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Archive pour février 2018

C’est le retour des tourterelles(écrit il y a 8 jours)

Mercredi 7 février 2018

Les tourterelles sont de retour

Leurs roucoulements d’amour

Remplissent l’air du poulailler.

Le coq d’un œil intéressé

Regarde ces drôles de poules

Qui s’enfuient à son arrivée

Au lieu de s’abaisser en boule.

Il me faudra augmenter

La ration journalière de grains

En attendant que dans les prés

Toutes puissent gagner leur pain.

Dans le sapin derrière la grange

Un nid ancien est resté

Savoir si l’hiver qui dérange

Ne l’a pas trop déséquilibré

Sont revenues les tourterelles

Elles tournoient  à tire d’aile

Voici revenir le printemps

Chantons, chantons , maintenant!

 

Hélas! Il faudra attendre, et les pauvres vont souffrir!

 

Une si belle journée!

Lundi 5 février 2018

La journée s’annonçait très belle.

Annie avait mis ses atours.

Aujourd’hui, elle recevait, chez elle,

La famille de son amour.

C’était le jour de fiançailles officielles

(Depuis longtemps, anguille sous roche)

René avait caché dans sa poche

Sous bel écrin, un bijou, une merveille.

Assis dans un coin, les deux pères

Voulaient régler quelques affaires.

Les mères respiraient: au fond

ENFIN, c’est la consécration.

Un traiteur avait disposé,

Sous un immense chapiteau,

Des tables bien alignées,

Bien solides, sur tréteaux.

Annie était près de son père,

René, en face, avec sa mère.

Le repas fut délicieux,

Les vins et les spiritueux

Eurent l’honneur des convives .

Rien ne manquait pour que survive,

Longtemps,

Le souvenir de l’événement.

Juste avant que les serveurs

N’apportent, en grande pompe, le gâteau,

On sentit arriver le plus beau:

René se leva, avec ferveur,

Son père en fit tout autant.

Ils contournèrent l’installation.

Au géniteur d’Annie, fermement,

Le père demanda autorisation.

René présenta, genou en terre,

L’écrin noué avec mystère.

Annie rouge, cramoisie,

En tremblant, s’en saisit,

Et tous de s’esbaudir,

De se réjouir, d’applaudir!

Le champagne fut sabré.

Oui vraiment! quelle belle journée!

Annie se sentit un peu fiévreuse…

De l’émotion certainement…

La fête était trop joyeuse

Pour la troubler si bêtement.

Le soir, la température était telle

Qu’Annie déparlait complètement…

Voyons! Voyons! Qu’a donc a-t-elle?

Le médecin n’y comprenait rien:

Douleur à la gorge, réflexes rien…

Le lendemain à l’hôpital

On diagnostiqua le mal

 

Poliomyélite…

 

Cette histoire est véridique.

Annie est restée totalement paralysée.

C’était bien avant la date fatidique

Où la vaccination fut imposée.

 

 

On divorce

Lundi 5 février 2018

C’était ce dimanche que la compagnie des DUGOMMIER présentait son spectacle:

« ON DIVORCE »

Spectacle élaboré dans la conception de « La jalousie du barbouillé »: vocabulaire populaire,

tournure de phrases régionales… de nombreux jeux de mots.

Les coups de théâtre s’enchaînent, les situations cocasses, improbables, sont légions.

Les multiples occasions de rire font du spectacle un vrai plaisir.

Chapeau!

Eau traîtresse

Dimanche 4 février 2018

lle s’insinue partout dans les caves, les maisons

A h! Quelle calamité! Quelle désolation! 

ne catastrophe immonde 

 

oute à Paris qu’elle inonde

R ien à Venise qu’elle désole 

u désert rien pour le sol… 

l  n’est pas plus contrariante

orrent là, ailleurs absente

avine ici, couche et emporte 

ntre derrière toutes les portes

urprend, monte salit détruit

èche sources étend la nuit

t pourtant, elle est la vie!

Une si gentille chienne

Samedi 3 février 2018

C’est l’histoire d’une chienne,

Border colley ce me semble,

Non, ce n’était pas la mienne,

Pourtant d’en parler je tremble.

Elle était  câline, douce, charmante,

Avec tout le monde, caressante.

Les enfants de la famille

Lui faisaient mille et mille tours

Auxquels elle répondait avec amour.

Parmi eux, une petite fille

Avait trouvé très amusant

De lui piétiner la queue

Regulièrement, en passant…

La bête pleurait un peu

Se cachait en la voyant.

Un triste jour pourtant

Excédée par la maltraitance

La chienne se retourna

Et lui déchira la panse.

Aussitôt chacun maudit l’animal

Qui fut condamné à mort

Honni soit qui pense à mal!

Pas très sûr qu’elle ait eu tort!

 

Quand les portes sont fermées

Vendredi 2 février 2018

Quand les portes sont fermées

Qui peut savoir,

Deviner

D’où les coups peuvent pleuvoir?

 

Un grand nombre de blessures

Plus qu’horribles

Très dures

Restent sans traces visibles.

 

Parfois quand tombe le soir

Métamorphose

Voile noir

S’étend sur toutes les choses

 

C’est le moment périlleux

Sifflant, piquant

Venimeux

Un aspic dressé attend.

 

Quand les portes sont fermées

Hélas, parfois

Excédé

Un talon refait la loi.

 

Alors viennent cacarder

Toutes les oies

Bec dressé

Criant haro, à la fois…

 

 

Semaine du cinéma allemand: 3)In the fade

Jeudi 1 février 2018

 

 

 

 » In the fade » est un film en Vo à consonnance éminemment politique…

Un ancien dealer, d’origine turque, « rangé des voitures » avait ouvert une agence d’interprète.

Il avait épousé une blonde Allemande . Ils avaient un fils qui faisait leur bonheur.

Un matin, alors que l’enfant était avec son père, une bombe explose devant l’agence.

Les deux seront tués et difficilement identifiables.

L’enquête aboutit à deux nazis…

(le rôle du père de l’assassin, au procès, est particulièrement surprenant)

Tout laisse penser que les coupables seront punis…

Ils sont cependant acquittés au bénéfice du doute, sur la foi d’un faux document fourni

par un membre grec du parti « Aube dorée »

La veuve retrouve en Grèce le tenancier d’hôtel, fournisseur du faux témoignage,

attire l’attention sur elle…

Si bien que le triste personnage va directement voir ses complices

pour arrêter une attitude commune…

Les assasins passent tranquillement des vacances en bord de mer dans un camping-car…

Elle décide de venger sa famille.

Semaine du cinéma allemand: 2) Les conquérantes

Jeudi 1 février 2018

Synopsis et détails

Woodstock, Flower Power, Révolution Sexuelle: trois ans se sont écoulés depuis mai 68 mais la vague de libération ne semble pas avoir atteint le petit village suisse d’Appenzell. En mère au foyer exemplaire, Nora ne conçoit d’ailleurs pas sa vie autrement. Pourtant, à l’approche d’un référendum sur le droit de vote des femmes, un doute l’assaille : et si elles s’affirmaient davantage face aux hommes ? A mesure que Nora propage ses drôles d’idées, un désir de changement s’empare du village, jusque chez les plus
récalcitrantes…
Il a suffi d’une étincelle:
Des refus insupportables?
Pour qu’ une fille rebelle,
Aux injonctions des notables
Sente l’envie d’un changement
Bouleversement inquiétant:
Secouer le joug des traditions,
Dépasser les ignorances,
Malgré les oppositions,
Faire valoir des exigences.
Obtenir le droit de voter
Pas facile à arracher!
D’affiches en réunions
Même en manifestations
Des actions toute la gamme
Elle vont les réaliser
Jusqu’à la grève des femmes
Regroupées dans un vieux grenier.
Rien, ni violence, ni arguments
Ne pourra les faire céder
Le vote sera concluant,
Bien des choses vont changer….
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