Radotage: à propos de « bonhomme brûlé »

Texte publié le 6 novembre 2012…

 

Le maire de la commune où je me trouvais avait voulu interdire pour le carnaval, non les masques de toutes sortes, mais que l’on brûle avec les enfants le bonhomme carnaval…

Nous avions pourtant passé moultes récréations pour le découper dans une plaque de contre-plaqué, le peindre, préparer toutes les accusations dont nous allions le couvrir (excellent pour la formulation et l’écriture des phrases exclamatives ! très bon aussi pour définir les actions défendues sans avoir l’air d’y toucher !) …Et voilà que M. le Maire ayant vent du projet, sans chercher à en savoir plus, nous envoie une lettre comminatoire pour interdire « le bûcher »(pauvre type ! imaginait-il que nous allions faire un feu dans le préau ??? Pour qui nous prenait-il ?)

A 16 h 20, le garde champêtre était là, prêt à dresser procès-verbal quand, à 16h 40 le bonhomme carnaval brûlerait…

Le pantin fut bien mis à feu… et personne ne put rien dire puisqu’il était hérissé de cierges magiques qui dans un torrent d’étincelles sans danger symbolisaient sa mise à mort !

M. le maire qui n’était déjà pas mon ami ne le fut pas plus après…

 

Rien à voir avec les effigies pendues et brûlées à Budapest ,ou à Prague il y a quelques dizaines d’ années, bien entendu!

 

 

Laisser un commentaire