Les vipères

A l’époque de ma jeunesse

Pour protéger les populations

Qui subissaient souvent, traîtresse,

La morsure sans rémission

Des vipères qui pullulaient,

Le maire, pour chaque tête, offrait

Une prime de deux francs cinquante…

J’en ai eu, de l’argent de poche,

En arpentant les pierrailles en pente,

Les anfractuosités de roches,

Avec mon bâton pour seule arme…

Le temps a changé… Larmes!

Sont protégées, les vipères.

On les trouve dans les chaumières

L’été enroulées dans l’âtre,

On les trouve dans les maisons

Et les pauvres Cléopâtres

N’ont droit à aucune oraison.

Les vipères sont protégées

Elles fourmillent partout, partout

Je crois même qu’à l’Elysée

Il s’en cache beaucoup, beaucoup!

2 Réponses à “Les vipères”

  1. Caroline Bordczyk dit :

    Bien vu !

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