mis

Ne portent pas des costumes chers

Mais ils sont solidaires.

Ces gens de rien, ces illettrés

Il devrait bien s’en méfier:

A trop souvent les humilier,

Les paisibles taurillons

Deviennent des taureaux furieux.

Ceux qu’il considère comme des moutons

Sous ses insultes à qui mieux-mieux

En lions pourraient se transformer

De lui ne faire qu’une bouchée.

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