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Archive pour novembre 2018

Ont misé sur la décadence

Samedi 17 novembre 2018

Repliés dans leurs foutues agglos

Ils ont misé sur la décadence

Sur la mort lente des hameaux

Sur une invincible descente…

En supprimant tous les subsides

Ils ont cru pouvoir étrangler

Tout régenter le génocide:

Les campagnes, les liquider…

Mais voilà que sursaut ultime

Les moitié morts ont regimbé

Non! ce n’est pas de la frime

C’est le réveil des déshérités.

S’il y eut des milliers de blocages

On ne compte pas la journée morte:

Personne devant les étalages

Et les magasins vides en quelque sorte.

 

Tu trembles, Carcasse? disait Turenne

Samedi 17 novembre 2018

Ecoute! Ecoute le pays

Il dit jaune

Jaune, jaune

Ecoute!Ecoute le pays.

Tu trembles, Philippe

Tu ris jaune

Jaune, jaune

Ca se voit que tu flippes.

Tu grinces, Castaner

Tu grognes

tu grognes

Tu l’as bien en travers.

Vous tremblerez davantage

Ronds-points

Ronds-points

Vous en serez bien otages.

 

 

 

Jouez donc à pigeon vole!

Vendredi 16 novembre 2018

La diplomatie de bolosses

A parfaitement réussi

Lors des cérémonies

En agissant comme des gosses

A créer des mécontents.

Ont oublié l’étiquette

Eux qui veulent se la jouer

D’une nouvelle franquette

Des incidents ont créé.

Mal placé le chef de Serbie:

Ne se sont pas posé de questions.

Une chanteuse mal choisie

Sans penser aux répercussions…

Se faire avoir par les généraux

Sans réfléchir, oh! Oh! Oh!

Comme des gamins sous un préau

Alors même qu’ils ont crié HAUT

Contre le chef de naguère

Et choisi le suivant à partir du ministère.

Madame la Ministre bavarde

A augmenté ses conseillers

De douze pour cent sans prendre garde

Dans un geste de générosité…?

Non! Par pure frivolité.

Pendant qu’avec ses copains

Le petit peuple, ils pressurent

Prétendant que c’est pour la nature,

Gaspiller, elle trouve ça malin!

Quant à leur porte parole

Belle image de culture (rock?)

Il confond MARC BLOCH

Avec Maurras… Allez jouer à pigeon vole!

 

 

 

Ah!Ah!Ah!Vont-ils ouvrir des camps de concentration pour enfermer les gilets jaunes?

Jeudi 15 novembre 2018

Face à un soulèvement populaire

Sans démon à montrer du doigt,

Pas de moyen spectaculaire

Pour condamner de bonne foi !

L’autorité désarçonnée

N’a qu’un moyen à sa portée

Utiliser la force dure,

Mais la violence sur désarmés…

Rodomontades pures…

Moyen de se ridiculiser!

 

A moins que la loi ne soit appliquée:

Six mois de prison illico

Mais va falloir en ériger!

Même sous  forme d’ estancots

C’est des camps qu’il faudrait créer

Et ces râleurs, les concentrer!

 

Impuissance!

 

En avait-il besoin?

Mercredi 14 novembre 2018

Il veut parler sur un porte-avions…

Pas besoin!

Pas besoin!

Sauf s’il a trop peur des gnons.

 

Les sondages sont à Zéro

C’est profond

C’est profond

Il plonge déjà dans l’eau!

 

A propulsion nucléaire?

Prendre l’air…

Prendre l’air

Ou jouer la fille de l’air?

 

S’il veut rester Jupiter

Une fusée

Une fusée

Et qu’il rejoigne l’éther.

 

 

Souvenir de jeunesse

Mercredi 14 novembre 2018

Monsieur le ministre de l’intérieur me fait penser en ce moment à une situation vécue dans ma jeunesse: Le jeudi, nous allions encadrer les activités des enfants de quartiers de Grenoble… Une école avait une particulière réputation: quels que soient les encadrants, les enfants s’enfuyaient des rangs et s’égaillaient pour faire de petites sottises… Si l’autorité est représentée par une seule personne face à une meute de gens qui ont décidé de s’y soustraire tout est vain…Certains, perdant leur sang-froid ouvraient la boite à gifles… Et se mettaient en situation de faute grave…

Le 17 novembre,

Ce ne sera pas un abcès fixé et encadré par des autorités secondaires qui veillent à ce que cela ne dégénère pas (bien fait! ils ne voulaient plus des syndicats! Ils comptaient bien démontrer leur inutilité pour satisfaire le grand capital, leur Maître), ce seront des pustules  réparties dans tous les coins, de gens non rompus aux manifestations et très en colère… Les rodomontades sont de nature à totalement ridiculiser le pouvoir s’il se fait dépasser… Et à le couvrir d’opprobre s’il pratique la violence.

 

 

 

 

 

Populistes? Bavards!

Mercredi 14 novembre 2018

Pour un bon nombre de domestiques

De la classe des exploiteurs

Toute révolte venant du coeur

Est source de grandes critiques

Les valets de la macronie

De voir syndicats en échec

Se sont sans doute bien réjouis

Mais ils vont rencontrer un bec.

Quand on ne croit plus au pouvoir

De tempérer de temporises

De regrouper de canaliser

Des syndicats. Les imbus du « savoir »

Découvriront avec stupeur

Que les « rats de laboratoires »

Qui supportent toutes les rigueurs

Montrent soudain des crocs pointus

Contre tous leurs oppresseurs.

Quel saint ne sachant plus

Implorer dans leur désarroi

Ils qualifieront d’un dédain froid

Le mouvement de « populiste »

Avec un mépris des plus violents.

Ah! pour qu’il soit décent

A leurs yeux de fats prêcheurs

Il faudrait que « bas les cœurs »

Ne soient pas visés les puissants

Ils tenteront de jeter l’anathème

Et montreront d’un doigt rageur

Le plus léger des accrochages

Ils traiteront de blasphème

Le plus anodin dérapage

 

Bavards!

 

Fallacieux comptes journaleux

Lundi 12 novembre 2018

Pour défendre l’odieux racket,

Des journalistes se sont mis en tête

De comparer le prix du super

Par rapport aux mini salaires

Entre l’actuel moment

Et il y a plus de trente ans….

Mais leurs calculs sont fallacieux:

Autrefois, je l’ai vu à Vénissieux,

Les usines faisaient ramassage

De leurs ouailles dans les villages.

Le travail était journée entière

Et non, comme pour les caissières

(Venez! Venez! matin cinq neuf

Avec votre scoot’, votre teuf-teuf.

Plus tard ??. Onze à midi

Puis dix-huit vingt, compris? )

Les emplois étaient répartis

Plus largement dans le pays.

Alors messieurs les journaleux

Réfléchissez un petit peu mieux

Luxe était alors la voiture

Pour vacances et villégiature

Elle est aujourd’hui

Pour travailler un outil.

UN OUTIL!!!

Une douce apparition

Lundi 12 novembre 2018

Je rentrais tranquillement,

Le noir tombé, assez profond.

Dans les phares, à l’horizon,

Je devine un mouvement.

 

A mon âge, dans la nuit,

Prudence! Car on voit souvent

Un peu trop tard l’incident:

Je freine, je ralentis.

 

Une très jolie chevrette

Suivie de ses deux chevreaux

Était sans doute en goguette

Par les monts et par les vaux.

 

Pas gênés par la lumière

Ils ont réfléchi un peu

Vers le pré ou la rivière

Pour continuer leur jeu.

 

J’ai espéré secrètement

Que les viandards du pays

Qui sont passés récemment

Demain iront loin d’ici.

 

EpidémieS

Samedi 10 novembre 2018

Une terrible  épidémie

S’est abattue sur le pays

Un à un les vieux bâtiments

S’écroulent sur leurs habitants

Dans le premier, pourtant,

Des experts mandatés dûment

Avaient décrété

Pas de danger!

Une terrible  épidémie

S’est abattue sur le pays

Dans les rues des sans-logis

Avec des cartons pour abri.

On nous avait pourtant garanti

Qu’il n’y aurait plus dans les rues

De pauvres hères mal vêtus

Que grâce aux cadeaux les très riches

De partager seraient moins chiches…

Une terrible  épidémie

S’est abattue sur le pays

Impôts

Et taxes à gogo

Bien sûr! rien que pour les petits

Voit-on  un vaccin à l’horizon?

A chacun d’avoir sa réaction

Mais tous ensemble, c’est non!

 

 

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