Elles savaient, elles savent, et pourtant…

Elles savaient qu’il se shootait

Elles savaient qu’il était violent

Mais rien ne les retenait

Elles le voulaient comme amant.

Comme papillons près de la flamme

Elles jouaient avec le feu

Il pouvait avoir grandeur d’âme

Il pouvait être très amoureux…

Sa voix remuait leurs entrailles

Les rendait folles exacerbées

Le cœur vibrant comme des cailles

Prêtes à mourir embrochées.

Mais quand le démon se déchaîne

Rien ne peut arrêter les coups

Alors elles vont crier leur peine

Elles se jettent à genoux…

Le divin marquis qui se cache

Elles le veulent malgré tout

Peut-être bien qu’il est lâche

Peut-être bien qu’il est fou…

Mais elles veulent faire l’expérience

Comme d’autres sautent de toit en toit

Flirter avec la démence

Braver la mort… Une seule fois!

Les gens sensés auront beau dire:

« Il faut qu’il se fasse soigner »

Les gens sensés auront beau dire

Qu’il ne faut pas le fréquenter

Elles tourneront près de la flamme

Supplieront de se faire immoler

Dans des soirées que Dieu condamne

Mais qui les fait s’extasier…

6 Réponses à “Elles savaient, elles savent, et pourtant…”

  1. julie dit :

    Un paradoxe inexplicable…
    Douce soirée poète.
    Bisous doux.

  2. renaud dit :

    Tout est contradiction incompréhensible dans ce monde sens dessus dessous,
    hélas.

  3. leblogdelpapet dit :

    Ton effort descriptif de cet aveuglement me semble en soi une invitation à s’en détacher.

    Dernière publication sur Leblogdelpapet : Alouette

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