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Archive pour novembre 2018

En avait-il besoin?

Mercredi 14 novembre 2018

Il veut parler sur un porte-avions…

Pas besoin!

Pas besoin!

Sauf s’il a trop peur des gnons.

 

Les sondages sont à Zéro

C’est profond

C’est profond

Il plonge déjà dans l’eau!

 

A propulsion nucléaire?

Prendre l’air…

Prendre l’air

Ou jouer la fille de l’air?

 

S’il veut rester Jupiter

Une fusée

Une fusée

Et qu’il rejoigne l’éther.

 

 

Souvenir de jeunesse

Mercredi 14 novembre 2018

Monsieur le ministre de l’intérieur me fait penser en ce moment à une situation vécue dans ma jeunesse: Le jeudi, nous allions encadrer les activités des enfants de quartiers de Grenoble… Une école avait une particulière réputation: quels que soient les encadrants, les enfants s’enfuyaient des rangs et s’égaillaient pour faire de petites sottises… Si l’autorité est représentée par une seule personne face à une meute de gens qui ont décidé de s’y soustraire tout est vain…Certains, perdant leur sang-froid ouvraient la boite à gifles… Et se mettaient en situation de faute grave…

Le 17 novembre,

Ce ne sera pas un abcès fixé et encadré par des autorités secondaires qui veillent à ce que cela ne dégénère pas (bien fait! ils ne voulaient plus des syndicats! Ils comptaient bien démontrer leur inutilité pour satisfaire le grand capital, leur Maître), ce seront des pustules  réparties dans tous les coins, de gens non rompus aux manifestations et très en colère… Les rodomontades sont de nature à totalement ridiculiser le pouvoir s’il se fait dépasser… Et à le couvrir d’opprobre s’il pratique la violence.

 

 

 

 

 

Populistes? Bavards!

Mercredi 14 novembre 2018

Pour un bon nombre de domestiques

De la classe des exploiteurs

Toute révolte venant du coeur

Est source de grandes critiques

Les valets de la macronie

De voir syndicats en échec

Se sont sans doute bien réjouis

Mais ils vont rencontrer un bec.

Quand on ne croit plus au pouvoir

De tempérer de temporises

De regrouper de canaliser

Des syndicats. Les imbus du « savoir »

Découvriront avec stupeur

Que les « rats de laboratoires »

Qui supportent toutes les rigueurs

Montrent soudain des crocs pointus

Contre tous leurs oppresseurs.

Quel saint ne sachant plus

Implorer dans leur désarroi

Ils qualifieront d’un dédain froid

Le mouvement de « populiste »

Avec un mépris des plus violents.

Ah! pour qu’il soit décent

A leurs yeux de fats prêcheurs

Il faudrait que « bas les cœurs »

Ne soient pas visés les puissants

Ils tenteront de jeter l’anathème

Et montreront d’un doigt rageur

Le plus léger des accrochages

Ils traiteront de blasphème

Le plus anodin dérapage

 

Bavards!

 

Fallacieux comptes journaleux

Lundi 12 novembre 2018

Pour défendre l’odieux racket,

Des journalistes se sont mis en tête

De comparer le prix du super

Par rapport aux mini salaires

Entre l’actuel moment

Et il y a plus de trente ans….

Mais leurs calculs sont fallacieux:

Autrefois, je l’ai vu à Vénissieux,

Les usines faisaient ramassage

De leurs ouailles dans les villages.

Le travail était journée entière

Et non, comme pour les caissières

(Venez! Venez! matin cinq neuf

Avec votre scoot’, votre teuf-teuf.

Plus tard ??. Onze à midi

Puis dix-huit vingt, compris? )

Les emplois étaient répartis

Plus largement dans le pays.

Alors messieurs les journaleux

Réfléchissez un petit peu mieux

Luxe était alors la voiture

Pour vacances et villégiature

Elle est aujourd’hui

Pour travailler un outil.

UN OUTIL!!!

Une douce apparition

Lundi 12 novembre 2018

Je rentrais tranquillement,

Le noir tombé, assez profond.

Dans les phares, à l’horizon,

Je devine un mouvement.

 

A mon âge, dans la nuit,

Prudence! Car on voit souvent

Un peu trop tard l’incident:

Je freine, je ralentis.

 

Une très jolie chevrette

Suivie de ses deux chevreaux

Était sans doute en goguette

Par les monts et par les vaux.

 

Pas gênés par la lumière

Ils ont réfléchi un peu

Vers le pré ou la rivière

Pour continuer leur jeu.

 

J’ai espéré secrètement

Que les viandards du pays

Qui sont passés récemment

Demain iront loin d’ici.

 

EpidémieS

Samedi 10 novembre 2018

Une terrible  épidémie

S’est abattue sur le pays

Un à un les vieux bâtiments

S’écroulent sur leurs habitants

Dans le premier, pourtant,

Des experts mandatés dûment

Avaient décrété

Pas de danger!

Une terrible  épidémie

S’est abattue sur le pays

Dans les rues des sans-logis

Avec des cartons pour abri.

On nous avait pourtant garanti

Qu’il n’y aurait plus dans les rues

De pauvres hères mal vêtus

Que grâce aux cadeaux les très riches

De partager seraient moins chiches…

Une terrible  épidémie

S’est abattue sur le pays

Impôts

Et taxes à gogo

Bien sûr! rien que pour les petits

Voit-on  un vaccin à l’horizon?

A chacun d’avoir sa réaction

Mais tous ensemble, c’est non!

 

 

Réflexions en vrac

Samedi 10 novembre 2018

« Tout ceci pour des altesses

Qui, vous, à peine enterrés

Se feront des politesses

Pendant que vous pourrirez »

            Victor HUGO

 

Tout ceci pour des sondages:

Comme hyènes affamées

Aller gratter, faire forages

Sortir les os, les exploiter…

 

Pendant qu’au peuple on fait leçon:

Vous polluez! Vous polluez!

On déplace sans hésitation

Toute une cour éberluée.

Faites le bilan énergétique

De cette déambulation

Le monarque et toute sa clique

Au pas cadencé? Non! Non! Non!

Tous serrés dans des cars Macron?

Dans de T E R  fatigués?

Dans des grosses cylindrées

Et vroum et vroum! Et flonflons!

 

Massacrés comme des volailles

Bonne raison pour festoyer

Pendant une centaine d’années

De venir  faire ripaille

Aux frais du peuple rançonné

Dans des assiettes dorées?

 

 

 

Crosse en l’air et rompons les rangs?

Jeudi 8 novembre 2018

 

 

Mon grand-père maternel, qui n’était sûrement pas communiste, a été le premier à me chanter les paroles _vouées aux gémonies par l’église et le reste de la famille_ de « L’internationale »

Cela m’a longtemps posé question jusqu’à ce que je comprenne qu’en Serbie où il avait participé à la grande guerre, il avait côtoyé les soldats russes.

Ces paroles, qui restent toujours d’actualité, me semblent résonner plus fort dans les jours que nous traversons…

 

 

L’État comprime et la Loi triche,
L’impôt saigne le malheureux ;
Nul devoir ne s’impose au riche ;
Le droit du pauvre est un mot creux
C’est assez languir en tutelle,
L’Égalité veut d’autres lois ;
« Pas de droits sans devoirs, dit-elle
Égaux pas de devoirs sans droits. »

 

Les rois nous saoulaient de fumée,
Paix entre nous, guerre aux Tyrans
Appliquons la grève aux armées,
Crosse en l’air et rompons les rangs !

 

A Petrograd: Lors de l’insurrection (la révolte du pain) de février 1917 les troupes fraternisent avec les insurgés…

La déclaration d’un syndicat de police à propos de la journée de gilets jaunes fait clin d’œil

 

 

Centenaire

Jeudi 8 novembre 2018

Ils parlent tous, ils récitent

De profondis,  les millions de morts

Mais les blessés, qui donc les cite?

Ceux qui traînèrent leur triste sort

Plus d’anus, plus de bassin,

Qui sans les mains

Qui sans les jambes, sans  genoux

Qui, avec balle dans le cou

Qui la gueule fracassée

Qui les poumons déchiquetés.

Ils parlent tous ils récitent

Ils célèbrent des obits…

 

Et puis vite, impudemment,

Ils vendent des armes aux belligérants!

Mais ailleurs

AILLEURS!

Ah! OUI! J’aime! J’aime! J’adore!

Mercredi 7 novembre 2018

J’adore ces grands principes

Prêchés par de  grands savants

Qui se déplacent, nom d’une pipe!

En avion évidemment.

J’adore les remarques multiples

D’écrivains à grand succès

Les forêts rasées pour cible

Mais pour  leurs livres …c’est  assez!

J’adore toutes les critiques

Sur les ras-le bol du moment

Sur smartphones électroniques

Dont c’est sûr, les éléments

Sont extraits du fond des mines

DU FOND DES MINES!!!

Par petites mains d’enfants .

 

Ah! oui! La planète brûle

Les petits doivent crever

Sous les coups de la férule

De prêcheurs invétérés

A suivre leurs injonctions

Bientôt on arriverait

Au régime de restrictions

Que Ceausescu imposait:

(par jour 160 g de pain, par mois 150 g de farine, 1/3 de litre d’huile, 300 g de sucre 500 g de viande…PARDON! 500g de viande… Température maximale dans les habitations: 14°Suppression de tous les écarts, villages rasés par milliers 

Appartements collectifs, cuisine commune par quartier)

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