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Archive pour octobre 2018

Aube/Réveil

Dimanche 7 octobre 2018

Premières lueurs sur les sommets

Nuit encore sur la forêt

La ville luit de tous ses feux.

Hautes falaises sur la droite,

Côteaux forêts à l’opposé,

La vie reprend.

Quelques voitures sur la corniche.

Lumières s’éloignent,

On s’en fiche,

A l’horizon, forêts se joignent.

Remous dans l’eau,

Léger sillage

Tout au fond, point un bateau.

Sur le côteau, un village

Dresse ses toits

Au milieu des bois.

Premiers levés

Sont sur le pont

Pour respirer.

Un vent léger.

Ca sent bon!

Premiers cafés viennent de couler…

 

 

 

La fête des ondines

Samedi 6 octobre 2018

C’est la fête des ondines.

Avec une bouée, on dessine

Un large espace « piscine ».

Pas une vague, pas une barque

Se sont toutes jetées à la « baque ».

C’est la fête des ondines

Du moins on se l’imagine:

Ils vont tous comme poissons

Tourner en rond,

Tourner en rond;

C’est la fête des ondines

La joie les illumine.

Moi, je suis là qui les regarde:

Ils sont joyeux sans prendre garde

Qu’en nageant on est vite loin…

C’est la fête des ondines

La crainte me turlupine

Crampes autorisées, point!

Pas de surveillant de baignade

Couler? Allons! Rigolade!

 

Hvar:Le pantalon du prince Harry

Vendredi 5 octobre 2018

Quelle émotion!

C’est ici!

Mais oui!

Mais oui!

Que le prince Harry,

En faisant du jet-ski,

A perdu son pantalon!

Révolution!

On a vu

Mais oui!

Mais oui!

Un peu de son cul

Sous le caleçon.

Personne n’a dit

Que son kiki

Mais oui!

Mais oui!

Que son kiki….

Était rikiki!

 

Troupeau

Jeudi 4 octobre 2018

Quand je ne suis pas le berger

Le troupeau, c’est trop peu pour moi

Je refuse de » panurger »

C’est ma liberté,  ma foi.

Suivre un guide qui baragouine

Dans une langue mal connue

J’aime mieux le volet qui couine,

Les bancs qui bordent la rue.

Je préfère le sourire

Du gamin en train de jouer

Je peux aussi voir le pire

Dissimulé…

 

RUISSELLEMENT!!!

Mercredi 3 octobre 2018

Tout près du port où mouillent les yachts

Villes flottantes, bateaux de croisières

Où tous ces gens  se croient de la « Yhaute »

D’une espèce au droit d’être fiers

Juchés sur liasses d’exploitations

De tromperies, de spéculations,

De coups de bourse à la corbeille,

J’ai vu, collectant mégots et bouteilles,

Dans un parc, comme prévu pour eux,

De pauvres femmes, des miséreux,

Qui, goute à goutte, précautionneux,

Rassemblent l’eau qui a pu rester

Pour un peu se désaltérer.

Bébé pleurait dans son landau

Mercredi 3 octobre 2018

Pour je ne sais quel chagrin

Un bébé inconsolable

Criait

 

Tout en suivant mon chemin

Une berceuse lui chantai

Diable!

 

Surpris par les mots français

D’un coup se tut le bambin

Ouais!

 

Oh! Je n’ai pas tout compris

Ce que la maman a dit…

« Merci? »

Visite?

Mardi 2 octobre 2018

Rives abruptes.

Risques de chute.

Je reste au quai.

Montagne pelée.

Sur le sommet,

Sapins dressés.

Villages agrippés.

Je suis trop vieux

Pour l’escalade…

Je suis trop vieux

Pour la balade!

Quatre jeunes coquines dévotes

Lundi 1 octobre 2018

Ce jour-là, c’était dimanche,

Jour des grandes dévotions.

Près de l’église, faisant la manche

Deux pauvres avaient pris position.

Je remarquai, à la terrasse,

Assises au bistrot d’en face,

Quatre filles qui rigolaient.

Visiblement, les bêtises,

Crescendo, montaient, montaient…

Et, à ma grande surprise,

A chaque fois qu’elles avaient ri,

De gestes en croix, elles se signaient.

Cela me rappela ma grand-mère

Au temps lointain de mon enfance

Quand avec quelque commère

Elle avait commis médisance.

Depuis au moins un demi-siècle,

Je n’avais plus jamais vu

Ce geste de piété espiègle

Esquissé en pleine rue!

 

 

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