Archive pour avril 2018

Le film « La prière »

Jeudi 12 avril 2018

Nous avons vu le film « La prière ». Film dur…

Les images du manque pour quelqu’un qui est accro sont bouleversantes.

Le film raconte une vie semi recluse pour des drogués qui ont décidé de décrocher…

Presque une vie de secte. Prières obligatoires, témoignages, prises de parole…

Vie naturelle, presqu’ancestrale, dure physiquement…

Pas d’aide chimique! Juste l’appel à la volonté!

Une grande camaraderie, sans faiblesse, mais sans jugement.

La volonté n’est pas toujours suffisante pour éviter les rechutes, les fuites…

La solidarité montre aussi parfois ses limites, quand un groupe oublie de se rythmer sur le plus faible…

Une idylle amoureuse vient pigmenter l’histoire.

Malgré la consonnance religieuse, ce film devrait être vu par des ados en période de fragilité, avant de….

 

Synopsis

Thomas est un toxicomane de vingt-deux ans. Pour guérir de sa dépendance à l’héroïne, il rejoint une communauté d’anciens jeunes drogués qui lui proposent un changement de vie radical pour le sortir de la drogue notamment en le privant de cigarettes, d’alcool, de télévision mais aussi en l’isolant du monde extérieur et des filles. Désormais, pour redevenir un jeune homme normal, il devra se soigner par la prière et le travail. Dans ce nouveau monde, il découvre l’amour, l’amitié et la foi.

 

Coucou!

Jeudi 12 avril 2018

Le coucou chante au bois

Il cherche au temps chaud

Où imposer sa loi

Où pondre de nouveau.

Au printemps dernier

Il a jeté du nid

Tous les oisillons nés

En même temps que lui

Puis il a ravagé

Oui ravagé le nid…

Le voilà, le bonhomme

Caché parmi les cloches

De retour de Rome

Son chant est un peu moche.

Coucou, coucou, coucou

Il chante en Normandie

Coucou, coucou, coucou

Je cherche encore un nid

Un nid à désoler

Un nid à ravager.

 

Jolie surprise

Mercredi 11 avril 2018

Ce matin,  j’étais sous la remise…

Un petit derrière, un petit fessier…

« Diable un lapin la fuite a prise? »

Je vais vérifier dans les clapiers.

Toutes mes bêtes sont présentes!

Quel est donc cet animal?

Je viens, déjà je m’invente

Un vrai roman, où est le mal?

Dans un creux, blottis, quelques poils…

Un saut, une course folle,

La bête a aussitôt mis les voiles

Pas question que je l’enjôle.

Un petit garenne, à l’aventure

Qui sans doute, trouvant l’asile

Au goût de ses vœux d’architecture,

Avait là élu domicile …

Malgré le chien, qui pourtant rôde,

Malgré le maître pas marrant,

L’abri sous le foin _ sans code _

Lui avait trop plu vraiment!

Debout!

Mardi 10 avril 2018

 

Debout les gens de rien!

Maintenant ça suffit bien!

Debout les méprisés!

Pleine est maintenant la coupe!

Debout les illettrés!

Prenons le vent en poupe!

Debout les fainéants!

Debout tous les manants!

Debout tous les athées!

Tous les libres penseurs!

Debout les travailleurs!

Debout tous les soignants

Epuisés pantelants

A ceux que l’on prétend

Mal organisés (VRAIMENT???)

Debout les conducteurs

Mille fois rackettés

Contrôles, vitesse, péages

Points de permis sautés

Carburants budgetiphages.

Debout les étudiants matraqués

Arrêtés!

Debout les retraités

« A vieillesse dorée »

Tous ceux qui ont marné

Du berceau à l’hospice

Voyez tous ces marquis

Qui nous couvrent de pisse

Qui veulent nous faire pis

Que les nobles de jadis!

Dans la rue, sur les routes

Qu’importe ce qu’il en coûte!

Allons faire le blocage

Ils doivent rendre gorge!

 

 

 

 

Comment va le monde

Lundi 9 avril 2018

C’est un morceau de bravoure que nous a servi l’actrice.

Une revue de tous les jeux de mots possibles, dans une discussion visiblement tenue par une personne handicapée mentale (un clown?) à vous mettre mal à l’aise.

Déformation des mots, contresens… mots savants écorchés…

Une concentration était absolument nécessaire pour suivre…

Heureusement, le texte a été imprimé… Les élèves de première S venus en groupe auront tout le temps de disséquer les phrases pour en tirer la substantifique moelle.

 

 

 

 

« Une entreprise de démolition »

Voici comment Marc Favreau expliquait sa démarche dans le journal Le Devoir en janvier 1973 : « Le langage de Sol est enfantin, il déforme les mots, il prend des mots pour d’autres, il se sert des contresens. Il n’y a pas de recette, j’y vais à l’instinct quand je fais travailler ce personnage. Verbalement, c’est une entreprise de démolition et en même temps de poétisation. Sol fait la chasse à l’hippodrome, se sert d’un frigiditateur… Rien chez lui n’est normal ». Marc Faveau est décédé en 2005 à l’âge de 76 ans.

Au théâtre en rond

Dimanche 8 avril 2018

La salle commençait à s’emplir

Les spectateurs à s’installer

Chacun cherchant sans rire

Où ses fesses aller poser,

Quand surgirent soudain

Garçons et filles en groupe urbain

Une cinquantaine d’ados

Qui les sièges prirent d’assaut.

Garçons devant, filles derrière

Et les deux profs douairières

Installées pour garder un oeil

Sur leurs ouailles avec orgueil.

Comment pouvais-je résister

Face à tant de jeunes beautés?

Je me lançai avec hardiesse

Dans mon hymne à la jeunesse.

 

 

A la manière de Madame de Sévigné?

Samedi 7 avril 2018

Savez-vous ce que c’est qu’un coffin?

C’est un étui pointu conçu pour porter la pierre à faux. Ce vase peut être en bois, sculpté de tout l’amour du faucheur pour son outil. Parfois, dans les régions d’élevage, c’est une corne de taureau munie d’une languette pour l’accrocher à la ceinture. Les ferblantiers à leur tour, dans l’histoire, en ont fabriqué, bien larges et légers, et pointus pour pouvoir les planter dans le sol afin de conserver l’eau, au moment de pause du faucheur. Car il faut à la pierre, pour meilleure efficacité, un bain d’eau propre avant chaque aiguisage.

J’ai trouvé donc hier, dans les annonces du bon coin, un coffin de bois vendu pour « décoration »…J’ai d’abord vérifié que l’objet est étanche, car si le « bruchet » (nom du coffin dans le Vercors) coule entre les jambes d’un jeune faucheur, c’est tout simplement qu’il est percé, mais à la ceinture d’un vieux, la tache humide devient vite suspecte…

Bonne soirée, mes amis que cette leçon puisse vous être profitable.

La nuit juste avant les forêts

Vendredi 6 avril 2018

C’est un monologue triste,

Triste, triste, désabusé

C’est comme une longue liste

De constats à déplorer.

Que faire quand on se sent isolé?

Quand aucune de ses habitudes

N’est connue ni respectée?

Perdu dans sa solitude,

L’homme marche dans la ville,

En ressassant ses déconvenues:

Tant et tant de différences,

Des pratiques incongrues

Pour ceux qui n’ont rien vu:

Une simple précaution d’hygiène

Pour certains parait malvenue!

Personne pour vous comprendre!

Que des personnes pour vous pendre

Personne pour vous tendre la main…

Vivre vivre encore jusqu’à demain.

Tabataba

Jeudi 5 avril 2018

Quand on demanda à Bernard-Marie Koltès

D’écrire ce que c’est que l’amour,

Il écrivit cette courte pièce,

Sans un accent, sans un détour.

Trois personnages dans une cour.

Il est tard.

Onze heures du soir.

Il fait une chaleur torride.

Une sœur et un frère sous tension,

Chacun tenu par sa passion.

La sœur ainée comble le vide:

Son amant est là, attend

En jouant d’un instrument

(Mais pars donc, que Dieu me damne

Toi, l’ado qui reste sur sa bécane

A l’astiquer de toutes parts!)

Impatiente de son départ,

Elle plie et déplie le linge,

Elle tourne en rond

Et se morfond.

Et le temps passe

ET LE TEMPS PASSE…

 

NON! NON! NON! NON!

Mercredi 4 avril 2018

Ils pratiquent la mépriculture

Ces jeunes élus parvenus

Mais attention à la rupture

Ils s’en iront comme venus!

Avec une plume dans le …

 

Non ce ne sont pas les cheminots

Qui laissèrent se dégrader

Les voies ferrées

Ce sont les politiques idiots

Qui ont toujours tout décidé.

 

Non ce ne sont pas les cheminots

Qui l’ont cassée

En deux morceaux,

La belle entreprise édifiée

Quand la guerre s’est terminée.

 

Non ce ne sont pas les cheminots

Qui veulent tout privatiser,

Par étape, par palier,

Ce sont les grands capitaux

Qui lorgnent sur leur destinée.

 

 

 

Non ce ne sont pas les employés

Qui ont mis la boite en faillite

C’est bien le PDG

Qui a tout délocalisé

Et embarqué les outils si vite.

 

 

Non ce ne sont pas les salariés

Qui ont tout cassé

Tout gaspillé

Ce sont bien leurs patrons

Qui ont géré comme des …

 

 

Non ce ne sont pas les retraités

Qui gaspillèrent

Naguère

Dans les salons de beautés

L’argent si dur à récolter.

 

Non ce ne sont pas les retraités

Qu’on vit aux SPAS

Sûrement pas

Leur argent était consacré

Au bien-être de leurs enfants

 

Non ce ne sont pas les retraités

Qui en muscu  imbécile

En sport en salle débiles

Gaspillèrent leur temps:

Ils s’occupaient de leurs enfants.

 

Depuis qu’est arrivé Macron,

Tout marche à reculons

Depuis qu’est arrivé Macron

On est près de toucher le fond!

 

 

 

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