Accident

Jules ne se sentait pas assez en forme

Pour apporter les fourchées de foin…

Ce n’était pourtant pas la norme,

L’habitude, on en était même loin….

Il était monté sur la guimbarde,

(La place des femmes ou des gosses)

Car, à septante, que Dieu vous garde,

Rester assis? Cornes à la cosse!

Son gendre Fred, de sa large fourche,

Lui donnait le foin à ranger.

Il faisait chaud, les taons, les mouches,

Sans être, du tout, dérangés

Par l’odeur de l’émouchine*,              * produit pestilentiel censé éloigner les mouches

Sur les deux villardes** s’affairaient    **vaches de Villard de Lans

Dans les coins où la peau est fine

A coups de queue , elles les chassaient.

La charge était bien assez lourde,

Le patron décida de serrer.

Il lança la grosse corde

Que Jules  se chargea d’allonger.

Il la gardait dans la main

En attendant qu’elle soit accrochée

Pour sa descente jusqu’au terrain.

Fred se glissa derrière les vaches

« Attendez que je l’attache »

Pour accrocher la ganse au tour

Il y eut juste un pas court

Jules  à la renverse chut

…Et ne se releva plus!

 

4 Réponses à “Accident”

  1. julie dit :

    Un accident tout bête…. pauvre Jules, la vie d’antan n’était pas toujours facile pour les travailleurs :( Aujourd’hui, il y a des normes :) Merci Gérard, cet épisode dramatique est bien raconté, bravo !
    Douce journée poète… -7° chez nous ce matin, mais le soleil me fait coucou :) Bisous.

  2. rougepolar dit :

    Excellent cet accident tout bête ! Bravo pour toujours cette qualité d’écr

    Dernière publication sur Rougepolar : Les maladies invisibles sont elles une fatalité ?

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