Archive pour mai 2018

Réveil…?

Jeudi 24 mai 2018

Avertissements, recommandations,

Retour de la conscription,

N’oubliez pas les provisions.

En cas de grave invasion,

Un seul canal d’information.

Tout citoyen doit participer

Jusqu’à soixante dix ans passés

À la défense du pays

Si celui-ci est envahi.

Le glas résonne lugubrement

La Suède tremble en ce moment

Les souvenirs longtemps enfouis

Dans les esprits ont ressurgi.

ANGOISSE

Lettre aux militants de L214, vegans et autres végétaliens

Mardi 22 mai 2018

Petit jeu d’expression par caviardage.

Je note avec le plus grandplaisir que dans votre délire antispéciste vous vous êtes donnés pour objectif affiché de défendre la cause du bien-être animal chaque fois que l’Assemblée se penche sur un texte concernant l’alimentation aussitôt vous sortez vos vieilles vidéos que vous n’avez communiquées à personne et surtout pas à la justice afin de faire le buzz au bon moment que vous constatez qu’il est mis en péril   .

Je ne saurais trop me moquer  admirer  votre démarche imbécile qui consiste à la manière des extrémistes religieux de tous poils culpabiliser les gens, en jouant sur la sensiblerie de ces bons citadins qui ne trouvent rien à redire au matraquage d’étudiants qui organisent une AG, mais sont choqués par un coup de bâton à un chien entrer en conflit, même, avec toute personne qui, parce qu’elle consomme des produits d’origine animale deviendrait complice de la prétendue souffrance des animaux « asservis » dans l’élevage . Il est vrai que dix huit kilos de gallinacées dans un mètre carré, c’est exactement comme neuf cent kilos d’élèves dans cinquante mètres carrés ce qui est le cas général dans nos écoles.18kg/m2 Je note avec horreur satisfaction avec quel déchainement fasciste enthousiasme certains d’entre vous vont même expliquer aux bouchers quel métier criminel est le leur en cassant les vitrines.

Plût à Dieu  qu’un jour votre dévoiement qui vous mène à vous introduire en fraude dans des lieux privés dévouement soit reconnu et récompensé de la même manière que les agissements des autres délinquants qui violent les propriétés

A Sophie Marceau

Mardi 22 mai 2018

Si une nuit de débauche,

Lamentable complètement soule

A vomir jusque dans la douche

A te recroqueviller en boule

Une caméra venait en fraude

_Eh! Bien voyons, c’est à la mode_

Filmer tes déboires du moment…

Serait tenue par des délinquants

Extrémistes anti-images

N’ayant pas même le courage

De se présenter devant toi

Pour ameuter ceux qui croient en toi?

Je t’ai vue, bouche en cul de poule,

Venir lancer à la télé

Ta critique sur l’élevage de poules

Sur une vidéo volée basée…

Il est un vieil adage

Que j’aimerais te formuler

J’ai presque le double de ton âge

Je peux bien me l’autoriser:

« A CHACUN SON METIER

LES VACHES SERONT BIEN GARDEES »

Continue à nous divertir

Tu le fais bien, rien à redire

Et laisse les manipulations

Aux illuminés qui sont légions!

Bizarre! Vous avez dit bizarre?

Lundi 21 mai 2018

C’est une histoire bizarre, lue dans le journal « La Provence »:

Une voiture « fantôme » cumule les excès de vitesse.

Son propriétaire est  hors de tout soupçon: il paresse

Depuis trois ans dans les geôles de France…

Le véhicule, saisi comme pièce à conviction,

Dans un délit grave, c’est possible… On devine

Qu’il pourrait être utilisé  comme  jouet à sensations

Par des policiers en mal d’adrénaline…

Vu la valeur du carrosse, les amendes ne doivent pas gêner

Le taulard dans sa cellule, qui pourtant peut se désoler:

Les points de permis qui s’envolent sans pouvoir les récupérer…

Quant à moi, je subodore: début de l’ETAT POLICIER?

 

 

 

Soirée musicale

Samedi 19 mai 2018

Ce fut féerique hier soir

En Irigny au Sémaphore

Il y avait à entendre et à voir

Les jeunes nous épatèrent fort.

Issus de trois établissements

Un collège et deux lycées

Ils furent parfois près de trois cents

A nous charmer, nous enchanter

Ah! Quelle joie de voir vraiment

De jeunes adolescents

Passionnés par un prof génial

Mobilisés pour ce festival.

Même les anciens étaient venus

Prêter main forte aux plus jeunes

Même les anciens étaient venus

La musique maintient jeune!

 

(Certains qui avaient réussi

Tenaient des postes d’encadrement)

 

Ce ne sont que des humains

Samedi 19 mai 2018

Pour certains, ça peut être curieux

Les médecins ne sont pas dieux.

Hélas! Ils ne sont que des hommes!

Au vu de certains symptômes

Même les plus grands peuvent faire erreur.

Bien sûr, c’est un grand malheur

Quand ils ne détectent pas

Dans l’appel de grande détresse

L’ictus fatal qui sévira.

(Le petit pois qui gène la princesse

Est-il besoin d’une armée

Pour le combattre pour le chasser?

Trop de bobos bien bénins

Sont érigés par certains

Au rang de menace planétaire!)

Trop facile, le procès, de faire!

Distinguer le vrai péril

Difficile, au bout d’un fil!

Ceux qui pour sauver se démènent,

Même si mes paroles gênent

Méritent mieux que des injures,

Des procès des paroles dures.

Hélas! En cas  de malheur,

Ne mène à rien, la rancœur,

Mais je partage la douleur.

 

Le cerf-volant

Jeudi 17 mai 2018

Je suis fort, je monte au firmament

Je domine le monde, rampez manants

Disait le cerf-volant.

Que se rompe enfin ce câble

Insupportable,

La lune, les étoiles,

Découvriraient ma voile.

Eole l’entendant

D’une rafale de vent

D’un coup lui vient en aide

Casse le filin raide.

Dans un tournoiement funeste

L’orgueilleux qui peste

S’écrase piteusement

En plein milieu d’un champ.

Ainsi, certains politiques

Râlant contre les freins démocratiques

Après avoir tué

Les corps constitués

A l’issue de leur sort

Seront des oiseaux morts.

 

 

Cris d’animaux

Mercredi 16 mai 2018

Bêeeeeeeelles montagnes

Dit la brebis transhumante

La joie me gagne

A boire tes eaux ruisselantes

Hihan! Hihan! répond l’ânon

Je peux gambader dans les pentes

Et me gaver de bourgeons

Rouler même dans la descente

Folâtrer parmi les moutons.

Ouah! Ouah! Ouah! Dit le patou

Jouez, broutez, amusez-vous

Je suis là pour chasser le loup

Je veillerai bien sûr à tout.

Hou! Hou! Hou

Pauvre patou

T’es vraiment fou!

Hurle le loup

Comme les fusils

Sont interdits

Agneaux, cabris

Anon aussi

Viendront nourrir mes petits!

Ecolos MERCI!

Veillée perturbée

Mardi 15 mai 2018

Douce et calme est la veillée:

Les voisins sont rassemblés.

Les hommes jouent à la belote.

Les femmes, en bavardant, tricotent.

Aucun bruit ne vient de l’étable,

Porte fermée, le chien derrière.

Les gamins roulent sous la table

Derrière une bille de terre.

L’hiver commence à peine.

Les vaches sont accrépées.*                                      *attachées pour le temps de l’hiver

Un léger vent souffle dans la plaine.

Les champs, de neige, sont saupoudrés.

Sur la console une tarte

Attend la fin de la partie.

Léon lance une carte.

Le tour est presque fini…

Brusquement, un bruit dehors!

Charles bondit comme un ressort

Pris d’ineffable panique,

« Les Boches sont là, nous sommes morts ».

Il se saisit d’une trique,

Il cherche des yeux une cachette,

Vite, vite, il se jette

Sous la réserve de paille.

Armand le suit et le rassure:

Ce bruit, ce n’est rien qui vaille:

« La guerre est finie pour sûr

Hitler est mort depuis longtemps. »

C’était ainsi des mois plus tard.

L’angoisse régnait toujours autant.

A l’époque j’étais moutard.

J’en parle encore maintenant.

 

Retour de captivité

Lundi 14 mai 2018

Quand il revint d’Allemagne,

Après la fin des hostilités,

Louis ne reconnut plus sa montagne:

Même le curé avait changé.

Son beau-père l’attendait au tram:

Il fallait de tout l’informer:

« Ce  jeune garçon, ne fais pas drame!

Ta belle-soeur l’a enfanté.

Son père, mobilisé à la guerre,

N’a plus donné de ses nouvelles,

Sa mère est partie il y a guère

D’une maladie mortelle.

Dans le hameau, peu sont rentrés,

A croire que les Boches les ont mangés…

Et tous ces jeunes fusillés

Toutes les fermes incendiées! »

 

Louis, prisonnier militaire

Dans une ferme avait été affecté.

Avait appris et découvert

D’autres méthodes pour travailler.

Le patron l’avait accueilli

Mieux qu’en France les ouvriers.

L’avait logé, l’avait nourri

Lui avait tout fait oublier.

« Si demain, par coup du sort,

Mon fils est prisonnier chez toi

J’aimerais que tu aies le ressort

De le traiter comme je te reçois »

 

Louis comprit dès lors

Qu’il valait mieux ne pas parler

Ne pouvait pas être d’accord

Avec les haines accumulées.

Il garda donc le silence

Et évita de fréquenter

Les grandes réjouissances

De la liberté retrouvée.

 

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