Squatters!

Comme j’approchais de chez moi

J’eus l’impression d’entendre bouger.

La porte du hangar à bois

Etait légèrement penchée…

Je m’approchai très lentement,

Mon impression fut confirmée.

Ce n’était pas seulement le vent

Dans une bourrasque inopinée

Qui avait pu ouvrir ainsi

Une porte bien fermée.

Je poussai un cri: »Qui est là? QUI?

A l’intention des intrus cachés

J’entendis le remue-ménage

De gens affolés en tous points

C’est vrai que je ne viens au village

Que rarement et l’hiver point:

Je n’aime ni froid, ni ski, ni luge….

Quiconque voudrait chercher refuge

Pourrait bien s’installer tranquille

Bien loin des bruits de la ville.

Il a fallu une tempête

Pour que je vienne vérifier

Que le toit de tôles, bête,

N’est pas parti dans les halliers.

Un peu inquiet, je m’approchai,

Ma canne est une arme futile

Une main sur la poignée, je tirai…

Comme des violents projectiles

Deux chevreuils bondirent au-dehors…

Et s’enfuirent dans le froid qui mord

Sans même me dire merci!

4 Réponses à “Squatters!”

  1. eructeuse dit :

    Asile chez le poète aux jolis mots ! Encore un régal ce beau partage ! Bise !

    Dernière publication sur Victoryne Moqkeuz Eructeuse : PAPOTAGE A VERSAILLES 300 000 EUROS

  2. Sont ils revenus re trouver refuge !!!
    Bonne et douce journée à toi

    Dernière publication sur chroniques variées : bravo les mamies de la Coupe du Monde

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